Chapitre 1
Salut je suis de retour avec un petit one shot j’espère que ça vous plaira se coup si c’est de kiribaku Bonne lecture 👻
La pluie tombait doucement sur le toit de l’U.A., frappant les vitres de la salle d’entraînement comme un tambour lancinant. Kirishima était assis sur un banc, les mains crispées sur ses genoux, regardant le sol. La lumière des lampadaires dehors se reflétait dans les gouttes sur les carreaux, créant des motifs argentés et hypnotiques.
Il avait passé la journée à s’entraîner, lançant des assauts répétés contre des cibles simulées, mais malgré l’effort physique, son esprit ne trouvait pas le repos. Bakugo. Ce nom tournait dans sa tête comme un refrain entêtant. Il pensait à lui dans toutes ses variantes : en colère, concentré, distant... mais surtout vulnérable, bien que personne ne l’ait jamais vu ainsi.
Le son d’un pas précipité sur le métal humide le fit sursauter. Il se retourna et vit Bakugo, trempé jusqu’aux os, les cheveux collés sur son front. Il avait l’air furieux, mais son expression cachait quelque chose de plus profond, quelque chose que Kirishima n’avait jamais vu.
“Qu’est-ce que tu fais ici, trempé comme une éponge ?” demanda Kirishima, tentant de faire son ton léger alors que son cœur battait à toute vitesse.
Bakugo grogna, secouant ses cheveux pour dégager la pluie. “Je... je devais te parler.” Sa voix était rauque, et pour la première fois, il ne criait pas pour se défendre ou s’imposer. Il semblait... fragile.
“Me parler de quoi ?” demanda Kirishima, essayant de cacher son excitation derrière un sourire timide.
Bakugo détourna le regard, serrant les poings. “De toi... de moi... putain...”
Kirishima sentit un frisson parcourir son échine. Ce n’était pas courant de voir Bakugo hésiter comme ça, surtout avec lui. Il fit un pas en avant. “Kats... tu peux me dire, tu sais. Je suis là.”
Bakugo inspira profondément, luttant contre ses propres émotions. “Je... je déteste que tu sois... toujours dans mes pensées, Eiji. Ça me rend... fou.”
Le cœur de Kirishima se serra. Il avait espéré ce moment, mais entendre Bakugo l’avouer avec tant de frustration et de sincérité le faisait trembler.
“Tu veux dire... que tu penses à moi aussi ?” murmura-t-il, sa voix presque inaudible.
Bakugo ferma les yeux, serrant les dents. “Putain... ouais. Je pense à toi. Tout le temps. Et ça m’énerve parce que j’arrive pas à le gérer.”
Kirishima sentit son cœur se serrer d’émotion. Ce moment qu’il avait attendu depuis si longtemps était enfin là, mais il voyait aussi la lutte intérieure de Bakugo, cette colère qui masquait sa vulnérabilité.
---
Le silence qui suivit était presque palpable. La pluie tombait plus fort à l’extérieur, mais à l’intérieur, il n’y avait que le bruit de leurs respirations et le frémissement des émotions qu’ils tentaient de cacher.
Kirishima s’avança doucement et posa une main sur le bras de Bakugo. “Tu sais... ce n’est pas grave. Tu peux... me le dire. Je comprends.”
Bakugo se raidit, surpris par le contact. Il n’avait jamais été confronté à tant de douceur et de patience en même temps. Il grogna, essayant de masquer son trouble, mais sa voix trahit sa vulnérabilité. “Je... je veux pas être faible devant toi, Eiji.”
“Tu n’es pas faible, Kats. Tu n’as pas besoin de cacher ce que tu ressens avec moi,” répondit Kirishima avec un sourire rassurant.
Bakugo inspira lentement, les poings se relâchant. “Putain... je... tiens à toi. Et ça me fout en l’air parce que je sais pas comment te le dire autrement que... de manière... brutale.”
Le cœur de Kirishima battait si fort qu’il avait l’impression qu’il allait exploser. “Tu n’as pas besoin de le dire autrement. Je le comprends.”
