Chapter 1
Maman pitié fais pas ça...Dis-je en pleurant
- Chut...ma chérie c'est pour nous que je fais ça
- Personne ne t'a demandé de vendre ta propre fille !!
- Ça suffit Stella tais-toi !
Soudainement on entend un bruit de moteur comme si quelqu'un de garer et mon cœur se serre. La porte s'ouvre brusquement. Deux hommes vêtus de costumes sombres entrent, leurs regards froids tournés vers moi.
- Il est temps, annonça l'un d'eux d'une voix grave.
Je recule instinctivement, mes jambes tremblantes de peur.
- Maman Je t'en supplie ne laisse pas faire ça !
Ma mère baissa la tête incapable de soutenir mon regard
- Allons, ne complique pas les choses, lança l'un des hommes en me saisissant par le bras.
- Papa aurait honte de toi s'il était encore là
Elle ne me répond pas mes mots semblent l'avoir touché. Je me débattais de toutes mes forces, criant et pleurant, mais c'était inutile. Ils étaient plus forts. Une valise que je n'avais même pas vue fut posée près de moi. L'un des hommes me guida fermement vers la sortie tandis que l'autre emportait mes affaires. Soudain, la porte s'ouvre brusquement. Deux hommes vêtus de costumes sombres entrent, leurs regards froids tournés vers moi. Une voiture noire était garée juste devant la maison. Sa présence me donna un frisson. L'homme ouvre la portière arrière et me pousse puis s'installe à côté de moi pour s'assurer que je ne tenterais pas de m'enfuir. Mon cœur battait. J'essayais de croiser le regard de ma mère, espérant qu'elle changerait d'avis à la dernière seconde.
- Pourquoi vous me faites ça ? Dis-je en pleurant alors que la voiture démarrait.
Un silence pesant s'installa. Je voyais mon quartier s'éloigner, emportant avec lui les derniers souvenirs de mon enfance. L'homme assis à l'avant se tourna légèrement pour me regarder.
- Prépare-toi, murmure-t-il d'un ton glacial. Le Patron n'aime pas attendre La voiture roulait silencieusement sur des routes de plus en plus désertes.
- Où m'emmenez-vous ? demandai-je, ma voix tremblante L'homme assis à côté de moi tourna légèrement la tête, le regard froid.
- Au manoir du Patron. Là où tout commence pour toi, répondit-il sèchement.
Je serre mes poings, les larmes coulant toujours sur mes joues. Pourquoi moi ? Que me voulait ce "Patron" dont tout le monde semblait si terrifié ? Et pourquoi m'avait-il ''acheté ?''. Après une heure de trajet, nous arrivons devant une immense grille en fer forgé avec de motifs complexes. La voiture s'arrêta et l'un des hommes abaissa la vitre pour murmurer quelque chose dans un interphone. Un bruit métallique retentit, et la grille s'ouvre lentement. Derrière, un manoir imposant se dressait. Mon cœur se serra encore davantage. Lorsque la voiture s'arrête devant l'entrée principale, les hommes descendent et ouvrent ma portière.
- Sors, ordonna l'un d'entre eux.
Je reste immobile, paralysée par la peur. Voyant que je n'obéissais pas, il m'attrape par le bras et me force à descendre. Je trébuche mais il me relève brusquement. La porte du manoir s'ouvre alors et un homme élégant apparait. Il portait un costume noir impeccable, ses cheveux soigneusement coiffés. Son visage bien que séduisant dégageait une froideur qui me glaça le sang. Son corps était imposant et musclé et ses yeux fixaient les miens avec froideur. Puis il se tourne vers l'un des hommes puis demande :
- C'est elle ?
- Oui, Patron, répondit l'un des hommes.
L'homme s'approcha de moi, son regard perçant me scrutant de haut en bas.
- Stella tu as peur n'est-ce pas ? murmure-t-il avec un sourire noir. Ne t'inquiète pas tu comprendras bientôt pourquoi tu es ici.
Je voulais crier, fuir mais mes jambes refusaient de bouger. Tout mon corps semblait figé sous le poids de son regard.
- Amenez-la à l'intérieur, dit-il en se retournant.
Les hommes me poussèrent doucement mais fermement vers la porte. À l'intérieur, le manoir était encore plus impressionnant. Les murs étaient couverts de tableaux anciens, et des lustres en cristal illuminaient chaque pièce. Mais malgré le luxe, une aura sombre régnait dans cet endroit. On me conduit dans une salle composée d'un long tapis rouge. Au bout de la pièce, une grande table était dressée et plusieurs personnes y étaient assises toutes habillées avec élégance. Leur regard se pose sur moi en silence comme si j'étais un objet exposé. Le "Patron" s'installa à la tête de la table et croisa les mains devant lui.
- Bienvenue, dit-il d'une voix douce mais ferme. À partir d'aujourd'hui ta vie change. Ici, tu seras formée, utilisée, mais jamais négligée. Tout dépendra de toi.
Je n'arrivais pas à comprendre ses mots. Une formation ? Utilisée ? Pourquoi ?
- Mais... qu'est-ce que vous attendez de moi ?
Il se leva lentement, s'approcha de moi et posa une main glaciale sur mon épaule.
