Chapitre 1 Le jour où tout a basculé
C’etait un vendredi
Il était 18 h 30 quand l’interphone a sonné. Je met GTA V sur pause et je suis allé ouvrir, en me demandant pourquoi Mathide le n’avait pas ses clés.
Je me dirige donc vers l’interphone et, au lieu d’ouvrir directement la porte, je décroche et je dis simplement :« Allô ? »
—Bonjour, Police nationale. Vous pouvez descendre ? On a une lettre pour vous. »
Pris d’un moment de panique, je descends les escaliers et j’ouvre la porte de mon hall, la main tremblante.
En ouvrant la porte, je découvre trois policiers qui se tiennent devant moi.
— Bonjour, tenez.
Je réponds simplement « bonjour », prends l’enveloppe et, encore sous le choc, je lâche :
— Vous ne pouvez rien me dire de plus ?
— Non, bonne journée!
Je referme la porte et je me précipite sur l’enveloppe, les mains tremblantes.
J’arrive enfin à l’ouvrir.
Je lis la lettre une première fois. Puis une deuxième. Une troisième.
Il me faut cinq lectures avant de vraiment comprendre :
Je suis convoqué lundi prochain, à 9 heures.
À la brigade des mœurs.
Je n’arrive pas vraiment à saisir ce que signifie cette convocation, ni même ce qu’on va pouvoir me demander.
Il me reste désormais tout un week-end avant cette convocation.
Deux jours avec une heure, un lieu et ces trois mots en tête : brigade des mœurs.
Mais toujours aucune explication.
Je ne sais pas pourquoi on veut me voir, ce qu’on va me demander, ni même ce qui m’attend réellement lundi matin.
La panique commence réellement à m’envahir.
Mon premier réflexe est d’appeler mes parents.
Mais pendant que j’essaie de comprendre ce qui peut bien m’arriver, mon esprit part déjà dans tous les sens. Je commence à imaginer différents scénarios.
Est-ce que Léa est finalement passée à l’action ?
Est-ce que Jules avait raison ?
Et puis une autre question me frappe :
Qu’est-ce que je vais dire à Mathilde ?
À cet instant, je n’ai pourtant aucune réponse. Seulement des suppositions, des questions et cette convocation qui tourne en boucle dans ma tête.
Deux jours à réfléchir, à essayer de comprendre ce qui était en train de m’arriver.
Et le lundi est arrivé.
Comme prévu, Serge me propose de m’emmener à mon rendez-vous.
Il arrive au dernier moment. Il est déjà 8 h 45.
Je monte dans la voiture avec cette convocation toujours en tête. À mesure que nous nous rapprochons du commissariat, l’heure du rendez-vous approche elle aussi.
Et avec elle, ma peur.
Dans quelques minutes, je vais enfin découvrir pourquoi on m’a convoqué et ce qu’on attend réellement de moi.
Jusqu’à cet instant, je pouvais encore imaginer n’importe quoi.
Mais bientôt, je n’aurai plus à imaginer.

![The dark night [Terminée]](https://cdn-gcs.inkitt.com/vertical_storycovers/ipad_d3b58b36c3031823ebbe8130363011f7.jpg)






