Là où meurent les anges

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Summary

Pour rembourser la dette de son frère toxicomane, Ambre Davis débute la prostitution à l'âge de 16 ans. Très vite plongée dans la crasse des bas quartiers, la jeune femme comprend qu'ici une seule règle prédomine : marcher ou mourir. Âgés alors de 20 ans, Ambre devient la favorite de James Rodriguez, le roi de la drogue et le doyen de la prostitution. Sous ses ordres, Ambre est offerte à Oleg Andreev, un constructeur d'arme Russe, aussi séduisant que dangereux, qui résidera à New-York pour les neufs prochains mois. Elle n'a qu'un seul but, le satisfaire, mais brisée par des années d'abus son corps n’est plus qu’une arme de survie. Entre désir et violence, elle éveille chez Oleg des instincts qu'ils pensait maîtriser, noyés dans une spirale de dépravation ou pouvoir et soumission s'entremêlent, leur jeu pourrait bien les consumaient tout les deux. ❝ Certains anges ne tombent pas. Ils crament leurs ailes et regardent le ciel s'effondrer. ❞ ⚠️ Cette Dark romance abordent des sujets très graves : la prostitution, la drogue, la dépendance, abus sexuel et abus émotionnel, la folie, meurtres, trafic d'armes. Il est donc destiné à des personnes majeures, âme sensible s'abstenir ⚠️

Status
Ongoing
Chapters
22
Rating
4.6 15 reviews
Age Rating
18+

Chapter 1

⚠️Ce chapitre aborde des sujets très graves, tels que : attouchement sexuels, tortures, viol, agression, prostitution⚠️

C’était il y a quatre ans.

Jason Davis était rentrer couvert de blessure et Ambre, de cinq ans sa cadette l'avait soutenu jusqu’à la salle de bain avant qu’il ne s’écroule lourdement sur le carrelage. Elle alluma l’eau chaude avant de s’accroupir devant lui.

-Jason, réveille toi, Jason ! que s’est t’il encore passé ?

Demanda l’adolescente de 16 ans, la voix tremblante, elle était habituée à voir son frère revenir dans cet état, depuis la mort de leurs parents il n’était plus que l'ombre de lui même, accro à la cocaïne. Et chaque fois qu’il passait la porte d’entrée, la vue de son dos donnait l’impression que ça serait la dernière fois qu’elle l'apercevrait.

Elle avait dû suspendre son parcours scolaire malgré ses bons résultats, pour travailler au noir, revendre des bouteille d’alcool, faire passer des paquets d’herbes, travailler de nuit dans des magasins pour des sommes misérables.

Elle ne faisait pas ça par bonté de cœur ni par pitié pour son frère mais pour survivre, pour continuer à avoir un toit sur la tête.

- Jason, s’il te plait

Elle l’appela une fois de plus, le secouant doucement et ce dernier se réveilla d'un coup avant d’attraper Ambre par le bras. Il se releva à la hâte, la trainant durement tandis qu'elle se débattait.

- Tu fais quoi, Putain !

Cria t’elle alors qu’il continuait de la trainer sur le sol.

- Tu dois partir Ambre, vite !

Rétorqua le grand brun à sa sœur et soudainement ils entendirent des tambourinements sourd à la porte, Ambre fixa Jason avec incompréhension alors que la panique s’installait sur ses traits.

- J’ai fais une connerie Ambre, je… Je lui dois du fric, il passa une main sur son visage, j’ai pas l’argent ! j’ai pas le blé et il veut que tu bosses pour lui !

Ambre secoua la tête, ne comprenant absolument rien de ce qu’il déblatterait, et elle le repoussa violement.

- De quoi tu parle ? je comprends rien !

S’écria t’elle, leur vie était bien assez dur comme ça et maintenant son frère devenait fou. Jason l’attrapa par les épaules, la forçant à soutenir son regard ;

- écoute moi ! écoute, je dois de l’argent à un gars dangereux, un max de thune, et il m’a proposé un marché.

Commençait le grand brun

- Si tu travail pour lui, il me laisse la vie sauve, mais je peux pas, il faut que tu te barre !

Affirma Jason en haussant le ton alors qu'Ambre le regardait, persuadait que la situation n'était pas si catastrophique.

- C'est quoi le boulot ?

