Nouveau départ
"Attention aux personnes sensible. Certains chapitre peuvent heurté. Je préviendrais avant!"
Aujourd’hui, mon réveil sonne à 6 h 20. C’est la sonnerie annonçant la fin des vacances et le retour au lycée. Malgré la fatigue accumulée à cause de la soirée passée avec ma meilleure amie, je me lève difficilement. Je traîne mes pieds jusqu’à la salle de bain pour rafraîchir mon visage. Je me passe un gant de toilette sur ma bouille, me réveille complètement.
Ensuite, je retourne dans ma chambre pour choisir ma tenue du jour. Aujourd’hui, j’opte pour un jean noir troué accompagné d’un haut simple de couleur noire. Une fois habillée, je descends rejoindre ma mère pour prendre le petit-déjeuner. Le parfum du café frais emplit la cuisine et je m’assois pour déguster un bol de céréales.
Nous venons d’emménager dans notre nouvelle maison à cause du travail de ma mère. Elle travaille dans une entreprise de textile, et c’est elle qui s’occupe de moi au quotidien. Mon père est souvent absent en ce moment, pris par ses obligations professionnelles, et ma mère en avait assez de me laisser seule du lundi au vendredi soir. La maison est tout simplement magnifique. Située dans un quartier tranquille, la maison se dresse majestueusement avec ses murs en pierres apparentes et ses volets bleus qui contrastent joliment avec la façade. En entrant, on découvre un vaste salon baigné de lumière grâce à de grandes baies vitrées donnant sur le jardin. Le sol en parquet clair ajoute une touche chaleureuse à la pièce.
La cuisine est moderne et bien équipée, avec des plans de travail en marbre et des placards en bois clair. Une grande table en bois massif trône au centre de la salle à manger, idéale pour les repas en famille. À l’étage, les chambres sont spacieuses et décorées avec goût. La mienne est peinte en bleu pastel, avec un grand lit confortable et une fenêtre offrant une vue imprenable sur le jardin.
Le jardin est un véritable havre de paix, avec ses arbres fruitiers, ses massifs de fleurs colorées, et une petite terrasse en bois où il fait bon se détendre. La pelouse est impeccablement entretenue, et on peut même entendre le chant des oiseaux au réveil.
Quant à moi, je suis une adolescente de taille moyenne, avec de longs cheveux bruns et des yeux verts. J’ai un teint légèrement hâlé et un sourire qui illumine mon visage, même quand je suis fatiguée. Mon style vestimentaire est simple et décontracté, reflétant ma personnalité joyeuse et optimiste. Je regarde ma mère buvant son café en lisant le journal de notre nouvelle ville,
Ma mère est une grande femme aux cheveux bruns bouclés. Ses boucles naturelles encadrent son visage avec élégance et ajoutent une touche de douceur à son regard. J’ai malheureusement hérité des cheveux raides de mon père, mais j’ai de la chance d’obtenir les magnifiques yeux verts de ma mère. Le visage de sa mère est marqué par la douceur et la bienveillance. Elle a un teint légèrement hâlé et des pommettes hautes qui rehaussent son sourire chaleureux. Ses yeux verts pétillent de vie malgré les cernes de fatigue,
Ma mère porte souvent des vêtements simples mais élégants, privilégiant le confort, Que ce soit en tenue de travail ou en vêtements décontractés, elle rayonne de son charme.
"Bonjour maman" je dis en souriant.
Les yeux lumineux de ma mère se posent sur moi.
" Bonjour ma puce, bien dormi ?"
"Oui, mais j’aurais aimé rester encore un peu au lit" je lui réponds en bâillant.
Ma mère me sourit, mais je vois une lueur de tristesse dans ce petit sourire.
"Et toi ?"
"J’ai bien dormi, ça change de se lever à 5h du matin pour faire 2h de route" répond ma mère en finissant de boire son café.
"Tu as des nouvelles de papa ? "
Ma mère se crispe à ma question.
"Angélique, tu es assez grande pour savoir. Si nous sommes dans cette nouvelle maison, c’est pour mon travail, mais il y a autre chose" Me répond ma mère avec une voix hésitante.
Elle balance ses bras, gênée. Je l’observe en finissant mon bol de céréales.
"Ton père ne viendra vivre avec nous "finit-elle par me dire.
"Mais pourquoi? À cause de son travail ? "Je demande, étonnée par sa réponse.
"Non. "
Ma mère prend une lettre et la serre contre son cœur.
"Maman ? "
Je me lève et je la prends dans mes bras.
"Il a demandé le divorce. Ton père a une nouvelle compagne depuis quelque temps déjà ".
Je recule d’un pas pour voir son visage. Ce n’est pas une blague, ses yeux si lumineux s’assombrirent à cause des larmes qui luent pour ne pas tomber.
"Oh maman, je suis désolée".
Je suis stupide, je ne sais pas quoi lui dire pour la réconforter.
"Ce n’est pas ta faute, mais la mienne".
"Je vais aller au lycée. On en reparle ce soir. Bisous, je t’aime ma petite maman". Je me penche pour lui donner un baiser sur la joue avant de sortir rapidement de la cuisine.
