Ski et conséquences

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Résumé

Deux semaines de vacances à la montagne pour pratiquer du ski, faire des bonhommes de neige, manger du fromage fondu et ne surtout pas tomber amoureuse !

Genre :
Romance/Erotica
Auteur :
Delirium
Statut :
En cours
Chapitres :
28
Rating
4.7 22 avis
Classification par âge :
18+

La joie des routes enneigées

MATHILDE

Cet hiver, c’est décidé, je vais aux sports d’hiver ! Je veux voir la neige, des paysages féeriques et une ambiance à la fois reposante et divertissante.

Mes congés ont été posés et toutes mes fournitures ont été reçues. Étant très prévoyante, j’ai acheté en ligne les meilleurs vêtements techniques afin de ne pas souffrir du froid. La vérité est que je suis très frileuse. Pour tout vous dire, je dors avec des chaussettes de nuit en hiver, ça tient bien chaud aux petons !

Donc, me voici avec mes bagages prêts, le coffre de ma voiture citadine est chargé et l’itinéraire est rentré dans le GPS. Je pars toute seule, cela ne m'arrête pas. Je suis grande et vaccinée comme on dit.

La route s’est parfaitement déroulée, pas d’embouteillages, une pause pipi et ma playlist Tidal qui est diffusée via mon autoradio.

En fin de journée, alors que la nuit commence à tomber, j’arrive enfin à mon hôtel qui se trouve au pied de la station. Comme dirait M. HAMOND dans Jurassic Park “j’ai dépensé sans compter”. Oui, je travaille dur toute l’année donc c’est normal de se faire plaisir pour les vacances.

Alors oui, que je vous raconte ma fin de trajet, les cinq derniers kilomètres.

Il a bien neigé donc les routes sont enneigées. Qui dit routes enneigées dit pose des chaînes obligatoires.

Toutes les voitures sont obligées de s’équiper de chaînes. La gendarmerie nous demande de nous stationner sur le côté et de poser des chaînes de tortures sur nos pneus.

OK dans le principe sauf que pour le néophyte comme moi, ça relève du parcours du combattant !

Je me gare donc sur le bas-côté comme trois autres voitures. Lorsque j’ouvre ma portière, le froid me saisit immédiatement. "Oh putain de merde, j'étais mieux au chaud" je siffle. Vite, j’attrape mon manteau et mes moufles. J’ouvre le coffre pour prendre la valisette contenant les chaînes. Heureusement que j'avais mis la valisette en accès rapide ! Pas besoin de vider tout le coffre ; je me félicite intérieurement pour cette idée de génie.

La luminosité commence à décliner donc je ne vois pas grand chose et je suis complètement perdue avec tous ces bouts de chaînes ! Comment on place ça autour d’une roue bordel !

Ça doit faire cinq voire peut-être dix bonnes minutes que je bataille avec mes roues. Ma patience est soumise à rude épreuve surtout qu’en temps normal je suis très patiente mais là je suis à bout, j’ai froid aux mains et j'ai la goutte au nez ! Car oui, monter des chaînes avec des gants et qui plus est des moufles est une mission impossible !

Voyant mon désarroi, un gendarme s’approche de moi

“Vous avez besoin d’un coup de main Madame ?

“Rahhh…. Ça ne serait pas de refus ! Je galère vraiment avec ça" je dis en montrant ces maudites chaînes de merde.

“Pas de problème, laissez-moi faire, je vais m’en occuper. Vous pouvez rentrer dans votre véhicule si vous le souhaitez”

“Ohh… merci, c’est gentil. Je ne veux pas abuser déjà que vous m’aidez alors je ne veux pas culpabiliser plus en me mettant au chaud dans ma voiture “

“Pas de remords à avoir, je vous l’ai proposé donc vous pouvez y aller”

“Bon, si vous insistez…” eh, eh, je ne vais pas insister plus !

Je suis donc allée me mettre à l’abri pendant que le gendarme installe les chaînes.

La neige continue de tomber et la luminosité décline. Au bout de quelques minutes, le gendarme vient frapper à ma vitre de voiture. Une fois ma vitre baissée, le gendarme s’approche de moi :

“C’est bon, les chaînes sont installées.”

“Vraiment merci beaucoup ! C’est vraiment très gentil de votre part”

En approchant un peu plus son visage, je remarque que ce gendarme est vraiment beau.

