L’amazone et la Bête

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Summary

La légende raconte que la Déesse de la Nature, épuisée par l'activité destructrice des humains, fut contrainte de demander l'aide de sa sœur la Déesse de la Lune. Celle-ci créa des bêtes sanguinaires pour réguler la population humaine. Seules quelques tribu restèrent proche de la Nature, la chérissant et protégeant l'équilibre fragile du vivant. Plongez dans l,'univers de Timai, guerrière amazone filant sous le vent, perchée sur le dos de son étalon, Eyko et sa rencontre avec la Bête.

Status
Complete
Chapters
38
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4.8 40 reviews
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18+

Retour de chasse

TIMAI

J’écoutais les sabots d’Eyko résonner sur le sol de la forêt, ses longs crins noirs fouettant mon visage au rythme du vent. Je pouvais sentir la puissance de ses muscles sous moi, lancés à pleine vitesse. Complètement absorbée, je me sentais en parfaite harmonie avec la nature environnante.

Les arbres, les feuilles, les branches défilaient dans un flou enivrant. C’était une danse effrénée, une fusion avec la forêt qu’Eyko et moi seuls pouvions comprendre. J’esquivai de justesse une branche, mais rien ne pouvait rompre le lien entre mon cheval et moi.

Eyko me lança un regard, ses yeux d’un bleu azur brillant d’intelligence et de complicité, comme pour s’assurer que je savourais autant que lui cette course folle. Nous sortîmes du bois, effrayant trois chevreuils. Sans un mot, Eyko accéléra encore, me donnant littéralement l’impression de voler. Je fermai les yeux un instant, les bras tendus pour m’immerger dans ce sentiment de liberté qui enflammait mon cœur.

Soudain, un lièvre jaillit de l’herbe haute, à quelques mètres devant nous. Ses oreilles se dressèrent, ses yeux noirs écarquillés par la terreur. Instinctivement, je dégainai mon arc, prête à décocher ma flèche.

Eyko et moi étions en parfaite synchronisation. Il pencha légèrement son corps musclé, propulsant notre duo vers la proie fuyante. Le lièvre zigzaguait avec agilité, cherchant désespérément à échapper à notre traque. Ma main trembla légèrement tandis que je visais la petite créature, mes yeux fixés sur sa silhouette frémissante.

La poursuite devint une danse mortelle entre la proie et ses prédateurs. Le lièvre semblait anticiper chacun de nos mouvements, bondissant avec grâce et rapidité. La tension monta alors que je relâchai la flèche d’un geste fluide.

Elle fendit l’air, filant droit vers sa cible. Le lièvre tenta un bond désespéré pour l’éviter, mais la flèche l’atteignit à l’épaule, le faisant chanceler. Eyko et moi nous approchâmes rapidement, nos cœurs battant en cadence avec celui de notre proie blessée.

Le lièvre tenta une dernière fuite, mais affaibli, il ne pouvait plus échapper à son destin. Le moment était à la fois brutal et empreint de beauté, la nature dictant sa loi implacable.

Je descendis d’Eyko, mes jambes encore tremblantes d’adrénaline. Je m’approchai de la petite créature, reconnaissante pour le don de la vie qu’elle nous offrait. En un geste précis et vif, j'abrégeais ses souffrances.

Mon arc de nouveau sur mon dos, je caressai doucement le cou d’Eyko, le remerciant pour son aide précieuse.

Dans ces moments-là, je me sentais en parfaite harmonie avec la nature, un maillon de la chaîne de vie qui s’étendait autour de moi. Le Saîyo qui nous unissait, Eyko et moi, était plus fort que jamais, une alliance indomptable entre une chasseresse intrépide et son fidèle compagnon équin.

Et ainsi, notre course folle à travers la forêt continuait.

Je ne me lasserai jamais de ces instants. Eyko et moi sommes parfaitement synchronisés, liés par un Saîyo qui dépasse la simple relation entre un humain et un cheval. J’ai une confiance totale en ma monture, malgré sa puissance colossale qui pourrait me tuer en un instant, s’il le souhaitait.

Eyko est un étalon à la robe noire de jais, d’une beauté majestueuse. Ses yeux, d’un bleu pur, ont la capacité de couper le souffle à quiconque les croise. Il me rappelle une légende que Dya, la femme qui m’a élevée, me racontait souvent quand j’étais enfant.

L’origine de mon prénom, Timai, est également un mystère que Dya chérissait. Elle disait que c’était un nom rare et précieux, transmis de génération en génération. Fascinée par les étoiles, elle croyait que j’étais une étoile tombée du firmament, une étoile ayant pris forme humaine. Selon elle, mon prénom signifiait “celle qui brille comme une étoile” dans une langue ancienne et oubliée.

