Chapitre 1
Fuir ou reste
En 2023, à Osaka, au Japon, vivait la famille Solt. En apparence ordinaire, cette famille n'était pourtant pas des plus sympathiques. Ella, la fille unique du foyer, était une jeune fille aux cheveux courts, châtains et aux yeux bleus foncés. Elle recommençait ses exercices de mathématiques avec son père, Ludovic, qui s’impatientait. Son père, debout à côté de son bureau, s’approcha et regarda l’exercice pour la énième fois. Puis, constatant que l’exercice était encore faux, il se mit en colère et hurla sur elle comme un fou, en lui disant :
- C’est encore faux ! Recommence !
Ella ne répondit pas, ce qui le mit encore plus en colère. Il lui attrapa les cheveux, ce qui lui arracha un gémissement de douleur. Puis il lui jeta sa tête contre le bureau. Ella était à deux doigts de s’évanouir à cause de l’intensité de la douleur. Les larmes lui montaient aux yeux. Elle n’avait pourtant rien fait de mal. Son père, quant à lui, était hors de lui :
- Tu me fais honte, Ella ! Alors recommence !
Cette scène de violence était malheureusement le triste quotidien de cette famille.
Le lendemain, les douleurs de la veille atténuées, Ella alla en cours. La journée se déroulait bien jusqu’à ce qu’elle fût prise d’angoisse à l’approche de l’examen de mathématiques. Elle savait que si elle n’avait pas une bonne note, elle se ferait encore frapper, soit par sa mère, soit par son père. Malgré son anxiété, elle prit une grande inspiration et commença à rédiger ses calculs sur sa copie. Finalement, Ella réussit à répondre à toutes les questions.
Deux jours plus tard, Ella rentra avec sa copie dans les mains. Elle hésita devant la porte d’entrée mais elle n’avait pas le choix alors elle prit son courage à deux mains. Sa mère était en train de l’attendre dans le salon, un livre en main.
- Je suis rentrée, mère, dit Ella tête baissée.
Sa mère se leva de son siège et s’approcha un peu d’elle tout en laissant une distance entre elles. Elle remarqua la copie dans la main de sa fille, et en conclut donc que c’était son contrôle d’il y a quelques jours.
- As-tu bien réussi ton contrôle, Ella ? demanda-t-elle.
- Oui, mère, répondit Ella.
- Dans ce cas, combien as-tu eu ? demanda Emma, sa mère.
Ella hésita un petit moment et répondit :
- J’ai eu 94%, mère.
Emma, la mère d'Ella, devint rouge de colère et lui lança le livre, la percutant en pleine figure. La tête d’Ella fut projetée vers l'arrière quand le livre arriva sur elle
- Seulement 94%, hurla sa mère.
Ella ne dit rien car elle savait que si elle disait quelque chose, elle risquait de se prendre autre chose qu’un livre en pleine tête. Ce vacarme attira le père, Ludovic, dans le salon. Quand il arriva, il questionna :
- Quel est ce bruit, qu’est-ce qui se passe ici ?
- Notre fille a eu 94% à son examen auquel tu l’avais aidé à réviser !
Le père d'Ella se mit à son tour en colère. Il s’approcha d’elle d’un pas déterminé et la gifla. La tête d'Ella tourna d’un coup avec une violence inouïe. Ella, la joue douloureuse, était choquée certes, mais ce n’était pas la première fois qu’elle se prenait une gifle de son père. Cette fois-ci, c’était la goutte qui fit déborder le vase. Ella se mit à pleurer, silencieusement. Sa mère n’essaya même pas de la défendre. Au lieu de cela, elle lui dit juste d’aller dans sa chambre car des exercices l'attendaient. Elle acquiesça de la tête et partit dans sa chambre.
