VIOLET EVERGARDEN
J’aimerais tant mettre des mots sur qui je suis,
Ce qui est perçu de moi et ce qui me définie.
La guerre a détruit quasi toute mon émotivité,
A tel point que mon corps est devenu une prison dorée.
Je peux résumer ma vie en un feu d’artifice !
Toutes les semaines, j’ai mal à la semelle;
Je me vois dans son iris, bleu comme la lapis,
Ecrire ça m’attriste et j’ai mal à ma prunelle.
L’amour n’a pas de prix, je suis dans une prise d’otage,
Mes sentiments me font faux-bond et le parachute n’était pas prévu pour l’atterrissage,
Pour m’endormir, je m’adresse à mon ombre et les anges;
J’ai adressé mes voeux à l’entièreté du voisinage.
Et j’ai tant plu à la vue de ces sublimes nuages,
Quelques pépites d’or pour une beauté divine;
Je refuse de voir mes altesses grandir orphelines,
J’espère sauver mes frangines grâce à ma discipline..
La scar dans mon coeur peut rompre le contact vers mes rêves,
J’étais si près mais je n’ai pas eu de veine,
L’éclair est passé pour annoncer la trêve,
Le poids que pèse ma plume fait que je suis trop à la traîne.
Je n’ai que mon art comme seule vitrine,
Je n’ai que cette poupée pour me retirer sept épines,
Je ne sais plus à quoi m’en tenir, des défauts j’en ai plein,
Je fais de mon mieux pour entretenir ce corps d’emprunt.