LE ROUGE
Je verse du bleu dans mon rouge,
Le mélange en gorge fait qu’en deux je suis partagé;
Je me sentais comme sur un nuage,
Les sensations étaient réalisées sans truquage,
Aujourd’hui je n’ai plus que la chair sur mon plumage!
Pris en traitre..
Je passe moins bien à l’image donc je delete,
J’ai cru tomber dans le vide avant de me rappeler que la terre était plate;
Que suis-je bête, ils n’ont fait que frotter ma lampe pour y trouver ma wrath!
Dans le bon, qu’est-ce que je mérite ?
Je désinfecte mes plaies, les mains dans la marmite.
« Te souviens-tu de ce qu’on se disait hier ? »
Je vacille pour de bon dans l’ère du Jurassique.
Un peu trop expressif, écrit comme corolaire,
« FOCUS MEC » je n’ai que ces mots dans mon lexique.
Je suis l’ombre sous une autre ombre,
Celle qui s’échappe quand entrouverte est la fenêtre,
Si tu savais le mal en moi que j’ai fait naitre,
On pourrait se dire que de mon esclavage je me suis fait maitre.
Où suis-je dans ma tête ?
A environ quelques kilomètres.
Mes rêves sont entachés par mes péchés,
J’aimerais profiter du beau mais on m’a abrégé!
Je continue de rêver dans mon coin,
La vie au sud m’a rempli de seum.
Ce n’est que la routine quand Le Rouge est triste en hiver,
Dites-vous qu’en vrai je ne supporte plus les balivernes,
Je me réconcilie au mieux avec ces pensées qui m’enferment,
Cent problèmes, je les vis bien mieux sous ibuprofène.
Je compte bien disparaitre comme rivière de papillons,
Avant que ne germe La Roserie, il fallait bien que naisse un brouillon,
J’étale mes vers en attendant qu’apparaisse un bourgeon,
On affronte nos douleurs dans les mauvais comme les jours bons.
Les jeux sont faits et je peux t’assurer que tout ira bien,
J’aimerais rattraper ces années, mais je ne sais plus j’en ai eu pour combien ?!
Aujourd’hui je dois fournir les efforts en bien ou en bien,
Pour l’intégrité de ma bien-aimée et de nos futurs bambins.
Quelle bonne surprise serait de retrouver ma Marie-Amandine;
Je m’exprime peu mais lis dans mes yeux ce que tu devines.
Ma vie ne changera pas avant d’avoir guérit mes racines,
J’accepte mes problèmes, pour ma part, je ne les perçois pas comme un mauvais signe.
Etonnant, les sourds n’entendent pas ma douleur,
Et mon coeur ne se réparera pas avec quelques dollars.
Je ne pense à rien d’autre qu’au bonheur de ma promise,
Chaque jour je me repends pour les multiples fautes que j’ai commises.
Les défunts n’ont aucune faille,
Même si je nie les faits, persiste le détail.
Ma tristesse a repris le dessus,
Je bénie chaque message que j’ai reçu,
Il manque encore des pixels sur l’image de moi qu’ils ont perçue.
A mon réveil soit je suis un homme mort, soit je suis un nouvel homme..
J’écris des pavés pour me rappeler que la mort je vais devoir braver,
J’écris la mâchoire serrée quand je ne sais plus à qui me fier.
« Avant le bonheur où t’étais ? »
Je dis constamment que je l’ignore pour que vous riez,
Frappé par un rayon qui part fondre mon crayon..
Je suis bien celui que vous croyez.
Dans le fond, je me demande si un jour ça va aller ?
Je passe mon temps à changer d’avis,
« Vis-je pour le beau temps ou la pluie ? »
L’amour a un prix, ils m’ont jamais compris..
Pris par un silence mais qu’est-ce qu’il me prend ?
J’ai caché ma peine dans la boite à gants,
Je suis rentré cette nuit les bras ballants,
Je me réconforte du fait que je n’ai guère de talent,
Si ce n’est au bout de mes phalanges.
Dès l’aube, j’affronte danger,
Je cours alors que je devrais nager.
De nos coeurs nait la romance,
Le ciel se vêtit d’une couleur étrange;
Proche de toi comme un corps étranger,
Si d’amour on se mélange, je donnerai ma voix à Solange.
L’amour se vit, se ressent mais ne se résume pas à une alliance.
Il est clair que si je vous montrais l’envers de ma réalité,
Je crierais comme le font les muets selon mes probabilités,
Quand la gorge et la rétine se mettent à m’irriter,
Ça me renvoie à ceux que j’ai perdu et à tout ce dont j’ai pu hériter.
Il faut le lire pour le vivre,
Il faut l’écrire pour le livre.
Mes semblables sont mes sangs, ils le savent,
4x100 = je suis descendant de slaves.
J’esquive mes invités, je ne sais plus accueillir;
Y’a des fois où je préfère me nourrir que mourir,
Dans le cas inverse, je me dis que je ne peux laisser mon corps pourrir,
Juste un geste de ma jeune altesse pour me faire glisser un sourire.
Je suis le digne héritier d’un Diamant, je donne ma vie pour le septième étage,
J’ai émis des doutes depuis mes Douze, après 24 c’est le déblocage,
Ultime survivant du Detroit doit tout faire pour côtoyer les sages,
Un Emeraude et un Lys dans les mains que je dois préserver pour que rien ne bouge,
« J’ai perdu mon frère hier, c’est pour ça qu’on m’appelle ‘Le Rouge’ ».