- Tout ce que je veux, c'est ta loyauté... et ta capacité à obéir
Un silence pesant s'installa dans la pièce. Tous les regards étaient braqués sur moi, comme si j'étais un animal pris au piège. Le Patron me fixait toujours, son sourire froid ne quittant pas son visage. Je me sentais mal à l'aise et curieuse de savoir ce que ce patron me voulait réellement.
- Tu te demandes sûrement pourquoi tu es ici n'est-ce pas?Je hoche timidement la tête, incapable de parler.
- Ta mère... Dit-il en faisant les cent pas devant moi t'a vendu pour régler ses dettes ses dettes envers moi.
Il s'approche lentement de moi et s'abaisse pour murmurer à mon oreille.
- Et maintenant tu m'appartiens...
Ses mots tombèrent comme un coup de tonnerre. Mon cœur manqua un battement.
- Ce n'est pas possible... je chuchote, mes yeux remplis de larmes.
- Si c'est possible, confirma-t-il d'un ton glacial. Elle avait besoin de cet argent pour survivre face à ses nombreuses dettes qu'elle a laissé naitre à cause de ses problèmes d'addiction, et toi... tu étais sa solution. À partir d'aujourd'hui, tu resteras ici avec moi.
Je me mets à trembler. Je ne voulais pas y croire. Ma propre mère m'avait abandonnée... vendue. Mon monde s'effondrait. Le Patron se rapprocha de moi, plongeant son regard dans le mien.
- Tu apprendras vite à te plier aux règles, ajouta-t-il en inclinant légèrement la tête, un sourire toujours sur son visage.
Sa main se posa doucement sur mon menton, relevant mon visage pour que je le regarde.
- Ne fais pas cette tête ce n'est pas une punition. Considère cela comme une opportunité. Ici, tu seras utile... et si tu fais ce que je te demande tu n'auras rien à craindre.
Son sourire s'élargit mais son attitude restait glaciale. Je recule instinctivement mais l'un des hommes derrière moi pose une main lourde sur mon épaule pour m'empêcher de bouger.
- Oh et une dernière chose si jamais tu oses me défier tu vas le regretter toute ta vie fais-moi confiance. Emmenez-la dans sa chambre, ordonna-t-il brusquement. Elle doit se reposer. Demain nous commencerons.
Je voulais protester, supplier, mais ma voix ne sortait plus. Mon corps semblait ne plus m'obéir. Deux hommes m'attrapent par les bras et me guident hors de la pièce. Nous traversons plusieurs couloirs avant d'arriver devant une porte en bois. L'un des hommes l'ouvre et me pousse à l'intérieur. La chambre était spacieuse et luxueusement décorée. Les fenêtres étaient scellées, et la seule porte était verrouillée derrière moi une fois les hommes partis. Je me laisse tomber sur le lit, les larmes inondant mon visage. Mon esprit était envahi de questions. Pourquoi ma mère avait-elle fait ça ? Comment allais-je m'en sortir ? Et surtout... que me voulait vraiment cet homme ? Alors que je sombrais dans le désespoir, un léger coup retentit à la porte. Elle s'ouvre et une jeune femme entre portant un plateau avec de la nourriture.
- Mange, dit-elle doucement en posant le plateau sur une petite table près du lit. Tu en auras besoin pour demain.
Après avoir fini, Je ne dors pas cette nuit-là. Chaque fois que je fermais les yeux, je revoyais les visages de ma mère, son silence lourd et coupable alors qu'elle me livrait à cet homme. L'aube arriva trop vite et un bruit de porte me fit sursauter. La même jeune femme de la veille entra cette fois accompagnée de deux hommes en costumes noirs.
- Le Patron t'attend, dit-elle en évitant de croiser mon regard.
Je me lève à contrecœur, mon corps lourd de fatigue et d'angoisse. Les deux hommes me guident hors de la chambre à travers les longs couloirs du manoir. Nous arrivons devant une porte différente des autres. L'un des hommes frappa trois fois, puis l'ouvre. Le Patron était là, assis dans un fauteuil de cuir noir, derrière un bureau en bois imposant. Il était impeccablement habillé comme la veille mais cette fois, son sourire avait disparu. Il m'indiqua une chaise d'un geste.
- Assieds-toi, ordonna-t-il calmement. Je m'exécute, les mains tremblantes.
- Tu dois être confuse et c'est normal. Je vais t'expliquer clairement les choses. Ici dans ce manoir, tout le monde a un rôle. Tes parents ou plutôt ta mère a une lourde dette envers moi et toi tu es sa garantie. En conclusion, tu travailleras pour moi jusqu'à ce que cette dette soit réglée ou pas.
- Mais... c'est injuste ! Je n'ai rien demandé de tout ça ! Il se penche légèrement en avant.
- Tu n'as peut-être rien demandé mais ici ce n'est pas toi qui fixes les règles, répondit- il d'un ton glacial. Tu devras apprendre à obéir à te montrer utile. Si tu refuses... eh bien les conséquences ne seront pas agréables.
Mon cœur commence à battre fortement.
- Quelle... quelle sorte de travail voulez-vous que je fasse ? murmurai-je, la voix brisée.
- Tout dépendra de tes capacités. Mais ne t'inquiète pas tu comprendras bientôt.
