Kinky

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Summary

Kinky est un recueil de scènes qui vous montrera quelques petits kinks exotiques !

Status
Complete
Chapters
3
Rating
4.8 5 reviews
Age Rating
18+

Glory hole [Partie 1]

— Courage, Clem, c’est ton dernier client, après tu peux rentrer.

Je bâillai, priant pour que ma soirée se termine vite. Gaëtan me tendit une bouteille d’eau que je vidai à moitié tant ma gorge était sèche, puis il m’abandonna avec quelques paroles d’encouragement. Il quitta la pièce et le silence se fit autour de moi.

Le haut du corps allongé sur un matelas épais comme une feuille de papier, ma taille était emprisonnée dans une ouverture, prévue à cet effet à l’intérieur d’un mur trop fin pour qu’il soit réellement solide. Mes pieds reposaient au sol, de l’autre côté de cette cloison. Cette position n’était pas des plus agréables, surtout qu’étant donné ma tenue d’Adam, elle ne laissait que peu de place à l’imagination. Cependant, je préférais encore ça aux salles où seule la tête était cachée.

La porte s’ouvrit finalement sur mon dernier client de la journée. Le battant claqua assez violemment pour que la cloison vibre légèrement, attirant mon attention.

J’avais dégoté ce travail il y a quelques mois, un peu par hasard, par le biais d’un mail transmis sur un serveur discord que je fréquentais. Récupérer cent balles par client, c’était inespéré, car j’en avais maintenant trois ou quatre par soir. Les petits nouveaux avaient du succès – était-ce l’attrait de la nouveauté ou celui d’un trou pas encore trop souillé ? Je n’en savais rien, mais le résultat était là ; je ne m’étais jamais fait autant d’argent.

Quelque part, j’avais l’impression d’être une prostituée. Mais en fin de compte, pour moi qui cumulais les coups d’un soir, ce n’était pas si étonnant que je finisse par travailler dans le monde su sexe. La seule différence était que même si je ne prenais pas mon pied, au moins, je repartais avec du fric.

Le vieux micro accroché sous le plafond grésilla et une voix d’homme mûr en sortit, ce qui me fit lever la tête. Dans la plupart des cas, ils ne prenaient pas le temps de discuter avec moi. Pour les âges, on en avait de toute sorte, des jeunes, des moins jeunes…

— Tu aimes les jeux qui sortent un peu de l’ordinaire ?

Sa voix me plut immédiatement ! Elle avait ce côté sexy daddy, qui me donnait envie de tout accepter et de ronronner jusqu’à ce qu’il me grattouille le ventre.

— Du moment que ce n’est pas un jeu de torture, oui ! répondis-je un peu trop enthousiaste.

De mon côté du mur, un grand écran me faisait face. Il était relié à la caméra disposée de l’autre côté, celui de mon cul et des clients. Je pouvais donc voir tout ce qu’il se passait – et prévenir les molosses de la sécurité au moindre problème. Je pris un malin plaisir à détailler celui qui me servirait de sextoy pour la dernière session de ce soir.

Il semblait être un homme tout à fait banal ; brun aux cheveux courts, habillé d’un jean accompagné d’un pull noir. Je ne vis ni tatouage ni piercing. Bref, c’était un « monsieur tout le monde ». Étant donné la position de la caméra, je ne voyais pas son visage, mais ce n’était pas ce qui m’intéressait le plus. Le micro grésilla de nouveau.

— Quel âge as-tu ?

— Vingt-six !

Il laissa passer quelques secondes.

— Tu es jeune…

Ça semblait l’embêter… pourtant, le plus souvent, c’était le contraire.

— Si je ne vous conviens pas, j’ai beaucoup de charmants collègues, plus jeunes ou plus vieux, au gré de vos convenances, récitai-je d’un ton enjoué.

— Ça ne te gêne pas de te faire prendre pas un vieux ?

Je souris, m’empêchant d’éclater de rire.

— Définissez « vieux ».

— J’ai quarante-cinq ans.

Cette fois je ris. Ce n’était pas mon premier gay refoulé.

— Laissez-moi deviner ; vous avez une femme et deux enfants ? Peut-être un chien aussi ? Il s’appelle Médor et c’est un labrador clair. Vous vous ennuyez dans votre vie de famille alors, vous venez ici de temps en temps pour « relâcher la pression » ?

Il rit à son tour.

