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Summary

Les compétitions de surf rythment la vie de Matt depuis son entrée dans la famille Jones à l’âge de 8 ans. Mais un accident de moto vient tout chambouler. Blessé physiquement et psychologiquement, il refuse l’aide de ses proches et surtout de Mia Jones pour qui il éprouve désormais des sentiments autres que fraternels. Sentiments réciproques qu’il repousse, incapable de faire face à son handicap et d’autres problématiques personnelles. Malgré les efforts de ses amis pour l’aider à reprendre le cours de son existence, Matt leur oppose un refus buté, rejette l’idée d’un retour au surf. Plus jamais il n’affrontera une vague encore moins une Big-wave. Lorsqu’un drame survient et vient bousculer les sentiments de Matt, que des rencontres viennent soudain le motiver à se reconstruire, l’amour de Mia, les paroles blessantes de sa mère, deviennent un moteur puissant. Débute alors un combat quotidien à la fois physique et émotionnel. Mia s’implique alors à trouver des idées pour le faire avancer dans sa phase d’acception, dans les deuils qu’il doit faire, tout en faisant le sien propre. Mais cela suffira-t-il pour que Matt s’ouvre les portes d’une nouvelle vie dans laquelle Mia prendrait la place dont elle rêve depuis l’adolescence ?

Status
Ongoing
Chapters
23
Rating
5.0 1 review
Age Rating
16+

Prologue

Matt

J’émerge d’un lourd sommeil sans rêves et totalement perclus de douleurs. J’en cherche les raisons en sondant ma mémoire, mais celle-ci me fait défaut. Un bip accroche mon attention. Je fronce les sourcils, étonné.

Bon sang, qu’est-ce que je fiche à l’hosto !

Car, à l’évidence, c’est bien là que je suis. Tout, autour de moi, me le confirme : murs blancs, moniteurs de surveillance, perfusion, lit médicalisé. Et moi, dedans.

Et putain que j’ai mal!

À tâtons, je cherche la sonnette pour appeler à l’aide. Elle ne doit pas être loin. J’ai passé pas mal de jours auprès d’Ethan, lors de sa propre hospitalisation, pour savoir que les infirmières la posent à proximité du patient. Merde ! Mais où est-elle ? Au même instant, une d’elles se présente sans que j’aie eu à la solliciter.

— Oh, bonjour Monsieur Sander. Vous êtes réveillé, je vois.

— Bonjour, bredouillé-je, la voix pâteuse. Qu’est-ce que je fais là ? J’ai mal partout, on dirait que je suis passé sous une voiture.

— Presque. Vous ne vous rappelez pas l’accident ?

— Euh… non.

Tout en me parlant, elle pianote sur l’appareil à la tête de mon lit, puis m’explique qu’il s’agit d’un diffuseur de morphine, comment m’auto-médiquer à partir d’un objet qu’elle fixe au drap juste à côté de mes doigts.

— La machine est calibrée pour délivrer une certaine quantité de produit. N’ayez crainte vous ne pourrez pas dépasser la dose prescrite. Et voilà la sonnette, ajoute-t-elle en la déposant également près de moi, avant de partir tellement vite qu’elle se trouve à la porte avant que je ne puisse poser quelques questions.

— Eh, l’interpellé-je, attendez !

Mais malgré mon appel, elle franchit le seuil de ce qui me semble être un box plus qu’une chambre ordinaire. D’autres bips parviennent à mes oreilles ainsi que des discussions, de l’équipe soignante, je suppose.

C’est quoi, ce bordel ! Et pourquoi se défile-t-elle comme ça ?

Je souffle, exaspéré, sonde mon esprit à la recherche d‘informations expliquant les motifs de ma présence dans ce service. La migraine s’installe, quelques bribes de souvenirs s’affichent : mon arrivée en Nouvelle-Zélande, mon installation à l’hôtel, la location d’une moto pour découvrir l’île avant la compétition à venir. Merde ! J’ai dû me planter ! Quel con !

Une angoisse soudaine me saisit, conscient que je viens de foutre en l’air cette dernière année de préparation. Quoique je puisse avoir, c’est foutu pour la compétition. J’espère être rapidement sur pieds pour participer à celles à venir. J’aimerais bien savoir à quoi m’en tenir. Et pour ça, je dois voir sous cet arceau recouvert d’un drap masquant ce tibia particulièrement douloureux. La panique s’infiltre en moi en songeant qu’il est probablement fracturé. Mon bras du même côté, me fait également souffrir, mais pas autant que ma jambe.

Putain de merde !On dirait bien que je vais me retrouver sans pouvoir surfer pendant un moment !

Le surf c’est le centre de mon univers depuis plus de vingt ans, depuis cette rencontre avec Ethan, celle qui a chamboulé ma vie à la minute où il a posé ses yeux sur moi, le jour où les Jones ont accueilli le gamin de huit ans, esseulé que j’étais. À dater de ce jour-là, je ne l’ai plus jamais été. J’ignorais encore qu’Ethan allait illuminer ma vie de multiples couleurs et la rendre exceptionnelle

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