Demanda-t-elle avant que Jason ne la secoue rudement, ses yeux la regardant avec effrois.

- Jamais ! Ambre pitié, barre toi vite et ne reviens jamais ici !

Il la poussa vers la porte arrière alors que les tambourinement sur la porte se firent bien plus insistant

-Jason ! peu importe ce que c'est, je peux le faire !

Hurla la jeune adolescente aux long cheveux couleur miel, elle n'allait pas l'abandonner, il n'allait jamais s'en sortir et puis Jason était la seule personne qu'il lui restait, comment pourrait t'elle survivre sans lui ? Dans leur altercation, La porte explosa dans un fracas. Ambre et Jason se retournèrent, mais il fut immédiatement saisi à la gorge, soulevé devant sa sœur.

— Jason !

Ambre cria, mais un gaillard lui attrapa les cheveux, l'immobilisant avec la force.

— Tout doux, poupée… murmura l'homme balafré, un sourire mauvais ornant ses lèvres. Ambre serra les dents, totalement impuissante.

— Alors, le camé disait vrai…

La voix rauque surgit derrière elle. Un homme, un cigare à la bouche, expira lentement un nuage de fumée dans ses narines, la faisant tousser. Ses yeux bleus glacials la fixaient comme un trophée.

Qui-est-ce ?

- Ecoute petite, commença-t-, ton frère est un mauvais payeur et puisqu'il est incapable de payer, on a conclu un deal.

Il attrapa le visage d'Ambre d'une main brutale, ses yeux plantés dans les siens.

Il souffla une nouvelle bouffée de son cigare, ses doigts décorés de bagues en or s'enfonçant dans sa peau

Ambre ne put que déglutir lorsqu'il inclina légèrement son visage d'un coté à un autre comme pour l'évaluer et la demoiselle cessa de respirer, la peur au ventre et le dégoût lui monter a la gorge alors qu'elle sentait ses yeux glacials descendre lentement sur son corps.

- Je...je dois bosser p-pour vous, je..je sais, et je m'en fou

Articula t'elle alors que Jason tentait de lui hurler que non, dans des sons gutturaux et étouffés.

- quel âge à tu ?

- 16

Ses lèvres s'étirèrent en un sourire, ses yeux bleu électriques brillant d'amusement.

- 16 ? il se tourna vers Jason, tu me propose ta sœur alors qu'elle n'a que 16 ans ? Quel fils de pute !

Ricana-t-il devant l'incompréhension d'Ambre alors que Jason commençait à pleurer, d'une part car la pression sur son cou ne diminuait pas et d'une autre car il avait fait une connerie.

- Vois-tu, il était défoncé et il m'a fait une proposition alléchante, tu deviens une pute pour mon bar et j'épargne sa vie.

Le sol se déroba sous ses pieds, Ambre leva le regard vers son frère qui, lui, évita le contact.

Il m'a vendue

- Il n'arrêter pas de se vanter, que sa sœur était d'une beauté à couper le souffle, je pensais qu'il mentait ! Ria l’homme, les camé sont prêt à tout pour sauver leur cul, mais quel bénédiction pour moi, tu es époustouflante petite.

Et Ambre n'entendit plus rien, tout les sons semblaient lointains alors que son regard rester verrouillé sur le visage de Jason, comme si elle cherchait une trace, un quelconque signe qu'il mentait, qu'il n'aurait pas osé faire ça, pas à elle. Que malgré leurs disputes fréquentes et leur soucis, il ne l'aurait pas vendu pour sauver sa peau. Mais elle ne vit rien, plus rien car ses propres yeux se retrouvèrent noyé de larmes. Une vérité brutale lui traversa de nouveau l'esprit :

Il m'a vendue.

- Tu commence à piger hein ? Désormais, tu m'appelles James, et je suis ton patron.

Ambre fondit en larme en prenant conscience de la situation dans laquelle elle se trouvait actuellement. Elle voulait hurler que non, elle ne voulait pas de ça, elle n'avait même pas pu finir sa première année de lycée, sa vie ne pouvait pas se résumé à être le jouet sexuelle pour des personnes qui la considéraient comme un objet.

James la saisit brusquement, ses doigts s'enfonçant dans la peau de son visage alors qu'il forçait le contact entre leur yeux, ce qui eut le don de faire redoubler ces larmes, en comprenant que ce genre d'attouchement serait désormais son quotidien.