Ils restèrent là, se fixant, une tension électrique flottant dans l’air. Bakugo fit un pas en avant, réduisant la distance entre eux. Leurs respirations se mêlaient, et chaque battement de cœur semblait résonner dans le silence de la salle.
“Et moi... moi aussi je tiens à toi, Bakugo,” murmura Kirishima, sentant ses joues s’embraser.
Le visage de Bakugo se rapprocha encore, jusqu’à ce que leurs fronts se touchent. Il était si proche que Kirishima pouvait sentir le souffle chaud de Bakugo sur sa peau. Le cœur de Bakugo battait aussi vite que le sien, mais il essayait encore de garder le contrôle.
Pour relâcher la tension, Kirishima essaya un sourire, maladroit mais sincère. “Tu sais... si tu continues de me fixer comme ça, je vais finir par tomber dans tes bras.”
Bakugo grogna, mais il ne recula pas. Au contraire, il baissa la tête, effleurant les lèvres de Kirishima du bout du sien. “T’as intérêt à pas te moquer de moi, Eiji.”
Kirishima éclata de rire doucement. “Jamais. Pas avec toi.”
---
Le premier vrai contact fut un frôlement. Leurs lèvres se rapprochèrent timidement, hésitantes, mais l’électricité entre eux était instantanée. Bakugo grogna légèrement contre le baiser, un son qui fit frissonner Kirishima.
Il passa ses bras autour de Kirishima, le serrant contre lui avec une force qui disait tout ce qu’il n’osait pas dire avec des mots. Kirishima répondit en enroulant ses bras autour de Bakugo, sentant la chaleur et la tension de ses muscles contre les siens.
“Putain... t’es... incroyable,” murmura Bakugo entre deux baisers, ses doigts passant dans les cheveux de Kirishima.
Kirishima sourit contre ses lèvres, sentant les émotions qu’ils avaient longtemps réprimées exploser enfin. “T’es pas obligé d’être fort tout le temps. Avec moi... tu peux être toi.”
Bakugo soupira, un mélange de soulagement et de désir dans le son. “Avec toi... je peux être moi.”
Ils restèrent ainsi un long moment, enlacés sous le bruit de la pluie, jusqu’à ce que leurs respirations se calment. Bakugo recula légèrement, posant son front contre celui de Kirishima. Ses yeux brillaient d’une émotion brute et sincère, quelque chose que peu de gens avaient la chance de voir.
“Je... je te promets que je vais pas te laisser partir,” murmura Bakugo.
Kirishima éclata de rire, un rire léger et heureux qui fit briller ses yeux. “Et moi non plus. Je suis là pour rester, Kats.”
Leurs mains restèrent liées, leurs doigts entremêlés, et pour la première fois depuis longtemps, il n’y avait ni colère, ni peur, ni doute. Juste eux. Juste le moment parfait.
Pour détendre l’atmosphère, Kirishima osa une petite remarque : “Tu sais... je pensais que tu allais me cracher dessus pour m’avoir suivi.”
Bakugo le fixa un instant, bouche entrouverte, avant de laisser échapper un petit rire sec. “T’es vraiment chiant... mais t’es pas idiot. J’aime bien ça, Eiji.”
Kirishima rougit mais sourit, se rapprochant de lui pour un autre baiser. Celui-ci était plus doux, plus lent, chargé de promesses silencieuses et de chaleur partagée. Ils sentaient enfin que leurs sentiments n’avaient plus besoin d’être cachés, que la colère et l’orgueil pouvaient enfin céder la place à quelque chose de vrai.
La pluie continuait de tomber dehors, mais à l’intérieur, il n’y avait que leur monde, leur étincelle partagée, leur lien enfin révélé. Et avec ce dernier baiser, scellé dans un mélange de tendresse et de passion, ils découvrirent ce que signifiait vraiment s’abandonner à quelqu’un - à ses défauts, à sa fierté, et à l’amour qui avait toujours été là, attendant le bon moment pour éclore.








