Prologue Nikhil
Prologue Nikhil
Il y a deux ans.
Ripper, tous craignent ce surnom synonyme de mort imminente. Je n’ai jamais voulu devenir cet alter ego, mais mon père, Lorenzo Vaccari en avait décidé autrement. Son empire règne sur Miami depuis maintenant vingt longues années. Personne n’ose s’en prendre à lui, pas même la police. Je suis intouchable par extension. À vingt-cinq ans, je suis un tueur prolifique, trente-neuf victimes et je ne suis pas prêt de m’arrêter. En même temps, je ne connais que cette façon de faire et être redouté de tous est grisant.
J’ai été entraîné par les meilleurs dans notre domaine. Ils ont fait de moi une machine de guerre. Je ne ressens aucune émotion, je suis un mur de glace. Ma formation a débuté alors que je n’avais que quatorze ans. Je devais devenir le bras armé de Lorenzo Vaccari. Un an plus tard, je mettais à mort ma première victime, à coup de batte de baseball. Le pauvre type avait eu la très mauvaise idée de mater des vidéos pornographiques. Bruce, mon mentor, m’avait demandé de simplement regarder, mais j’ai été pris d’une folie meurtrière.
Depuis, je tue sans éprouver le moindre remords et en réalité, j’adore ça. J’aime voir la vie s’éteindre lentement, les vaines tentatives de mes proies pour tenter de rester en vie. Le plus drôle c’est de les entendre me supplier de les épargner en me proposant toutes sortes de choses. Une mère m’a même offert sa gamine de huit ans dans l’espoir d’avoir la vie sauve. Très mauvaise réponse, s’il y a une règle que je n’enfreindrais jamais c’est celle de toucher à un enfant.
— Nikhil, m’appelle faiblement mon père sur son lit d’hôpital.
— Je suis là.
— Il est temps pour toi de prendre ma place. Tu es mon fils unique alors soit à la hauteur de mon nom. Protège Zara.
— Elle est sous protection depuis des années. Je n’ai pas attendu ta demande pour m’occuper d’elle. Tu n’en a jamais rien eu à foutre d’elle alors ne vient pas jouer les pères implorants.
J’attrape le coussin posé sur le fauteuil et le pose sur son visage. Il se débat, cherche à se dégager de ma prise. J’observe le tracé du monitoring devenir plat puis il lutte de moins en moins. Je coupe le son de la machine et admire mon œuvre. Mon téléphone en main, je capture cette image qui rejoindra ma collection privée.
— Quarante ! dis-je en quittant la chambre.
Je suis Nikhil Vaccari et personne ne sera à l’abri dans cette ville.
Pourtant diriger le clan familial n’est pas ma priorité, non, moi c’est au volant de ma chevrolet surbooster sur les pistes de Nascar que je prends mon pied !