Pour moi, mon prénom reflétait plutôt ma personnalité intrépide et sauvage. Différente des autres membres de la tribu du Zambai, tant par mon apparence - blonde aux yeux bleus arctiques, alors que les autres étaient bruns au teint hâlé - que par ma nature indomptable, j’étais une guerrière, la meilleure chasseresse du village, et la seule femme ayant choisi de suivre la voie des guerriers.

Les femmes de la tribu étaient souvent cueilleuses ou soigneuses, mais cela ne signifiait pas qu’elles étaient perçues comme faibles. Notre tribu valorisait l’égalité des sexes, les femmes étaient respectées et écoutées autant que les hommes.

Cependant, dès mon plus jeune âge, j’étais attirée par le son des sabots sur le sol, par l’appel de la forêt et par le sentiment de liberté que seul un cheval pouvait offrir. C’était comme si mon âme était destinée à galoper à travers les paysages sauvages, à la recherche de proies.

Ma tribu vivait en autarcie, en parfaite harmonie avec la nature. Nous croyions en toute forme de vie et établissions des accords de survie avec les autres espèces. Nous ne tuions jamais sans raison et protégions ces terres que nous considérions comme sacrées.

D’autres civilisations humaines étaient tout le contraire, des fumées noires s’échappaient de leurs villes. Dya disait que je venais de l’une de ces civilisations, mais je me sentais étrangère à leur mode de vie. Comment pouvait-on vivre en insultant notre Mère Nature ?

Une légende racontait qu’autrefois, les humains étaient si nombreux qu’il n’y avait plus de place pour les forêts. Ils tuaient les animaux, maltraitaient toute forme de vie et épuisaient les ressources de la Terre par pure cupidité. Alors, la déesse de la Nature, affaiblie, fit appel à sa sœur, la déesse de la Lune, pour punir les humains.

Elle créa des créatures sanguinaires, séduisantes et manipulatrices, belles sous forme humaine le jour, mais devenant des bêtes immondes et puissantes la nuit. Les humains furent décimés, et la Nature rétablit son équilibre. Les survivants furent avertis de la conduite à tenir et de l’importance de protéger le lien qui les unissait à la Terre.

Ma tribu croyait en cette légende et en la nécessité de préserver cet équilibre. Nous vivions en accord avec la nature, nous nous nourrissions de ce qu’elle nous offrait, et nous la protégions en retour.

Enfin, nous arrivâmes à la tribu, et je sautai du dos d’Eyko. Avec précaution, je retirai les proies de notre chasse de son dos, lui offrant une caresse en guise de remerciement. Il s’ébroua et me regarda partir, avant d’être accueilli par les juments pleines restées au camp en attendant les poulinages.

Le début de l’été marquait le temps des naissances. Eyko, l’un des reproducteurs les plus prisés, se fondait parfaitement dans la forêt sombre, ce qui en faisait un partenaire idéal pour la chasse. Courageux, il ne reculait jamais devant le danger et ne m’avait jamais fait défaut.

Même lors de notre rencontre, pendant le Sayonu...

Cinq printemps plus tôt, pendant le Sayonu

Nous marchions depuis ce qui me semblait être une éternité, mais ma route serait encore longue.

Les jeunes guerriers m’escortaient vers mon destin, perchés sur leurs chevaux. Je sentais le regard insistant de Joz, comme il l’avait toujours été avec moi. Depuis notre enfance, la tribu avait décidé que nous serions unis.

Il ne m’a jamais plu, ses yeux pleins d’envie me répugnaient, tout comme sa manière de me déshabiller du regard. La bosse qui se formait sous sa tunique à mon approche, qu’il ne prenait même pas la peine de cacher, me dégoûtait. Je l’ai même surpris plusieurs fois se cachant dans les buissons lorsque je me lavais au lac.

Mon désir de m’émanciper de ma condition de femme et de devenir une guerrière m’a permis de fuir ses avances et de m’éloigner de son contact.

Il était hors de question que je devienne l’objet de Joz, et encore moins son objet sexuel. La simple pensée de son corps contre le mien me révoltait.

Sa jument, Jarka, était d’une douceur sans égale. Ses grands yeux bruns exprimaient une douceur qui contrastait avec la brutalité de son maître. Sa robe crème, parsemée de marques blanches, lui conférait une délicatesse naturelle. Toujours entourée par les enfants de la tribu, ils lui tressaient ses longs crins blonds avec des perles et des plumes que Joz s’empressait de lui retirer.

Il se plaignait souvent de Jarka, elle n’était pas assez sauvage à son gout, pas assez puissante et pourtant, elle arrivait quand même à le mener à la baguette.

Sa jument, Jarka, était d’une douceur rare. Ses grands yeux bruns exprimaient une tendresse qui contrastait avec la rudesse de son maître. Sa robe crème, parsemée de taches blanches, lui conférait une délicatesse naturelle. Souvent entourée par les enfants du village, qui se plaisaient à tresser ses longs crins blonds avec des perles et des plumes, Joz s’empressait toujours de les retirer.