Ella ne dormait pas alors que la nuit était déjà bien avancée. Elle était assise par terre, les genoux repliés et entourés de ses bras, puis d’un coup elle donna un coup de pied dans le vide en s’énervant. Elle en avait assez, elle prit alors la décision la plus dure de sa vie, c'est-à-dire quitter le foyer familial. Elle commença à rassembler ses affaires, des tee-shirts, des pantalons, des vestes et mit le tout dans un gros sac de sport, il fallait aussi qu’elle change d'identité. Ella alla dans sa salle de bain, se dirigea vers son placard qui était fermé à clef, puis en sortit une teinture de couleur noire. Elle avait toujours rêvé de ne plus ressembler à ses parents et de changer. Elle entreprit de se faire cette teinture qui lui permettra de se fondre dans la masse de la population japonaise, après 30 minutes c’était fini. Elle constata avec plaisir qu’elle ressemblait de moins en moins à ses parents, mais ce n’était pas tout. Elle ne voulait plus être reconnaissable. Ella décida donc de lisser sa frange de cheveux bouclée, qu’elle tenait de sa mère. Grâce au lissage, elle avait une frange encore plus longue qui cachait ses yeux bleus. Finalement elle n’aurait plus qu’à se laisser pousser les cheveux. Il manquait tout de même quelque chose pour que ce soit parfait, elle avait peut-être changé d’apparence, néanmoins, il fallait aussi qu’elle change d'identité. Elle décida donc de se transformer en garçon pour pouvoir fuir sans problème. Dorénavant, elle s'appellera Aaron. Ce dernier sortit de la salle de bain sous sa nouvelle identité. Il prit son sac de sport avec ses affaires. Il ouvrit sa porte de chambre le plus silencieusement possible car la chambre de ses parents était juste à côté de la sienne. Leur porte était légèrement entrouverte, il jeta un coup d’œil pour s’assurer que ses parents dormaient bien. Et oui, ils dormaient bien. Aaron passa alors silencieusement devant leur porte et atteignit le salon sans bruit. Il sortit ses clés et commença à ouvrir la porte d'entrée, heureusement elle ne faisait pas de bruit. Alors qu’il sortait de la maison discrètement, il s'arrêta subitement. Il avait oublié les caméras de surveillance. Personne ne devait le voir sous sa nouvelle apparence. Par chance, sa veste avait une capuche et contenait un vieux masque dans la poche. Il les mit et commença à s’enfuir. Il courut jusqu’à une boutique d’électronique dans laquelle il acheta un nouveau téléphone qui lui coûta 42 000 yens. Aaron avait pris de l’argent liquide afin de s’assurer que sa fugue soit la plus discrète possible. Ainsi équipé, il pourrait quitter la ville tranquillement. Sa destination était la préfecture de Yamanashi, une petite région tranquille au Japon. Sa détermination, à fuir ses parents et sa vie, était telle que les neuf heures de transport en commun et les nombreux changements ne l'effrayaient pas le moins du monde.
À suivre…
- C’est encore faux ! Recommence !
Ella ne répondit pas, ce qui le mit encore plus en colère. Il lui attrapa les cheveux, ce qui lui arracha un gémissement de douleur. Puis il lui jeta sa tête contre le bureau. Ella était à deux doigts de s’évanouir à cause de l’intensité de la douleur. Les larmes lui montaient aux yeux. Elle n’avait pourtant rien fait de mal. Son père, quant à lui, était hors de lui :
- Tu me fais honte, Ella ! Alors recommence !
Cette scène de violence était malheureusement le triste quotidien de cette famille.
Le lendemain, les douleurs de la veille atténuées, Ella alla en cours. La journée se déroulait bien jusqu’à ce qu’elle fût prise d’angoisse à l’approche de l’examen de mathématiques. Elle savait que si elle n’avait pas une bonne note, elle se ferait encore frapper, soit par sa mère, soit par son père. Malgré son anxiété, elle prit une grande inspiration et commença à rédiger ses calculs sur sa copie. Finalement, Ella réussit à répondre à toutes les questions.
Deux jours plus tard, Ella rentra avec sa copie dans les mains. Elle hésita devant la porte d’entrée mais elle n’avait pas le choix alors elle prit son courage à deux mains. Sa mère était en train de l’attendre dans le salon, un livre en main.
- Je suis rentrée, mère, dit Ella tête baissée.
Sa mère se leva de son siège et s’approcha un peu d’elle tout en laissant une distance entre elles. Elle remarqua la copie dans la main de sa fille, et en conclut donc que c’était son contrôle d’il y a quelques jours.
- As-tu bien réussi ton contrôle, Ella ? demanda-t-elle.
- Oui, mère, répondit Ella.
- Dans ce cas, combien as-tu eu ? demanda Emma, sa mère.
