Où tu veux, quand tu veux!

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Summary

Moi, mon job c'est baiser. Le sexe c'est ma passion, ma grande œuvre, ma... nan, j'rigole, j'fais ça pour le fric et pour voler leur âme à de pauvres types, aussi, un peu... A vrai dire, je suis une succube. Mon pouvoir : réaliser vos fantasmes. Envie d'une partie de jambe en l'air en Terre du Milieu ? En route ! Envie de faire un tour dans un cachot de Poudlard ? On prend un balai et on y va ! Petite envie de Star war ? On passe la vitesse lumière et c'est comme si c'était fait... Alors ? Ce sera quoi pour vous ce soir ?

Status
Ongoing
Chapters
4
Rating
5.0 3 reviews
Age Rating
18+

Le trou du Hobbit


1- Le trou du Hobbit

La porte de l’ascenseur se referma sur moi dans son couinement caractéristique. Décidément, il faudrait que Fred se décide à appeler l’entreprise d’entretien, ce truc tombait en ruine et un jour il tomberait aussi du dernier étage en mode chute libre.

J’appuyai machinalement sur le bouton rez-de-chaussée.

Et vous passerions dans le journal local.

Le bouton clignota.

Ou un peu plus. Le député Mongazon ayant pris ses habitudes dans l’établissement.

« Décès du député de gauche Guillaume Mongazon dans un hôtel à pute !»

Un chouette gros titre… un bon gros scandale… À n’en pas douter, ça nous ferait une pub d’enfer, et monter les prix aussi.

La cabine se secoua, trembla. L’engin de mort amorça sa descente avec une lenteur à concurrencer un escargot neurasthénique. Je tirai de ma poche mon téléphone, vérifiai les paramètres du rendez-vous sur l’application de l’hôtel :

Durée : Trente minutes.

Thème : hobbit-bourg (Seigneur des Anneaux).

Prestation : sexe oral.

Statue du paiement : validé, en attente de transfert.

Rien de très compliqué et il avait envie de prendre son temps… ou de faire du tourisme… Peu importe. Qu’il profite du décor après tout, si ça lui faisait plaisir.

L’ascenseur s’immobilisa et me secoua d’un coup sec. Je jetai un rapide coup d’œil à mon reflet dans le miroir au fond de la cabine.

Cul moulé dans une jupe trop courte.

Nichon prêt à bondir hors du décolleté.

Lèvres rouge écarlate.

Le reste ? Les clients s’en fichaient comme de leur première capote.

La porte s’ouvrit sur le hall de l’hôtel. La déco d’une neutralité à toute épreuve le rendait difficile à différencier d’un Ibis Budget ou d’un B&B. Fred avait poussé le vice jusqu’à faire installer un distributeur de produits de première nécessité tel que du dentifrice, ou des rasoirs… ainsi qu’un présentoir de brochures touristiques. Disneyland, Le Futuroscope, le Zoo de Beauval…

Ne pas faire peur au client.

Je soupirai. Ça manquait quand même de charme tout ça.

Cependant, il n’avait pas tort, le client était une petite chose impressionnable… enfin jusqu’à ce qu’on passe la porte de la chambre généralement…

Mes talons claquèrent sur le dallage du hall tandis que je m’approchai du comptoir de l’accueil. La haute silhouette de Fred s’affairait entre le téléphone et l’ordinateur. Je m’accoudai un instant, attendant qu’il ait une seconde pour m’accorder son attention. J’en profitai pour le détailler. J’aimais sa peau sombre, les traits anguleux de son visage et son oreille…

Ma bouche… ma langue… cette oreille… Mon imagination dérapa quelque peu.

— Gigy ! s’exclama-t-il sans lever les yeux de son écran.

— Oui ? lui répondis-je d’un ton rêveur.

— Garde ton pouvoir pour les clients.

Il fronçait les sourcils, l’esprit en tension... De toute évidence, ce n’était pas la seule chose tendue par ma présence.

— Laisse-moi rêver un peu.

— Ça ferait mauvais genre que je t’encule sur le comptoir devant les clients.

— Je suis une succube, alors moi ça ne me dérange pas, répondis-je nonchalamment.

Il soupira et délaissa son ordinateur. Il se tourna vers moi, son regard n’alla pas plus loin que mes seins.

