préface
Certains auteurs trouvent l’inspiration dans des voyages extraordinaires, des rencontres inoubliables ou des paysages à couper le souffle. Moi ? Je l’ai trouvée dans un coin reculé de l’île d’Oléron, à Brée-les-Bains.
Attention : je ne veux surtout pas m’attirer les foudres des habitants de l’île. Je suis sûre que votre coin de terre a mille charmes cachés… mais je ne les ai tout simplement pas trouvés.
À l’endroit précis où je logeais, c’était plutôt ambiance « no man’s land » : pas de boutique, pas d’animation, et un seul café pour tuer le temps. Pour couronner le tout, un froid piquant rendait toute tentative de balade aussi réjouissante qu’un footing dans un congélateur. Sans parler des marées.
Bref : pas de distractions, pas de soleil, aucun plan B… Juste moi, mes pensées, et beaucoup (trop) d’heures à me demander ce que je faisais là. Au passage, un immense merci à mon mari, que je vexerai un peu moins maintenant que j’ai immortalisé sa responsabilité dans ce voyage désastreux.
À tel point que je me suis dit : si Stephen King passait ses vacances ici, il écrirait son meilleur best-seller en un week-end. Je n’ai pas son génie… mais j’avais l’ennui. De ce vide abyssal est donc né Trône de Sang et sa joyeuse troupe de vampires.
Comme quoi, quand la réalité manque de piquant, on finit par inventer ses propres sombres histoires. Alors, si ce roman vous plaît, remerciez Oléron. Et si ce n’est pas le cas… remerciez l’île quand même : sans ce coin désert et glacial, ces pages n’existeraient pas.
Avertissement de contenu (Trigger Warning)
Ce roman s’adresse à un public averti (18 ans et +). Il aborde des thématiques sombres et contient des scènes pouvant heurter la sensibilité :
Violences physiques et psychologiques : sang, blessures, maltraitances, dynamique de domination.
Thèmes sombres : dépression, tragédie, dark romantasy.
Contenu explicite : scènes érotiques.








