Dans la peau du Cheikh (En Réécriture)

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Summary

Tamara est une jeune américain, contrainte de fuir son pays, celui-là même qui l’a vue naître et le seul qu’elle n’ait jamais connu. Celui-là même qui aujourd’hui ne lui apporte que peine, douleur, tourment et souffrance. Elle s’efforce de se forger un avenir pour une seule raison, son père. Cet avenir qu’elle se construira, dans cette part de son identité si longtemps restée inexplorée. Originaire de Hazar de son côté maternelle, elle s’y réfugiera dans sa fuite en allant auprès de la seule famille qu’il lui reste. A la quête de soi, elle découvrira et s’imprègnera que la culture de Hazar et de toutes ses facettes, elle se découvrira et se trouvera et dénichera le véritable bonheur. Riyad est un roi impitoyable envers ses ennemis, et selon lui son plus grand ennemi est la gente féminine. Il est un homme de principe et inflexible, et il n’y a rien qu’il a plus en horreur que les femmes. Selon lui ce sont de viles créatures qui ne méritent pas la confiance et qui trahissent à la première occasion. Il a été trahit et blessé par toutes les femmes qu’il a eu dans sa vie alors, son cœur a été scellé et aucune autre de ces créatures ne réussira à le duper de nouveau. Il connaîtra des changements dans sa vie, il verra toutes ses convictions s’écrouler et ses certitudes se dissoudre contre sa volonté. Il devra ce changement à un seul évènement, l’arrivée de la filleule de sa nourrice dans son palais. Il fera tout pour se maintenir loin d’elle, mais ce sera comme se battre contre le vent. Il sera prêt à tout pour se tenir à ses côtés et la protéger.

Status
Ongoing
Chapters
3
Rating
4.5 2 reviews
Age Rating
16+

Prologue

Essoufflée, les pas lourds, le cœur martelant dans sa cage thoracique, son pouls battant dans ses tempes, elle forçait son corps amaigri et stigmatisé à continuer d’avancer en dépit des bruits de pas et des aboiements de chiens qu’elle entendait au loin. Elle était consciente que ce serait probablement sa seule et unique chance de lui échapper, et que si elle se faisait rattraper le mieux pour elle serait de se donner la mort.

Elle refoula ces pensées, mais qui, pour elle, se réaliseraient très probablement étant donné son état de fatigue. Elle se dit alors à ce moment-là que si elle sentait qu’elle ne pouvait plus bouger un des muscles de ses pieds pour continuer d’avancer vers la planque que lui avait indiqué Davis, elle userait de ses dernières forces pour se donner la mort. Sa main se resserra instinctivement sur le petit couteau qu’elle tenait fermement.

Une seule chose faisait qu’elle accepte de se donner la mort en dernier recours, le souvenir de son père. Chaque fois qu’elle l’avait envisagé, ce souvenir s’était mis en travers de son chemin, en anéantissant toutes ses résolutions de trouver le repos éternel et de le retrouver dans l’au-delà, en tout cas pas de cette manière, et surtout pas par choix.

Ce n’était pas la foi ou la peur de la damnation éternelle qui la dissuadait de se libérer de cette misérable vie, mais la peur de décevoir son père. La peur de se confronter à lui dans l’autre monde et de lire de la déception dans ces yeux émeraude identiques aux siens. Il a toujours été son pilier et aujourd’hui encore dans cette épreuve, il l’était.

Sortant de ses pensées, elle ne put pas éviter cette énorme racine d’arbre et trébucha. Les genoux meurtris, le corps avachis sur le sol humide, elle entendait les bruits de pas se rapprocher encore plus d’elle. Elle souleva alors délicatement son bras armé de l’arme blanche en direction de sa carotide, les souvenirs de son père s’imposèrent à elle. Clignant des yeux afin de ne pas se laisser submerger par la culpabilité et se libérer. Elle senti la douce caresse de son liquide vitale le long de son cou, et lorsqu’elle leva le regard au loin, elle croisa ses globes oculaires plus sombres, vicieux et remplis de douloureuses promesses qu’ils ne l’avaient jamais été. S’il demeurait un soupçon d’hésitation, celui-ci mourut aussi tôt.

Elle esquissa un mouvement de poignet vif qui repoussa la lame de quelques centimètres en arrière, dans l’intention de se trancher la gorge, réduisant ainsi à presque zéro les chances qu’il puisse l’empêcher de périr. Dans un jeu de poignet sans tremblements ni hésitation, elle se mutila profondément le cou, mais avant qu’elle ne puisse atteindre la carotide gauche, une forte poigne se saisi de sa main et l’éloigna de son cou. Elle leva son regard, le cœur battant la chamade mais avant qu’elle ne puisse identifier son nouvel assaillant, elle sentit son corps s’alourdir et ses paupières se fermer.

"Mesdames et messieurs, nous amorçons notre descente vers Hazar. Nous vous prions de bien vouloir ranger vos affaires personnelles et de vérifier que votre ceinture de sécurité est correctement attachée. Veuillez redresser votre siège et ranger votre tablette. Nous vous rappelons que l’utilisation des appareils électroniques doit être conforme aux consignes de sécurité. L’équipage passera dans les allées pour toute assistance nécessaire. Merci pour votre coopération et nous espérons que vous avez passé un agréable vol."

Eloignant ces souvenirs qui hantaient désormais ses nuits depuis deux jours, elle sortit du monde de Morphée quelque peu en nage. Elle prenait un nouveau départ et devait se concentrer sur celui-ci. Plus aujourd’hui que jamais, les paroles de son père prenaient sens et elle promit alors de tout faire pour tenir cette dernière promesse et réaliser ses dernières volontés.

Aujourd’hui sa vie avait énormément de valeur, non pas parce que c’est ce qui était répété en boucle partout par les humanistes, les religieux ou autres, mais parce que pour son père, celle-ci en avait. Alors elle se fit une promesse, elle donnerait deux buts à sa vie dorénavant : vivre et rendre justice à son défunt père.

Elle ignorait ce qui l’attendait réellement en dehors de cet avion, sur cette nouvelle page où se dépeindrait désormais son histoire en de longues phrases, mais elle était sûre d’une chose, et c’était que la Tamara RICHARDS qui eût existée autrefois était dorénavant morte et ce, pour toujours.



Je tenais à vous remercier pour la confiance que vous accordez à mon livre en y accordant votre attention. C’est un plaisir pour moi de partager avec vous ma passion pour l’écriture, et je souhaiterais que vous laissiez vos réactions en commentaires. Si cette partie vous a plu alors n’hésitez pas à voter et commentez. À bientôt mes chers amis pour un nouveau chapitre.

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