Scène Glacé
La voyant faire le tour encore et encore, ne sachant pas comment s’y prendre, elle tombe, se relève et avance d’une vitesse de plus en plus grande. Sa qualité n’est que grande et optimiste, en échouant, elle se dit que tomber laisse la chance au sol de la voire de plus près. La voie qui s’illumine à chacun de ses pas me fait battre mon cœur un peu plus fort à chaque fois que je la vois passez près de moi, enchaînant vitesse et saut d’obstacle. Découvrant, en voyant son visage plein de joie, que je peux voir en elle, que la première fois qu’elle prend des patin à glace restera gravé dans son esprit. Resté à l’observer de loin, je peux voir en elle une grande dextérité que d’autre n’ont pas, pratiquant se sport depuis des année.
Elle, elle arrive à manier ce sport à sa façon à elle, ce qui rend ce sport plus doux et mon envie de la rejoindre, lui montrant quelque pas, lui expliquant que ce qu’elle fait n’est pas d’une débutante, mais d’une personne qui en fait depuis quelque année déjà. A-t-elle déjà pratiqué, celui qui s’utilise sur béton, les roller ? Si oui, je comprends pourquoi le fait qu’elle apprend aussi rapidement. Mais la fascination de son être devient une obsession. La voire parcourir la scène, la glace juste devant moi sans que je ne puisse m’approcher d’elle me serre le cœur.
La voire aujourd’hui aura été une pure merveille. Mais je sais que ce ne sera pas possible demain, nos chemin, nos regard qui ne se croisent pas dériveront pour finir par ne plus se voire. Demain sera un autre jours, sans elle, sans son pouvoir hypnotisant. Le fait que son regard ne captera jamais le miens, voire ses yeux me regarder, me fend le cœur en deux, ou peut-être plus. Si un cœur se brisait vraiment, je pense que je serais à terre, agonisant de tristesse avant de partir de ce monde la laissant sur cet scène glacé. S’arrêtant en plein milieu de ma rêverie, la voyant s’arrêter sur la glace, regardant le sol, elle semble épuisée et fatiguée. Elle tourna la tête dans tous les sens, le visage pâle, son regard se fixa à un moment dans les miens, suppliant, mais tomba en arrière.
Je revois cet scène au ralentit des dizaine de fois avant de me rendre compte que cette fée du patin vient de s’écrouler au sol, le regard suppliant rivé sur le mien. J’ai l’impression que des larmes coulent de ses yeux. Son visage, ses yeux, son corps tout entier ne demande qu’une chose, se fermer et rester muet de tout mouvement jusqu’à que son corps qui semble souffrir s’arrête de la cloué au sol.
Mes jambes bougèrent d’elle-même, allant sur le terrain, allant sur sa « Scène Glacé », mes patin se précipitèrent vers elle, enfin, glissèrent vers elle, la peur extrême au ventre. Plus je m’approchais d’elle, plus je sentais l’envie de vomir, présente et près à tout relâcher sur cette eau congelé. Son regard, je le sent se ferme, quand j’arrive à sa rencontre, le visage défiguré par une peur grandissante et envie meurtrière, menaçante. Que lui arrive-t-il ? Mes questions sans réponse le resterons peut-être longtemps, mais ma soif de vérité, la concernant, grande. Je ressens qu’en elle, un immense mal la ronge et que je ne peux, bien-sûr, rien faire.
La vérité fait mal mais il lui faut, sortir et se révéler.
Les ambulancier arrive trente minute après mon brève appel, mais l’information principale, donné. Son visage qui semble se refroidirent me fait penser, l’effet d’une morte, ou la mort, près à l’attraper et l’amener avec lui. Son visage frêle, atteint mon cœur et le fait vaciller. De peur, de déception et peut-être un peu de joie pour l’avoir près de moi. La sensation de perdre, d’une grande importance, des mots ou des moments importants que j’aurais pu partager avec elle. La savoir si fragile me fait revoir du début ce que je pensais faire avec elle, qui peut-être, ne se réalisera jamais. Son cœur sera-t-il mien ou tout simplement, celui de l’amitié qui habitera son corps, me concernant ? L’habitude d’avoir ce que je veux mais là, de me dire, que peut-être, elle ne voudrait pas de moi me fait peur, que je ne sois que sont sauveurs aussi.
S’éloignera-t-elle de moi le moment où ses yeux se rouvriront ou courra-t-elle vers moi me disant merci pour ce que j’ai fait pour elle ? Aura-t-elle peur de moi ? Je ne sais pas, ce que je sais maintenant, son corps est emmené loin de moi, dans cet ambulance, là où ils m’interdissent de monter. J’ai beau leurs avoir dit que c’était moi qui les avais prévenus, mais rien, je les voit s’éloigner. Je la vois s’éloigner de moi. Son nom inconnue, mon cerveau cherche à le découvrir en demandant à toute personnes, encore, présents dans la salle. Je me dirige avec hâte vers mon véhicule, me préparant à partir la rejoindre, voir ce qu’elle a et l’aider, ou lui donner tout ce qu’elle souhaiterait.