Ella hésita un petit moment et répondit :
- J’ai eu 94%, mère.
Emma, la mère d'Ella, devint rouge de colère et lui lança le livre, la percutant en pleine figure. La tête d’Ella fut projetée vers l'arrière quand le livre arriva sur elle.
- Seulement 94%, hurla sa mère.
Ella ne dit rien car elle savait que si elle disait quelque chose, elle risquait de se prendre autre chose qu’un livre en pleine tête. Ce vacarme attira le père, Ludovic, dans le salon. Quand il arriva, il questionna :
- Quel est ce bruit, qu’est-ce qui se passe ici ?
- Notre fille a eu 94% à son examen auquel tu l’avais aidé à réviser !
Le père d'Ella se mit à son tour en colère. Il s’approcha d’elle d’un pas déterminé et la gifla. La tête d'Ella tourna d’un coup avec une violence inouïe. Ella, la joue douloureuse, était choquée certes, mais ce n’était pas la première fois qu’elle se prenait une gifle de son père. Cette fois-ci, c’était la goutte qui fit déborder le vase. Ella se mit à pleurer, silencieusement. Sa mère n’essaya même pas de la défendre. Au lieu de cela, elle lui dit juste d’aller dans sa chambre car des exercices l'attendaient. Elle acquiesça de la tête et partit dans sa chambre.
Ella ne dormait pas alors que la nuit était déjà bien avancée. Elle était assise par terre, les genoux repliés et entourés de ses bras, puis d’un coup elle donna un coup de pied dans le vide en s’énervant. Elle en avait assez, elle prit alors la décision la plus dure de sa vie, c'est-à-dire quitter le foyer familial. Elle commença à rassembler ses affaires, des tee-shirts, des pantalons, des vestes et mit le tout dans un gros sac de sport, il fallait aussi qu’elle change d'identité. Ella alla dans sa salle de bain, se dirigea vers son placard qui était fermé à clef, puis en sortit une teinture de couleur noire. Elle avait toujours rêvé de ne plus ressembler à ses parents et de changer. Elle entreprit de se faire cette teinture qui lui permettra de se fondre dans la masse de la population japonaise, après 30 minutes c’était fini. Elle constata avec plaisir qu’elle ressemblait de moins en moins à ses parents, mais ce n’était pas tout. Elle ne voulait plus être reconnaissable. Ella décida donc de lisser sa frange de cheveux bouclée, qu’elle tenait de sa mère. Grâce au lissage, elle avait une frange encore plus longue qui cachait ses yeux bleus. Finalement elle n’aurait plus qu’à se laisser pousser les cheveux. Il manquait tout de même quelque chose pour que ce soit parfait, elle avait peut-être changé d’apparence, néanmoins, il fallait aussi qu’elle change d'identité. Elle décida donc de se transformer en garçon pour pouvoir fuir sans problème. Dorénavant, elle s'appellera Aaron. Ce dernier sortit de la salle de bain sous sa nouvelle identité. Il prit son sac de sport avec ses affaires. Il ouvrit sa porte de chambre le plus silencieusement possible car la chambre de ses parents était juste à côté de la sienne. Leur porte était légèrement entrouverte, il jeta un coup d’œil pour s’assurer que ses parents dormaient bien. Et oui, ils dormaient bien. Aaron passa alors silencieusement devant leur porte et atteignit le salon sans bruit. Il sortit ses clés et commença à ouvrir la porte d'entrée, heureusement elle ne faisait pas de bruit. Alors qu’il sortait de la maison discrètement, il s'arrêta subitement. Il avait oublié les caméras de surveillance. Personne ne devait le voir sous sa nouvelle apparence. Par chance, sa veste avait une capuche et contenait un vieux masque dans la poche. Il les mit et commença à s’enfuir. Il courut jusqu’à une boutique d’électronique dans laquelle il acheta un nouveau téléphone qui lui coûta 42 000 yens. Aaron avait pris de l’argent liquide afin de s’assurer que sa fugue soit la plus discrète possible. Ainsi équipé, il pourrait quitter la ville tranquillement. Sa destination était la préfecture de Yamanashi, une petite région tranquille au Japon. Sa détermination, à fuir ses parents et sa vie, était telle que les neuf heures de transport en commun et les nombreux changements ne l'effrayaient pas le moins du monde.
À suivre…