Les jours suivants j'étais confuse et apeuré. Mon entraînement commença sérieusement, sous la supervision stricte de cette femme sévère qui se faisait appeler Madame Loren. Elle avait une voix tranchante et une présence imposante qui ne laissaient place à aucune négociation. Chaque jour, je passais des heures à courir, sauter, mémoriser des schémas complexes, et répondre à des tests inattendus. À chaque erreur, Madame Loren se contentait de froncer les sourcils. Mais si je protestais ou montrais des signes de faiblesse, elle devenait impitoyable.
- Tu veux survivre ici ? Alors arrête de pleurnicher, disait-elle souvent.
Mais ce n'était pas seulement physique. Ils voulaient que je change, que je devienne plus rusée, plus manipulatrice. Pendant ces séances, j'observais attentivement tout ce qui m'entourait : les portes, les fenêtres, les gardes... Chaque détail comptait pour mon plan. Je savais que je devais rester forte et concentrée. Une nuit, après une journée particulièrement difficile, je reçois une visite inattendue. La jeune femme qui m'apportait souvent mes repas entra discrètement, un air inquiet sur le visage.
- Je ne peux pas rester longtemps, murmura-t-elle en fermant doucement la porte derrière elle. Mais écoute-moi bien. Si tu veux sortir d'ici tu dois être patiente. Ils te surveillent constamment.
- Pourquoi tu m'aides ?
Elle hésita avant de répondre :
- Parce que j'ai été à ta place il y a longtemps. Et crois-moi, ce n'est pas une vie que tu veux.
Elle glissa rapidement un petit papier dans ma main avant de repartir sans un mot. Une fois seule, je déplie le message. Il contenait une carte du manoir et un seul mot : patience. Le lendemain, mon entraînement était encore plus dur. Madame Loren semblait vouloir tester mes limites.
- Tu te crois maligne, n'est-ce pas ? lança-t-elle brusquement alors que je trébuchais sur un exercice.
Je ne réponds pas. Je savais que montrer la moindre émotion ne ferait qu'aggraver les choses. Mais cette remarque me fait réfléchir : est-ce qu'ils avaient deviné que je préparais quelque chose ? Trois nuits plus tard, je décide de tenter ma chance. J'avais mémorisé les rondes des gardes et repéré une fenêtre au rez-de-chaussée qui semblait mal verrouillée. Avec la carte que la jeune femme m'avait donnée, j'avais tracé un chemin vers ce qui semblait être une sortie. Le manoir était silencieux quand je sors de ma chambre. Mon cœur battait mais je continuais, guidée par une seule pensée : la liberté. J'atteins enfin la fenêtre. Avec précaution, je la pousse doucement. Elle s'ouvrit. Mon souffle se coupa un instant. J'étais si proche. Mais alors que je posais un pied à l'extérieur, une main puissante agrippa mon bras. Je me retourne brusquement pour voir le Patron lui-même, son visage sombre.
- Tu pensais vraiment pouvoir partir ?
Mon cœur se serra dans ma poitrine réalisant à quel point j'étais dans la merde. Je voulais me débattre, mais il me tira brutalement à l'intérieur.
- Ramenez-la dans sa chambre, ordonna-t-il aux gardes qui étaient apparus comme par magie autour de nous
De retour dans ma chambre je reste assise sur le lit, le cœur brisé. Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvre à nouveau. Le Patron entra, son regard toujours aussi glacial mais cette fois de la colère brillait dans ses yeux.
- Je t'ai avertie, dit-il en s'approchant lentement. La désobéissance a des conséquences.
Il sort une petite boîte de sa poche et l'ouvre. À l'intérieur, un bracelet métallique étrange.
- À partir de maintenant, tu ne pourras plus faire un seul pas hors de cette chambre sans que je le sache.
- Considère ceci comme une leçon, dit-il froidement. La prochaine fois les conséquences seront bien plus graves.
Lorsque le Patron quitte ma chambre après avoir verrouillé le bracelet à mon poignet, je suis enfin seule pour la nuit. Mais je m'étais trompée. Moins d'une heure plus tard, la porte s'ouvre brusquement et il entra à nouveau. Cette fois, son regard était bien plus sombre.
- Tu pensais vraiment que je te laisserais sans punition après ce que tu as fait ? demanda-t-il d'une voix basse et menaçante.
Je reste sans voix, incapable de prononcer un mot. Il s'approcha lentement, les mains dans les poches de son costume parfaitement taillé. Il semblait étrangement calme, et c'était justement cette tranquillité qui me terrifiait.
- Je t'avais prévenue. La désobéissance a des conséquences. Puisque les mots ne suffisent pas, je vais m'assurer que tu comprennes... autrement.
Deux gardes entrent et me saisissent brutalement par les bras, me forçant à me lever.
-Non ! Laissez-moi !
C'était inutile. Ils m'entraînèrent vers le centre de la pièce pendant que le Patron m'observait.
- Attachez-la, ordonna-t-il. Elle va savoir ce que c'est que d'avoir affaire au chef de la mafia
Mon sang se glaça chef de la Mafia ? Je n'arrivais pas à le croire ma mère m'a vendu à l'homme le plus dangereux de tout le pays. Je fus immobilisée, mes poignets liés à une structure métallique froide. Mon cœur battait. Je tente de le supplier mais il ne semblait pas m'écouter.
