Quiproquo À Sens Unique

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Summary

Entre désirs inavoués, relations floues et émotions contradictoires, plusieurs jeunes adultes vont se retrouver pris dans un tourbillon de malentendus, de sentiments et de secrets. Chacun croit comprendre l’autre, mais tout semble aller dans un seul sens… et ce n’est jamais le bon. Quiproquo à sens unique raconte ces instants de passion, de confusion et d’hésitation où l’amour, l’amitié et l’identité se croisent et se défient.

Genre
Romance/Other
Author
C.L
Status
Excerpt
Chapters
5
Rating
n/a
Age Rating
13+

Chapter 1:


Point de vue d’ Aroon


   Allongé sur mon lit, j’attendais son message en ce soir pluvieux. Mon téléphone vibre. L’espoir monte, mais se dissipe aussitôt : une simple notification. Rien d’important. Déçu, je repose le téléphone sur la table de nuit et m’endors. Le lendemain matin, en me réveillant, je tends la main vers mon téléphone. Écran allumé, notifications multiples : plus de dix messages et cinq appels manqués. Je fronce les sourcils, incrédule. « Comment ai-je pu dormir si profondément sans entendre la sonnerie ? »

J’ouvre notre conversation. Un message attire mon attention :

« On peut se retrouver au café à 13 h, c’est important. »

Sans réfléchir, je compose son numéro. Elle ne répond pas. Injoignable.

« Tant pis, je la verrai à la fac. »

Une fois à l’université, je me dirige instinctivement vers son département. Je l’aperçois à travers la vitre d’une salle, entourée de collègues, en pleine discussion animée. Mon cœur se serre. J’entre dans la pièce, feignant l’indifférence, et l’attire doucement à l’écart.

— Salut. Désolé pour hier soir. Je dormais… On se voit toujours à 13 h, hein ?

— Ce n’est pas grave, dit-elle avec un sourire rapide.

— Mais ce matin, quand j’ai essayé de t’appeler, tu étais injoignable…

— Oui, désolée. J’ai eu un petit problème. On pourra en parler au café. Là, mon cours va commencer. À tout à l’heure.

Elle s’éloigne, et je reste là, immobile. Pas d’habituelle étreinte, pas de baiser furtif. Quelque chose cloche. Je la regarde partir, absorbé par une étrange sensation d’inquiétude.

Point de vue d’ Ashley

Je discutais tranquillement avec mon meilleur pote Jonathan et ma cousine Camilla , mais l’idée de cette conversation importante avec lui me trottait dans la tête. Je saisis mon téléphone et lui envoie un message, puis un autre. Pas de réponse. Un soupir. J’essaie de l’appeler. Toujours rien.

— S’il ne répond pas, c’est sûrement parce qu’il s’est endormi, vu le temps frais, suggéra Camilla.

— Oui, elle a raison. Ne te prends pas la tête, ajoute Jonathan.


— Peut-être… mais j’ai besoin de finir avec cette histoire. Je crains de perdre le courage si j’attends trop.

Leurs regards se veulent rassurants, mais leur silence m’agace légèrement. « Calme-toi, tout se passera bien, » me disent-ils en chœur. Plus tard, je rentre chez moi, bien décidée à le joindre. Peine perdue. Il ne répond toujours pas. Je prends une douche pour apaiser mes nerfs, puis m’effondre sur le lit, épuisée.

Le lendemain, un bruit sourd me tire brusquement du sommeil. Je descends, encore à moitié endormie, et trouve mon père accroupi devant le canapé.

— Papa, qu’est-ce que tu fais ?

— Ma bague est tombée sous le canapé. Je la récupère.

— Tu risques de te faire mal. Laisse-moi t’aider.

Après l’avoir aidé, je remonte dans ma chambre pour me préparer. En voyant un appel manqué de sa part, je décide de ne pas répondre. De toute façon, nous devions nous voir à la fac.

Une fois à l’université, je rejoins mes camarades dans la salle. L’ambiance légère me change les idées, jusqu’à ce que je sente une main m’attraper doucement par le bras. C’est lui.

Il m’entraîne hors de la salle et commence à s’excuser. Je l’écoute, sans savoir si je devais être en colère ou simplement l’ignorer. Finalement, je lui réponds avec un sourire, plus par habitude que par sincérité.

Quand il a fini de parler, un poids s’installe dans ma poitrine. « Tout cela m’épuise, » pensais-je. Préférant couper court, je lui dis que mon cours va bientôt commencer et retourner dans la salle. Tandis que je m’éloigne, un sentiment étrange m’envahit. Je ne me retourne pas, mais je devine qu’il est resté là, immobile.

Les cours terminés, je me dirige vers le café où nous devions nous retrouver. En arrivant, je l’aperçois, assis près de la fenêtre, le regard fixé sur son téléphone. Je prends une grande inspiration, entre dans le café, et vais m’asseoir en face de lui.

— Salut. Tu n’as pas trop attendu, Aroon ? demandai-je, essayant de garder une voix neutre.

— Non, je viens juste d’arriver aussi, répondit-il rapidement.

Un silence s’installe, lourd et pesant. Je prends mon courage à deux mains.

— Bon, je ne vais pas passer par quatre chemins, dis-je doucement. Je t’ai trompé.

Je vois son visage se figer, ses yeux s’écarquiller.

— Quoi ? lâche-t-il, sous le choc.

Je baisse les yeux, incapable de soutenir son regard.

— Oui, je t’ai trompé… avec « nom de l’ami », avoue  dans un murmure.

Il se lève brusquement, ses mains tremblant légèrement.

— Pourquoi ? Pourquoi me faire ça ? dit-il, sa voix cassée par l’émotion.

— Je suis désolée, mais… séparons-nous, répondis-je, la gorge serrée.

— Non ! réplique-t-il immédiatement, presque désespéré.

Je me lève à mon tour, le regard fuyant.

— Désolée,  Aroon mais c’est fini entre nous, conclus-je avant de quitter la table, laissant derrière moi ce que nous avions partagé.