Chapter 1.L'ESPOIR EST CE QUI NOUS FAIT AVANCER
- Seigneur aide moi !! S'il te plaît ne me laisse pas !!
Ça fait un long moment que je ne répète que cette prière dans mon subconscient ; je n'ai jamais été très croyant mais je me souviens que ma grand-mère me parlait toujours d'un Dieu dans le cieux qui peut tout.
Aujourd'hui, ça fait pratiquement 2 ans que je vis comme un légume, étant sorti de mon coma qui a durée plus d'une année ; je n'ai plus repris l'usage de la parole et de membres de mon corps
3 ans de calvaire à faire la même prière encore et encore : « Seigneur aide moi, s'il te plaît ne me laisse pas tomber »
Après avoir découvert que mon ex beau-frère m'avait empoisonné, j'ai vécu dans un état pitoyable pendant des années
Jonglant entre le coma et le bloc opératoire, je n'espérais plus de la vie, mais Dieu fait de grandes choses, bien que n'étant pas complètement guéri, une infime parti de moi voulais s'accrocher
- DOCTEUR !! j'entends hurler ma mère en panique en me regardant
Je ne me suis pas rendu compte mais je tenais ma mère au poignet et je crois que ce de la que venait sa panique
- Que se passe t-il Madame ! Dit il en voyant son état
Elle ne dit rien et elle se contente de lever sa main que je tenais pour que le docteur comprenne ce qui se passe
Et pendant tout ce temps, je n'étais que spectateur face à la scène mais au même instant poussé par je ne sais quoi et au grand étonnement de tous et du mien je m'entends dire :
- Bonjour à tous !!
L'assemblée est restée stupéfaite pendant un temps avant de se reprendre et venir à mon chevet
- Mon Dieu, Michael tu peux parler ?? Dit maman
Le docteur vient m'ausculter et il n'en revenait pas
- C'est impossible !! Ça n'a aucun sens tout ceci !!
Je souris tout bêtement en le regardant, j'étais convaincu que je venais de goûter à mon premier miracle
- Père, grand-mère avait raison ! Dis-je d'une voix à peine audible en le regardant. Dieu peut tout !
Maman ne pas croyante mais papa si et un peu plus jeune, souvent il nous envoyer chez grand-mère pour qu'elle fasse ce que maman ne voulait faire ; nous parler de Dieu.
- Gloire à Dieu et bienvenue parmi nous fiston !
.... Une année après, De retour à la maison
- Bonjour mon fils, comment vas-tu ? Dis ma mère en entrant dans la chambre.
- Bonjour !
- Princesse n'est pas encore là?
- Non, je ne l'ai pas vu depuis ce matin.
- Un véritable don du ciel celle-là ! Moi qui croyais ne plus jamais trouver une telle vertu chez une femme !
Ses paroles étaient sarcastique , même après toutes ces années, ma mère ne cessait de dénigrer cette femme qui a bouleversé ma vie pendant mon séjour à Kinshasa.
J'ai toujours eu cette sensation que l'on m'enfoncer un couteau dans le cœur à chaque fois qu'elle était évoquée et ne pas avoir eu de ses nouvelles depuis tant d'années était mon plus grand supplice
Depuis le malentendu avec l'ex-mari de ma petite sœur et des malheurs qui s'en sont suivi, mère la maudissait nuit et jour
- Maman ! j'ai besoin de repos, tu pourrais revenir après ?
- Tu es désespérant, jusqu'à quand vas-tu ignorer les sentiments de Princesse ?
- Elle est mon aide-soignante, arrête avec tes insinuations ! Dis-je agacé par cette situation
- Arrête, tu n'es pas un enfant, c'est possible qu'elle ait supporté ton caractère grincheux si longtemps juste parce qu'elle aime bien son travail ?
- Non, maman détrompes-toi, c'est plutôt parce qu'elle est suffisamment bien payée pour ça ! rétorqué ai-je d'un ton irréfutable
- Michael ! Si tu décidais de la regarder différemment, tu verrais comme elle est merveilleuse, bien éduquée et qu'elle t'aime désespérément depuis longtemps.
- Maman s'il te plaît, j'ai besoin de me reposer, pourrais tu t'en aller ?
- Michael, jusqu'à quand ignoreras-tu les sentiments de princesse ?
- Maman arrête ! Elle pourrait arriver à tout moment, et je ne veux pas qu'elle entende tes bêtises. S'il te plaît, ne m'en parle plus et si tu insistes cette fois, crois-moi, j'appelle l'hôpital pour enfin m'avoir un nouvel aide-soignant.
- Et tout ça, c'est la faute de la sorcière ! Je ne lui pardonnerai jamais d'avoir jeté le mauvais œil sur ma famille ! Elle crache au sol comme pour la maudire.
- MAMAN ! Voiles-toi la face autant que tu veux, mais laisse-la tranquille! C'est plus facile pour toi de rejeter la faute sur autrui, mais maman tu ne changeras pas le fait que c'est ta fille qui a introduit cet homme dans cette famille et par-dessus le marché, nous l'avons tous accueilli à bras ouverts.