Je crois distinguer des cheveux courts brun ainsi qu’un visage fin. Il me fait son plus beau sourire alors que je dois être en train de baver sur lui. Son clin d’œil me sort de ma rêverie en une fraction de seconde.

“Vous restez longtemps ?”

“Euh… deux semaines”

“Vous logez à l’hôtel ?”

“Oui à l’hôtel”

“Très bien, à très bientôt alors!”

“Oui”

“Bonne route et bon séjour…”

Il fait une grimace comme s’il attendait quelque chose mais quoi. Ahh ! Oui, mon cerveau a compris!

“Mathilde !” Je réponds avec un peu trop d’enthousiasme. La honte…

Il sourit et me répond “bon séjour Mathilde et à très bientôt”

Je gémis intérieurement de repartir toute seule. Même si sa compagnie a été de courte durée, je l’ai apprécié. Cœur d’artichaut putain !

Je roule doucement sur la route enneigée et finis par arriver devant mon hôtel. Il y a un parking souterrain bien pratique pour mettre sa voiture à l’abri.

Je sors mes bagages et me dirige vers l’accueil. L’hôtel est vraiment sympa, on dirait un chalet typique en bois. Il y a un coin salon avec une grande cheminée ouverte. Sur les canapés sont disposés plusieurs plaids douillets et plusieurs peaux de bêtes.

Il faut passer par le coin salon pour accéder au coin repas où se trouvent plusieurs tables carrées dressées pour un ou deux couverts. Il doit y avoir six tables grand maximum.

Un immense escalier en bois permet d’accéder aux chambres situées à l’étage. Il y a de vieux skis, de vieilles luges, des photos d'époque accrochés à tous les murs.

De l'autre côté de l'escalier, on peut voir un magnifique bar rétro ainsi que la réception.

Un espace détente jacuzzi sauna est accessible sous l’escalier.

Je me présente à la réception pour avoir les clés de ma chambre. La réceptionniste m'indique que ma chambre se trouve au deuxième étage. L'hôtel compte douze chambres réparties sur deux niveaux.

C’est une grande chambre avec un lit double très haut. Un édredon renforce l’esprit montagnard ainsi que la décoration tout en bois.

Une grande armoire en bois permet le rangement des vêtements et en face de mon lit, se trouve une petite salle d’eau avec douche à l’italienne.

Ma valise a été rangée, je peux donc descendre pour prendre mon repas dans la salle de restaurant.

Il y a vraiment peu de clients car seulement trois tables sont occupées, en même temps, l’hôtel est plutôt petit donc c’est logique. Je préfère les petits hôtels familiaux aux gros complexes hôteliers.

Au fond de la salle de restaurant se trouve une grande table composée d’hommes uniquement.

Pour avoir mon intimité, je choisis une petite table située devant la baie vitrée avec vue sur la vallée.

Heureusement que je me suis isolée car la grande tablée est plutôt bruyante, ils parlent de chutes, de chasse-neige et autres. J’en conclu qu’ils doivent être moniteurs de ski.

Je poursuis mon repas en gardant une oreille attentive aux anecdotes que les moniteurs racontent. Parfois, je rigole tellement ils sont drôles !

L’un des hommes raconte les chutes à répétition d’un enfant qui n’arrivait pas avec le chasse-neige. Un autre raconte qu’un gamin n’arrivait pas à passer le portique car son forfait était dans la poche opposée au détecteur du portique et que cela durait depuis quatre jours.

Un autre racontait les chutes avec le tire-fesses et les télésiège. Je crois qu’ils pourraient écrire un livre comme les professeurs le font avec les anecdotes des élèves.

Je pense que je pourrais rejoindre la liste des anecdotes vu mon niveau en ski!

Mon repas touche à sa fin et je décide de prolonger ma soirée dans l’un des deux canapés situés devant la cheminée. L’ambiance est vraiment détendue et agréable avec les éclats de rire des moniteurs.

Au bout de quelques minutes je m’éclipse pour regagner ma chambre. J’ai besoin d’une bonne nuit de sommeil avant d’attaquer les cours de ski demain. Car oui, je ne suis pas folle, je ne vais pas lancer bille en tête sur les pistes sans préparation au préalable !