Chapitre 1
Aujourd’hui, je devais enfin retourner au lycée après cette année d’absence. Je regarda une dernière fois ma tenue dans le miroir, réajustant ma robe sous mon corset. Je soufflai, me donnant du courage pour sortir de ma chambre. Dans le salon, je croisa ma tante qui buvait son café les yeux rivaient sur les informations. Elle me salua de loin tandis que je m’installa dans la cuisine pour manger. Mon oncle avait préparé des pancakes la veille, il avait toujours été un bon cuisinier, contrairement à ma tante. J’en mangea quelques uns alors qu’elle mettait sa veste et prenait son sac à main. Je sauta de ma chaise, pour une fois elle devait me déposer devant le lycée. Nous étions déjà mis septembre et le froid n’était pas encore arrivé. Nous montâmes dans sa 206 grise.
-Tu es sur que tu veux y retourner ? Même si c’est plus loin on peut t’inscrire dans celui de la ville d’à côté.
Je savais qu’elle s’inquiétait pour moi, mais nous en avions déjà parlé plusieurs fois.
-Oui, je suis sûr de moi. Je dis plus ça pour moi que pour elle.
Attrapant le tissu de ma robe pour tenter de calmer mes tremblements. Nous arrivâmes au bout d’une vingtaine de minutes, elle se gara sur le parking ou tout le monde se dirigeaient vers l’établissement. Il y eu un petit moment de flottement, aucune de nous deux ne parlaient. Mes yeux étaient plongeaient dans le vide, cela faisait un an que je n’étais pas revenue et je secouai ma tête lorsque certains souvenirs pointèrent le bout de leurs nez. Je lançai un regard à ma tante qui me souriait. Je la pris dans mes bras avant de descendre de la voiture.
-Passe une bonne journée et appelle moi si tu as un problème.
-Bonne journée. Je claquai la porte pour me mettre en route.
Je croisais quelques regards interloqué, je connaissais la plus part des gens, certains par contre m’était totalement inconnu. Je m’avança vers les grilles en saluant les deux surveillants qui gardaient d’entrée. J’allai jusqu’à la vie scolaire, j’attendis quelques minutes avant de m’avancer vers Mathilde, l’une des surveillantes.
-Bonjours, je suis là pour mon emplois du temps.
- Bonjours Ryan, contente de te revoir. Je me forçai à sourire alors que la sonnerie retentit dans tout l’établissement. Elle fouilla dans les tiroirs du bureau avant de me pendre un carnet avec un petit parquet de feuilles. Tu es en T3 et ton premier cours et en...Elle consultât son ordinateur tandis que je feuilletais les documents avant de les mettre dans mon sac.B126. On a pas besoin de t’accompagner, je vais juste de faire un mots de retard.
Elle écrit rapidement le mot et je partis dans les escaliers pour grimper les deux étages. Je frappa à la porte et j’ouvris pour voir mon prof d’histoire de seconde.
-Bonjours, excusez-moi du retard.
Je lui donna le mot pour aller sur l’un des premiers bureaux puisque les trois quarts de la classe étaient réunis dans le fond.
-Je suis heureux de vous revoir Ryan. Il frappa dans ses mains. Bon reprenons le cours.
J’aimais bien ce professeur, il savait nous intéresser à son cours. Les deux heures passèrent sans problèmes et je partis en récré, dans la cours je m’installai sur un banc de libre. Je scrollais sur mon téléphone jusqu’à ce que je relève la tête lorsque j’entendis mon prénom.
-Ryan, on pensait pas que tu reviendrais.
Il s’agissait d’anciens camarades de classe avec qui je m’entendais plutôt bien.
-Salut, moi non plus.
-On vas prendre des truc aux distributeurs, tu veux venir avec nous ?
J’acquiesçai avant de me lever. Les distributeurs étaient pris d’assaut et nous attendions dans la file. Je regardais tout autour de moi, je tomba sur un petit groupe de garçons que je n’avais jamais vus. Le brun se tourna vers moi et nous regard se croisèrent. Je restai planter là, comme paralysé, j’arrivais pas à détacher mon regard. Lui non plus ne me lâcha pas du regard jusqu’à ce que quelqu’un me pousse pour avancer. Je suivis le groupe en silence, ils discutaient entre eux des cours et de leur week-end, mais j’avais plus l’impression qu’ils se sentaient obliger d’être gentil avec moi. Les heures de cours passèrent à une vitesse folle, je sortis pour me dirigeais vers la forêt environnante comme presque tous les jours même si je ne pouvais pas empreinter le chemin habituel. Je m’enfonçai entre les arbres, j’essayais de me repérer puisque cela faisait un moment que je n’étais pas passé par là. La forêt n’avais pas tant changé, au contraire j’avais l’impression à chaque fois de revoir une vielle amie. Après une trentaines de minutes de marche j’arrivai enfin à la rivière. Je retira les fleurs fanées pour les jeter plus loin et je posa mon sac au pied du rocher. Je partis un peu plus dans les alentours pour en ramasser de nouvelles avant de les poser au même emplacement. Le cœur lourd, je m’assis contre la pierre réchauffé par le soleil. En étant ici, c’était un peu comme si elle était encore avec nous. Je resta là quelques heures jusqu’à ce que la nuit commence à tomber. Je repris mon sac pour m’enfoncer plus profondément dans les bois, par contre je connaissais ce chemin par cœur l’aillant fait une bonne centaine de fois. Malgré tout je faisais attention, cette forêt était tellement grande que se perdre était d’un facilité déconcertante, en plus il y avait de nombreuses bêtes sauvages, comme des ours ou des loups. J’arrivai environ une heure plus tard devant le portillon de l’arrière cours, pour passer par la baie vitré. Mon oncle et ma tante avaient pris l’habitude de la laisser ouverte pour que je puisse rentrée lors de mes escapades, surtout lorsque je partais à la rivière en pleine nuit. Je rentra dans ma chambre tandis qu’ils étaient installé au salon devant un film, posant mon sac sur ma chaise et pus aller prendre une douche chaude. Je revins dans ma chambre pour me mettre en pyjama et rejoindre ma famille sur le canapé. Nous regardâmes la fin de leur film ensemble avant de passer à table.