L’idée de son sexe entre eux alla de mon esprit au sien, ce qui le raidit encore davantage.

— Gigy ! Arrête ça tout de suite !

Il n’était pas très content.

— Rabat-joie !

Je cessai mon manège. Il se détendit, soupira. Son regard arriva à monter jusqu’à mon visage.

Oh, il était vraiment fâché en fait.

— Ton client t’attend là-bas.

Il désigna d’un coup de menton un homme attablé dans l’espace cafétéria devant un gobelet de café.

— Merci !

Je lui lançai un large sourire… et l’idée de sa queue dans mon cul.

Je ne m’attardai pas au comptoir de l’accueil, de peur qu’il mette sa menace à exécution. Pas que l’acte me dérange, mais après j’allai être en retard. Je me dirigeais vers l’homme au café.

La trentaine, pas très grand, râblé… pas moche non plus. Il avait un petit côté endimanché dans sa chemise et son classique pantalon en toile beige. Il s’était fait beau.

S’il savait à quel point je n’en avais rien à faire. Ma seule exigence était qu’il soit propre.

Il sentait le savon, le déodorant et un peu d’après-rasage bon marché.

Visiblement, il avait suivi les instructions.

— Bonjour !

Il fit genre qu’il ne m’avait pas vu, alors qu’il me suivait du regard depuis que j’étais sorti de l’ascenseur.

— Je suis Gigy !

Son regard peina à monter jusqu’à mon visage pour se fixer sur ma bouche. Me rappelant de la prestation, je lui envoyais une image de mes lèvres se refermant sur sa bite.

Il rougit.

Oh, comme c’était mignon.

— Nous avions rendez-vous à quinze heures.

Il était quinze heures deux.

J’attendis une réponse quelconque.

Pas très causant le monsieur.

— Si vous voulez bien venir avec moi.

Un instant je crus qu’il n’allait pas me suivre et rester planté devant son café… Je pourrai toujours retourner embêter Fred à l’accueil et me faire défoncer le cul dans la lingerie en sous-sol… mais j’avais déjà tellement vampirisé l’énergie de ce pauvre Fred, qu’il en était sans saveur.

Je souris de manière encourageante à mon client.

J’avais besoin de varier mon alimentation… en plus de renflouer mon compte en banque.

L’homme se décida enfin à se lever.

Il me suivit jusqu’à l’ascenseur.

— Je…

Il bégaya.

— J’ignorai que l’endroit avait des chambres à thème.

La porte s’ouvrit.

— Ce ne sont pas vraiment des chambres à thème…

Pas du tout même.

— Mais vous verrez cela le moment venu.

Il fronça les sourcils, mais ne posa pas d’autre question. Son petit air mal à l’aise m’attendrit.

L’ascenseur nous secoua et nous conduisit mollement au deuxième étage.

Il n’avait vraiment aucune idée d’où il mettait les pieds. Encore heureux ! Il aurait vraisemblablement pris ses jambes à son cou s’il savait que j’étais une succube qui n’allait pas juste lui pomper la queue moyennant finance, mais que j’allais en même temps lui voler une bonne dose de son énergie vitale.

Pour lui occuper l’esprit, je lui envoyai quelques idées d’activité à faire avec mes nichons.

Il regardait fixement un point par terre.

Trop chou.

Je le conduisis à travers l’étage, jusqu’à la chambre 203.

Mon antre.

Je la déverrouillais en plaquant mon téléphone sur la serrure magnétique.

Déclic.

Je poussais la porte et fis un pas de côté.

— Je vous en prie, passez en premier.

Après tout, il avait payé assez cher pour le thème, autant le laisser découvrir les lieux en premier. Moi, après tout, je m’en fichais complètement. Le sexe à thème, c’était mon fonds de commerce. La particularité de mon pouvoir était d’être capable de créer une illusion mentale suffisamment dense pour donner l’illusion qu’on se trouvait dans cet ailleurs.

En l’occurrence, là, on allait chez les Hobbit.

Hobbit-bourg

Dans la Comté.

J’avais dû visionner en détail tous les films, et lire en détail les livres pour créer ce décors… Le Seigneur des anneaux était un thème très demandé, de la Comté au Mordor, j’avais baisé à peu près partout.

Je suivis mon client dans mon antre redécoré en trou de hobbit.