Il se plaignait fréquemment de Jarka. Pour lui, elle n’était ni assez sauvage ni suffisamment puissante. Pourtant, malgré sa douceur apparente, Jarka parvenait à le mener par le bout du nez. Derrière son caractère placide se cachait une jument au tempérament bien trempé. On la voyait souvent revenir seule au camp, laissant son Saîyo désemparé en pleine forêt.

Je la plaignais de devoir supporter un imbécile pareil, mais c’était elle qui l’avait choisi. Peut-être que la Déesse les avait unis pour tempérer ce goujat, mais cela semblait en vain.

La lumière des feux de la tribu s’éloignait rapidement, me laissant seule face à la forêt sombre et mystérieuse.

Nous étions aux portes de mon destin. Je me tournai vers les garçons, évitant soigneusement le regard de Joz, et les remerciai de m’avoir amenée jusqu’ici.

Ils m’avaient laissée avec quelques provisions, un couteau, et des vêtements chauds, puis s’étaient rapidement éclipsés, me donnant leurs derniers conseils et avertissements. Mon objectif était simple, mais la tâche qui m’attendait s’annonçait ardue : trouver les jeunes chevaux nés l’année précédente et espérer que l’un d’eux me choisirait. C’était un rite de passage ancestral, qui avait forgé la relation entre notre tribu et les chevaux sauvages. Nous ne les domptions jamais, nous ne les forcions jamais à nous suivre. C’était à eux de décider de se lier à un humain pour le reste de leur vie.

Ce lien était précieux, un équilibre entre nos deux espèces. Nous les protégions, ils nous aidaient. Cette harmonie était le fondement de notre mode de vie.

La difficulté résidait avant tout dans la localisation du troupeau. Notre territoire s’étendait à perte de vue, et les jeunes chevaux pouvaient se trouver n’importe où, que ce soit dans une vallée isolée ou sur les sommets escarpés des montagnes.

Je devais entreprendre ce voyage seule, au risque de ne jamais revoir ma tribu, de me perdre dans cette forêt dense et infinie.

Pendant deux jours, j’ai marché sans relâche, escaladé des collines abruptes et peu dormi. La fatigue commençait à peser sur moi, mais je savais que je devais continuer. La quête de mon Saîyo, mon compagnon de toujours, était le but ultime de ma vie.

Au crépuscule du troisième jour, alors que le soleil déclinait pour laisser place à la pleine lune, j’ai entrepris l’escalade d’un séquoia majestueux pour me reposer. Mon couteau était devenu mon allié, ma force pour grimper le long du tronc rugueux de cet arbre millénaire.

Je me hissai avec difficulté sur la première branche épaisse, m’installant le dos contre le tronc, épuisée. Mes paupières se fermèrent doucement, bercées par les bruits envoûtants de la forêt. Les derniers chants d’oiseaux furent remplacés par les sons apaisants des grillons.

La nuit forestière était un ballet de murmures et de chants secrets. Les étoiles scintillaient à travers les feuillages, formant une mosaïque lumineuse au-dessus de moi.

Soudain, un bruit étrange rompit la quiétude de la nuit. Une branche craqua, résonnant dans l’air immobile. Je sursautai, le cœur battant, sentant l’adrénaline monter en moi.

La branche sur laquelle je reposais ne pouvait pas céder sous mon poids, n’est-ce pas ? Un sentiment de panique m’envahit, me rappelant combien je dépendais de cet arbre pour ma sécurité.

J’examinai les environs avec inquiétude, mais la nuit était profonde, et les faibles rayons de la lune peinant à traverser les feuilles ne m’aidaient guère à discerner les détails.

Un mouvement au sol, presque imperceptible. Quelque chose bougeait, se rapprochant de l’arbre.

Une grande masse sombre se dressait maintenant au pied de mon séquoia. La première pensée qui me vint à l’esprit fut celle d’un cheval. Mais en pleine nuit, dans cette obscurité, leur comportement semblait étrange. Les chevaux, habituellement si vigilants, étaient rarement actifs à cette heure.

Non, ce n’était pas un cheval. C’était bien plus imposant, plus massif.

Mon cœur s’emballa. Je tentai de maîtriser ma respiration, de réfléchir à la situation. Un ours ? Non, il n’y avait pas d’ours dans cette partie de la forêt. Leur territoire était de l’autre côté de la vallée, bien loin d’ici. Cela ne pouvait pas être un ours.

Je restais paralysée, perchée sur ma branche, fixant l’ombre qui se mouvait en bas.

La créature émettait des grognements étranges, plus proches de ceux d’un chien ou d’un loup que d’un ours. Mes sens étaient en alerte maximale, chaque bruissement de vent, chaque froissement de feuilles me faisait sursauter.

