decouverte
Enfin un week-end de repos ! Merci Manon de m’avoir offert ce séjour dans un Center Parc.
Un très bel endroit superbe paysage et alors côté cocooning le top du top ! Massage, bain de boue, spa, promenades, le tout comme on veut.
J’adore ! tout ce personnel pour vous dorloter, rien de plus agréable, et maintenant un bon cocktail sans alcool au bord de la piscine le rêve, à refaire.
Je ferme les yeux et je savoure, j’ai enfin réussi à caler ce week-end de repos dans mon planning chargé depuis six mois et j’ai bien l’intention d’en profiter au maximum.
Allez il est temps d’aller m’habiller décemment pour le dîner, je sors de ma chaise longue. J’arrive à la porte d’entrée du hall mon verre à la main, lorsque soudain le battant bascule vers moi, et adieu mon cocktail, je suis aspergée de fruits collant sur mon maillot et mon corps. Un deux pièces ça ne couvre pas beaucoup de peau !
Un homme vient d’ouvrir sauvagement la porte, sans voir que j’étais derrière !
— oh mince ! Désolé, vous n’avez rien ?
— ouch ! Çà décoiffe ! Mais je pense que c’est mon verre qui a tout pris !
Je me regarde, enfin pas que !
— euh et mon maillot de bain !
L’homme me regarde d’un œil appréciateur, dans lequel je vois briller une lueur de malice, bel homme des yeux verts comme je les aime, une chevelure brune qui frise un peu, un teint hâlé, grand je dirai un bon mètre soixante-seize, bien proportionné, le torse musclé, un léger duvet sur la poitrine, et les fesses moulées dans un boxer de bain noir, oups je me suis laissée aller à le détailler des pieds à la tête.
je reste prisonnière de son regard charmeur, je ne bouge plus, il est vrai que je suis pieds nus au milieu des morceaux de verre et je ne vois vraiment pas comment je vais pouvoir entrer à l’intérieur
— euh je crois qu’il y a quand même un petit souci pour me déplacer dis-je en regardant mes pieds ;
Il a suivi mon regard vers mes pieds nus au milieu des morceaux de verres.
— oh ! Pas de problème, laissez – moi faire.
Il se penche vers moi
— vous permettez ? Dit–il, en passant un bras derrière mes épaules et l’autre sous mes jambes, il me soulève comme une plume et rentre dans le bâtiment en me portant dans ses bras.
Une chaleur intense m’envahit au contact de sa peau, j’enroule mon bras droit autour de son cou et ferme les yeux sous le charme. Sa voix chaude me ramène à la réalité.
— je vous dépose où charmante demoiselle ?
J’ouvre les yeux ; rouge de confusion, nous sommes au milieu de hall d’entrée.
— mais ici ce sera parfait, je vais me rendre dans ma chambre pour prendre une douche, j’ai bien peur d’être très collante !
Il me tient toujours dans ses bras et répond.
— ok je crois que moi aussi je vais aller à la douche maintenant, je colle aussi. Mais avant je veux que vous acceptiez de partager mon dîner pour me faire pardonner.
— eh bien je crois que je n’ai pas le choix, sinon vous ne me posez pas, c’est cela ?
Il me sourit (oh ce sourire trop craquant)
— vous avez tout compris, rendez-vous à la salle du restaurant dans une demi-heure ? Çà ira ?
Je réponds à son sourire,
— ok, à tout à l’heure ;
il me dépose lentement au sol en me gardant serrée contre lui ses yeux dans les miens ; il souffle
— je vous attends impatiemment !
Je me détache difficilement de son regard et résolument je fais demi-tour vers ma chambre, sans un regard en arrière de peur de me faire à nouveau piéger.
Je prends ma douche et me surprend à chercher désespérément une tenue, moi qui ne fais habituellement pas attention à ce que j’enfile. Je finis par attraper une robe toute simple bleue comme mes yeux, je sais que c’est ce qui me met le plus en valeur, un petit collier d’or fin, les boucles d’oreilles assorties, et je suis prête.
A l’entrée de la salle je m’immobilise à la recherche de mon bel inconnu, je le vois qui se lève et fais signe, il est encore plus beau habillé si c’est possible, une chemise bleu clair sur un jean noir ; la classe, très élégant. Je remarque qu’il est le point de mire de la plupart des regards féminins, j’avoue que je suis flattée de me diriger vers lui.
