Relèves mes défis

All Rights Reserved ©

Summary

Le réveil sonne, une nouvelle année scolaire de lycéenne commence pour Ariane, elle va se faire de nouveaux amis... Non, un nouvel ami. Eden, l'ami d'enfance de sa grande sœur qui a été forcé de retourne dans sa ville natale à cause d'un incident. Mais celui-ci, au lieu de relier les liens avec la grande sœur, sera plus intéressant par la petite et va lui lancer un défi. Voici le début d'une d'amitié, peut-être d'une amourette mais surtout d'une grande concurrence.

Genre
Romance
Author
LynneTLM
Status
Ongoing
Chapters
2
Rating
n/a
Age Rating
13+

Prologue

N.b : au Cameroun le collège et le lycée sont des établissements allant de sixième en terminale, la seule différence est que le lycée est publique et le collège privé.




Ariane



Bip. Bip. Bip !


Pitié faites que ce soit dans mon rêve. On ne peut pas déjà être le matin ! Je me tortille sur le lit tandis que le réveil sonne encore. Je l'arrête avec une nonchalance pesante mais je ne quitte pas mon lit, encore trop fatiguée pour croire qu'il est déjà six heures du matin.

Soudainement ma porte s'ouvre en fracas et je sens quelqu'un bondir sur moi.


- Ariane ! Call' ! Debout, c'est la rentrée ! Hurle Myriam, la benjamine de la famille.

Elle va entrer en sixième aujourd'hui et elle est toute contente, sans savoir ce qui l'attend. Je ne vais lui gâcher sa joie, elle découvrira par elle même que c'est une prison.

Elle continue de sautiller et je me résigne à me lever.


- combien de fois t'ai-je déjà dit de ne plus entrer dans ma chambre comme ça ?

- Bah, tu n'avais qu'à fer

mer la porte à clé, mais tu as peur, dit-elle avant de s'enfuir tout en se marrant.


Pfff ! Cette petite chipie. Argh je hais l'école !


J'entre dans la cuisine déjà en uniforme, prête pour aller dans cette prison. Je m'assoie autour de la table à manger où se trouve déjà Myriam, Davina et Roshan, mes aînés. Malgré que Roshan soit déjà à l'université, il a tenu à prendre le petit déjeuner avec nous pour notre premier jour et surtout que c'est lui qui doit nous accompagner en voiture.


- alors Callista, bien dormi ? Me demande-t-il.


- ne me pose pas cette question par pitié, j'ai envie de pleurer. Toi au moins tu es déjà à l'université.


- détrompes-toi, l'université est plus compliquée que ce que tu crois. C'est aussi une autre prison.


- parle pour toi, j'ai encore 2 ans avant de quitter le lycée.


Il sourit et me caresse la tête. Davina est sur son téléphone et ne lance pas un regard vers nous. Rosh lui prend ça des mains et lui rappelle que c'est la rentrée scolaire et que ce n'est pas parce qu'elle est en terminale qu'elle a droit à une faveur.


- mais, rends le moi ! Riposte-t-elle en faisant la moue.


- tu l'auras quand tu rentreras ou je dis au pater *père* de te le confisquer.


Devant les menaces de notre aîné, elle abandonne et prend une mine mécontente. Contrairement à Rosh, Davina ne s'intéresse pas vraiment à moi, elle me prend comme sa rivale en tout, parce qu'on a toujours tendance à nous comparer. Comme elle ne m'intéresse pas non plus à elle, je l'ignore.


Nous prenons la route et je ne cesse de penser aux vacances. Se réveiller tard, manger, sortir, glander et surtout glander. Bon le côté positif est que je vais revoir Yasmine, elle a passé les vacances chez son père à Yaoundé donc on ne s'est pas vraiment vu ces vacances.


La voiture s'arrête devant l'école où il y a déjà un grand nombre d'élèves. Nous descendons toutes et disons au-revoir à Rosh. Myriam me suit et Davina prend une autre direction, trop occupée pour s'occuper de notre Benjamine même son premier jour au collège. On voit bien qu'elle est la grande sœur. Je me tourne vers Myriam et souris tendrement avant de caresser sa tête.


- écoute Myriam, c'est ton premier jour au collège. Je suis sûre que tu te feras plein d'amis, lui dis-je pour la rassurer voyant son anxiété naissance.


- abon ?


- oui et je crois que tu reverras aussi quelques de tes anciens amis, et un en particulier.


- en particulier ? Qui ? Me demande-t-elle en plissant les yeux.


- Myriam ! Crie un petit garçon qui court vers nous.


Myriam se retourne et son visage s'illumine. C'est Valentin, un ami de ses amis. Ils étaient souvent proches au primaire et on peut les appeler des meilleurs amis, mais je ne suis pas sûre qu'ils puissent comprendre ça pour le moment. Je dis au-revoir à Myriam et je me mets à la recherche d'un visage familier. Je vois alors Yasmine, qui cherche quelqu'un et je lui fais un coucou de la main pour qu'elle me voit en retour. Elle court vers moi et me saute dessus.


- call' ! Ça fait longtemps ! S'extasie-t-elle sans me lâcher.


- oui je sais, je sais.


Elle se sépare de moi et me dévisage. Deux nous deux c'est elle qui a toujours été la plus sentimentale. Je trouve que montrer mes sentiments est un peu trop cruche, mais je n'ai rien à reprocher à ceux qui montrent leurs sentiments.


- tu as encore pris quelques centimètres ou c'est moi qui ai raccourci ? La fais-je remarqué.


- idiote, réplique-t-elle en levant les yeux au ciel.

Yasmine est grande de taille et ça vraiment, 1m79 à seulement 16 ans. Des fois elle a droit à ce genre de remarque et à certaines questions que moi même j'aurais trouvé agaçantes. Mais bon elle ne peut pas faire autrement.