- Tu ne veux pas écouter ? Très bien. Peut-être que tu retiendras cette leçon.
Il sort de sa poche un long bâton fin, une sorte de tige métallique. Je réalisais alors avec horreur qu'il s'agissait d'un instrument de torture.
- Ce n'est pas grand-chose, murmura-t-il d'un ton glacial. Juste assez pour que tu te rappelles de ne plus jamais recommencer.
Le premier coup me surprit. Une douleur vive traversa mon bras. Je retiens un cri, mordant ma lèvre pour ne pas céder. Mais il continua. Chaque coup était calculé pour ne pas laisser de blessures graves, mais assez douloureux.
- Pitié... je murmure, les larmes coulant sur mon visage
Il s'arrêta enfin, rangeant calmement son instrument comme si de rien n'était. Il se pencha vers moi son visage si proche que je pouvais sentir son souffle.
- C'est la première et dernière fois que je suis indulgent, dit-il d'une voix glaciale. Si tu recommences... je te tuerai. Compris ?
Je hoche difficilement la tête, terrifiée et épuisée.
- Bonne fille, dit-il, avec un sourire cruel.
Il fait signe aux gardes qui me détachent brusquement, me laissant tomber sur le sol, sans force. Le Patron me fixa une dernière fois avant de quitter la pièce. Lorsque la porte se referme derrière lui, je reste allongée là, tremblante, le corps meurtri et l'âme brisée. La douleur physique était terrible, mais c'était surtout ses mots qui résonnaient en moi. "Je te tuerai." Je ne pouvais plus risquer une nouvelle tentative... du moins pas tout de suite. Mais malgré la douleur, malgré la terreur qu'il venait de m'infliger, je sentais une petite voix au fond de mon cœur murmurer : Il ne gagnera pas. Un jour, tu sortiras d'ici. Cette pensée fut la seule chose qui me permet de m'endormir cette nuit-là, seule dans ma prison dorée. Cette nuit-là, j'ai pleuré toute la nuit. J'ai pleuré jusqu'à ce que mes larmes peinent à sortir. Je me suis dit que cet homme était un diable, un monstre sans âme. Comment un être humain pouvait-il infliger une telle cruauté avec une telle froideur ? À chaque fois que je fermais les yeux, je revoyais son visage, ce sourire cruel qui hantait mon esprit. Au petit matin, le soleil transperce les rideaux, illuminant la pièce silencieuse. Mes muscles étaient endoloris, mon corps me faisait souffrir à chaque mouvement. Malgré tout, je me redresse lentement. Je refusais de rester au sol comme une victime brisée. Même si la nuit avait été un enfer, je devais me montrer forte. Il ne devait pas voir qu'il m'avait presque détruite. Les jours qui suivent furent... étranges. Mouvementés, mais parfois presque normaux. Le Patron ne revient pas tout de suite. Son absence me laissait un repos même si je savais qu'il me surveillait toujours. Les gardes m'escortaient partout, me surveillant comme une prisonnière dangereuse. Ils ne me parlaient jamais, mais leurs regards étaient suffisants pour me rappeler que je n'étais pas libre. Madame Loren poursuivait son entraînement, sans un mot sur ce qui s'était passé. Ses exigences étaient toujours aussi élevées, ses ordres aussi secs. Pourtant, elle semblait presque différente. Plus prudente avec moi, comme si elle savait que j'étais à bout. Un après-midi, alors que j'étais assise dans le jardin, je remarque pour la première fois quelque chose qui m'étonne. Le jardin était immense rempli de fleurs soigneusement entretenues. Je levai la tête vers le ciel. Un ciel bleu sans nuages. Mais mes pensées furent interrompues lorsqu'un garde s'approcha.
- Retourne à l'intérieur, ordonna-t-il froidement.
Je me lève sans me plaindre. Même si mon cœur criait pour un peu de liberté, je savais que le moindre faux pas serait puni. Parfois, le Patron apparaissait sans prévenir. Chaque fois qu'il entrait dans une pièce l'air semblait devenir plus lourd, plus irrespirable. Un soir, il me fait appeler dans son bureau. Je n'avais aucune idée de ce qu'il me voulait, mais je savais que rien de bon ne m'attendait. Je suis conduite dans une immense pièce aux murs sombres, décorée avec des tableaux anciens et des meubles coûteux. Le Patron était assis derrière un bureau en bois, une cigarette à la main. Il me fixa longuement avant de parler.
- Alors, tu te comportes mieux ces derniers jours, dit-il lentement, sa voix calme mais menaçante. C'est bien. Mais n'oublie jamais... Il se leva, contournant lentement le bureau pour s'approcher de moi.
- Ici, c'est moi qui décide. Ta vie m'appartient. Et si tu recommences à désobéir...
Il ne termine pas sa phrase. Il n'en avait pas besoin. Le froid dans son regard suffisait. Je hoche la tête en silence, retenant ma respiration. Puis il se détourna brusquement, comme si je n'existais déjà plus.
- Sors.