Avec galanterie il tire la chaise et s’installe en face de moi.
— vous êtes aussi charmante habillée que en maillot de bain, enfin je veux dire que votre tenue est ravissante
je ris doucement.
— merci vous n’êtes pas mal non plus, très élégant.
— merci et nous sommes assortis !
Je lui tends la main
— je m’appelle Camille
— enchanté, moi c’est Maxime.
La soirée se déroule avec beaucoup de regards enjôleurs de sa part, qui me font chavirer le cœur. Il a beaucoup d’humour, nous discutons à bâtons rompus, pendant des heures, sous l’œil impatient du personnel qui voudrait, bien débarrasser la table, je le sens. Mon compagnon s’en rend compte aussi.
Il se penche vers moi et me dit à voix basse.
— je crois que le personnel nous pousse dehors, laissons – les faire leur travail.
Il se lève et me prend d’office par la main
— et si nous finissions la soirée par une promenade au clair de lune Camille ?
Il a prononcé mon prénom avec une telle douceur que je ne résiste pas à prononcer le sien moi aussi
— avec plaisir Maxime
Le deuxième intérêt des Center Parc c’est qu’ils sont en pleine nature avec des étendues de verdure coupées par des sentiers tracés pour rendre les balades sympas ou romantiques, ou les deux, des bancs sont disposés de façon à profiter du paysage, petit plan d’eau, joli point de vue, soit une tonnelle située à un endroit stratégique par son romantisme, petit jardin japonais couvert de cerisiers en fleurs ; c’est l’endroit que choisi Maxime pour faire halte. Il s’assoit et m’attire à ses côtés sans me lâcher la main. Il plonge son regard dans le mien,
— Camille, vous avez fait chavirer mon cœur, j’aimerais vous connaître davantage, qu’est-ce que vous en pensez ?
— je suis là pour le week-end, si vous aussi, je veux bien vous consacrer mon temps.
— Parfait ! Ses yeux se font charmeurs, un léger sourire flotte sur ses lèvres.
— je propose toutefois de rentrer dormir il est tard !
J’acquiesce.
— presque une heure du matin, allons-y.
Il reprend ma main et nous rentrons, il m’accompagne jusqu’à ma porte de chambre,
— bonne nuit Maxime dis-je en me retournant vers lui.
Il est si proche de moi que je me heurte à son torse, il referme ses bras autour de moi, lentement et baisse la tête jusqu’à ce que ses lèvres rencontrent les miennes. Je fonds littéralement, mon ventre fourmille de milliers de papillons, je me raccroche à son cou, mes jambes se dérobent sous moi, je ne sais pas ce qu’il m’arrive, je sais juste que c’est grisant. Il lâche mes lèvres et j’ai la sensation d’avoir perdu la vie. Ses yeux sont toujours rivés aux miens, et je lis une telle tendresse dedans que je suis tentée de l’attirer dans ma chambre, je m’apprête à le faire lorsqu’il prend la parole.
— bonne nuit Camille faites de beaux rêves ; à demain.
En trois grandes enjambées il est arrivé au bout du couloir. Je rentre dans ma chambre et je m’adosse rêveuse à ma porte. Le truc de fou, je crois que c’est ce qu’on appelle le coup de foudre ! J’ai déjà hâte d’être au lendemain.
Maxime
Magnifique, c’est un endroit paradisiaque, tout pour se sentir bien, un vrai repos c’est tout à fait ce qu’il me fallait avant de commencer dans cette nouvelle ville où je viens d’être affecté.
Je me dirige vers la piscine pour faire quatre ou cinq longueurs avant le dîner. Avec force je pousse les portes battantes et là… bling ! J’entends un bruit de verre brisé avant de me rendre compte que je viens de percuter, une personne. Une femme !
Je dirai même une superbe blonde aux yeux bleus, un mètre soixante-dix environ, de jolies formes, un petit quarante ? À peine trente-cinq ou trente-six ans, ravissante, tout à fait mon style de femmes. Je m’excuse, nous discutons courtoisement de ma maladresse, je lui porte secours en la prenant dans mes bras pour la déposer à l’intérieur, et là je ne sais ce qu’il me prend, je ne la lâche pas tant qu’elle ne me promet pas de dîner avec moi.
Son corps chaud et souple contre le mien a provoqué une montée de testostérone en moi. Mon cœur bat la chamade, je ne peux pas la laisser partir sans la promesse de la revoir, c’est vital je le sens.
