Chapter 1
Je suis un aimant a problèmes. Ma vision devient flou tandis que mon "père"... Lui n'aime pas du tout ça
— Depuis petite je t'élève… S'il te plaît, pas ça, me fait-il remarquer en montrant la miche de pain sous mon manteau. Sa remarque me fait m'accrocher a ma cape froissé, j'espère ne pas être aller trop loin.
— De toute façon tu me comprends pas… On n'a pas d'argent, tu te tues toute la journée à la mine.
Son expression s'assombrit, il croise ses grandes mains de maçons, chacune plus grosse que ma tête, fermant les yeux, de l'humidité dans les prunelles.
— Toi tu n'es qu'une voleuse, je t'ai offert un toit ne sois pas ingrate.
Sa mine descend, son regard perdu dans le vide il s'assoit sur la chaise en bois, un léger craquement, le vent passe à travers les hublots , mon souffle se coupe, il appuie son coude et étire sa bouche, il réflechit probablement a une punition.
Je fus surprise, il tendit son doigt, le bras tremblant. Quelques centimètres séparent mes petites mains de son visage marqué par les années. Cette vie a la mine ne lui a causé que des torts. Pauvre père, pauvre moi.
Il appose sa main sur ma tête et rigole :
— Petite chenapan, d'un air désespéré.
Je reprends des couleurs.
— C'est ce que m'a crié le gérant
Je soulève ma capuche, quelque chose que je n'ai pas fait depuis des années. Ses yeux changent. Mes pieds tournent, le vent fouettant mon visage.
La claque était partie, une brûlure me monte à la joue. J'examine la main qui m'a frappée, trop sèche pour une enfant.
— Ta nature, ne la révèle jamais, que je n'ai pas d'enfant est une honte assez grande pour te considérer comme une erreur.
Son doigt pointer vers moi, il me menace. Ma présence, elle lui donne un poids. Quand je le réalise, un fin filet d'eau coule déjà sur mes joues ; la douceur de sa pureté lave un peu mon âme. J'en suis presque heureuse.
— Le chemin que tu prends devient de plus en plus sinueux. Va dans ta chambre, opine-t-il en montrant la vieille bâtisse à peine tenue.
Je baisse ma tête par respect. Mes mains alternent de positions et par honte, je les serrent, jusqu'à blanchir, je voudrais même qu'elles se cassent. Je pousse la porte de la vieille chambre. Le bordel, de mes vêtements, à mes bibelots, c'est comme ça que j'ai vécue depuis ici, ça me réconforte. Le désordre me donne de la chaleur a laquelle m'accrocher.
Je me lance sur le lit de paille; le pied du lit craque.
— Merde, réalisai-je.
En me penchant pour mesurer les dégâts, la vieille odeur, celle du bois rongé par mes amis, les termites, me percent le nez. Le lit grince; une planche est fendue.
Si j'étais sociable je m'en sortirais en invitant quelqu'un et mon « père » croirait ma version, j'ai pas le droit d'amener des gens.
Je fais des allers retours, mon cerveau part a toute vitesse, mais je m'embrouille; mes petits pieds martèlent le plancher. Sans faire attention, je heurte le pied du lit : une douleur vive me traverse l'orteil. Je me plie, tordant mon visage tout proche du parquet.
Les yeux embués, mon regard tombe sur une épée de bois, gravée : LYRA.
C'est l'épée de Jorge. Je me souviens de son pari tout à l'heure.
***
Le ciel, gris, comme d'habitude. La tête blonde de Jorge pue, une odeur acre de fumée et d'huile, ses parents ne le lave pas je crois, d'ailleurs j'ai jamais entendu parler d'eux dans cette brève année avec lui. Son prétendu shampooing — graisse de vache et cendres — colle à ses cheveux ; il geint sans cesse.
— T'es pas ma maman ! Lâche-moi.
Je garde la bouche fermée, fixant sa tignasse hirsute qu'il n'a pas lavée depuis des semaines.
—Tu râles toujours sur mes cheveux, mais moi j'ai jamais vu les tiens.
Paralysé ; un instant, je crois qu'il a compris. Non — mon meilleur ami ne peut pas savoir que je suis...
— Répond ! hurle-t-il.
— Arrête de crier, tu m'étouffes les oreilles.
— Ça n'existe pas.
— J'invente des mots maintenant.
