prologue: fac et ennuie.
Pourquoi ils sont tous aussi cons ? Je veux dire, une bande de neuf gars qui se cachent pour fumer alors que c’est permis, il doit manquer des lumières à leurs étages.
– : “Mec, t’es sûr que t’en veux pas une ?” demande tête de con.
– : “Non, ça ralentirait mes performances. Vous devriez y penser.”
– : “Quel rabat-joie !” fit un autre, le petit.
Ils rient.
Blasé, je tourne la tête, une petite brûlure décide de piquer ma mâchoire. ’Faut que je gère ça. Si quelqu’un apprend d’où ça vient...
– : “D’ailleurs, Myl’.” lance le basketteur entre tête de con et le petit.
– : “Hm ?”
– : “C’est vrai que tu traînes avec l’autre associable ? Le rouquin, là...”
Le roux ? Je lui ai littéralement dit bonjour parce qu’il était à côté de Sting. En plus il à un air insuportable.
– : “QUOI ? CE mec ?? ” s’exclame le capitaine de foot à côté du basketteur.
Un soupir irrité m’échappe et l’entraîneur vient me sauver la mise. Hors de question pour lui de laisser ses gars sécher.
– : “TOUT LE MONDE DANS SA SALLE !! ENTRAÎNEMENT DU SOIR !!”
Je pars avant que les autres aient le temps de me parler encore du rouquin.
La porte claque sur l’odeur familière du trop-plein de déodorants.
Malgré mon impatience, j’étends mes bras devant moi.
Plie le coude, détends les mains, bouge les genoux.
Deux, trois coups sur le sac.
Dans le même ordre que les jours précédents.
Petit à petit, je pense moins aux rires agaçants sortant toujours. J’aime sentir la tension dans mon corps, la tranquillité de ce moment ; c’est grisant. Surtout dans cette salle familière.
– : “Myyyl’, pourquoi tu ne m’attends jamaais ?” fit une voix peu naturelle.
– : “Parce que t’es lent, Ren.”
– : “Redis ça et je te plaque au tapis avant que tu ne dises un mot, mister.”
L’air faussement sérieux de Ren me tire une moue mi-amusée, mi-exaspérée. Je peine à le suivre.
– : “Vraiment ? Je cherchais justement de quoi m’entraîner, escargot.”
Ren bondit et je tente une feinte. Un peu moins ennuyé, je l’esquive d’un pas de côté, mais il profite de sa grande taille pour me déséquilibrer, je finis vraiment au tapis. Un petit coup dans les reins le fait reculer de trois pas, outré.
– : “Tu OSES frapper mon corps divin ?”
Son côté diva est aussi imprévisible qu’un lycéen, ma gorge se serre, je ne veux plus penser à ça. C’est à ce moment que les autres arrivent.
– : “Notre faux blond préféré est encore KO par Ren, on dirait...” lance une voix moqueuse.
– : “Mon blond est naturel, Thomas.”
– : “C’est pas bien de mentir à son meilleur pote ! J’ai l’exclusivité sur tes news !”
Mes yeux se lèvent au ciel.
Je lance une paire de gants à Thomas, il perd son sourire.
– : “Déjà ? Je voulais commencer doucement, moi...”
Il s’y met à contrecœur. J’entends les autres chuchoter sans trop entendre. Puis il se déconcentre en entendant les murmures des gars proches des footeux. Un bref coup sur l’épaule me fait écouter.
“Myl traîne vraiment avec le roux ?”
“C’est trop bizarre... il lui aurait dit bonjour...”
“Apparemment, c’est le frère de Sting...”
“Qui ? Myl ?”
“Mais non, idiot, le roux...”
Au moment où je me détourne des commères, Ren hausse le ton.
– : “Vous allez arrêter de comploter ? Soyez contents qu’il parle enfin à quelqu’un.”
Les gars le regardent, les yeux écarquillés, les bras tombant de surprise. Puis l’ironie de Ren les amuse.
Tous rient, moi pas.
Mon regard se perd un instant sur les vieux murs de la salle.
Fissurés.
Comme si rien n’était si solide.
Coach rentre.
– : “On rigole bien à ce que je vois ! 30 abdos pour tout le monde !”
Nooooon.
Nos soupirs collectifs n’apitoient pas le coach, c’est toujours pareil quand on ne s’échauffe pas assez.
Mais c’est à la fin de deux heures d’entraînement-torture que je commence à fatiguer sérieusement.
– : “Bien les gars, n’oubliez pas les concours.”
dit Coach avant de détourner enfin son attention.
De nouveau, Ren et ses cheveux noirs de jais apparaissent.
– : “Tu rentres déjà ?”
– : “Ouaip, devoirs à rendre.”
– : “La prochaine fois, on les fait ensemble ! Je m’ennuie trop sans toi !”
– : “Si on a le temps, escargot.”
Nos chemins se séparent, lui au campus des sportifs, moi à la maison.
Enfin... je ne vais pas y aller directement. On est vendredi. Et le vendredi, je peux y aller sans me soucier de rentrer tard ou de jouer au mec sans regrets.
C’est bientôt l’heure.









J'espère que tu ne me reprocheras pas ma petite remarque. Quand on écrit, on a le nez contre les touches, et on laisse passer des erreurs. On lit dans notre tête. Aussi, comme beaucoup, je passe systématiquement dans un correcteur, même quand je suis sûre de mon coup. Certains, un peu rigides, se détourneront de toi, en lisant ton résumé, et ce serait dommage, ton histoire est intéressante, et on est tout de suite dans le bain. Exemples : qui l'approcherais(t!), en communs(sans s), leurs (sans s) et ferais (t!)
Sans rancune ? Bonne journée
Tu n'as pas à t'excuser. Je t'en ai fait part surtout par respect pour ton travail. Il y a des gens impatients qui jugent sur le premier obstacle. Et nous commettons tous des photes (prends celle-là en photo !) Que celui qui n'a jamais péché, comme a si bien dit Jésus. Bonne journée, et bonne chance pour ton roman