- Je ne suis pas sans cœur ! Vraiment, s'esclaffa-t-il, tu as un choix petite : soit tu deviens mon employé ou je le tue ici et maintenant.

Il la lâcha et fit signe à son chien de garde de la libérée, Ambre s'effondra au sol alors que James regarder sa montre avec une attention presque exagéré, le sourire aux lèvres. Les secondes s'écoulaient et Jason secouait la tête, désespéré tandis qu'Ambre prenait son visage entre ses mains, son esprit au cœur d'une tempête.

Qu'est-ce-que je vais faire ?

Qu'est-ce-que je peux faire ?

- une minute et cinquante-sept secondes

Elle pleurait, elle ne le voulait pas, mais malgré tout, Jason restait son seul et unique frère, sa dernière famille. Elle se força à ravaler ses larmes, à tenter de trouver une échappatoire, qui l'empêcherait de recroiser James encore une fois lui et ses yeux perfides qui semblait tout contrôler.

Et même si elle refusait, rien ne lui garantissait qu'elle serait épargnée, elle ou son frère.

- Am… Ambre !

Cria Jason, étranglé comme un porc.

- une minute et treize secondes

Elle était déboussolée, sa vie était ruiner de toute manière, elle avait peu de chance de s'en sortir avec ou sans dette, avec ou sans Jason. Un nœud se forma dans sa gorge, un mélange d'émotion innommable.

- quarante-quatre secondes

James se délectait de la scène que cette fratrie lui offrait, il dégaina son arme et la pointa sur la tempe de Jason devant les yeux horrifié de la cadette qui s'efforçait de prendre une décision juste, une décision qui pourrait les détruire ou les sauver en la noyant elle-même.

- douze secondes

Énonça t'il en souriant, chargeant les balles avant de poser son doigt sur la gâchette

- J'accepte ! cria Ambre en pleure, j'accepte ! alors, alors relâchez-le, pitié

Supplia l'adolescente, James les toisa avant de lui faire un signe, son deuxième homme de main lâchant Jason, Il se précipita auprès de sa sœur en rampant lui attrapant la main et la collant à son front.

- Ambre, Ambre je suis désolé, je suis si désolé, je voulais pas je te jure Pleura t'il a ses genoux, alors qu'Ambre le fixer sans émotion.

Elle avait accepté, elle avait accepté de laisser son corps pourrir entre les mains d'autrui pour lui, pour qu'il reste en vie. Car malgré tout, Jason restait son grand frère. Et elle ne pu s'empêcher, en le regardant ramper à ses genoux, de regretter de s'être sacrifier pour cette loque qui n'avait plus rien d'un membre de sa famille, son visage lui paraissait flou lorsqu'elle fut emmener de force par James et ses deux hommes de mains, Carline et Basile, des grands gaillards balafrés et peu doux avec elle.

Juste un souvenir lui revint en mémoire, d'elle et Jason juste après l'accident de leur parents, il lui avait promit de la protégé jusqu'au bout.

Sans qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, l'adolescente fut emmener dans le bar de James Rodrigues, ou ce dernier, peu à l'aise avec son âge, la confia à Dolores. La tyrannique marraine, cette femme qui n'avait aucun scrupule, elle était celle qui dressé les nouvelles, qui les formater pour en faire de jolie et docile catin.

Elle adorait dire que pour plaire il fallait souffrir, et elle le répétait souvent, tout les jours.

Ambre fut placer dans un dortoir au sous-sol, avec des vingtaines d'autres, toutes d'âge différents et d'Ethnie confondue. Chaque matin, on les réveilla à 5 heures, pour qu'elles s'habituent à accueillir des clients à ces heure-ci.

Bien que pour l'instant elles n'étaient qu'en période d'essais, elles ne faisaient que les accueillir et non les servir, il fallait faire ces preuves sinon elles finirait comme Lucie, une blonde menue qui voulait s'enfuir d'ici, les bourreaux l'avait emmener et personne ne l'avait jamais revu.

- Les dortoirs sont pour les cafards, presque incapable de faire bander des hommes et les chambres individuels sont pour l'excellence, pour les catins VIP.

Avait expliquer Dolorès avec un sourire suffisant, toisant les filles du dortoirs qui se tenait en file devant elle, droite et immobile.