Il se lève d'un bond et me bouscule : je tombe en arrière sur une caisse. Il me tire la langue, et ouvre les bras, grand comme un champion par rapport a moi.
— Attends que je t'attrape !
Il dégaine son épée de bois et la pointe vers moi, je n'aurais aucune chance en combat direct, c'est un garçon, plus grand, plus fort.
— Ton rêve ultime ? Tu l'auras pas, t'as pas les couilles, haha.
J'époussette mon manteau de sa poussière et me relève. Remplit mes poumons d'air, le fusillant des yeux .
— Devenir chevalière n'est qu'une étape de mon plan.
— Et la suite ? me presse-t-il en frappant la caisse qui nous sépare.
A un moment , faut réfléchir avant de parler, je plisse les yeux ; sa voix aiguë me donne des frissons. Mes oreilles sont hypersensibles.
— Euh… je n'y ai pas vraiment penser, je suis jeune.
— Côte à combien ?
Par tous les rois de Regina, encore un jeu stupide.
— Qu'est ce que tu veux ?
— Tu choisis un chiffre. Si on tombe sur le même , tu fais ce que je dis ; sinon tu acceptes un gage, dit-il en regardant le ciel de ses yeux bleus.
— Quel pari ?
— Tu vas voler à l'échoppe du Nine Lives. Si tu réussis, je te donne mon épée. Sinon, tu me montres tes cheveux.
Je repousse l'idée : c'est stupide.
— C'est parce que t'es une fille, vous êtes nulles.
Je gonfle les joues, me redresse, prête à avaler ses mots.
— C'est bon, c'est bon. Ok côte a cinq.
–Ok, 1…2…3. 1!
Le bruit résonna à l'unisson, essuyer une défaite aussi ridicule. Pourquoi j'ai dis un ?
Furibonde, je foula la terre meuble mais sèche ,presque déshydraté en la soulevant a chaque pas. Malgré la fougue, mes oreilles se rabattaient comme celle d'un chien. Jorge me regarda partir de loin, secouant la main d'un air fier.
Les machines de la ville excrétait la suie la plus noire du monde. Les engins grondant par le crissement des métaux de production faisait trembler mon cœur comme traverser par un courant invisible. Les déposits de charbon qu'on jeté a la rivière s'accumulait. L'eau teinté de noire, reflets rouges, a cause du fer projeter dans l'atmosphère.
Longeant les cours d'eau, j'arrive la ou tout les chemins se croisent. La place étoile. Les marchands y font galoper leurs chevaux, inutile a mon avis. Un homme donne à son destrier une pomme, celle là est sale, parsemé de tâches, le museau de son animal tremble, il souffle ,rechigne. Les yeux de la pauvre bête sont implorant et sa figure émacié laisse comprendre sa faim.
Le roi ne donne de la nourriture qu'à ses preux chevaliers, les champions. Le pauvre écuyer n'a pas l'air d'avoir la force pour se battre, ni l'agilité d'un assasin. Moi, j'y arriverais. Aussi forte que Genesis, on criera mon nom, je prendrais sa place, celle d'un fier géneral a l'épée de blanc nacré, tuant les dragons avec la plus grande des aisances.
J'aperçois une petite taverne du quartier des plaisirs de Namess. Le Nine Lives, l'alcool coule à flot comme l'eau potable ne l'est pas vraiment. Quelques coutumiers, bien bourré et cercler de tatouages tape fort sur les tables, l'odeur de leurs entrecôtes saignante me pend au nez, la salive sucré commence à couler de ma bouche. Je m'emmitoufle dans ma capuche et fonce tout droit vers la porte battante.
La lumière atteint mes yeux et les fait souffrir a mon entrée je me couvre d'un bras pour compenser, un serveur me bouscule emportant avec lui quelques plats, je manque de m'enrouler autour de son tablier. Mes yeux naviguent entre toutes les pièces, je suis petite alors je passe facilement sous les tables mais je me cogne souvent.
–Excusez, Pardon, dis je parfois alors que mon ventre gronde , les clients sortant des jurons à mon encontre alors que je me fraye un chemin vers la reserve.
J'arrive avec ma main frêle a ouvrir la porte, un crissement fort me réveille dans ma folie de bouffe tout.
Un tonneau se dresse devant moi exactement à ma hauteur. Il contient des pâtisseries. Je racle le bord avec mes deux bras pour en ramener le plus a ma bouche, mes yeux s'allument et je regagne en vitalité.
