L’Ordre des Plaisirs Interdits

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Summary

On ne naît pas esclave. On le devient Ava menait une vie ordinaire. Jusqu’à ce qu’une simple soirée entre amies tourne au cauchemar. Enlevée, droguée, elle se réveille dans une salle d’enchères où les corps ne sont que des objets de luxe. Des hommes masqués, riches et puissants, parient sur elle comme si elle n’était rien. Et c’est lui qui l’achète. Un homme sans nom. Sans visage. Une ombre qui murmure au lieu de frapper. Il ne la viole pas. Pas tout de suite. Il ne la bat pas non plus. Il n’en a pas besoin. Il joue avec son esprit. Il efface son identité, lui vole sa volonté, lui fait aimer ce qu’elle devrait haïr. Dans son monde, le consentement n’existe pas. L’amour non plus. Il ne croit qu’en une seule chose : la soumission totale. Ava lutte, Ava hurle, Ava pleure. Mais dans cette cage dorée, sous ses ordres et ses règles, elle change. Et le pire ? Elle commence à l’attendre. Elle commence à le vouloir. Jusqu’où peut-on briser une femme avant qu’elle n’appartienne entièrement à son bourreau ?

Status
Ongoing
Chapters
15
Rating
4.0 2 reviews
Age Rating
18+

AVANT-PROLOGUE

SCÈNE D’OUVERTURE : LE TROU NOIR

Ava

Tout commence par l’obscurité.

Le silence est lourd, oppressant. Trop lourd. Trop profond. Il n’y a pas d’échos, pas de bruits lointains, pas même le murmure rassurant du monde extérieur. Rien.

Ma tête tourne. Quelque chose ne va pas.

L’air est froid, sec. Une étrange odeur flotte dans l’atmosphère. Un parfum métallique. Le cuir ? Le bois ciré ? Mon ventre se contracte, une nausée monte. Mes souvenirs… ils sont flous.

Je voulais… sortir ? Boire un verre ? Je n’en suis plus sûre.

Ma gorge est sèche. Mes lèvres collent. J’essaie de bouger mais mes poignets ne suivent pas.

Un frisson me traverse.

Je suis attachée.

Le souffle me manque. Ma respiration s’accélère. Je tire sur mes bras, sur mes jambes. Les liens sont serrés. Trop serrés. La panique me broie le ventre.

Où suis-je ?

Le bruit d’une serrure.

Un cliquetis métallique.

L’angoisse explose dans mon corps. Je retiens ma respiration.

Un léger grincement… Une porte s’ouvre.

Et c’est là que je le vois.

Un homme. Silhouette sombre. Costume impeccable. Un masque. Il s’avance lentement, d’un pas mesuré, comme s’il ne voulait pas effrayer une bête sauvage.

Son parfum envahit l’espace. Boisé, intense.

Je veux parler. Je veux hurler. Rien ne sort.

Il s’arrête. Me contemple dans mon impuissance.

Puis, il murmure :

— Tu es mienne.