Les mois défilèrent, et Ambre qui pleurait chaque soir dans son oreiller en silence, s'habitua à être rabaisser, s'habitua au coup de fouet de Dolorès lorsqu'elle ne tenait pas une coupe correctement. Elle s'habitua a défiler nue devant des dizaine d'hommes, alors que durant les premières fois elle en avait vomi son repas, détestant leur regard lubrique sur son corps de 16 ans, détestant leur faim pour elle qui n'était encore qu'une enfant

Elle fut marqué au fer rouge. Une lycoris radiata, fleur du mal et de la mort. Dans ce bordel, elle était bien plus qu’un symbole : elle classait. Elle désignait l’élite. Les autres ? Les tulipes. Celles marquées ainsi vivaient dans les dortoirs, invisibles. Des filles sans visage, sans nom. Des prostituées qu’on oubliait. La plupart finissaient femmes de chambre, usées avant même d’avoir servi.

Les fleurs de lys désignaient la moyenne gamme, ni trop mauvaises ni assez bonnes. Toujours demandées, toujours utilisées. La majorité des clients s’acharnaient sur elles sans relâche.

La rose Belle. Piquante. Les prostituées de cette caste mangeaient bien, étaient coiffées, parfumées. Demandées six fois par jour, pas une de plus. Et elles dormaient à trois, dans des chambres presque correctes. C’était un privilège rare.

Et puis, il y avait la lycoris radiata. L’excellence.

La dangerosité. Elles n’étaient que deux : Julia et Hyacinthe. Deux colombiennes, deux fléaux. Des yeux bleus comme des lames. Une soif de sexe jamais étanchée.

La belle jeune femme régurgita ses repas pendant 3 jours consécutifs, James voulait faire d'elle son chef d'œuvre ultime.

Elle regretta amèrement, son sacrifice pour Jason, mais c'était trop tard pour les regrets, car désormais si elle voulait survivre il fallait devenir comme ces gens qu'elle haïssait, une ordure.

Cela faisait désormais un an et neufs mois qu'elle était dans le dortoir, Ambre avait désormais 17 ans et demi. Les filles appelaient le dortoir « el tunel » elles disaient qu'il l'emmèneraient soit vers la mort soit vers la vie. Pour Ambre, c'était la même chose, ici la vie ou la mort n'était pas si différent tout n'était que survit et folie. Beaucoup de filles avaient disparus en un an, selon Dolorès, elles n'étaient pas assez bonnes, et leur chair pas de bonne qualité.

Et ce fut aussi cette année, qu'on lui extirpa sa première fois en même temps que deux autres filles de 18 ans, leur pleurs et leur cris lui glaçait le sang.

Dolorès l'avait attachée dans la chambre rouge, là où les vierges étaient offertes en pâture, comme une viande d'exception. Elle avait était vendue à deux hommes pour une somme astronomique, être caresser Ambre connaissait, mais c'est lorsque l'un d'eux se positionna entre ses cuisses qu'elle fondit en larmes, l'horreur lui montait à la gorge.

Non, non , pitié quelqu'un.

- Même en pleure, elle me fait bander

Avait murmurer celui qui se branler au dessus de son visage, elle aurait pu tenter de crier, de se débattre, mais étrangement elle resta figer, comme si son âme était en dehors de son propre corps et qu'elle assistait à tout ça, impuissante mais folle de rage. Elle ne fit aucun bruit tout du long, elle était comme déjà morte, une sorte de poupée immobile alors qu'un torrent de larme s'abattait sur ces joues.

Excité comme des chiens en rut, celui qui lui arracher le peu d'innocence qui subsister en elle mit sa main contre sa gorge et serra, il l'étranglait, lui ordonnant de faire du bruit.

- Soit une bonne salope

Avait t'il gémit à son oreille, et son haleine tiède lui donna envie de vomir.

Soudainement, la porte s'ouvrit et James apparu sur le bas, elle eut à peine le temps de poser son regard sur lui qu'il dégaina son arme et descendit les deux hommes dans la pièce, celui qui l'étrangler sans ménagement s'écroula sur elle, c'est à ce moment qu'elle reprit conscience, comme si elle reprenait son souffle après avoir était en apnée. James attrapa le cadavre par les cheveux et le dégagea du lit, il la fixa avec froideur son visage exprimant colère. Le corps d'ambre était couvert de sang, et c'est avec terreur qu'elle comprit que ce n'était pas que le sien, son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, il les avaient tués.

