Épilogue
Il était vingt et une heure, ou presque. Sur la plage, le sable était encore chaud de la journée ensoleillée qui venait de précéder. On distinguait deux silhouettes, et les longs cheveux d’une de celles-ci brillaient encore à la lueur des derniers rayons du soleil. Ils ne tarderaient pas à n’être plus que des ombres, puis une partie intégrante de la nuit qui s’installait paisiblement.
« -Alors c’est finit ? demanda une voix paisible, bien que tinter par une émotion plus profonde
⁃Tu sais aussi bien que moi que c’est la seule solution qu’on a, on ne peut pas continuer »
Sur ces mots, une des silhouettes se pencha vers l’autre, mais cette dernière était déjà debout, l’air marin faisant voler sa robe. Un murmure brisa le silence de la plage déserte,
« - On se reverra l’année prochaine, alors. »
Puis, d’une voix presque inaudible, elle dit:
« - Merci d’avoir pris cette décision pour nous deux. Je te souhaite une bonne continuation. »
Elle ne savait pas si il l’avait entendu et elle s’en fichait. La seule chose dont elle se souciant était de partir de cet endroit le plus rapidement possible en essayant de ne pas s’écorcher les pieds sur des coquillages un peu trop pointus. Une fois arrivé sur la route, elle remit ses chaussures et se hâta de rentrer chez elle. C’était la dernière soirée. Celle qui devait être parfaite, gravé dans les esprits, chérie pour toujours comme une bribe de la vie pas si parfaite que ça d’une adolescente. Au lieu de ça, elle se retrouva à pleurer toute la nuit, en petits sanglots pour éviter d’interpeller ses parents dans la chambre d’à côté.
Pendant ce temps, lui était toujours sur la plage, essayant de rallonger au maximum ce dernier moment avec elle, bien que la fin n’était pas celle espérée. Il la voulait. Il la voulait désespérément, mais ils n’étaient pas du même monde. Leurs planètes s’alignaient seulement le temps d’un été, ce qui ne les a pas empêcher de penser qu’ils etaient fait l’un pour l’autre, que c’était eux contre le monde. Eux ou rien du tout.
Cependant, « on est pas sérieux quand on a dix sept ans », mais ces dix sept ans eux, bien que imprégné par l’innocence et la soif de grandir, resteront gravé à jamais. Aussi bien que les personnes qui les ont marqué.
Cette nuit là, il se demanda si il avait bien fait. Bien fait d’avoir mis ses sentiments de côter. Bien fait d’avoir écouter son cerveau et non son cœur. Il pensa, longuement, à comment les choses se serait passés si tous les choix qu’ils avaient faits ne les avais pas amener à ce lamentable échec. Mais maintenant c’est trop tard pour revenir en arrière. Personne ne saura comment les choses auraient pu se passer si… Si quoi ? C’est la toute la complexité de la chose. Si cette soirée se serait passée différemment, si elle n’était pas partie précipitamment par peur de s’effondrer devant lui, et qu’ils n’avaient pas tout arrêter ? Si elle avait essaye de lui parler, et non pas fuir comme elle l’a toujours fait ? Peut être qu’à l’heure d’aujourd’hui ils seraient heureux. Mais le bonheur ne se trouve pas seulement dans les bras d’une personne, mais à cet instant, aucun de ces deux adolescents n’est de cet avis.