Je serrai mon couteau dans ma main, le sortant lentement de ma sacoche. Cependant, la poignée s’accrocha à la lanière.

Non, non, non !

Mon sac se détacha de la branche et tomba directement sur la tête de la créature.

Un grognement terrifiant retentit, glacé de colère. Un frisson parcourut tout mon corps.

Une chaleur intense m’envahit lorsque mes yeux rencontrèrent ceux de la bête. Deux topazes luminescentes, des yeux bleus, me fixaient intensément.

C’était comme si un lien invisible, magnétique, se tissait entre nous, transcendant toutes les lois de la nature.

Je n’avais jamais rien vu de tel. Qu’était-ce ? Que se passait-il ?

Je restais pétrifiée sur ma branche, captivée par cet étrange animal et envahie par des sensations nouvelles, un brasier intense consumant mon être.

La créature n’était pas un ours, mais un loup, un loup gigantesque, aussi grand qu’un ours.

Les yeux bleus du loup brillaient dans l’obscurité, irradiant une lueur hypnotique. Ils étaient d’une profondeur infinie, deux joyaux cachés dans la nuit. Mon souffle se fit erratique, et mon cœur battait à tout rompre, rythmé par une pulsion mystérieuse émanant de cette créature majestueuse.

Les émotions qui m’envahissaient étaient indescriptibles. Une fascination inexpliquée, un désir ardent, s’emparaient de moi. Mes sens étaient exacerbés, chaque détail du loup gravé dans ma mémoire, chaque nuance de son pelage, chaque mouvement de ses muscles puissants.

Je me sentais irrésistiblement attirée par lui, comme si l’univers entier avait conspiré pour que nos chemins se croisent en cette nuit étoilée. Mon âme semblait fusionner avec la sienne, créant une connexion qui transcendait toute compréhension humaine.

C’était un sentiment à la fois terrifiant et enivrant, une attirance primale qui réveillait des instincts profondément enfouis en moi. Je me surprenais à désirer être plus proche de lui, à vouloir toucher sa fourrure douce, à ressentir la chaleur de son corps contre le mien.

Pourtant, une voix intérieure me rappelait les dangers de cette fascination, une mise en garde contre l’imprudence.

Le loup fit un pas vers le tronc de mon arbre, sans me lâcher du regard.

Je serrai mon couteau plus fort. Mon souffle était devenu presque inaudible, comme si la forêt elle-même retenait son souffle.

Le prédateur se rapprocha, grattant le tronc avec une détermination inquiétante. Mon cœur battait la chamade, une goutte de sueur perla sur mon front. Je ne pouvais pas me permettre la moindre erreur.

Si je ratais, si mon couteau manquait sa cible, c’en serait fini de moi.

Le loup s’assit un instant, évaluant attentivement l’arbre. Son regard était perçant, presque humain, calculateur.

C’était maintenant ou jamais.

Je lançai mon couteau avec une force insoupçonnée. Le couteau fila dans l’air en direction du prédateur. Un couinement de douleur déchira la nuit, et la créature s’enfuit, le couteau planté dans l’épaule.

J’aurais juré voir la taille de la bête rétrécir à mesure qu’elle disparaissait dans l’ombre, comme si la réalité elle-même se distordait.

Un soupir de soulagement m’échappa, mais mon cœur battait toujours la chamade. Qu’était-ce que cette chose ? Et pourquoi ressentais-je une étrange culpabilité de l’avoir blessée ? Mes mains tremblaient encore, mais je savais que la sécurité était loin d’être assurée.

Le loup avait disparu dans l’obscurité de la forêt, emportant avec lui ce moment intense, mais son empreinte restait gravée en moi. La nuit s’étira, et je restai là, perdue dans mes pensées, dévorée par un désir inexplicable, une énigme défiant toute logique.

Mais je sentais la fatigue m’envahir, le poids de trois jours de marche et de l’effroi me rattrapait. Je devais trouver un moyen de me reposer, de rassembler mes forces pour continuer ma quête.

Je montai sur une branche plus haute, m’installant aussi confortablement que possible. Pourtant, malgré l’épuisement, impossible de fermer les yeux. Une pensée tourbillonnait dans ma tête : et si cette créature en voulait aux chevaux ? Peut-être était-il déjà trop tard. Peut-être avaient-ils été dévorés ?

Les heures s’écoulèrent, la lumière de la lune progressant lentement à travers le ciel. Les questions se bousculaient dans mon esprit, mais la fatigue finit par l’emporter.

Mes paupières s’alourdirent, et je me laissai enfin emporter par le sommeil, espérant que le lendemain m’apporterait des réponses. Je poursuivrais ma quête avec détermination, guidée par le désir de trouver mon Saîyo.

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