- Qu'on appel Dolores, maintenant !

Hurla le Baron le plus influent de New-York, il passa une main dans ses cheveux en soupirant avant d'attraper une serviette et de la jeter sur Ambre, faisant signe à son homme de main de la détacher.

- Couvre toi, petite.

Terrifiée, elle hocha la tête les jambes tremblantes par ce qu'elle venait de subir elle passa faiblement la serviette autour de ses épaules. Du sang coulant entre ses cuisses, sa gorge encore rougie par la pression que l'homme avait exercer sur elle. Dolores fut présenté devant James qui sans attendre, la gifla, Ambre sursauta et le bras droit du Baron l'attrapa par le poignée et la tira à l'extérieur, elle put entendre des cris.

- 18 ans ! l'âge de leur premiers rapport est 18 ans ! mierda Dolores ! Tenemos reglas !

C'était quelque chose qu'elle remarquer pour la première fois, lorsque James était furieux, son accent espagnol était bien plus voyant. Elle leva le visage vers Carline, le balafré qui l'avait emmener ici la première fois, elle avait du mal à le suivre, il soupira.

-Tu peux marcher seule ?

Elle hocha la tête, ici, il n'y avait pas de place pour les bonnes à rien.

- Oui, affirma Ambre, je peux

Il la toisa un instant, Carline était un homme effrayant, il avait la peau mate et avait une cicatrice longue comme la main sur son visage, partant de son front, traversant son œil blanc pour s'arrêter juste avant son menton. Ambre s'était toujours demander comment il s'était fait ça, mais n'avait jamais osé le questionner, il lui faisait bien trop peur.

- Suis-moi

Ordonna Carline, en s'insérant dans l'ascenseur, elle le suivit en boitant. L'ambiance dans la cabine était lourde mais Ambre n'en n'avait que faire, trop occupée à savoir ce qu'il l'attendait.

- Carline..? Ou allons-nous ?

Demanda t'elle doucement en levant les yeux vers lui doucement, et les baissa immédiatement en remarquant qu'il la fixer depuis bien plus longtemps.

- Au dernier

elle fixa ses pieds avec horreur, le dernier étage était celui de James, il y résidait et tout le monde le savait, qu'en aucun cas, jamais aucune prostitué ne devait monter à cet étage. Elle sentait ses mains devenir moites lorsque l'ascenseur arrêta son ascension, les portes s'ouvrir sur un appartement baignant de lumière, elle en fut émerveillé, on voyait l'extérieur et toutes les rues des quartiers défavorisés, de si haut elle avait l'impression que ce n'était pas si crasseux.

Carline la prit par le bras et la réalité la rattrapa, il allait la toucher, c'était certain, ou il allait la tuer, mais dans les deux cas elle n'allait pas le supporter. Le grand balafré la conduisit dans la salle de bain et ferma la porte derrière elle, restant à l'extérieur.

- Douche toi

Ordonna t'il, elle l'entendit s'accouder contre la porte, elle ne comprenait pas mais s'exécutait en entrant dans la baignoire, elle fit couler l'eau avant de s'asseoir.

Le bruit de l'eau apaisa son corps mais son esprit continuait de divaguer, sa première fois, leur main sur elle l'étranglant et l'étouffant, recherchant en elle l'extase. Elle ne voulait plus, mais elle avait déjà accepter, puis en fixant l'eau, une pensée morbide la traversa. et si je me noyais ? mais elle soupira en enfonçant son visage dans ses genoux. courage Ambre, allez.

Elle se nettoya, et lorsqu'elle passa sa main entre ses cuisses elle déglutit, elle avait des rêves d'amour comme toute les filles de son âge et tout avait déraillé. C'était idiot de penser à un prince charmant dans ces conditions mais elle n'en demeurait pas qu'une enfant au milieu de loup. Contrairement à tout ce qu'elle venait d'endurer, Ambre ne laissa plus une larme rouler sur ses joues.

Ambre sortit du bain et elle enroula la serviette autour de son corps, ses cheveux n'était pas sec mais elle ne pouvait pas le faire attendre, qui sait quand il perdra patience, elle toqua.