Je goûte un bout papier. Je le recrache tout de suite en tirant la langue. Je fouille, a la recherche de son origine. Un carnet, un vert comme ma cape, griffonnée, en mauvais état , dessus il est écrit mon prénom. "Lyra" en gros, surligné de quelques petites fleurs, cela m'étonne, je m'apprête a l'ouvrir quand...
La porte s'ouvrit dans un fracas.
Deux hommes à la barbe mal taillé se tenait prêt à se jeter sur moi, quoiqu'un peu amusé par la tournure des évènements, je reconnus l'homme de dehors et ses tatouages.
–Ecoute. Demanda t-il en exposant ses mains sans rien laisser transparaître d'une mauvaise affiliation. S'il te plaît, rend la nourriture et on ne te fera pas de mal.
J'avance en fichant dans ma poche le carnet, dans l'autre main je tends une baguette de pain a peine plus grosse que ma tête.
Le deuxième homme m'osculte de haut en bas, une main sur la nuque qu'il passe sans vouloir déranger le boss, il finit par dire après quelques secondes.
–Ses yeux...
Je resserre ma prise sur le pain et serre les dents, ils voient mes yeux jaunes, j'ai oublié les lentilles.
—Je suis une jeune fille gentille , ne me jetait pas dehors , je me suis perdu, je vous en supplie. Ils sourièrent d'un air cruel , pied de biche dans les airs au dessus de leurs têtes.
–Tu dois valoir ton prix au marché noir.
Mon corps, alourdit, une brise passa entre mes deux yeux, pile au milieu de mes sourcils. Une lumière aveuglante, sa vitesse m'imprégnant le corps, mes jambes comme détaché du sol, mon instinct, me dit que tout ce qu'il faut, c'est courir.
Dans mon élan, je saute. Je rebondis sur la tête du boss. Trop marrant.
–Attraper la ! Hurle t-il.
Ma course en zigzag, j'évite les habitués. Certains se vautrent sur le sol. Ils sont si desespéré ? Ha, merde.
L'un des hommes réussit a attraper ma chaussure, pas grave
Dans un dernier effort pour rester polie je lance en dégringolant les marches du restau:
—Vous inquiètez pas ,quand je reviendrais , je serais devenue assez riche pour vous dédommager, vous et tout le village. Criais je a la face du vent , mes cheveux s'engouffrant dans ma vision alors que le chef posait sa main sur le sol pour avancer après sa chute.
Foulant le sol de grandes enjambées, la terre s'arrache sous mes pieds, peut être est ce le pouvoir des champions ?
Je tape un stop net quand je vu la tête blonde de mon ami… Jorge qui se cure le nez.
–Ah, Ha, t'es l'a ? Me dit il en sortant une immondice verte de son trou de nez.
–Oui, répondis je essouflé, mes poumons appuyant sur mon cœur, qui bat a tout rompre, ça m'écoeure presque mais c'était trop bien,m.
–Je l'ai!
Je soulève la miche de pain dans les airs comme un trophée avant de céder sous le poids de mes guiboles qui me font heurter le sol violemment.
Jorge me scrute, se grattant le menton, il agrippe son épée de bois par la lame et me l'a donne.
–A toi. Maintenant, j'ai un peu plus confiance en tes rêves.
La lumière en contre jour me fait le regarder d'en bas, un vrai héros, un vrai ami, c'était à ce moment qu'il me donna l'épée
***
C'est un beau souvenir, j'y tiens particulièrement.
Je fouilla ma poche et sortit le vieux carnet décrepie. J'étais curieuse de savoir ce qu'il y avait écrit dedans.
J'ouvris le livre en me posant sur le lit, les écritures dorés me rappelèrent les estampes du roi Luther. Je resta la a contempler les ornures d'or.
Je m'attarda un peu plus sur ce qui y été inscrit. La vache quel mauvaise écriture! Alors voyons voir.
"Si tu lis ceci, as tu des oreilles de loup, je suppose que oui, cela veut dire que je suis toi."
–Quoi ? Comment peut ça ? moi? même père m'a toujours prévenu de ne rien dire.
On tapa a la porte.
–Désolé Lyra, entendis je la voix de père d'à travers la porte. La police, ils viennent chercher un carnet que tu aurais volé.
D'abord mon identité... Ensuite je protégerais le carnet.
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