— Tu as tout faux. À mon tour d’essayer de te décrypter. Je dirais que tu as trouvé ce travail par hasard, mais qu’il te convient. Tu es plutôt ouvert aux différentes pratiques qu’on peut te proposer et il en faut beaucoup pour que tu refuses. Tu es impétueux, sûr de toi et pourtant, je suis certain qu’en te poussant un peu, tu peux devenir une petite chose fragile absolument adorable. Alors ?

Je fixai l’écran en faisant la moue. L’homme, les mains sur les hanches semblaient en pleine possession de ses moyens. Pas intimidé le moins du monde de parler à un cul qui rebondissait au rythme de mes rires, il semblait attendre ma réponse.

— Mouais, z’êtes pas loin de la vérité. Du coup, on s’y met ? Avant que je doive appeler les gens qui s’occupent de vous et de votre grand âge.

Tandis que je riais, une violente claque rebondit sur ma fesse. Mon rire mourut dans ma gorge et j’avalai une grande goulée d’air, surpris.

— Respecte ton client, sinon il y en aura d’autres. Je suis peut-être plus vieux, mais ça veut aussi dire que j’ai plus d’expérience.

Je regrettai amèrement de ne pas pouvoir appuyer sur ma fesse pour atténuer la douleur, cependant, ce fut sa main qui s’y posa avec douceur. Il caressa ma peau avec précaution, glissant sur ma hanche, puis remontant vers le bas de mon dos.

— Tu as déjà été attaché ?

Mes sourcils se froncèrent un instant avant que je n’attrape le coussin mis à ma disposition et que j’enfonce mon visage dedans.

— Un peu. On m’a déjà mis des menottes et des rubans pour attacher mes poignets.

— D’accord. Je peux t’attacher les jambes ?

Les jambes ? Mais… Pensant que j’étais encore tombé sur un taré au fétiche bizarre, je haussai les épaules.

— Si vous voulez. Mais, juste comme ça, vous savez que je peux pas m’enfuir, hein ?

Il rit de nouveau, ce qui me fit plaisir. Je préférais avoir des clients réceptif à mon humour, c’était toujours plus sympa qu’un bon feeling s’installe entre nous.

— Le but n’est pas de t’empêcher de fuir. C’est plutôt histoire de mettre tout ça en valeur, ricana-t-il en empoignant mes fesses. Je vais commencer, si tu as mal, dis-le-moi, je desserrerai.

— Okayyy !

Il s’éloigna, allant chercher une longue corde qu’il sortit de son sac, puis revint vers moi. Les yeux fixés sur la retransmission des images, je ne perdis pas une miette de la préparation. Il la tendit plusieurs fois en la faisant claquer afin de défaire les quelques faux-plis, puis se pencha vers moi.

Enroulant la corde autour de ma taille, il s’agenouilla et débuta une confection d’entrelacs sophistiqués qui maintinrent mes jambes collées l’une à l’autre. Bientôt, il m’obligea à me tenir sur la pointe des pieds, le dos cambré exagérément et je lui offris ma croupe sans aucune retenue.

De mon côté du mur, mon esprit commençait à divaguer ; le truc d’attacher, c’était du BDSM non ? Donc lui c’était… Comment on disait déjà ? Un maître ? Un dominant ? Je ricanai à m’imaginer l’appeler « Monsieur » ou « Maître ».

— Quelque chose t’amuse ?

Effronté, je répondis du tac au tac :

— Est-ce que je dois vous appeler « Monsieur » ? C’est comme ça que ça fonctionne entre les doms et les soumis, non ?

Sur le moniteur, je le vis se redresser et marquer un temps d’arrêt. Venais-je de déstabiliser le grand méchant dom ?

— Tu peux, me répondit-il simplement.

— Est-ce que je dois prendre la voix d’une petite chose fragile ? Ou est-ce que vous préférez que je n’en fasse qu’à ma tête ? Je peux m’adapter !

— Sois naturel, m’ordonna-t-il tout en tirant sur certains morceaux de cordes. Bien. Maintenant que tu es prêt, que dirais-tu de jouer un peu ?

Je soupirai de satisfaction.

— Il était temps !

Une nouvelle claque foudroya mon lobe de chair. Je me tendis immédiatement à cause du picotement qui s’étendait sur ma peau délicate et peu habituée aux mauvais traitements.

— Naturel ne veut pas dire mal-élevé, Clément.

Je tressaillis tout entier. Il avait dit mon nom avec ce ton si sexy. Décidément, ce gars me plaisait de plus en plus.