- Carline

Appela t'elle, il ouvrit la porte la découvrant trempée et il fronça les sourcils avant de lui tendre des habits.

- Habille toi

Il referma la porte avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit.

- tu...tu ne voulais pas coucher avec moi ?

Demanda la jeune femme de 17 ans.

- je m'intéresse pas aux gamines

Rétorqua le grand gaillard, impassible, le dos contre la porte. Ambre faillit en pleurer de soulagement, elle ferma les yeux en souriant, chose qu'elle n'avait pas fait depuis un moment.

- Merci Carline

Souffla-t-elle, puis Ambre enfila le large haut blanc avec un short qui ne semblait pas vouloir tenir sur ses hanches, elle sortit de la salle de bain tenant son bas aussi bien qu'elle le put et Carline soupira une énième fois, il attrapa une serviette avant de la lui balançait au visage.

- Cheveux

Ambre acquiesça en silence avant se sécher les cheveux, il la conduisit dans le salon, et la fit s'asseoir sur l'immense canapé en cuir.

C'est lorsqu'elle finit de les sécher que James entra dans la pièce, il se positionna devant elle et Carline et lui attrapa le visage, l'inspectant.

- los hijos de puta, ils t'ont laissé une sale marque, ca fera un bleu.

déclarais le petit bonhomme en passant une main dans ses cheveux, Ambre sentit son cœur battre dans ses oreilles. il va me tuer, il va me tuer, il va me tuer. La plus jeune verrouilla son regard sur le visage de James, cherchant un indice sur ce qu'il lui réserver alors que le Baron inspira son cigare et redressa le visage de la douce jeune femme pour inspecter son cou. Il va finir par mourir à force de fumer

- Ah, ça ne va pas, il toucha son cou du bout de ses doigts, ça ne va pas du tout.

Commençait le baron alors qu'Ambre fermer les yeux, de peur et de dégout, elle ne savait jamais à quoi s'attendre avec lui, James était imprévisible ce qui faisait de lui quelqu'un de dangereux.

- Je suis désolée, je-je ferais mieux la prochaine fois James

bégayait la jeune femme en baissant les yeux, la voix tremblante. je ne veux pas mourir, elle ne lui avait jamais répondu depuis qu'elle était arrivé ici, elle se faisait petite même si ces intentions envers elle était claires. Ambre en frissonnait de peur, mais tenter tant bien que mal de ne rien laisser paraître, elle l'avait déçue et sa vie tenait à un fil. Le regard électrique du baron se posa sur sa frêle silhouette avant qu'il ne posa sa main sur la tête d'Ambre en silence, lui ébouriffant les cheveux.

- Petite, il y a des règles ici, tu n'aurais pas dû être dans la chambre rouge avant tes 18 ans

Elle leva les yeux vers lui, ne comprenant rien de ce qu'il disait mais se contenta d'hocher la tête silencieusement.

- Tu résidera à l'étage des Lycoris, il est temps.

Ordonna le Baron, avant de s'éloigner d'elle et de s'asseoir à son bureau. Son regard glaciale toujours posé sur elle.

- Les deux autres t'expliqueront tout ce que tu dois savoir, tu ne servira plus personne avant tes 18 ans

Elle voulu rétorquer, car les filles qui ne faisaient rien, ici, finissaient toujours par être tuées.

- C'est un ordre

Finit t'il par dire faisant signe à Carline de la raccompagnait à l'ascenseur, et avant que les porte ne se ferme, Carline lui balança quelque chose, par automatisme elle se couvrit le visage mais lorsqu'elle les rouvrit, elle se rendit compte qu'il ne lui avait fait aucun mal.

Ambre regarda le sol et remarqua un bonbon, elle le prit, c'était un bonbon a la fraise. Ce simple geste la réconforta sans mesure, dans ce monde lubrique, ce fut comme une bouée de secours.

Dolorès l'attendait au dortoir, son visage avait était roué de coup, Ambre eut faillit en rire si elle n'avait pas de retenue et un minimum de respect.

Elle ne salua personne en partant, de toute manière cela ne servirait à rien et elle n'avait jamais était proche des autres filles, pas par désintérêt mais surtout car s'attacher à quelqu'un dans cette établissement pourrait vite devenir un réconfort à double tranchant.

