La loi lycane (V. O. F.)

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Summary

Evonie, une jeune servante de la meute de la Lune rouge attend avec impatience son 19e anniversaire qui lui permettra de s'émanciper de sa meute et de fuir les abus dont elle est victime auprès du fils de l'Alpha. Mais les plans d'Evonie sont contrecarrés lorsque le roi des Lycans lui-même, Devon, la réclame pour l'amener avec lui sur la Terre des Lycans.

Status
Excerpt
Chapters
6
Rating
4.8 263 reviews
Age Rating
18+

Chapitre 1

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EVONIE

J’ai ouvert les yeux, fixant le plafond de ma chambre. J’ai soupiré, retardant mon réveil imminent. Ce soir, la Meute organisait son bal du printemps. Le Roi des Lycans y participerait, ce qui était un très grand honneur pour la meute. Tout le monde semblait très excité par cet événement, et je l’étais aussi, mais pour une tout autre raison.

Je comptais avec impatience les jours qui m’espaçaient de ma liberté. À mes 19 ans, je serais libre. À cet âge, tous les loups-garous peuvent s’émanciper de leur meute et devenir oméga. Ce n’était pas un choix très populaire, car les loups sont des animaux sociaux, vivant en meute. Mais pour moi, ce serait une délivrance.

Depuis que mes parents étaient morts, il y a environ 16 ans, j’étais traitée en tant que servante, pire qu’une oméga, dans la maison de l’Alpha. Je m’étais fait battre de nombreuses fois, car je refusais de me soumettre à l’autorité du futur alpha, un petit con dont j’avais rejeté de nombreuses fois les avances. Mon dos et mes jambes étaient cicatrisés, vestiges du tempérament indomptable de Theon. Il m’avait souvent menacée de faire de moi son esclave lorsque j’atteindrais ma majorité de louve. Les loups n’étaient pas autorisés à s’accoupler avant d’avoir atteint la majorité, selon la loi lycane. À cet âge, les louves commençaient donc à ressentir les effets de leurs premières chaleurs. Elles pouvaient s’accoupler, être marquée et tomber enceinte.

Encore deux mois. 60 jours. J’ai sorti une robe de travail de ma penderie quand un brusque bruit fracassa la porte de ma chambre. J’ai sursauté.

« Ouvre la porte, Evonie. », martela Theon, à l’humeur tempétueuse.

J’ai roulé des yeux quand j’ai compris que ce n’était que Theon avec sa façon habituelle de me dire bonjour. J’ai continué à m’habiller sans m’en soucier. Puis, la porte s’ouvrit brusquement. Je me suis retournée en sursaut. Theon s’avançait avec arrogance devant moi.

« Dégage de ma chambre, espèce de taré. », sifflai-je, peu soucieuse des répercussions à m’adresser ainsi à lui.

Un grognement sourd se fit entendre du fond de sa poitrine.

« C’est comme ça que tu parles à ton futur alpha, petite merdeuse? », dit-il en empoignant mon cou.

Instinctivement, j’ai déplacé mes mains pour tenter de lui faire lâcher sa prise. Il plaqua ses lèvres sur les miennes. Je gémis de dégoût et entrepris de lui mordre la lèvre inférieure.

« Ahhh! », cria-t-il en s’écartant rapidement.

J’avais mordu assez fort pour que le sang coule sur son menton. Un léger goût métallique emplit ma bouche, alors que je souriais narquoisement de satisfaction. Tout à coup, une douleur lancinante irradia le côté droit de mon visage. Je n’avais pas vu venir sa gifle. J’ai gémi, mais j’ai retenu mes larmes, ne voulant pas lui donner cette satisfaction.

« Tu frappes comme un oméga. », l’insultai-je avec hargne.

Il sourit, pencha la tête. Il frôla de son pouce ma joue marquée de sa main. J’ai soutenu son regard.

« Tu sais, j’attendais tes 19 ans pour te revendiquer, mais peut-être que j’ai été trop patient avec toi… », me dit-il le regard plein de convoitise. « Peut-être que je devrais venir te rendre visite ce soir, après le bal. »

« Va te faire foutre! », lui lançai-je.

Ses yeux devinrent noirs. Je me fichais des conséquences. Je savais qu’il ne me tuerait pas. Son père et sa mère ne l’auraient pas accepté. Et aucune de ses tortures ne pouvait être pire que ce qu’il m’avait déjà fait subir. Il y a une semaine, il m’avait d’ailleurs marqué de ses initiales avec une barre de fer, qui avait pénétré et brûlé les chaires du bas de mon dos. La blessure n’avait pas tout à fait cicatrisé encore, et la toucher était encore douloureux.

Soudainement, Theon me prit les mains et me vira durement de sorte que mon visage soit écrasé contre le mur. Il agrippa plus durement mes bras et je gémis lorsqu’il appuya son corps dans mon dos. Je sentais son souffle dans mon cou, et une bosse dure toucha le bas de mon dos. Ses lèvres se déposèrent dans mon cou, traçant le pourtour de ma mâchoire crispée. Sa main libre s’attarda à relever rapidement l’ourlet de ma robe, et je fus prise d’un vent de panique. J’ai tenté de lui infliger des coups avec mes jambes, mais sans succès.

Sa main baladeuse remontait de plus en plus haut, pour se frayer un chemin jusqu’à mes fesses, qu’il agrippa durement en y plantant ses griffes.

« Ahhh! Lâche-moi! », soufflai-je.

Sa main continua son chemin jusqu’à mes seins qu’il pétrit durement.

« Ne pense pas que parce que tu n’as pas encore 19 ans que je ne peux pas t’utiliser comme je veux. Ton esprit rebelle m’excite énormément, mais viendra un jour où j’en aurai assez, et tu ne pourras pas m’empêcher de te briser. »

Il me lâcha soudainement et descendit au rez-de-chaussée.

Espèce de salaud., me dis-je.

J’ai tenté de reprendre une certaine contenance avant de me diriger moi-même au rez-de-chaussée pour entamer les préparatifs du bal de ce soir.