Just Barbie whitout Ken!

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Summary

Kelly, c'est cette fille que tu croises dans la rue, dans le métro, au café du coin. Pas la Barbie qu'on attendrait, mais celle qui brille malgré les tempêtes. À 25 ans, dans son petit appart de New York, elle porte ses cicatrices comme des tatouages : visibles, puissants, indélébiles. Elle a connu l'amour toxique, les faux-semblants et les promesses cassées. Elle a dû apprendre à marcher seule, à faire taire les voix qui voulaient la définir par quelqu'un d'autre. Parce que Kelly, c'est tout sauf un accessoire dans l'histoire de quelqu'un. Mais parfois, le passé revient frapper à la porte. Parfois, la lumière vacille. Just Barbie Without Ken est l'histoire d'une renaissance, d'une fille qui refuse de se perdre à nouveau. D'une fille qui décide, une bonne fois pour toutes, de briller pour elle-même. C'est un récit brut, sans filtre, entre colère, espoir et rébellion. Un cri du cœur d'une femme qui n'a pas besoin de prince pour être reine.

Status
Complete
Chapters
25
Rating
n/a
Age Rating
13+

Glow up

New York, 07h13.

Une lumière pâle perce à travers les rideaux crème de l'appartement. Kelly s'étire en silence, les yeux à moitié ouverts, ses cheveux en vrac sur l’oreiller. Pas besoin de miroir pour savoir qu’elle est encore belle — même au réveil, elle a cette allure désinvolte, un charme naturel qui ne demande aucun effort.

Son petit studio dans le Bronx sent le café froid et le gloss à la cerise. Les murs sont pleins de souvenirs : des vinyles accrochés comme des trophées, des post-it griffonnés de pensées acides, des photos découpées dans des magazines. Un bordel organisé. À son image.

Elle balance du SZA dans la pièce, pieds nus sur le parquet froid. Elle danse à moitié, se sert un reste de café et scrute son écran fissuré

Puis un nouveau message

Dexy: GIRL. T’es en Retard, Encore.

Kelly lève les yeux au ciel avec un sourire.

Dexy, c’est plus qu’une collègue. C’est une alliée. Une fille aussi cash que classe, capable de l’appeler « drama queen » tout en lui prêtant ses talons.

Elle attrape un jean taille haute, un débardeur noir, une veste en cuir. Pas besoin d’en faire trop. Elle se suffit à elle-même.

Elle attache ses cheveux en chignon flou, enfile des boucles dorées et applique son gloss sans trembler. Un dernier regard dans le miroir fissuré de l’entrée.

Pas parfaite. Mais présente.

Elle claque la porte de l’appart, casque sur les oreilles, sac sur l’épaule. Une journée comme une autre, dans une ville qui ne dort jamais.

Mais aujourd’hui, il y a un truc dans l’air.

Un frisson.

Un pressentiment.

Quelque chose approche. Elle ne sait pas quoi.

Pas encore.