La marraine lui fit porter le peu de ses affaires à l'étage des lycoris, au 7ème, et les entreposa dans une chambre grandiose rouge vif. Ambre sentit son cœur se serrer d'appréhension, ce décor lui apparaissait comme la promesse de jour encore plus sombre. Le souvenir de la chambre rouge lui revînt en mémoire, ça la dégoutait, cette marque indélébile sur sa peau lui brûlait comme une plaie ouverte, lui rappelant ce qu'elle venait de subir et ce qu'elle devrait porter jusqu'à la fin. 

Julia et Hyacinte était considérées comme les joyaux du bordel Rodriguez, elle était les deux seules prostitués à avoir droit à une chambre individuelle, des client importants, et des cadeaux extravagants, ici, elles étaient l'égale de déesse de la luxure et de la beauté. Les colombiennes, parfaites et intimidantes, souriaient à son arrivée. Ambre se sentit minuscule, comme une poupée jetée dans ce décor luxueux et pervers. Leur beauté étaient époustouflante, pourtant Ambre se perdit dans leur yeux bleu, cette avidité à peine dissimulé, une faim insatiable, une dépendance au plaisir et à la douleur qui la terrifiait sans mesure.

Elles lui apprirent toutes les règles que James avaient mises en place, sur la chambre rouge, sur le traitement des catins. Avec ces explications, l'ombre imposante du baron s'effrita quelque peu, James était cruel ce n'était un secret pour personne, mais il avait des règles stricte concernant ses filles. Les vierges attendraient leur 18 ans, et il choisirait personnellement leur partenaire, contrairement à ce qu'Ambre avait subit dans son dos. C'est pour ça qu'il était furieux, Dolores a prit la décision seule.  D'un certain côté, même si le baron était un homme glaciale et maniaque du pouvoir, il avait pitié des plus jeunes dans son bordel, mais les affaires étaient les affaires, à ses yeux les plus jeunes étaient juste de la marchandise avec un train de retard.

Son quotidien à l'étage des Lycoris débuta rapidement, même si elle ne servit plus aucun client, Dolores continuer de la former, utilisant sur elle toute sorte d'objet sexuel. Ambre n'était pas dupe, Dolores passait ses nerfs sur elle depuis que James lui avait remonter les bretelles.

Chaque séance avec elle était une descente dans les tréfonds, Dolores ne se contentait pas de l'humilier physiquement ; elle jouait avec son esprit, avec ses émotions.

- il faut souffrir pour plaire, disait-elle souvent, un sourire vicieux aux lèvres alors qu'elle serrait un nouvel instrument dans ses mains.

Ambre serrait les dents, refusant de montrer ses larmes. Mais à chaque torture, une partie d'elle se brisait un peu plus, comme si toute son âme se retrouvé noyé, incapable de reprendre son souffle, s'étouffant dans la souffrance.

Les jours se succédèrent, chaque nuit apportant son lot de souffrance qui alourdissait ce poids sur ses frêles épaules de jeune adulte, et malgré tout Ambre restait persuadée qu'elle pouvait le supporter, qu'elle finirait par ne plus rien ressentir. Mais à chaque fois que Dolores passait la porte, la colère, la douleur et la tristesse s'entremêlait dans un tourbillon d'émotion qu'elle avait de plus en plus de mal à contenir.  Ses pensées devenaient chaque soir un peu plus sombre et dangereuses, chaque regard dans le miroir la révulsait : Que suis-je devenue ?

Ambre ne comptait plus les jours, elle se nettoyer avec dégout, ses nuits étaient emplie de cauchemar et la journée lui prouvait que c'était bien la réalité, jusqu'à ce jour, c'était un mardi ou bien un dimanche, elle n'en n'avait plus aucune idée.  Dolores l'avait mise à quatre patte, elle l'avait fouetter jusqu'au sang et désormais, avec le sourire aux lèvre, elle lui avait insérer trois vibromasseur, Ambre incapable de se retenir pleurait à chaude larmes.

- Arrête de pleurnicher, répéta Dolores appuyant sur le bouton pour augmentait l'intensité.

La marraine souffla, se déplaçant devant Ambre qui la fixait avec rage, elle lui saisit les cheveux, les tirant avec force.

- Ne me regarde pas comme ça, ordonna la marraine, ses trait se déformant sous la colère, mais voyant qu'Ambre continuer de la fixer elle lâcha ses cheveux avant d'attraper sa main.