Nous passons une merveilleuse soirée qui se termine avec la promesse de passer la journée du lendemain ensemble. Je la raccompagne à la porte de sa chambre, et je succombe à l’attrait de sa bouche pour un baiser voluptueux, auquel je m’arrache de force et je m’enfuis littéralement pour ne pas être tenté, d’aller plus loin.
Je sens que ma nuit va être peuplée de rêves sensuels avec une jolie blonde aux yeux bleus.
Le petit déjeuner nous réunis ; d’un commun accord, nous nous installons à la même table ; les yeux soudés l’un à l’autre, nous restons silencieux le temps de boire chacun notre bol. Et nous reprenons notre conversation du soir comme si rien ne l’avait interrompue.
Maxime me dit qu’il est un adepte de la moto et qu’il n’y en a qu’une sur le parking, la sienne. Nous discutons marque et puissance je lui dis que j’ai moi aussi une moto que je prends lorsqu’il fait beau temps pour me rendre sur mon lieu de travail.
Il me propose de faire un tour avec la sienne, ce que j’accepte, nous passons la matinée en balade, j’adore ! Le centre nous a fourni un panier pique nique, que nous dévorons non loin d’un château, nous sommes dans la région c’est parfait. Le center parc du bois aux daims près de Tours est bien placé pour le patrimoine Français. Une de mes passions et apparemment aussi celle de Maxime.
Toutes ces passions en commun c’est trop beau, pour le moment je me refuse à lui dévoiler mon métier et je sens que lui aussi évite le sujet.
Machinalement je note le numéro d’immatriculation de son véhicule çà peut toujours servir, nous rentrons tranquillement vers quatorze heures, il faut fermer les valises pour le retour chacun chez soi, le week-end est terminé. Nous nous donnons rendez-vous pour le dîner pour finir la journée. Maxime me prend dans ses bras pour un baiser que j’ai espéré toute la journée.
Je m’investis à fond, c’est plus fort que moi il me trouble tellement ; serrée contre lui je mémorise chacun des muscles de son torse, la douceur de ses lèvres, le désir que je sens contre moi, sa main dans son dos qui me retient au plus près de lui, son parfum et lorsque j’ouvre les yeux son regard qui me dévore avec passion.
De sa voix basse et chaude il s’excuse ;
— pardon, Camille, j’ai résisté toute la journée, mais je n’en pouvais plus, te sentir tout contre moi sur la moto sans te toucher ça devenait un supplice !
Je ris de tout mon cœur et je fais la moue.
— mais non je ne te pardonne pas ! Moi j’ai attendue toute la matinée que tu m’embrasses !
Son visage s’éclaire, d’un magnifique sourire.
— alors il faut pallier à ce manque immédiatement !
Et il me presse à nouveau contre lui pour un autre baiser sensuel plein de désir contenu. Mon cœur bat la chamade, une chaleur intense envahie mon bas ventre ; une vraie collégienne à trente-cinq ans je ne suis pas novice mais cette sensation-là je ne l’ai jamais ressentie
« Camille, calme-toi, tu as déjà souffert à cause d’un homme stop ! Prends ton temps »
Mon subconscient tire le signal d’alarme. Il faut que je m’éloigne de suite ! Le sien a dû suivre le même cheminement, il lâche brusquement mes lèvres et enfouit son visage dans mes cheveux. Je l’entends qui murmure.
— pfff Camille tu me fais perdre la tête !
Il me regarde malicieusement.
— je crois qu’il me faut une bonne douche… froide !
Je me pince les lèvres pour ne pas rire.
— oui je pense que moi aussi ! On se retrouve vers dix-huit heures au restaurant ?
— entendu à tout à l’heure Camille
Nous partons chacun de notre côté non sans avoir accompagné l’autre jusqu’au bout des doigts et nous être retourné plusieurs fois.
Lorsque je referme la porte sur moi je me jette sur mon lit pour revivre les moments délicieux depuis ma rencontre avec Maxime.
Une alarme sur mon téléphone me ramène à la réalité, je me lève pour le consulter. C’est un collègue qui me demande de le rappeler pour une urgence. Je prends ma douche fais ma valise et la porte dans le coffre de ma voiture ce sera fait. Puis je m’installe dans le petit salon pour rappeler Yvan.
— allô oui Yvan c’est Camille qu’est qu’il se passe ?