Je marche en direction du lycée, le cœur lourd et l’esprit embrouillé. Les mots de ma mère résonnent dans ma tête, mais je sais que je dois rester forte pour elle et pour moi-même. Puis peut-être que ça va s’arranger. Ma maman, en plus d’être une mère dévouée et une superbe épouse. Elle est canon, pourquoi mon père serait mis avec une autre ?
Mais le doute me submerge soudainement en repensant aux parents d’une amie.
Sans m'en rendre compte, je sens mes larmes brûles mes joues.
"Fais chier" je dis en essuyant ses larmes avec la manche de mon t-shirt.
J’entre dans la cour seule. Je ne connais personne ici et tout me semble étranger. Mais en regardant autour de moi, je suis émerveillée par la beauté de cette cour fleurie. Des massifs de fleurs colorées bordent les allées, éclatants de rouges, de jaunes et de violets. Les parterres sont soigneusement entretenus, chaque plante semblant parfaitement à sa place.
Au centre de la cour se trouve une grande fontaine en pierre avec une statut d’ange, autour de laquelle s’épanouissent des rosiers en fleurs. Le doux murmure de l’eau qui coule ajoute une touche de sérénité à l’endroit. Quelques bancs en bois sont disposés autour de la fontaine.
Les arbres, majestueux et anciens, étendent leurs branches chargées de feuilles vertes, offrant de l’ombre et une sensation de fraîcheur. À leurs pieds, des haies bien taillées délimitent des petites pelouses où les élèves peuvent s’asseoir et discuter.
Comparée à mon ancien lycée, cette cour est un véritable jardin d’Eden. Mon ancien lycée paraît maintenant fade ,avec ses bâtiments en béton gris et son absence de végétation. Ici, tout respire la vie et la nature. Les bâtiments eux-mêmes sont charmants, avec leurs façades en briques et leurs grandes fenêtres qui laissent entrer la lumière naturelle.
Des chemins pavés serpentent à travers la cour, menant aux différentes parties du lycée. Les élèves marchent tranquillement, certains en petits groupes, d’autres seuls, mais tous semblent apprécier l’ambiance agréable de ce lieu.
Un groupe de filles m’observent avec un regard critique.
"Mince, j’ai quelque chose sur le visage". Je pense paniquée. Je passe discrètement ma main sur mes joues, espérant effacer une éventuelle trace de larmes ou une miette de petit-déjeuner.
Leurs regards persistants me mettent mal à l’aise et je sens la chaleur monter à mes joues. Essayer de paraître indifférente, je continue à avancer dans la cour en maintenant la tête haute.
"Regarde celle-là" murmure l’une des filles, suffisamment fort pour que je puisse l’entendre.
Une des filles ricane en me regardant avec un air moqueur.
"Son style tout noir, on dirait qu’elle sort d’un film d’horreur. C’est Halloween avant l’heure ou quoi ?"
D’autres filles pouffent de rire. Je m’arrête déjà agacée par ce manque de respect.
"Non Angélique, ne rapplique rien" Je pense.
"Attention les filles, on dirait qu’un vampire est parmi nous. Ne vous approchez pas trop, elle pourrait nous mordre !"
"Elles ne me connaissent pas. leur opinion ne compte pas," me me dis en essayant de me convaincre.
J’ai l’habitude de ces remarques stupides. J’aime le noir certes, mais pas au point d’être gothique. Un monsieur nous demande de nous mettre par classe. Je suis dans la classe 2B. Mince, certaines des filles du groupe qui m’ont critiquée sont dans ma classe. L’année va être superbe.
Nous montons dans la salle 110. La salle est lumineuse, avec de grandes fenêtres donnant sur la cour fleurie. Les murs sont couverts de posters éducatifs et d’œuvres d’art réalisées par les élèves.
Un professeur nous attend à l’entrée de la salle, souriant et accueillant. Il nous invite à entrer et à nous installer à nos places. Une fois tout le monde assis, il commence à distribuer des tas de fiches à remplir. Je soupire intérieurement en voyant la pile de documents devant moi, mais je sais que c’est nécessaire pour bien commencer l’année.
Je jette un coup d’œil autour de moi et remarque que certaines des filles du groupe qui m’ont critiquée chuchotent et rient entre elles. "Reste concentrée" je me dis en prenant une grande inspiration. Je m’applique à remplir les fiches avec soin en essayant de ne pas laisser leur présence me distraire.
Après avoir rempli les fiches, le professeur de science se tient devant nous et prend la parole.
"Donc, bonjour et bienvenue au lycée Alexandre Ballery. Je m’appelle Thomas Aumont et je suis votre professeur de science. Votre professeur principal étant en retard, je prends sa place pour vous donner ces fiches que vous devez signer pour mercredi. Bonne journée à vous tous."
Je garde en mémoire l'information tout en rangeant mes affaires paisiblement. Les autres élèves semblent déjà à l'aise et discutent entre eux.
Le professeur de science sourit un peu gêné et ajoute :
"Je vous remercie pour votre présence. Vous faire venir pour une heure, ce n’est pas très intelligent mais c’est ainsi."