Ambre sentit l'os craquer avant même de réaliser ce qui s'était passé. La douleur éclata dans ses doigts, montant le long de son bras comme un feu brûlant. Dolores, avec son sourire narquois, serra un peu plus sa main meurtrie.

- Pour plaire, il faut souffrir, répéta-t-elle calmement, comme une leçon apprise par cœur.

Mais Ambre n'entendait plus rien, la douleur était insoutenable, mais ce n'était pas seulement ses doigts brisés. C'était son esprit qui craquait sous le poids de tout ce qu'elle avait enduré jusque là. Elle n'était plus qu'un jouet, qu'une marionnette entre les mains de la marraine. Ce jour-là, quelque chose en elle se brisa pour de bon.

Ce soir-là, lorsque Dolores quitta la chambre, Ambre resta allongé sur le ventre un moment, un moment qui lui parut une éternité. Son corps était en sueur alors que les draps était tachés d'urine et de larmes, en silence, elle continuait de fixait ses doigts déformait par cette femme cruelle.

Quelque goutes tiède roulèrent de nouveau sur ses joues, mais cette fois-ci ce n'était pas par tristesse mais par désespoir, elle avait essayé de tout supporter, mais il fallait se faire une raison, il n'y avait plus d'avenir pour elle, il ne restait plus que la souffrance et les yeux bruns de cette femme abominable.

Dans un brouillard assourdissant, Ambre se redressa et son regard se perdit dans la pièce, comme si elle cherchait une réponse à toute ces questions. Elle baissa les yeux, le drap, bien que sale et humide lui apparu comme la clé de sa délivrance, une pensée naquit, calmement, presque apaisante : Il faut que ça s'arrête.

Lentement Ambre l'enroula autour de son cou avec une délicatesse presque aimante, comme si elle préparait un dernier geste d'amour envers elle-même. Il n'y aurait plus de douleur ni de souffrance, plus de cris et de violence. Juste la paix et le silence.

Elle n'entendait plus rien, sauf le battement frénétique de son cœur, le dernier témoin de sa lutte silencieuse. Elle se laissa doucement glisser, ses pensées devenant plus floues, mais lorsque l'air commença à lui manquer, l'image de Jason éclata dans son esprit, clair et lumineux.  Un souvenir banal de son frère la poussant sur la balançoire la fit hoqueter en secouant la tête de manière frénétique : Non, pensa-t-elle, s'agrippant désespérément aux barreaux de son lit : si je fais ça, il mourra aussi.

Le jour de ses 18 ans, après deux ans de captivité dans cet enfer, Ambre Davis fut livrée aux désirs des hommes. Elle avait cru avoir déjà touché le fond, que la souffrance avait atteint son paroxysme. Mais ces hommes-là... Ils n'étaient pas simplement des clients, ils étaient les démons de cet enfer, prêts à lui révéler une autre facette de l'abomination humaine.

Ce rite de passage, fêté pendant quatre jours comme une malédiction, était une épreuve de brutalité et de violence sans limite. chaque fille fêtant sa majorité devaient subir la voracité insatiable des clients.

Durant ces jours, le temps n'était plus qu'un mot vide de sens pour Ambre, chaque coup, chaque acte résonnait dans le vide, elle n'avait plus peur,  ni de Dolores de James ou de la mort.

Tout ce qui était important désormais, était de ressentir à nouveau, n'importe quoi de n'importe qui, pour l'empêcher de sombrer dans ce néant.

Les mois défilèrent à une vitesse folle après ces 18 ans et la douce Ambre ne devînt plus qu'un souvenir flou, elle n'était qu'une enveloppe vide, sans âme, sans foi, possédé par le sexe, obsédée par la douleur, asservi par cette violence incessante, elle l'embrassait à pleine bouche, recherchant dans cet brutale étreinte le plaisir, toute cette dépravation ne fut plus seulement un tourment, ce fut son ultime libération.

Les cris des autres filles n'atteignirent plus ses oreilles, leurs douleurs, tout était insignifiant, il n'y avait plus que le vide, et l'inexistence, elle n'était plus Ambre , elle n'était plus qu'une créature nourrie par le désespoir, elle était devenue ce qu'ils voulaient, elle était devenue folle.

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