Je quittai la pièce, le cœur battant, mais étrangement plus calme. Ce monstre pensait m'avoir brisée. Mais au fond de moi, quelque chose résistait encore. Une autre fois, Madame Loren me força à courir jusqu'à l'épuisement. Mais malgré tout cela, je m'accrochais à un invisible d'espoir. Chaque fois que je regardais le ciel depuis la petite fenêtre de ma chambre, je me promettais une chose : Un jour, je sortirai d'ici. Et ce jour arriverait. Je ne savais ni quand, ni comment. Mais il arrivera. Les jours passent et peu à peu, je m'habituais au rythme imposé par mes entraînements. Le matin, je courais jusqu'à ce que mes jambes me brûlent. L'après-midi, je suivais des cours intensifs où Madame Loren m'apprenait à me contrôler, à analyser, et à me défendre. Elle ne se montrait jamais douce mais je sentais du respect s'installer entre nous. Un jour, après un exercice particulièrement difficile où j'avais réussi à surpasser toutes ses attentes, elle s'arrêta net et me regarda avec un air sérieux.
- Tu as fait du chemin, Tu es plus forte que ce que je pensais.
C'était la première fois qu'elle me faisait un compliment et même si cela venait d'une femme qui m'avait poussée à bout, je sentais une étrange fierté en moi.
- Tu as du courage.
Le soir même, Madame Loren entra dans ma chambre, un dossier en main. Elle s'approcha de moi.
- J'ai fait un rapport au Patron. Je lui ai dit que tu étais prête pour la prochaine étape. Tu es plus forte, plus endurante, et surtout... tu as appris à obéir.
Ces mots me glacent le sang. Prête pour quoi ? Elle quitta la pièce sans m'en dire plus, me laissant seule avec mes pensées. Le lendemain, deux gardes viennent me chercher et me conduisent jusqu'au bureau du Patron. En franchissant la porte il me fixa avant de parler.
- J'ai entendu dire que tu progresses, dit-il lentement. Que Madame Loren est satisfaite de toi.
- Tu as montré de la force c'est bien. Mais n'oublie jamais... je peux tout te reprendre en un instant.
Il se leva, s'approcha de moi.
- La prochaine mission est dans une semaine, déclara-t-il d'une voix froide. Et tu partiras avec moi.
Je le regarde surprise sans oser réagir. Partir avec lui ? Une mission ? Qu'attendait-il exactement de moi ?
- Considère cela comme une épreuve, une étape décisive. Si tu réussis, tu vivras. Si tu échoues... tu connais déjà la conséquence.
- Prépare-toi.
Le jour J arriva plus rapidement que je ne l'avais imaginé. Le Patron était calme, trop calme et cela me mettait encore plus mal à l'aise. Il savait exactement ce qu'il faisait. Il ordonna à l'une de ses servantes de me préparer m'offrant un uniforme sombre conçu pour l'occasion. Tout était déjà pensé de l'apparence à l'attitude. L'instant où j'ai porté cette tenue, je compris que ce n'était plus un jeu. C'était réel.
- Prépare-toi, dit le Patron comme s'il s'adressait à une simple chose.
Il ne me donna aucune explication sur ce qui m'attendait. Une fois prête, nous nous rendons à l'aéroport privé où un jet attendait. Les gardes étaient déjà là, prêts à embarquer.
- Nous partons pour Miami aux États-Unis, annonça le Patron sa voix aussi calme qu'à son habitude. La mission commence ce soir.
Le vol se déroula et nous restons silencieux, seul le bruit des moteurs remplissait l'air. Je ne savais pas à quoi m'attendre. Ni ce que cette mission impliquait. Mais je savais que cette journée serait décisive. Arrivés à Miami, nous sommes conduits dans un hôtel luxueux. Le Patron me donna un ordre sans négociation :
- Repose-toi. La mission commencera ce soir, et tu auras besoin de toute ton énergie.
Je n'ai pas le temps de répondre qu'il disparait dans une autre pièce avec ses gardes. Je me retrouvais seule face à cette situation. Tout autour de moi était calme mais j'étais consciente que la nuit à venir pourrait tout changer. Je m'efforçais de me calmer, de me préparer mentalement à ce qui allait suivre. Le soir arriva enfin. Le Patron m'avait donné des instructions précises sur ma tenue, exigeant que je m'habille d'une manière particulière, sexy et irréprochable. Je choisis une robe noire, serrée, qui épousait mes formes et attirait le regard sans en faire trop. Mes cheveux étaient soigneusement coiffés, mon maquillage suffisant pour capter l'attention. Je savais que ce n'était pas juste une mission, mais une performance. Lorsque je descends, le Patron leva les yeux vers moi. Son regard resta figé quelques instants une lueur de jugement dans ses yeux. Il ne sourit même pas mais je sens son approbation silencieuse. Puis, aussi rapidement il détourna le regard comme s'il n'avait plus rien à dire. Il n'y avait pas de mots échangés entre nous. Juste un signal silencieux qu'il était prêt à m'emmener là où la mission allait se dérouler. Nous arrivons dans un endroit chic, un club privé où la musique battait à plein volume. Les lumières tamisées et l'ambiance créaient une atmosphère à la fois mystérieuse et dangereuse. Il y avait des gens partout, des hommes puissants, des femmes séduisantes. Mais je savais que parmi eux, certains étaient là pour plus que pour s'amuser. En entrant dans la grande salle, tous les regards se tournèrent vers moi. Je sentais les yeux des hommes sur moi, scrutant chaque détail de mon apparence, et des femmes me jugeant silencieusement. Je ne pouvais pas m'empêcher de me sentir vulnérable, mais aussi puissante car je savais que tout cela faisait partie du jeu. Au fur et à mesure que la soirée avançait, l'angoisse montait en moi. C'était un environnement où il était facile de se perdre. Puis au milieu de la soirée, alors que les discussions et les rires emplissaient la salle, le Patron se leva, me faisant signe de le suivre. Il m'emmena discrètement dans une partie plus isolée du club, derrière des rideaux épais. Il s'arrêta devant une table en verre, où plusieurs dossiers et documents étaient disposés. Il posa son doigt sur une photo parmi les papiers.