Je vois de plus en plus près ma destination, l’endroit où ils l’ont emmené, l’endroit où sont corps, je l’espère, encore vivant, est. Le moment où je l’ai vue tomber à terre, j’ai eu une sensation de trouble intense, encore présente, mais moins grande. Je ressens encore sa peau sur mes doigts que j’ai effleuré quelques - instant - fois. Je ressens pour je ne sais quels raison, de l’eau couler de mes joues, couler le long jusqu’à atteindre mes vêtement, les trempant petit à petit en finissant par être aussi mouillé que lorsque le pluie coule le long de mes vêtement, de mon parapluie. Est-ce que des sentiments viennent de naître de nouveau ? Je sens en moi une force inconnu monter en moi. Peut-être la sensation que demain sera meilleur, pour nous, apparaît derrière ces épais nuage de vie triste.
Arriver devant, l’hôpital, ma soudaine force commence à s’estomper et devenir faiblesse. Peut-être que mon intuition était fausse et qu’elle a mal, qu’elle souffre sans personne, qui resterai avec elle, sans personne qui l’aide à ne pas se sentir seule et inutile au point d’en finir, seule, encore. Mon intuition me fait mal et me fait courir tellement vite vers l’entrée que je ne fais pas attention à la porte d’entrée en pensant qu’elle est ouverte, et me cogne à celle-ci. Je tombe par terre, la sensation qu’un liquide coule de mon nez présent mais je m’essuie et découvre une substance rougeâtre sur mes main. Du sang. Du sang qui coulent abondamment. Mais contre toute attente, je me relève et m’approche de la porte coulissante, entre dans le hall pour me diriger vers l’accueil.
« L’espoir fait vivre » dit-on, je crois bien y croire à cet citation, je veux y croire.
Je marche à pas précipiter dans l’espoir de la voir le plus rapidement, j’espère juste que ce qu’elle a, ne sera pas trop grave, que ce ne sera pas celui qui la fera tomber de haut qui l’empêchera de se relever à nouveau. Je l’espère, la retrouver en bonne forme et que cet chute n’était dû qu’à la fatigue, qu’elle se relèverai sans aide, sans rien qui ne contribuera à sa descente. Le nez toujours en proie à la fuite de ce liquide rougeâtre et visqueux mais je le laisse descendre, il me faut la voir le plus rapidement possible.
« Monsieur, est-ce que vous allez bien ? Vous saignez.
- Oui ne vous inquiétez pas, je voudrais savoir comment va la fille qui viens juste d’arriver ici, elle est tombée dans une patino...
-Ah, cet jeune fille, elle est déjà repartie.
-Ah merci, mais comment cela se fait-il ?
-Nous n’en savons rien, mais quand ils sont arrivés, ils nous ont dit que ce n’était qu’une chute de tension, qu’elle n’avait pas mangé depuis quelque jours, voilà... Merde, je n’ai pas le droit de vous en parlez, secret médicale, ne dites rien au risque que je perde mon travail !
-Oui, ne vous inquiétez pas. Mais je voudrais savoir si vous savez comment s’appelle cet jeune fille ?
-Euh, comment dire, son nom est presque imprononçable. »
Elle me tend une feuille, des Hangul, écriture Coréen. Je demande à la dame si je peux prendre en photos la feuille qu’elle m’accorde sans problème, malgré qu’elle soit un peu réticente à le faire. Je lui souris puis lui dit merci et part sans un regard en arrière. J’ai récupéré en plus de ça, son adresse grâce à la photos. Je me dépêche de rentré chez moi et écrit son prénom encore et encore sur des feuilles blanche connaissant déjà la signification de ses Hangul les ayant demandés à ma sœur qui s’est spécialisé en langue étrangère y compris le Coréen. Ce seule nom me fait me sentir bien, de savoir qui elle est, de savoir tout d’elle, enfin le principal, tout était écrit, enfin presque sur la feuille.
Malgré ça, je ne pense pas que j’aurais le courage de la voir bien que mon cœur, lui ne demande que sa présence avec nous. Mes pensées dérivent vers elle, son nom qui ne représente que la rose pour moi. Jang-Mi. Être belle comme les roses, voilà ce que signifie son nom qui me fait rêver tout le temps d’elle depuis la seule fois où je l’ai croisée.
Du temps passe et mon esprit ne se dit toujours pas près à la voir pour de vraie. Aussi près d’elle signifie la rencontrer, signifie ne rien pouvoir lui montrer, laisser mes sentiments cacher.
Aimer au premier regard, le coup de foudre dit-on.
Oui, je pense que la voir fait le tours encore et encore de la patinoire, le regard et le visage remplie de joie me l’on fait comprendre.
Jours après jours, après la découverte de sa fausse adresse, je rêve de la revoir à notre patinoire, mais je ne la revue jamais. Cet « Scène Glacé » est toujours gravé dans mon esprit et son regard perçant qui sera très certainement à jamais dans mon coeur.
Années après années, la résolution de ne plus la revoir s’est ancré dans mon esprit et la vie à reprit ses droits depuis quelques temps. La rencontre d’une belle inconnue qui n’est pas Jang-Mi changea ma vie et le regard bleuté de celle-ci, remplaça ceux du coup de foudre dont la couleurs me restera sans doute à jamais inconnu. Et je vie heureux avec Eun-Bi, une belle coréenne, que j’ai rencontré également dans cet belle patinoire qui est désormais appelé : « Une Scène Glacé ».