Jérôme Duval : L'épicentre de mes désastres ! Tome 1

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Summary

Cindy Barstoly a un plan : devenir policière, rester indépendante et fuir l'amour comme la peste. Surnommée le "cyclone" pour sa capacité à déclencher des catastrophes, elle est persuadée qu'aucun homme ne pourrait survivre à sa tornade personnelle. Et ça lui va très bien. Son plan vole en éclats le jour où elle rencontre enfin Jérôme Duval. Le frère pompier de sa meilleure amie , l'homme que tout le monde adore : grand, charismatique, et exaspérément parfait. Leur première rencontre ? Un désastre. Littéralement. En quelques secondes, Cindy réussit l'exploit de trébucher sur ses propres lacets et de transformer le sweat blanc impeccable de Jérôme en une œuvre d'art à la salade composée. Pour lui, elle est une catastrophe ambulante. Pour elle, il est un "détestable beau gosse" arrogant et moqueur. Entre eux, la guerre des piques est déclarée. Pourtant, sous les gaffes et les regards incendiaires, une attirance aussi troublante qu'incontrôlable crépite. Jérôme est le seul homme capable de lui faire perdre tous ses moyens, et Cindy est la seule femme qui semble pouvoir ébranler son calme olympien. Quand chaque rencontre se transforme en chaos, la passion peut-elle vraiment naître d'un désastre ? Un pompier peut-il maîtriser un cyclone... ou se laissera-t-il joyeusement emporter par la tempête ?

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20 ans

-20 ans-

Les rayons du soleil se glissaient à travers les doubles rideaux de la chambre de Cindy alors qu’elle ouvrait les yeux. Son téléphone sonna, annonçant un nouveau message. Elle tendit le bras pour le saisir, s’étirant au passage.

« On se retrouve à 10 h chez moi pour aller au centre équestre ? » demanda Laure.

Un sourire éclaira le visage de Cindy.

« Oui, pas de problème, j’y serai. Tu sais si Lisa sera là ? »

« Oui, elle a confirmé. »

Cindy reposa son téléphone sur sa table de nuit et jeta un coup d’œil au jeune golden retriever qui dormait sur le tapis au pied de son lit. Ce dernier lui lança un regard adorateur et agita joyeusement sa queue.

Allez debout, paresseux ! Il est huit heures, on a juste le temps d’aller faire un petit footing ! Dit-elle en s’adressant à son chien.

Le jeune chien s’étira paresseusement en grognant, puis s’approcha d’elle en demandant une caresse. Cindy était une jolie blonde aux yeux gris-bleu qui célébrait son vingtième anniversaire en ce beau jour de mai.

La journée était déjà planifiée depuis des semaines avec ses deux meilleures amies, Marie-Élisabeth Duval et Laure Roussel. Elle se prépara rapidement, déjeuna et sortit dans la fraîcheur du matin pour aller courir avec Spartacus.

Cindy s’entraînait beaucoup à l’endurance ces derniers mois, dans l’espoir d’entrer à l’école de police. Elle avait passé les examens d’entrée ces dernières semaines et attendait une réponse, espérant qu’elle serait positive. En attendant, elle cumulait les petits boulots.

Elle mit ses écouteurs dans ses oreilles et commença à courir à travers le parc arboré non loin de chez elle.

Quand elle rentra chez elle, sa sœur Alison était là attablée, ainsi que leur père à la table du petit-déjeuner.

— Coucou tout le monde !

Son père se leva et la prit dans ses bras.

— Bon anniversaire ma chérie !

— Merci papa.

Alison fit pareil à la suite de son père, elle l’embrassa tendrement.

— Bon anniv sœurette, 20 ans, waouh ! Le temps défile, il serait peut-être temps que tu songes à te trouver un copain.

Cindy se mit à rire nerveusement.

— Tu ne penses vraiment qu’à ça ! J’ai plein de projets en tête et trouver l’amour n’est pas dans mes priorités.

Alison leva les yeux au ciel, excédée.

— Je sais !

C’est de son père que Cindy tenait sa vocation à servir dans la police ; lui-même occupait un poste important dans la brigade criminelle.

Depuis que leur mère avait quitté le domicile conjugal avec son amant, meilleur ami de Charles, un peu plus d’un an et demi auparavant, Charles ne vivait que pour son travail et ses filles. Alison, la plus proche de leur mère, menait une vie d’adulte plutôt tumultueuse. Quant à Cindy, elle avait coupé les ponts, ou presque, avec sa mère, ne parvenant pas à comprendre ses choix.

Pour elle, son père était le meilleur des hommes. Elle essayait tant bien que mal de poursuivre ses projets et de se bâtir un avenir solide, mais pour elle, le divorce de ses parents était un signe que même les couples les plus solides pouvaient se briser, et que le mariage et l’amour faisaient finalement plus de mal que de bien.