Nous faisons le rassemblement dans la cours de l'établissement puis chaque élève retourne dans sa classe respective. Pendant que je discute avec Yasmine, un garçon, grand de taille la bouscule légèrement puis se retourne pour s'excuser. Je racle ma gorge et la pousse légèrement pour la taquiner. Comme elle est grande de taille, elle a l'habitude de crusher sur les garçons grands de taille même si elle ne se mets pas en couple et je le sais.

- c'était avant, je ne crushe plus en désordre, dit-elle pour se défendre.

- ouais c'est ça…

Un autre bouscule aussi jasmine mais ne s'excuse pas. Il est grand de taille, oui, un peu plus que le précédent je dirais mais il est vraiment impoli. Pourquoi crusher sur des types comme ça ? Pfff.


Nous entrons dans notre salle et voyons les mêmes têtes de l'année dernière avec quelques nouveaux . Des timides qui restent dans leur coin, ceux qui se racontent leurs vacances, ceux qui font connaissance, et bien d'autres. Yasmine et moi nous cherchons des places différentes pour nous y assoir, parce que ce n'est pas forcément parce qu'on est meilleures amies qu'on doit s'assoir ensemble. Elle est à un banc devant le mien. Bon on est toujours proche et ça fait quoi. Ha ha !


Kenzo vient soudainement s'assoir à côté de moi. J'ai crushé sur lui quelques temps l'année dernière mais c'est vite passé. Maintenant, nous sommes de bons amis. Yasmine avait déjà été jaloux de lui à un moment parce que je traînais avec lui alors qu'on commentait juste nos animés mangas préférés.


- bonjour, me salue-t-il avec un grand sourire.


- oui salut…


Je lance un coup d'œil à Yasmine qui lui lance un regard noir.

- j'espère que tu te portes bien et que tes vacances se sont bien passées, me demande-t-il.


- oui oui comme sur des roulettes, non plutôt comme sur des roues de voitures de luxe…


- Ferrari ?


- je pensais plus à une Mercedes ou une Tesla, dis-je avant de sourire à mon tour.


Il rit légèrement puis me tend un livre et je le regarde incrédule.


- tu m'avais prêté ton livre le dernier jour, tu as oublié ?

- ah…oui merci

- ah c'est toi le piqueur de meilleure amie ? S'incruste finalement Yasmine.

- je suis aussi content de te revoir, dit kenzo calmement.

- j'ai jamais dit que j'étais contente.

- devine quoi ? J'ai pensé à toi et je t'ai rapporté un truc, à vous deux hein pas seulement à toi.

- quoi ? Demandons-nous en coeur.

Il sort des chocolats de son sac et nous les donne. Je lance un Merci et Yasmine bondit sur lui pour lui faire un gros câlin et je la dévisage. Comme j'ai dit, trop d'émotions c'est niais. Mais finalement ils sont plus amis qu'ils ne le laissent voir hein. Ils m'avaient quand même manqué ces deux là, avec eux je sens que j'aurai une année vraiment folle comme l'année passée.

C'est la fin des cours et je m'en vais chercher Myriam dans sa salle de classe pour que nous puissions rentrer ensemble. Je crois que ce n'est pas vraiment la peine d'attendre Davina, elle est sûrement avec ses amis. Nous arrivons à la maison où il y a maman dans la salle à manger entrain de faire la table. Si elle fait la table ça ne veut dire qu'une chose, il y aura des invités à la maison. Je déteste quand des gens viennent à la maison parce que nous devons prendre l'apparence d'une famille tranquille et parfaite, alors que la vérité est que ma mère c'est à peine si elle me voit comme sa propre fille. Elle ne m'a jamais addressé ne serait-ce qu'un sourire et je me demande même si je suis belle et bien sa fille.

Myriam s'en va lui faire la bise et lui raconte sa journée tandis qu'elle ne m'accorde pas un seul regard.

- vas t'apprêter ma puce, on aura je la visite, votre tante va venir, dit-elle à Myriam avant de lui faire une bisou sur le front. Cette parole est aussi valable pour toi Ariane.

- d'accord ma'a.

Je m'en vais dans ma chambre et m'affale sur le lit. Argh ! Je prends mon téléphone et réponds aux quelques messages qui s'y trouvent puis je pars prendre ma douche.

- je porte quoi ? Me questionné-je devant ma penderie.

Cette partie où il faut chercher quoi mettre je déteste ça. J'ai toujours l'embarras du choix. Bref, le but c'est d'être à l'aise non ? Je choisi une robe et l'enfile puis je sors de la chambre.

- alors Ariane, ça va ? Me demande mon père dans le couloir. Comment s'est passée ta première journée en première ?

- plutôt bien, j'ai revu plein d'autres camarades et amis, répondis-je en souriant.

- d'accord, ça me rassure et j'espère que la rentrée de Myriam s'est aussi bien passée. Mais pour Davina… elle n'a même pas voulu en parler.

- ça doit être la puberté pa'a, elle est trop radine. Et ses quelques boutons sur son visage en sont peut-être les conséquences, murmuré-je et nous éclatons de rire.

- sois gentille avec ta grande sœur.

- Bah je dis que la vérité hein.

- on aura de la visite tout à l'heure, pars aider ta mère dans la cuisine et surtout essaie de ne pas te faire gronder.

- comme si elle le faisait souvent avec raison. Mais ça va j'ai compris j'y vais.

Contrairement à ma mère, mon père ne fait de distinction avec aucun de ses enfants et nous aime pareillement, même si je suis sa préférée. Bah quoi ? Il faut se faire pousser des ailes de temps en temps non ? Mais je crois qu'il essaie de combler le manque d'amour de ma mère et ça me touche vraiment.