Princesse

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Summary

Toni Raimondo. Un prénom de garçon pour une femme forte. Toni avait une vie bien rangée et monotone : un boulot, un petit ami parfait et un appartement dans le centre de Chicago. Mais quand on est la fille d’un puissant, craint mais respecté la vie ne peut pas être forcément un long fleuve tranquille : le quotidien de Toni est bouleversé le soir où elle manque d’être agressée par plusieurs individus et que cet Homme un brin effrayant la sauve. Devant assurer sa protection ils ne se quittent plus. Elle le déteste mais il l’attire. Il est un mauvais garçon mais qui donnerait sa vie pour la sienne. Elle a un petit ami mais ne pense qu’à son sauveur psychopathe. Il ne sait pas aimer et pourtant cette emmerdeuse lui fait ressentir des choses. Quoi qu’ils décident leurs chemins finissent par se retrouver pour le meilleur et pour … le pire.

Status
Ongoing
Chapters
10
Rating
n/a
Age Rating
18+

Prologue

J’ai tout de suite su, au fond de moi, que je n’aurais jamais dû lui faire confiance, à vouloir voler je m’en suis brûlée les ailes et aujourd’hui j’en paie le prix fort.

Je menais une vie plutôt tranquille, loin de tout ce que j’avais fui, loin de mon père et de ses idéaux … il n’avait toujours voulu que des garçons, mais malheureusement après mes deux frères, ma mère lui avait annoncé qu’elle attendait une fille.

Une fille qu’il avait prénomméToni, un prénom de garçon que j’adorais pourtant porter parce que ma mère l’aimait. Elle m’avait avoué qu’il lui avait demandé un prénom masculin pour que je sois, certes une femme, mais une femme forte etToniétait apparue comme une évidence pour celle qui m’avait mise au monde.

Mon père Mario Raimondo, était un genre de mafieux italien craint et respecté, il était Chef du Clan de la ville de Chicago, une bande de mercenaires engagée secrètement par la ville pour régler les conflits d’une manière discrète et efficace. Mon père était à la tête de quatre équipes dont le plus âgé de mes frères était à la tête de l’une d’entre elles, ces mêmes « Clans » existaient dans tout le pays.

Mon père avait un immense pouvoir dont j’avais toujours été consciente, mais contrairement à mes deux frères je n’avais pas été obligé d’en faire partie car j’étais une femme.

Je m’en étais sortie comme ça, j’étais partie à l’université, j’avais fait des études pour être notaire et je vivais désormais loin de la demeure familiale dans une petite maison que j’avais décoré avec soin même si l’argent, je le savais, provenait de l’argent pas forcément propre de mon cher papa.

Physiquement je ne ressemblais pas à mon père, j’étais le portrait craché de ma mère Elena, une petite polonaise aux longs cheveux blonds et aux yeux d’un bleu extrêmement clair, j’avais la même silhouette : mince et élancée, les mêmes traits fins du visage ainsi que son sourire et son petit nez légèrement retroussé.

Je ne ressemblais pas à mon père, je n’avais rien d’une italienne physiquement mais j’avais tiré de lui son caractère dur et déterminé ainsi que son franc parler.

Je venais de souffler ma vingtième bougie quand ma mère était décédée dans un dramatique accident de voiture où j’étais avec elle, je m’étais réveillée après un coma de presque quinze jours quand mon frère m’avait annoncé qu’elle n’avait pas survécu …

J’ai toujours tenu mon père pour responsable de cet accident qui, j’en suis persuadée, n’en était pas vraiment un.

Puis j’ai d’abord mis de la distance avec Mario pendant près de deux ans, ne me rendant pratiquement plus dans la demeure familiale qui ne me rappelait que trop la douloureuse absence de ma mère. Et un jour j’ai fini par décider de ne plus le voir du tout, mettant ainsi de côté mes deux frères.

Je menais une vie tranquille, bien réglée dans un quotidien qui me convenait mais tout avait changé et j’avais cru être assez forte pour ne pas tomber.