- C'est elle, dit-il d'un ton froid en me fixant. C'est notre cible.
Je baisse les yeux sur la photo. C'était une femme, élégante. Elle était probablement plus dangereuse que la plupart des hommes présents dans cette salle.
- Tu sais ce que tu as à faire. La soirée ne fait que commencer, mais n'oublie pas : il n'y a pas de place pour l'hésitation.
Je hoche la tête, mon cœur battant plus fort. La mission était désormais claire. Tout ce qui se passait autour de moi était un simple décor. Le véritable jeu venait juste de commencer. Je n'avais pas le choix. Je devais réussir. Je m'éloigne lentement de lui, prenant un moment pour observer la salle. La cible, une femme vêtue d'une robe élégante, se trouvait non loin du bar, entourée de personnes qui semblaient vouloir attirer son attention. Je pouvais voir qu'elle était bien protégée mais sa posture montrait un certain malaise. C'était là que je devais agir, mais la question était comment. Le Patron s'éloigna à son tour en mêlant ses propres hommes aux invités. Il avait déjà son plan en tête. Je prends une grande inspiration et me dirige discrètement vers la cible. Je savais que chaque mouvement comptait et qu'une erreur me ferait échouer.
Arrivée près d'elle, je la vis rire à une plaisanterie d'un homme en costume.
Je m'approche enfin de la cible.
- Vous avez un instant ? Je voulais vous parler de quelque chose d'important.
Elle me fixa, confuse avant de hocher lentement la tête. J'avais son attention mais je savais que la moindre hésitation me trahirait.
- Bien sûr, qu'est-ce que vous voulez savoir ? répondit-elle en essayant de fuir l'homme avec qui elle parlait.
Je fis une pause, observant ses mouvements, l'instant où elle semblait perdre un peu de sa garde. C'était maintenant ou jamais.
- Suivez-moi.
Elle m'avait suivie sans protester, mais ses yeux montraient un début de méfiance. Nous étions maintenant loin des regards indiscrets, dans un coin isolé du club. Je sentais son regard sur moi. Avant même que je ne dise un mot, elle s'avança, une lueur d'inquiétude dans ses yeux.
- Vous avez beaucoup d'ennemis, n'est-ce pas ? lui demandai-je, d'une voix calme.
Elle se figea un instant, ses sourcils se froncèrent et son regard devint plus perçant. Puis, d'un ton plus ferme elle répondit :
- Et vous ? Pour qui travaillez-vous ?
Je sentais la tension dans l'air. Je n'avais même pas le temps de répondre qu'elle remarqua quelque chose dans mon regard. Elle sentit que quelque chose n'allait pas et son instinct la poussa à s'éloigner un peu, déjà prête à se défendre. Elle comprend très vite que je ne suis pas une simple inconnue. Lorsque nos regards se croisent à nouveau, elle comprend. Elle avait vu assez de choses pour savoir que je n'étais pas ici pour discuter de banalités. Sans prévenir, elle attaque. Elle me frappa violemment et aussitôt, mon visage. Je n'avais même pas eu le temps de réagir. Puis un autre, et encore un autre. Chaque coup résonnait dans ma tête. Mon visage était en sang une douleur intense me traversant mais je savais que si je n'agissais pas vite, tout était fini. Je me prends un dernier coup violent, et l'idée de l'échec m'envahit. Si le Patron apprenait que j'avais failli à ma mission, il n'y aurait pas de retour en arrière. Il me tuerait, j'en étais sûre. Si je ne suis pas déjà morte avant. Je ferme les yeux un instant, me forçant à respirer profondément. Je me rappelai alors tout ce que Mme Loren m'avait enseigné. Elle m'avait dit de ne jamais me laisser guider par la peur. J'avais été formée pour ce genre de situation. C'était un test. Si je n'étais pas capable de le passer, je ne méritais pas de vivre dans ce monde. Je rouvris les yeux, la douleur de mes blessures devenant presque insignifiante. Elle était encore là, prête à attaquer à nouveau. Mais cette fois, je réagis plus vite. Je la frappe avec toute la force que j'avais en moi. Un coup rapide, direct. Elle trébuche mais se redresse aussitôt, ses yeux remplis de rage. Nous nous lançons des coups, chacun cherchant à prendre l'avantage. Mais peu à peu, je vois la fatigue s'installer chez elle. Ses mouvements deviennent plus lents. Elle peinait à garder son équilibre, et c'est là que je frappe de nouveau. Un coup brutal à l'estomac, puis un autre à la tête. Elle s'effondra. Mais ce n'était pas encore terminé. Je savais que c'était le moment. Sans hésiter, je lui donne un dernier coup fatal. Le bruit du corps qui s'effondre résonna dans mes oreilles. Je restai là tremblante, les mains couvertes de son sang. Le choc de ce que je venais de faire me laisse figer sur place. Je m'effondre à genoux, mes mains encore collées au sang et mes pensées embrouillées. J'avais réussi oui mais à quel prix ? J'étais contente d'avoir accompli la mission, mais la réalité de ce que j'avais fait me terrifiant. Je commence à paniquer. La respiration saccadée, le cœur battant, je ressentais la montée d'une crise de panique. Tout autour de moi était devenu flou. J'avais l'impression de me perdre dans cette scène de violence. Mais au moment où je semblais sombrer dans l'inconscient, une silhouette apparaît dans l'ombre. Le Patron.