Je me rallongeai sur mon coussin que je logeai entre mes bras. Durant les quelques minutes qui suivirent, il ne fit que toucher ma peau. Il la palpa, la massa, la pinça parfois. Mes hanches commencèrent à balancer d’elles-mêmes, j’aimais bien ce qu’il me faisait ; c’était doux. Il laissait le temps à l’excitation de monter, sans forcer, sans brusquer.

C’était agréable de se sentir apprécié pour ce que j’étais et de ne pas me sentir objet du désir de mes clients.

Il ne fallut que peu de temps pour que mon sexe réagisse avec entrain à ses douces attentions. Mon souffle s’allongea, me faisant gémir par moment et j’en vins à me dire que je n’avais eu que rarement droit à des amants de ce genre.

Depuis que j’avais commencé à travailler ici, les gars se succédaient dans mon cul, sans jamais réellement prendre le temps de me donner du plaisir. J’étais un trou à combler, un sextoy à utiliser et, la plupart du temps ça me convenait.

Je n’étais pas à la recherche du grand amour, ni assez stupide pour croire que l’un de mes clients voudrait plus de moi qu’une séance « vidage de couilles ». Pourtant, lui, agissait d’une autre manière.

À proprement parler, il ne m’avait rien fait de sexuel, il ne faisait que me papouiller avec tendresse. J’avais eu droit à deux fessées et mes jambes étaient attachées, mais là encore, ce n’était pas purement sexuel. Ce n’était que du jeu.

Je fus un peu décontenancé par la situation. J’avais l’habitude d’être baisé avec une sauvagerie certaine, j’avais l’habitude que mes clients prennent autant soin de moi que de leur dernier mouchoir rempli de sperme. Ce dont j’avais moins l’habitude, c’était qu’on prenne soin de moi, qu’on me cajole, qu’on essaie de me faire prendre du plaisir.

Soudain, alors que je profitai de ses attentions, me pensant presque dans salon de massage épicé, il versa un liquide poisseux sur mes fesses. Ce dernier dégoulina sur mes jambes tant il en versait une quantité astronomique. J’eus bientôt tout le bas du corps recouvert de cette matière, rendant le sol glissant.

— Qu’est-ce que c’est ? demandai-je, encore incertain de si je devais être dégoûté ou pas.

— De l’huile d’olive.

— De ?… quoi ?

Son rire me parvint par le micro et alors que je m’apprêtai à grogner, un objet vibrant fut apposé contre ma fesse. Grâce à – ou à cause de – l’huile le jouet glissa sans peine sur ma peau, se baladant au gré de mes courbes inexistantes. Ce n’était pas la première fois que des clients testaient des choses sur moi. Mais l’huile d’olive, ça restait particulier. Ce n’était pas désagréable, en plus il me semblait me souvenir que c’était bon pour la peau. Les vibrations du jouet et ses glissades accrues sur mon corps rendait le tout assez ludique.

Un sourire satisfait s’installa sur mon visage, encore une fois, malgré le fait que mes jambes étaient saucissonnées, je trouvais le tout assez agréable. Il prit son temps, laissant le sextoy dévaler mes cuisses puis mes mollets, atteignant mes pieds où l’homme s’attarda, me provoquant de violentes chatouilles qui me firent plier les jambes dans un réflexe de fuite.

— Arrêtez ! hurlai-je en riant. C’est pas du jeu ça !

Malheureusement, il ne semblait pas être décidé à m’écouter. Il saisit mes chevilles huileuses, les releva et les maintint contre lui, empêchant toute fuite de ma part. Durant de longues secondes, il s’amusa à balader le petit vibro sur la plante sensible de mes pieds. Je hurlai de rire à en pleurer, trop réceptif à ce genre de guilis.

Après de longues supplications de ma part, il se décida enfin à me relâcher. J’étais à bout de souffle, à bout de force et mes jambes ligotées, pendaient de façon lamentable jusqu’au sol le temps que je retrouve une respiration calme.

Il ne me laissa pas de répit ; il saisit mes hanches, les releva, m’obligeant à me tenir sur la pointe des pieds, ce qui fut compliqué vu qu’elles étaient couvertes d’huile et donc, dérapaient régulièrement sur le sol. Je lui fis remarquer et l’entendis rire.

— Si tu glisses, tu auras une fessée. À chaque fois que tes pieds déraperont, j’irai plus fort.

Ok. D’accord ! Je n’avais donc pas le droit à l’erreur. Je serrai mes muscles afin que mes jambes bougent le moins possible et maintins la position à la seule force de mes abdos en jelly !

Il finit par coincer le jouet entre mes cuisses, l’attachant aux cordes afin qu’il ne s’échappe pas à cause de l’huile, puis il reprit ses caresses.