Le vendeur de fantasmes 🔞

All Rights Reserved ©

Summary

Ella a beaucoup de fantasmes et elle en a marre qu'ils ne soient que dans sa tĂȘte. Elle veut les rĂ©aliser et trouve par hasard un 'vendeur de fantasmes', qui dit ĂȘtre capable de rĂ©aliser ses rĂȘves les plus fous. Il voit en elle un produit qui peut lui rapporter gros et utilisera ses besoins pour combler les siens.

Status
Ongoing
Chapters
21
Rating
4.5 12 reviews
Age Rating
18+

Prologue

- Pourquoi avez-vous fait appel Ă  moi, Ella ?

- Parce que vous ĂȘtes un vendeur de fantasmes et que j’en ai beaucoup.

L’homme me toise de la tĂȘte aux pieds. Il ne m’observe pas comme un prĂ©dateur, mais comme un produit. Il m’évalue. J’ai fait beaucoup d’efforts pour travailler mon maquillage sombre, mes boucles chĂątains et j’ai dĂ©pensĂ© une fortune dans ma robe, assez courte pour dĂ©voiler des sous-vĂȘtements en dentelle tout aussi coĂ»teux.

- Quel Ăąge avez-vous ?

- Vingt-cinq ans.

- Et quels sont vos fantasmes, Ella ?

Il prononce mon nom en faisant glisser les « L » sur sa langue, comme pour me charmer. Il n’est pas particuliĂšrement beau, mais son apparence le rend charismatique. Il porte un costume Ă  cravate noir, par-dessus lequel il a enfilĂ© un trench coat. Il porte des gants et ne les enlĂšve mĂȘme pas pour fumer.

- J’en ai beaucoup.

- Comme ?, insiste-t-il en prenant une premiÚre latte, recrachant sa fumée sur mon visage.

L’adrĂ©naline m’empĂȘche de m’occuper de ce qui m’entoure, de cette ruelle dĂ©labrĂ©e et mal famĂ©e. Nous nous sommes rencontrĂ©s dans cet endroit isolĂ©, pour conserver nos identitĂ©s et nos intentions. En tombant sur lui sur le Dark Web, je savais dĂ©jĂ  que nous ne nous verrions pas dans un restaurant chic ou au bowling.

- Les plans Ă  plusieurs.

- C’est tout ?

- Les gorges profondes.

- Mais encore ?

Une idée me vient, mais je bloque. Il tique, recrache la fumée de sa nouvelle latte et sourit.

- Vos fantasmes sont banals, Ella. Je ne vends pas du sexe vanille.

Je ne recherche pas de sexe vanille. J’en ai assez. Etre traitĂ©e comme une princesse ne m’intĂ©resse pas. Moi, ce qui me fait tripper, c’est les snuff movies, les mises en scĂšnes, les trucs gore. Je veux du sexe poussĂ© Ă  l’extrĂȘme, violent et Ă  la limite du raisonnable.

- Je rĂȘve de me faire prendre pendant que je dors.

- Hm... IntĂ©ressant. Ce n’est pas commun, en effet. Dites m’en plus.

- Je ne veux pas faire semblant de dormir. Je veux ĂȘtre plongĂ©e dans un sommeil et utilisĂ©e comme un objet.

Ca y est, c’est dit. Ce fantasme est enfoui depuis si longtemps, ça fait beaucoup de bien de le sortir. Et cet inconnu ne m’inspire que du mystĂšre, pas de danger, ni de jugement. D’aprĂšs ce que j’ai pu trouver sur lui, son mĂ©tier est d’assouvir tous les fantasmes. Et il a insistĂ© sur « tous les fantasmes ». J’imagine qu’il trempe dans des trucs louches, mais je m’en fiche. Je l’ai contactĂ©, et je suis face Ă  lui aujourd’hui. Il est trop tard pour faire marche arriĂšre.

- Tous ces fantasmes ont un point commun.

- Lequel ?

- La perte de contrĂŽle.

Il termine sa cigarette, la jette, l’écrase, recrache sa fumĂ©e vers moi.

- Avez-vous déjà essayé des donjons BDSM ?

- C’est trop compliquĂ© d’y entrer, et je suis presque sĂ»re que ça ne me correspondra pas. Je ne veux pas obĂ©ir, je veux ĂȘtre forcĂ©e, utilisĂ©e. Et je veux prendre le plaisir comme il vient, ne pas devoir ĂȘtre liĂ©e Ă  quelqu’un tout le temps.

- Alors, vous voulez me payer pour ĂȘtre baisĂ©e tout de suite ?

Ses mots sont crus, mais il a touchĂ© dans le mile. Je me redresse, rĂ©alisant qu’il est plus petit que moi, sĂ»rement Ă  cause de mes talons.

- Oui.

- Vous dites avoir beaucoup de fantasmes. J’ose imaginer qu’il vous en reste en rĂ©serve.

- Oui.

- Cela va vous coûter trÚs cher.

- J’ai vu que vous vendiez des cassettes de snuff movies.

- Ah !

Il sourit et lĂšve ses sourcils, intriguĂ©, surpris, mais amusĂ© par ma recherche complĂšte d’informations. Il rĂ©alise qu’en utilisant ce terme, je comprends de quoi il s’agit.

- Tu veux ĂȘtre filmĂ©e ?, me tutoie-t-il soudainement.

- Je ne sais pas combien cela vous rapporte, mais je suis prĂȘte Ă  vous laisser toutes les images. Tant que vous comblez mes fantasmes.

- Vous me semblez trÚs frustrée, Ella.

- Je le suis. Et je ne trouve personne pour me combler.

Il me regarde Ă  nouveau de la tĂȘte aux pieds, cette fois avec plus de dĂ©sir dans les yeux, et une pointe de sournoiserie. Il m’imagine sĂ»rement en train de me faire utiliser et filmĂ©e. Je semble l’intĂ©resser. Du moins, je l’espĂšre.

- Beaucoup de jeunes femmes dĂ©sespĂ©rĂ©es viennent Ă  moi. Mais toutes n’ont pas le courage d’aller jusqu’au bout. Qu’est-ce qui me dit que vous ne vous dĂ©filerez pas Ă  la derniĂšre minute ?

- De quelle preuve avez-vous besoin ?

Je suis prĂȘte Ă  tout. Je peux me mettre Ă  genoux, le sucer, ou le laisser me pĂ©nĂ©trer dans cette ruelle, sans remords. J’en ai marre de cette vie monotone, j’ai besoin de m’envoler, de perdre le contrĂŽle.

- Filme-toi en train de te doigter innocemment, comme si tu ne savais pas que tu étais filmée. Et envoie-moi la vidéo.

- Qu’allez-vous en faire ?

- La vendre. Ce n’est pas ce que tu viens de me proposer ?

- Si. Et je tiendrai ma promesse.

- Parfait. J’ai hñte de voir cela.