Et cette femme comme tu le dis, nous a permis de voir cet homme infâme sur son vrai jour, Dieu seul sait comment aurait été la suite des événements alors Maman, je t'en prie sors de ma chambre et dis à ta chère et tendre Princesse qui se trouve être mon aide-soignante qu'aujourd'hui, je suis dispensé de ses soins ! Dis-je un ton très désagréable
Elle était comme paralysée par mes propos puisqu'elle était consciente d'avoir touché la corde sensible, mais réussie quand même à sortir sans mot dire
- Merde ! Raillé ai-je en reversant le verre d'eau qui se trouvait sur ma table de chevet
Cette histoire est une plaie dans mon cœur qui ne s'est pas refermée avec le temps. En m'éloignant d'elle à l'époque, je voulais juste mettre de l'ordre dans mes sentiments et lui revenir pour entamer une relation avec elle. J'étais loin de savoir que je mourrai à petit feu à l'intérieur de moi par un poison presque invisible, administré par mon ex-beau-frère.
Dire que je n'avais pas pris ses menaces au sérieux quand il me disait qu'aucun d'entre nous n'aurait cette femme dans sa vie.
Et à présent, même après tant d'années, je ne sait toujours pas aller de l'avant, elle est comme ancrée en moi, je ne parviens pas à l'oublier.
Toc ! Toc !
- Entrez !
- Monsieur Michael, votre père veut que vous veniez à son bureau.
- Dites-lui que j'arrive !
Une fois dans le bureau, il était sans ignoré que maman lui ait fait part de notre petite discussion
- Ne reste pas debout longtemps, assieds-toi, mon garçon. Que se passe-t-il avec ta maman ?
Je soupire de lassitude avant de lui jeter un regard impuissant, car il était le seul à comprendre mon chagrin d'amour
Je ne suis pas le genre à me plaindre et à crier sur tout le toit mes sentiments, j'ai toujours était du genre impassible, froid et imperturbable
Mais dès l'instant où cette femme a brisée mon système de défense, je n'ai pu caché ma peine de cœur à ma famille et je crois que mon père m'a encore respecté et elle aussi pour ce grand changement dans mon comportement
- Je sais que c'est compliqué, mais s'il te plaît, laisser ta mère se mettre dans un tel état à cause d'une histoire qui devrait être enfouie dans le passé, ne me fait pas du tout plaisir, et pourtant tu devrais t'habituer à connaître son caractère.
Etant donné qu'elle ne semble pas disposée à accepter cette réalité, pourquoi ne pas faire profil bas sur cette affaire et la laisser délirer si ça lui fait plaisir
- Je promets d'essayer, Papa !
Je n'étais guère convaincu par mes mots, encore moins mon père. Une fois dans ma chambre, je retrouve ma fameuse aide soignante, Princesse rangeant ses médicaments comme d'habitude.
En voilà une qui va encore subir mon humeur ! Mais je décide quand-même de dire bonjour.
Elle a eu un hoquet de surprise. Depuis le temps, elle n'a eu que de légers regards et des hochements de tête.
- Bonjour Mr. Michael ! Comment allez-vous ce matin ?
J'ai vite remarqué que ma salutation l'a rendu joviale
- Je suppose que ma mère ne t'a pas parlé de ta semaine de congés, ne t'inquiète pas, tu auras quand même ton salaire comme d'habitude.
- Si c'est que vous voulez, je ne vous dérange plus longtemps. Au revoir Mr. Michael !
Son regard était maladroit et sa voix fragile, signe que sa fierté était offensée par mon attitude.
Je soupire encore pour une énième fois de la journée, sachant ma mauvaise humeur, personne n'est revenu dans ma chambre.
Alors je passe un coup de fil à mon indicateur à Kinshasa, afin de prendre des nouvelles de celle qui hante mes pensées depuis trop longtemps.
- Bonjour, Maître !.
- Y a-t-il des nouvelles ?
- Mademoiselle n'est toujours pas revenue de son séjour aux États-Unis et je n'ai rien trouvé de plus.
- Et du côté de son amie Alice ?
- je n'ai pu trouver que quelques informations de son côté, parce qu'elle semblait très méfiante malgré mes multiples tentatives.
- Sacrée Alice ! Elle n'a donc jamais changée avec le temps, toujours aussi protectrice envers son amie !
Cette pensée m'irrite autant qu'elle m'apaise
- Prévenez-moi si vous avez des nouvelles.
- Oui Mrs !
...... Une semaine après .....
- Allô bonjour Mlle Princesse !
- Bonjour Mr Michael !
- Que diriez-vous d'un dîner demain soir avec moi comme excuse pour mon attitude l'autre jour ?
- Pas besoin Mr ! Je peux juste laisser tomber l'invitation tant que vous continuez à me payer ! Elle le dit d'un ton sarcastique.
Bon sang ! Ne puis-je m'empêcher de jurer, elle était blessée par mon commentaire de la dernière fois
- Je vous paierai un peu plus pour ce soir ! Si vous voulez bien l'accepter.
Je pensais détendre l'atmosphère en disant cela mais au contraire, j'ai rajouté de l'huile sur le feu, non disons plutôt de l'essence
- Et puisqu'il est question de vous, je vous informe que vous n'aurez plus à supporter ma présence car dès demain vous aurez une autre infirmière à votre chevet puisque moi j'en ai eu ma dose
Bip-bip fin de l'appel
Je suis resté stupéfait avec mon téléphone en l'air, c'est pour la première fois que Princesse utilise autant de mots à mon égard
Elle n'était pas timide, mais elle ressemblé plutôt à un chaton tout ce temps, maintenant le fait que je découvre une lionne en elle, me surprend dans toute la mesure du possible.
- Dis donc ! elle a du caractère, mademoiselle !