Bébé à l’improviste

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Summary

Quand sa nièce, l'avait appelé pour s'inviter chez elle ; Zahra ne s'était pas doutée que cette dernière était enceinte et ne souhaitait venir en France que pour fuir le scandale et la fureur de son père. Et c'était le début du déluge qui envahit sa vie paisible. Elle s'était retrouvée, soudainement, avec un bébé sur les bras. Un tout petit être qui portait le nom de Rose. Rose, qui chamboula son existence, devint aussi sa raison d'être. Pour Rose, elle avait changé ses priorités. Pour Rose, elle avait changé son travail. Pour Rose, elle était prête à donner sa vie. Elle s'en occupait comme si elle était sienne, jusqu'à ce que le mystérieux oncle paternel de la petite fît apparition dans leur vie. Et c'était la deuxième vague d'un tsunami qui l'emporta loin de sa France. Elle se retrouva ainsi, Kidnappée, en Turquie et en plein milieu d'une guerre de vengeance entre deux familles.

Status
Ongoing
Chapters
88
Rating
4.8 11 reviews
Age Rating
18+

0- Prologue


Dans l’obscurité de ce moment morbidique, Zahra visionnait sa vie qui défilait en une projection éclaire, pour ralentir à ce point éminent... Quand tout avait commencé. Ce fût une naissance, qui se suivit d’imprévus qui bouleversèrent sa vie. Des évènements intempestifs grâce auxquels, elle put goûter à l’amour sous toutes ses formes, de la pure à l’ardente.

Mais à ce moment, elle goûtait à l’autre face ténébreuse de cette suite d’incidents imprévisibles. Plongée dans cet hermétisme, où ses larmes déferlaient sans parvenir à franchir la frontière du bandeau qui lui barrait la vue. Et, où ses cris se transformaient en gémissements, car ils ne pouvaient transpercer le bâillon qui étouffait sa bouche.

Zahra ne savait pas où on l’emmenait, ni qui l’avait enlevé. Depuis quelques minutes, sa résistance avait faibli et elle avait abandonné de se débattre. À présent, elle savait uniquement, qu’elle était jetée comme un sac sur l’épaule de l’un des ravisseurs. Elle concentra son ouïe pour collecter des informations tout en étant consciente du mouvement de son porteur, qui gravissait les marches d’un escalier. Après quelques pas, il s’arrêt puis échangea avec d’autres hommes, dans une langue étrangère. Ensuite quelqu’un déverrouilla une porte, et dès qu’ils la franchirent, on la referma.

Par la suite, l’homme la laissa tomber comme une vulgaire marchandise sur un matelas. Zahra était effrayée, terrorisée et désespérée. Les hommes qui la protégeaient étaient actuellement loin et ne pouvaient pas la sauver. Cependant, elle refusait d’abandonner bataille. Instinctivement, et avec les poignets et pieds ligotés, elle remua et tenta de se redresser. Mais de grandes mains s’affalèrent sur sa poitrine et la reclouèrent à sa couche.

Zahra remua encore en sentant les mains perverses persister sur son corps. Mais ses remuements ne dissuadèrent pas son agresseur de lui caresser les seins. A travers ses attouchements, l’homme déclarait ses intentions les plus viles, au plus grand malheur de sa victime.

Elle voulait crier, hurler et frapper, mais en vain. Ses plaintes inarticulées atterrissaient dans des oreilles sourdes, insensibles et cruelles. Et, pendant, qu’elle était perdue dans ses propres geignements, elle n’entendit pas la porte se réouvrir, ni le claquement sec des talons aiguilles sur le sol.

Puis une voix féminine parla :

- Vedat ! Enlève tes sales pâtes d’elle !

Tout d’abord, elle eut la chair de poule en percevant la voix combinée de fermeté, froideur et douceur. Une voix qui fit penser à la douceur venimeuse d’une vipère. Puis une prémisse d’espoir s’immisça en elle. Zahra réalisa qu’elle avait compris ce que cette femme avait dit. Puisque cette dernière avait parlé en anglais.

Les sales pâtes glissèrent loin de son corps, accompagnées d’un grognement mécontent de l’homme. Ce dernier, furieux, s’exprimait toujours dans sa langue étrangère.

Encore une fois, la voix glaciale de la femme sonna comme un verdict :

- Le fils du Baba la veut, et était clair quand il avait ordonné que personne ne la touche ! Mais si tu ne peux contrôler ta foutue queue, tu peux continuer !

Celui, qu’on appelait Vedat émit un gloussement coléreux. Zahra entendit par la suite ses pas pesants s’éloigner et soupira quand la porte claqua bruyamment. Mais son soulagement, ne fit que téméraire. Elle n’était pas pour autant rassurée et était toujours effrayée. La jeune femme tourna la tête à droite puis à gauche consciente de la présence de l’autre femme.

Actuellement, elle se savait perdue a jamais. Car l’évocation du Baba lui rappela les Özdemirs et l’embrume de l’ignorance se dissipa... Zahra comprit qu’elle était tombée dans les grappins des ennemis de sa famille.

Et n’ayant pour alliés que son olfaction et son ouïe, ses narines captèrent alors le parfum fort et fruité de la femme qui s’était approchée ; et qui ensuite lui susurra à l’oreille :

- Je m’appelle Ivanna, si tu veux t’en sortir, suis mes consignes à la lettre. Sinon tu finiras dans le Çayı(*).

Çayı(*) :une rivière à Ankara en Turquie.

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