Emilya

All Rights Reserved ©

Summary

"Enfin libre ... mais cette nouvelle vie me laisse un goût amer, me rappelant à chaque instant l'horreur de ma vie avec lui. Hell, cet homme que j'ai aimé et qui m'a brisé. Il m'a envoyé à l'autre bout du pays, sans lui, et je suis maintenant livrée à moi-même. Seule. Libre. Mais pour combien de temps ? " TW : Violences physiques et verbales, v*ols, langage vulgaire, sexe explicite, usage de drogues

Status
Complete
Chapters
91
Rating
4.8 9 reviews
Age Rating
18+

Prologue

Tout à commencé à mon adolescence.


D’apparence fluette et candide, en partie grâce à ma blondeur et à mon regard vert angélique, j’ai dû trouver un moyen de sortir du rang. Il faut dire qu’en plus de ces tares, ma croissance s’est arrêtée extrêmement tôt, me faisant culminer à la magistrale hauteur d’un mètre cinquante-six. Autant dire que j’ai rapidement développé un complexe d’infériorité. Alors pour y palier, j’ai tout fait pour que l’on ne me prenne pas pour cette petite fille fragile que je ne voulais pas être.


Mon quartier aidant, j’ai commencé à traîné dans Brooklyn et à sécher les cours. J’ai changé de look, optant pour des jeans déchirés, des tee-shirts à l’effigie de groupe de rock ou arborant des phrases provocantes et un maquillage noir très accentué.

Pour mon plus grand plaisir, j’ai enfin été remarquée et j’ai pu me fondre dans la masse de lycéens qui m’entouraient. Pour compenser ma taille, j’ai toujours été la première à me faire remarquer. Clopes, bières puis joints, whisky, je repoussais mes limites à chaque fois, tout ça pour plaire à mes pairs. Mes notes, déjà pas glorieuses, se sont effondrées et ma mère peu présente par son travail, s’est complètement désintéressée de moi.

Je sortais tard le soir jusqu’à aller le lendemain en cours avec la gueule de bois ou alors je n’y allais pas, restant à traîner dans les quartiers malfamés qui n’avaient presque plus aucun secret pour moi. Le retour de bâton ne mit pas longtemps à se manifester et malheureusement pour moi, cela changea ma vie à tout jamais.

Avec quelques potes, nous traînions en pleine nuit aux abords d’une rue peu recommandable, buvant et fumant tel des inconscients provoquant le monde hostile autour de nous.

-Et Em’ t’es pas cap, d’aller taxer une clope au mec appuyé sur sa caisse.

-T’as rien de plus dur ? Fanfaronnais-je.

-Attends, j’ai pas fini. Si il refuse, tu dois lui pourrir la gueule.

-Ok.

Alors que je m’éloignais vers le type, confiante, j’aurai dû être plus curieuse et peut-être que j’aurai entendu certains de mes « amis » s’offusquer de ce challenge. Mais tant pis, j’étais déjà partie et hors de question que je fasse demi-tour.

Ma fierté m’aura coûté cher.

Appuyé sur une vieille muscle car blanche, il me vit me diriger droit sur lui puis lorsque je fut devant lui, ma voix m’abandonna. Malgré son aura impressionnante, il me plut instantanément. Un véritable coup de foudre. Un visage fin aux traits marqués, le teint légèrement halé, les cheveux bruns plaqués en arrière, des yeux bleu glacial animés d’une étincelle de vice et ce sourire … C’était lui. Il serait mon premier amour, je le savais au plus profond de moi.


-Tu es perdue cara mia ? Tu ne devrais pas être sagement dans ton lit à cette heure ? Sourit-il moqueur.

Les hommes l’entourant se mirent aussi à rire. Encore et toujours des vannes sur ma taille. Sans le savoir, il avait visé juste. Les poings serrés, la tête haute, je pris enfin la parole.

-T’as pas une clope ?

Les rires redoublèrent et l’homme ne cacha pas son hilarité mais me tendit l’objet de mon pari.

-Tiens, sers-toi.


Alors que je tendais la main vers le paquet, il s’empara de mon poignet et me rapprocha vivement de lui, me laissant les yeux écarquillés de surprise et le cœur battant.

-C’est quoi ton nom ? Me demanda-t-il tout en soulevant mon menton pour que je le regarde.

-Emilya.

-Hell, enchanté.

Hell, la petite frappe montante de Brooklyn, fils d’un des plus grands mafieux italiens. Sa réputation le précédait bien avant notre rencontre.

Devant mon air effrayé, il se moqua de moi.

-Allez Milya, va rejoindre tes potes.

Lorsqu’il me lâcha, je murmurais un « merci » en baissant le regard et fit demi-tour.

-On se reverra ! Cria-t-il alors que j’accélérais le pas.



Il avait raison.