- Regarde-moi et respire, me dit-il d'une voix calme, presque apaisante, alors qu'il s'agenouillait près de moi. Tout va bien. Ce que tu ressens est normal mais tu dois te ressaisir. Et n'oublie jamais ça tu ne dois jamais laisser la peur te définir.
Il pose une main sur mon épaule, cette simple action me donnait un peu de réconfort. Il avait vu ce que j'avais fait. Il savait que ce n'était pas facile, mais il ne m'en voulait pas. Il n'avait pas besoin de mots pour que je comprenne qu'il était fier de ma réussite. Pourtant, l'image de ce qui venait de se passer me hanterait pour longtemps. Puis, il sort deux mouchoirs de sa poche et se rapproche de mon visage. Son geste me fit sursauter ce qu'il remarque.
- N'aie pas peur, dit-il d'une voix calme
Cette manière d'agir de sa part me choque je ne l'avais jamais vu être aussi calme et paraître aussi gentil. Après avoir essuyé le sang sur mon visage et mes mains comme il le pouvait et me guide hors du club et nous montons dans sa voiture. Arrivés à l'appartement de notre hôtel, il me force à m'asseoir dans son salon et ensuite il revient avec un t-shirt rempli de glaçon l'idée de l'imaginer en t-shirt me donne des frissons. D'un geste lent il commence à appliquer la glace sur mon visage tout en évitant mon regard.
- Tu as bien agi, dit-il. Mais ne t'y habitue pas. Ce n'est qu'un début. Tu dois te préparer pour les épreuves à venir.
Je n'avais ni la force de lui répondre ni la capacité de comprendre pleinement ce qu'il venait de dire. Tout ce que je savais c'était que la mission était terminée mais que le vrai défi venait à peine de commencer. Après avoir fini d'appliquer la glace sur mon visage, il ordonne à ses gardes de me conduire à ma chambre pour que je puisse me reposer. Cette nuit-là, quelque chose était différent. Alors que je me laissais tomber sur le lit, j'étais toujours en état de choc le Patron n'avait pas son attitude froide habituelle. Le lendemain matin, tout avait changé. La douceur qu'il avait montrée la veille semblait s'être évaporée comme si elle n'avait jamais existé. Lorsque je descends au rez-de-chaussée il était déjà là, habillé cette fois ci d'un simple t-shirt noir et d'un pantalon noir. Pour une fois lorsque je le regarde tout dégoût disparaît je remarque maintenant à quel point il était beau et soigné, une tasse de café à la main. Son regard froid était revenu comme d'habitude.
- Tu es en retard, dit-il simplement, sans même me regarder.
Je m'arrête un instant, surprise par son ton distant. C'était comme si la nuit précédente n'avait jamais eu lieu. Je ne réponds pas et prends place face à lui.
- Oublie ce qui s'est passé hier, reprit-il, posant sa tasse avec un bruit sec. Dans ce monde, il n'y a pas de place pour la faiblesse. Ce que je t'ai accordé hier était exceptionnel. N'attends pas que ça se reproduise.
Ses mots étaient tranchants, mais je savais qu'il disait vrai. Ce monde ne laissait aucune place aux sentiments ou aux hésitations. Je hoche la tête, déterminée à ne pas montrer la moindre tristesse. Pourquoi étais-je triste déjà ?
- Bien, dit-il en se levant. Aujourd'hui, tu vas t'entraîner madame Loren a elle aussi prit l'avion et elle t'attend. Les missions à venir seront encore plus exigeantes, et je ne tolérerai aucune erreur.
Il partit sans un mot de plus, me laissant seule à table. Je me sentais à nouveau sous pression, comme si la soirée précédente n'était qu'un rêve lointain. Mais quelque chose avait changé en moi. Je savais désormais de quoi j'étais capable, même si cela me terrifiait encore un peu. La journée fut intense. Les entraînements étaient encore plus rigoureux que d'habitude. Mme Loren me poussait à mes limites, m'obligeant à affronter mes peurs et à renforcer mes réflexes.