-Ça c’est bien passé ?
Ils s’échangèrent un regard inquiet.
-Oui. Tout le monde est gentil avec moi, même si c’est plus de la pitié qu’autre chose.
-Ne t’inquiète pas, tu vas te faire de nouveau amis.
Je mangeais en silence durant tout le reste du repas. Je partis me coucher asses tôt pour ne pas trop ressasser.
Je me réveilla le lendemain matin et je me préparai pour aller en cours. Ma tante frappa à ma porte entre ouverte avant de rentre.
-Je peux t’emmener ce matin si tu veux.
-Oui je veux bien, merci. Je finis de me maquiller sous son regard. Tu veux que je te maquille ?
Elle regarda sa montre.
-On a encore du temps devant nous. Elle s’assit sur la chaise de bureau et je commença à lui mettre du liner. Ça me rappelle lorsque tu étais petite. Je finis une dizaines de minutes plus tard et elle se regarda dans le miroir. Merci, c’est très jolie. Bon, on devrait y aller avant d’être en retard.
Le trajet se passa dans la bonne humeur et je la salua avant de sortir de la voiture. Je croisa le regard du même garçon qu’hier en plaquant la portière mais contrairement à la veille, je détourna rapidement les yeux pour me dirigeait vers le lycée.
-Excuse-moi... Je sursauta en sentant quelqu’un poser sa main sur mon épaule, il s’agissait du brun. Je ne voulais pas te faire peur, mais tu as perdus ça. Il me tendit ma trousse mais je resta sans bouger. Ton sac est ouvert.
Il passa sa main sur sa nuque et je secoua ma tête en prenant ma trousse pour la remettre dans mon sac.
-Merci.
Je repartis les joues en feux, j’avais eus l’air d’une grosse nunuche, je me mis une claque mentale en rentrant dans la cours.
La journée passa encore plus rapidement qu’hier. Tout le monde prirent des pincettes pour me parler comme s’ils avaient peur de dire une bêtise. J’en avais déjà marre, mais heureusement la journée se finis et je repartis dans les bois. Les fleurs n’était pas encore fanées donc je me contenta de m’asseoir au sol et d’appuyer ma tête contre une pierre.
-J’aimerais tellement que tu sois là... Rien n’est plus pareil maintenant.
Les larmes commencèrent à dévaler mes joues, je les essuya du revers de ma manche. Je ferma les yeux perdant totalement la notion du temps.
Lorsque je les rouvris il faisait totalement nuit, je regarda mon téléphone et ne vus aucun appelle ou message. Ils avaient pris l’habitude de je ne rentre pas ou très tard alors ils ne m’envoyaient jamais de message. Je me leva les membres engourdit avant de partir. Je marchais dans le noir presque total, la seul sources de lumière provenait de la peine Lune et le froid de la nuit me gela la peau. Je m’enfonçais le plus en plus dans l’obscurité et je commençais à ne plus reconnaître le chemin. La peur me prit au ventre et la colère me fit tourner en rond. Des nuages se mirent à envahir le ciel et cacher le peu de lumière qu’il y aurait pu avoir, la pluie vint puis des éclairs et du tonnerre. En quelques secondes, je fus totalement trempé. Mes nerfs craquèrent, les larmes se mélangèrent au torrent d’eau qui se déversait. Je voyais seulement durant une fraction de secondes lorsque les éclaires illuminaient mon environnement, j’avançais alors à tâtons évitant les racines et les pierres. J’entendis une bruit étrange derrière moi, comme un craquement, un frisson parcourus mon dos. Je me retourna, cherchant du regard dans une profonde obscurité. Un éclair jaillit et une silhouette se dessina derrière un arbre, malgré le cours temps d’observation, je pus apercevoir des yeux terrifiant, tout comme un sourire qui semblait avoir trop de dents. Mon corps se pétrifia, la peur m’envahissant, tous mes membres se mirent à trembler lorsque je le vus s’approcher. Réagissant enfin, je me retourna pour fuir mais l’homme me plaqua au sol. Je tomba sur le ventre avant d’essayer de ramper. Mes doigts s’enfoncèrent dans la boue et mes jambes glissèrent, une grosse main attrapa ma cheville et me tira en arrière. Il lâcha sa prise, me laissant une vive douleur dans tout mon pied, il se mit au-dessus me moi, m’écrasant de tout son poids. J’essayai de me dégager, m’agitant dans tous les sens jusqu’à ce qu’il me tire les cheveux en arrière pour placer quelque chose de froid sous mon cou. Un grognement venant d’un buisson nous fit tourner la tête vers la droite. Un immense loup surgit sous l’homme, les deux roulèrent quelques mètres plus loin. J’en profita pour me relever, couverte de boue, je regardais l’homme lutter contre la bête sauvage qui lui déchiquetait les bras. J’en profita pour partir en courant, ne cherchant même plus le chemin, je traversais les fougères et évitant les arbres au dernier moment. Au bout d’une dizaine de minutes, mon souffle se raréfia et mes muscles se tendirent, ralentissant ma course, fébrile. Je priais intérieurement pour que le loup ne me poursuive pas. J’observai autour de moi, cherchant une échappatoire. Je sentis quelque chose me pousser en avant et ma tête percuta violemment le sol.