Il pousse un léger soupir avant de continuer "À mercredi."
Je sort de la salle et je me mêle à la foule d’élèves qui se dirige vers la sortie du bâtiment.
Une des filles du groupe s’approche de moi avec un sourire narquois.
"Salut la gothique, ça va avec tes sorts maléfiques ? Si je te touche, je ne vais pas attraper de malédiction, hein ? Faudrait que je me lave les mains ce soir pour enlever toute trace d’onde toxique" dit-elle en ricanant.
D’autres filles éclatent de rire, ajoutant à la moquerie.
"Regardez là, on dirait une chauve-souris, beurk ! Son style est aussi dégoûtant que des déchets dans une poubelle" dit une autre, se tenant le ventre de rire.
"Bonjour ! Je vois que la politesse n’est pas votre point fort. Je m’appelle Angélique et toi ? Tu me connais ? Non, je ne pense pas. Contrairement à ce que tu dis, mon style n’est pas vulgaire. J’aime le noir, mais cela ne signifie pas que je suis gothique. Peut-être devrais-tu revoir la définition des deux mots. Quant à la comparaison avec une chauve-souris, merci pour le compliment ! Elles sont fascinantes et beaucoup plus intéressantes que les vipères de ton genre. Allez, bonne journée. J’ai autre chose à faire que d’écouter des critiques immatures".
Je tourne les talons ,n’ayant pas le temps de m’occuper de bébés en couches qui se prennent pour les reines du monde. De plus, je dois réfléchir à ce que je vais dire à maman ce soir. Mes pensées sont envahies par la conversation que nous avons eue ce matin et par les moqueries que j’ai dû endurer.
Soudain, une voix me fait tourner la tête. Un garçon aux yeux bleu clair se tient là, me regardant avec un sourire amical. Ses cheveux blonds encadrent son visage, et il porte une veste en jean qui lui donne un air décontracté. Il semble vouloir me parler.
Il s’approche de moi, un sourire amical sur le visage.
"Bonjour, je m’appelle Guillaume. J'ai entendu ce que Mélanie a dit. Elle est vraiment stupide. Si elle t’embête, viens me voir".
Je le regarde, reconnaissante pour son soutien inattendu. Ses yeux bleu clair pétillent de sincérité, et je sens une vague de soulagement me traverser.
"Merci, Guillaume" je dis doucement
"Ça signifie beaucoup pour moi" j'ajoute en souriant.
Il hoche la tête, l’air sérieux.
"Je sais que c’est dur d’être nouvelle ici, mais tu n’es pas seule".
"Je suis dans la classe 2A".
"Je suis dans la classe 2B et je m'appelle Angélique".
"Un si joli nom pour une si belle fille" me dit il en souriant.
Je rougis, ou du moins je le pense, car une sensation de chaleur envahis mes joues.
"Je dois y aller, désolé" je bégaye.
"D’accord. Je te donne mon numéro si tu veux, j’aimerais parler avec toi ce soir si tu es d’accord, bien sûr ?"
"O... ok."
Il me donne son numéro et je range mon téléphone précieusement dans mon sac. En sortant du lycée, je prends une grande inspiration et commence mon trajet de retour à la maison.
Les rues sont animées à cette heure de la journée, avec des élèves qui rentrent chez eux et des passants qui se pressent dans les boutiques et les cafés. Le ciel est d’un bleu éclatant, et les rayons du soleil réchauffent doucement mon visage. Je marche tranquillement, savourant cette promenade qui me permet de réfléchir à tout ce qui s’est passé aujourd’hui.
Je passe devant des parcs verdoyants et des jardins soigneusement entretenus, où des enfants jouent et des familles se promènent. L’ambiance est paisible et agréable, et je me laisse porter par les bruits de la ville, le chant des oiseaux et le murmure des conversations.
En arrivant devant notre maison, je m’arrête un instant pour admirer sa beauté et je sais que quand je vais franchir la porte d’entrée, je vais devoir retourner dans la réalité.
Je prends une grande inspiration pour me donner du courage. Il faut que je sois forte pour ma mère, que je sois son soutien. Je pose ma main sur la poignée et j’ouvre la porte en souriant.
"Maman, je suis rentrée" je m'exclame en retirant mes chaussures.
Aucune réponse. C’est étrange, elle devrait être là pourtant. Mon cœur commence à battre plus fort alors que je parcours les pièces de la maison. J’entre dans la cuisine et là, le désastre.
La cuisine est sens dessus dessous, des objets sont renversés et cassés, le sol est jonché de morceaux de vaisselle brisée. Je sens une boule d’angoisse monter en moi alors que je cherche désespérément ma mère du regard. Où peut-elle être ? Que s’est-il passé ici ?
Je prends mon téléphone et compose rapidement son numéro, espérant qu’elle répondra. Mon esprit tourne à toute allure, essayant de comprendre ce qui a bien pu se passer. La sonnerie retentit dans le vide. Le téléphone sonne dans la salle de bain.
Je m’approche rapidement.
"Maman ? "
Aucune réponse.