Chapitre I
Le vent froid et glacial, entrait par la fenêtre de mon bureau, enfin celui de mon défunt père. Les nuages montraient ma tristesse à travers leurs couleur grisâtre. On toquait à la porte, c'était sûrement Uros, mon majordome, ressemblant aux serviteurs clichés; un complet noir et blanc, les cheveux gris et un sourir chaleureux.
-Votre grâce, dit-il,cela fait deux jours que vous n'avez rien mangé. Prenez au moins cette soupe que notre fidèle chef vous a préparée.
-Non, merci Uros, répondis-je, je n'ai guère envie de manger. Même mon estomac n'arrive plus à digérer tant la tristesse l'a envahi. Avons-nous reçu d'autres lettres ?
-Justement je suis venu pour ça, votre grâce. Toutes ces lettres vous présentent leurs condoléances.
-Et mon fiancé? En avez-vous des nouvelles? Je ne l'ai pas vu depuis qu'il est parti au front.
-Non Votre grâce.
-Bien, vous pouvez disposer.
-Avant de mon allé Votre grâce, s'il vous plaît ne vous laissez pas abattre par la mort de vos parents. La vie ne fait que commencer, et ces malheureux ne seront pas les derniers. Ne vous laissez pas submergé par votre chagrin. Voulez-vous autre chose?
-Ramenez-moi une tasse de thé.
-D'accord votre grâce.
Puis il partit, en prenant soin de fermer la porte.
Je réfléchissais longuement à ce que m'a dis Uros. Je sais que je ne dois pas me laisser les sentiments négatifs m'engloutir. Perdre mère et père dans un accident, était pour moi inimaginable.
Et maintenant, je n'y crois toujours pas. La mort de mes chers parents, la disparition de mon fiancé, tous pesait sur mon cœur frêle et fragil, et qui se faisait, entre temps, engloutir par la marée de sentiments, de chagrin et de désespoir.
On frappa de nouveau à la porte. Cette fois-ci, c'était Emma, l'attendante de la maison du comte , mon père, mais aussi ma dame de compagnie.
-Votre grâce, je viens vous apporter votre thé.
-Merci, Emma.
Elle me regardait chaleureusement avec ses beaux yeux couleur miel, qui allaient parfaitement avec ses beaux cheveux blonds lisses attachés en un chignon élégant. Son sourire doux, qui me donnait presque envie de sourire, nempechai pas son air charismatique de se faire remarquer.
-Allez vous reposez, votre grâce, me disait-elle, vous êtes exténuée. Allez donc vous endormir je m'occuperai de cela plus tard.
-Ce n'est pas la peine ma chère Emma. A présent, je me dois de diriger le comté, sans compter que bientôt, je devrai aussi m'occuper du marquisat avec mon futur époux.
-Juste pour cette fois, me supplia-t-elle, avec son visage inquiet.
-Ne vous embêtez pas avec ceci et contentez-vous seulement faire régner l'ordre dans la maison.
-Si tel est votre souhait, alors je vous laisse. Mais promettez -moi au moins de dîner aujourd'hui.
-
D'accord, je vous le promet.
Puis elle partit en fermant la porte derrière elle. L'après-midi fut long, même en présence de la solitude. Comme promis, je suis descendue dîner. J'ai pris quelques cuillerées de soupe, puis je montais à l'étage pour le reposer.
Après m'être habillé, je me dirigeais vers le bord de la fenêtre. Le clair de la lune illuminait toute la pièce. Les étoiles luisaient comme des diamants exposés au soleil. Devant moi, se trouvaient des arbres à perte de vue, et au milieu un petit chemin par où passe les carosses.
Harassée par la journée, je decidais de me mettre au lit. Je soufflais sur ma chandelle et fermais les yeux. Malgré mon énorme fatigue, je n'arrivais pas à dormir. Je me retournais encore et encore, en vain. Bizarrement je me sentais épié et observé...









Stp j'ai bien envie de lire la suite donc continue à écrire tu fais du bon boulot 😊😊😉
merciii💜