Une horreur... votre horreur
Ace.
— Ouvre cette porte Angel ! crie une voix grave de l’autre côté de la porte. Sinon tu sais à qui je vais m’en prendre, continue la voix, d’un ton âpre et sombre. Le petit garçon peut sentir le souffle sinistre de l’homme s‘infiltrer dans sa chambre accompagné d’un rire déformé et lugubre. Le cliquetis des clés, les grincements du bois sous son poids avançant vers la porte fait naître dans le cœur du petit garçon, une peur et une angoisse oppressante. Subitement, des coups violents retentissent sur la porte, arrachant un sursaut chez le garçon déjà pétrifié par la peur. Finalement, il se lève de son matelas infesté de tiques et de puces, ouvre la porte d’une main tremblante, relevant le visage sombre de son bourreau accompagné d’un rictus déformant son visage hideux…le garçon est terrorisé, son rythme cardiaque s’accélère… quand subitement, je me réveille !
Encore l’un de ces cauchemars !
Je sors de mon lit, encore engourdi, et enfile ma robe de chambre avant de me diriger vers la salle de bain. Le carrelage frais sous mes pieds nus me réveille progressivement. J’ouvre le couvercle de ma baignoire spéciale, enlève mon peignoir et me glisse dans l’eau remplie de glaçons. Oui, je me détends avec des bains de glaçons dans de pareilles circonstances. Cette baignoire est conçue pour maintenir les glaçons gelés me donnant des possibilités de prendre des bains de glaçons à n’importe quel moment. Je m’immerge lentement dans l’eau glacée sentant chaque frisson parcourir mon corps. Je sens les glaçons caresser ma peau, ce qui me donne une sensation à la fois stimulante et apaisante.
Après une heure de relaxation, je sors de la baignoire, j’attrape une serviette, et prends le temps de me sécher. Une fois fini, je quitte la salle de bain, m’habille, sors de la chambre et croise quelques hommes de main stationnés dans le couloir comme des statuts. Juste leurs yeux bougent flairant le moindre mouvement suspect.
Je fais craquer mon cou et sens une frustration monter en moi. Malgré mon bain froid, je suis anxieux. J’ai besoin de me détendre davantage.
Je me dirige vers la salle de torture, l’un de mes endroits préférés. Lorsque je m’y rend, je trouve toujours un certain soulagement, et mon anxiété disparaît instantanément. Une fois dans l’immense salle, je me rends compte avec déception que les deux hommes qui me distrayaient depuis déjà quelques jours sont morts de faims ou de douleurs ou bref... je m’en fou ! On va devoir en trouver d’autres, et en attendant, je dois me débarrasser de leur carcasse avant qu’ils ne se mettent à se décomposer.
Quels enfoirés ! Ils n’ont même pas goûté à tous mes joujoux de torture. La poisse ! Il va falloir que je me trouve une autre distraction. je pousse un soupir d’agacement. S’ils sont morts, autant nourrir les crocodiles avec leur cadavre.
Moi qui espérait entendre la douce mélodie des cris de douleurs, je me retrouve au milieu de la nuit, à vouloir me taper le sale boulot de dépeçage. C’est la partie du travail que je déteste le plus car je vais avoir du sang partout sur moi. Mais j’en connais d’autres qui seront bien contents ! Les petits veinards. Ils vont bien se régaler.
Je décroche un tablier et prends tout mon temps pour l’enfiler, je chausse mes bottes en latex, j’enfile mes gants et me protège le visage d’un masque. Je prends mon lecteur audio et mets la cinquième symphonie de Beethoven, un chef-d’œuvre dont je ne me lasserais jamais. pendant que la musique me berce le tympan, je détache le premier gars et le porte pour le déposer sur la table de travail. Qu’est-ce qu’il est lourd !! Pourquoi diable, les cadavres sont aussi lourds ?
Je me débarrasse du reste de ses vêtements. Il est maintenant allongé sur ma table. Je bouche mes oreilles avec les protèges oreilles, je prends la scie et l’enclenche, prêt à entamer la dissection. Je suis un véritable expert en anatomie et mon habileté dans cette tâche est un réel délice.
Je commence par détacher méthodiquement membre par membre, commençant par les jambes, puis les bras, chaque coup de scie est précis et calculé. Une fois les membres retirés, je passe à la cage thoracique dévoilant ses entrailles. L’intérieur de son corps est encore chaud, ce qui voudrait dire qu’il est mort il n’y a pas longtemps. C’est dommage car j’aurais aimé me laisser bercer par la mélodie de ses cris de douleur pendant que je lui entaille les membres. Ses organes semblent être encore en bon état, regardez-moi ce foie… quel gâchis ! Dommage que je ne fasse pas dans le trafic d’organes cela m’aurait rapporté encore plus d’argent mais bon, il ne faut pas être gourmand Ace, contente toi d’être le roi de la mafia. Et en plus, ce n’est pas bien le trafic d’organes, si tu vends ton prochain, tu vas en enfer ! j’éclate de rire. Quel sens de l’humour j’ai. Oh tiens, j’ai fini par me détendre.
Une fois que j’ai fini de disséquer le cadavre de cet homme, au fait, qui il est au juste ? Je ne sais même plus pourquoi il était dans ma salle de torture. je réfléchis un moment… ah oui, ça me revient, c’est l’infiltré du clan Strick, leurs chef essaie de me titiller depuis un moment il essaie de me défier. Il ignore qui je suis. Il travaillait autrefois avec mon père mais depuis que j’ai pris le contrôle, j’ai cessé de lui acheter sa Cam de mauvaise qualité, il ne l’a pas digéré et envoie ses gars s’infiltrer chez moi pour m’atteindre. Oubliant que je suis Ace ! Je crois que je lui enverrais la tête de son homme demain comme cadeau. C’est une bonne idée ça !
La chaire que j’ai disséqué, je l’empile dans un sac poubelle, je le prends en main et me dirige vers mon aquarium. Dès qu’ils entendent mon approche, mes crocodiles commencent à s’agiter dans l’eau, visiblement très impatients.
Je prends place dans le siège, au-dessus de leur fosse, morceau par morceau, je jette les parties découpées du corps dans l’aquarium. Ils semblent se régaler, dévorant avec véracité leur repas. C’est l’un de mes moments favoris. Contempler leurs sauvageries pendant qu’ils se nourrissent. C’est encore plus stimulant lorsque le repas est vivant.
Une fois terminé, je me lève, me débarrasse du tablier, des bottes et des gangs avant de retourner dans ma chambre, satisfait d’avoir savouré ce moment avec mes crocodiles. Une bonne douche s’impose pour enlever tout ce sang. Une fois dans ma douche, j’ouvre la colonne d’eau et ferme les yeux, sentant l’eau couler sur mon corps, ce qui me fait un bien fou. Une fois fini, je m’essuie le corps, m’habille et retourne dans mon lit. Je crois que maintenant je vais pouvoir retrouver le sommeil après ce moment de détente. Je jette un coup d’œil à ma montre, il vient d’être deux heures du matin. J’éteins ma veilleuse, ferme les yeux et me laisse aller dans un sommeil sombre et satisfaisant. Les événements morbides de la soirée s’estompent peu à peu dans les abysses de mon esprit tandis que je me laisse bercer par les ténèbres réparatrices de la nuit.