- Tu as bien fait hier, dit-elle à un moment, tout en corrigeant ma posture lors d'un exercice. Mais ne te repose pas. Le Patron attend toujours plus de toi, et il ne te pardonnera si tu échoues.
Ses paroles renforçaient ce que je savais déjà. Ce n'était pas seulement une mission ou un test, c'était ma vie maintenant. Et chaque jour, je devais prouver que j'en étais digne. Le soir venu, je me retrouve seule dans ma chambre, épuisée mais étrangement satisfaite. Malgré tout je savais que ce n'était que le début. Le Patron n'était pas un homme qui montrait ses émotions, mais cette nuit-là, il m'avait révélé une part de lui que peu de gens devaient connaître. Je ne savais pas ce que cela signifiait ou si cela signifiait quelque chose, mais une chose était sûre : je devais continuer à avancer, peu importe ce que cela coûtait. Cette nuit-là, épuisée par l'entraînement, je m'étais allongée sur le lit sans même prendre la peine de me changer. Mon esprit était encombré par les souvenirs de la veille, le regard du Patron, ses mots, sa douceur temporaire... mais aussi par son retour glacial du matin. Cette attitude me perturbait plus que je ne voulais l'admettre. Je finis par sombrer dans un léger sommeil mais au beau milieu de la nuit, un bruit me tira de mon sommeil. Des pas. Lents mais bien réels. Mon premier réflexe fut de penser que c'était le Patron. Après tout, il avait l'habitude de se déplacer silencieusement, et il n'était pas rare qu'il entre dans les chambres sans prévenir. Je ne bouge pas. Mais quelque chose n'allait pas. Ces pas... ils n'avaient pas la même assurance que ceux du Patron. Ils étaient hésitants, presque nerveux. Mon cœur s'accéléra, mais je gardais les yeux fermés, espérant que si je faisais semblant de dormir, cela suffirait à éviter une confrontation. Les pas se rapprochent de mon lit. J'entends une respiration, lourde et irrégulière. Ce n'était pas lui. Je le savais maintenant. Quelqu'un d'autre était là. La porte de ma chambre s'ouvre et je me redresse brusquement. Dans la pénombre, je voix une silhouette masculine, grande. Il portait un masque noir.
- Qui êtes-vous ? demandai-je, ma voix tremblante
L'homme ne répond pas. À la place, il fait un pas vers moi, et je vis un éclat métallique dans sa main. Un couteau. Mon sang se glace, mais je ne pouvais pas rester paralysée. Je me rappelais ce que le patron m'avait dit : "ne laisse pas la peur te définir". Je devais agir, et vite. Je me lève brusquement, évitant de justesse sa première attaque. Le couteau s'enfonça dans le matelas avec un bruit sourd. Il grogna de frustration, mais je n'attends pas qu'il se reprenne. Je me jette sur lui, utilisant mon poids pour le déséquilibrer. Mais il était trop fort il avait réussi à se mettre au dessus de moi son couteau tendu vers moi. Nous luttons dans l'obscurité. Je reprends l'avantage. Je le frappai de toutes mes forces puis je sens une douleur dans mon pied que je ne calcul pas. Finalement, je parviens à lui arracher le couteau des mains. Je le tenais maintenant.
- Qui t'envoie ?! criai-je, pointant la lame vers lui.
L'homme resta silencieux, mais un léger sourire tordu apparaît sur son visage. Avant que je ne puisse réagir, il lança un regard derrière moi. Une voix froide et familière résonna dans la pièce :
- C'est suffisant
Je me retournai, et là, dans l'ombre, se tenait le Patron. Ses yeux brillaient d'un éclat dangereux, mais son visage restait vide d'émotion.
- Lâche ce couteau, ordonna-t-il.
Je m'exécute immédiatement, la lame tombant au sol avec un bruit métallique. L'homme au masque ne bouge pas, mais je vois une tension dans ses épaules, comme s'il savait que sa vie ne tenait plus qu'à un fil. Le Patron s'approcha lentement, son regard fixant l'intrus avec froideur.
- Tu as osé entrer dans ma maison, dit-il d'un ton bas mais menaçant. Une erreur que tu ne répéteras jamais.
En moins d'une seconde, il sort une arme que je n'avais même pas vue et tire. Le bruit était assourdissant dans la petite chambre. L'homme s'effondra. Je reste figée, incapable de bouger ou de parler. Le Patron se tourna vers moi, son expression redevenant neutre.
- Tu as bien réagi, dit-il simplement. Mais la prochaine fois, ne laisse pas ton hésitation te ralentir. Il faut que tu sois cruelle il n'y a pas de place pour la pitié ici Il rangea son arme et s'approcha de moi. Voyant mon état de choc, il posa une main sur mon épaule, un geste étrangement rassurant venant de lui.
- Repose-toi maintenant. Je m'occupe du reste.
Sans attendre ma réponse, il appela ses gardes pour nettoyer la scène. Je me laisse tomber sur le lit troué par le couteau en tremblant encore. Cette nuit-là, j'ai compris que dans ce monde, il n'y avait jamais de repos véritable jamais. C'est à ce moment là que j'ai ressenti une douleur provenant de mon pied quand je baisse les yeux j'allume la lumière et je vois du sans qui coule ce qui veut signifier que l'homme m'avait touché au pied.