Pas très classique, mais pourquoi pas.

— Monsieur ?

Mon client pétrifié par la vision sursauta. J’étais assez fière de moi sur ce décor. J’avais eu le souci du détail, chaque petit objet du film était là, jusqu’au paysage à la fenêtre donnant sur la Comté, avec même quelques figurants allant et venant pour faire réaliste…

Mon client totalement éberlué examina la pièce. Le regard complètement halluciné, il fit quelques pas dans la pièce.

3

2

1

Et comme tout nouveau client, celui-ci parti dans une sorte de frénésie touristique, se précipitant d’un coin à l’autre, examinant le moindre objet avec excitation.

Au moins, il était content.

Soudain, il se jeta à la fenêtre et l’ouvrit.

Le bruit, les odeurs, le vent de la Comté s’engouffrèrent dans la pièce.

J’avais vraiment poussé le vice du détail très loin.

D’ailleurs en parlant de vice.

J’avais faim.

Je me rapprochais de lui et posai les doigts sur sa nuque.

Son attention bascula brusque du décor à moi.

— Vous avez payé pour une prestation…

Autant en finir vite, il aurait le temps ensuite de faire le touriste… enfin dans la limite des trente minutes payées, après la chambre redeviendrait juste une chambre d’hôtel standard, digne des pires zones commerciales.

Je l’entrainais vers le fauteuil que j’avais prévu à cet effet à côté de la cheminée. Je le repoussais pour le forcer à s’assoir. Je captais toute son attention, l’emprisonnai.

— Avec ou sans vêtement ?

Ma question le perturba, il hésita.

— Sans.

Bien monsieur.

Je m’écartai. Je déboutonnais mon chemisier lentement, libérant mes seins. Le vêtement tomba sur le tapis sans bruit. Mes mains s’attardèrent sur mes mamelons, mes doigts glissèrent sur mes aréoles, pincèrent mes tétons dressés.

La respiration du client changea. Je me gardais bien d’entraîner son esprit sur cette pente-là. Il n’avait pas payé pour cette prestation.

Je fis glisser ma jupe sur mes jambes, le laissait baver un peu devant la dentelle arachnéenne qui ne dissimulait rien de mon sexe. Je recentrai son esprit sur la prestation payée lorsque je retirais cette fine lingerie. Les dépassements d’honoraires, très peu pour moi.

Son obsession tournée entièrement sur ma bouche, je quittais mes escarpins.

Entièrement nue.

En silence.

Je m’approchai de lui. Instinctivement, il écarta les cuisses pour m’inviter.

Son sexe en érection tendait la toile de son pantalon.

Je me postai entre ses cuisses, le laissai caresser ma peau, saisir mes seins, glisser sa main entre mes cuisses, explorer ma fente de ses doigts. Son regard ne quittait pas mes lèvres.

Je pris ses poignets, écartai ses mains.

— Laissez-moi faire.

Je portais ses doigts humides à ma bouche, les léchai, les suçai… et les repoussai.

Il était mûr à point.

Je m’agenouillai. D’une main experte, je détachai sa ceinture, ouvris son pantalon et libérai sa queue turgescente.

J’écartais les vêtements, le mettant à nu.

Il vibrait, tremblait, quand mes doigts glissèrent le long de son membre.

Son souffle se saccada.

Tout son corps réagit au contact de mes lèvres, au jeu de ma langue sur la peau sensible de son gland.

Je le pris en bouche.

Entièrement.

Il laissa échapper un râle. Sa main se posa sur mes cheveux, m’invitant à le prendre plus encore. Me baisant la gorge.

J’obéis.

Le client est roi.

Surtout quand il a payé.

Son sexe glissa dans ma bouche, je pompais, suçait, l’emmenait au point de rupture.

Tout son être se raidit dans son orgasme.

Je profitais de sa jouissance pour me délecter de son énergie vitale en même temps que de son éjaculation.

Il allait être épuisé pendant des jours.

Je libérais mon client.

Je ramassai mes vêtements et me rhabillai.

— Il vous reste du temps, je vous laisse profiter du décor.

Je le laissai reprendre ses esprits et quittai la scène.

Je tirai mon téléphone de ma poche.

Où mon prochain rendez-vous allait-il m’emmener ?

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