Charles, après l’avoir serré dans ses bras, sortit un paquet de sa poche et le lui tendit.

— C’est de la part de ta sœur et moi, on s’est cotisés !

Cindy les remercia chaleureusement avant que Alison lui dise :

— Mais ouvre ! Tu remercies, et ça se trouve ça ne te plaira même pas ! C’est moi qui ai choisi, je te préviens…

Dans le petit paquet emballé, Cindy découvrit un écrin, et dans cet écrin, un magnifique petit bracelet en or avec des petites breloques colorées attachées. Elle s’empressa de le passer à son poignet.

— Oh, mais c’est trop beau ! S’écria-t-elle en les embrassant une seconde fois.

Ils discutèrent encore un peu de la fête prévue ce soir-là, pour ses vingt ans. La célébration se déroulait chez Laure, qui souhaitait offrir ce présent à son amie.

Cindy se servit un café et quitta le domicile familial pour aller chez son amie Laure.



Laure et Marie-Élisabeth habitaient dans le même quartier d’Angers qu’elle, à quelques pâtés de maisons les unes des autres. La première, Laure, était son amie depuis 6 ans, elles s’étaient connues au collège et étaient restées meilleures amies depuis. C’est par son intermédiaire qu’elle avait connu Marie-Élisabeth Duval trois ans plus tard...

Marie-Élisabeth, que tout le monde appelait « Lisa », avait un peu moins de 3 ans d’écart d’âge avec elles. Depuis, on les appelait « le Trio », trois meilleures amies inséparables.

Quand elle sonna chez Laure, Lisa était déjà arrivée. Le frère jumeau de Laure, Alex, les déposa en voiture au centre équestre situé à environ 20 minutes de là.

Le soleil brillait de mille feux et les oiseaux chantaient joyeusement. Les filles étaient impatientes de retrouver leurs chevaux et de profiter de cette belle matinée.

Arrivées au centre équestre, elles furent accueillies par la monitrice, qui les mena vers les écuries.

Laure retrouva avec bonheur Havane, sa jument alezane âgée de 18 ans. Elle lui donna une pomme et la caressa affectueusement. Cindy et Lisa, quant à elles, reçurent deux juments au tempérament calme qu’elles avaient déjà montées très souvent lors de leurs escapades à trois.

Après avoir sellé et bridé leurs montures, les trois amies partirent en balade dans le bois appartenant au centre équestre. Elles trottaient joyeusement sur les sentiers ombragés, profitant de l’air frais et du chant des oiseaux.

Elles riaient, chantaient et discutaient, heureuses de se retrouver ensemble. C’était là l’occasion de passer un moment privilégié à trois, chacune se confiant sur sa vie et ses peines de cœur. Unies par cette passion commune.

Laure parlait de son emploi de secrétaire assistante vétérinaire et de son patron, Dominic Beaulieu, un jeune vétérinaire qui avait perdu sa compagne 5 mois plus tôt dans un accident de voiture et qui se retrouvait seul avec un petit garçon de trois ans.

Laure était éperdument amoureuse de son patron, s’investissait au-delà du professionnel pour lui et son fils. Mais ce dernier, enlisé dans son chagrin et ses soucis, ne semblait pas la voir, à son grand désespoir. Quant à Marie-Élisabeth , du haut de ses presque 17 ans, elle vouait une adoration sans bornes au meilleur ami de son frère: Guillaume, un jeune homme de six ans son aîné, dont elle était amoureuse depuis sa plus tendre enfance.

Il n’y avait que Cindy qui n’était pas dans les peines de cœur. Depuis qu’elle avait rompu avec son petit ami Daniel, un garçon de son âge, elle tenait son cœur à l’abri d’un nouvel échec. Au fond, comme ses amies, elle avait l’âme romantique et rêvait secrètement de rencontrer un homme qui lui serait complémentaire, et lui ferait connaître le grand frisson, mais elle n’était pas prête à se l’avouer.

Elle ne voyait autour d’elle que des personnes qui souffraient d’amour ou se séparaient.

La blessure de son premier chagrin d’amour, cumulée au divorce de ses parents, l’obligeait à se protéger de nouvelle peine de cœur.

Elles s’arrêtèrent dans une petite clairière pour faire boire leurs montures dans un petit ruisseau et les laisser brouter un peu l’herbe tendre du printemps. Elles s’assirent sur un tronc pour boire, elles aussi et poursuivre leur conversation.

Tu sais Cindy, je pense que tu es une fille trop géniale, pour rester seule, lui dit Laure en l’attrapant par le cou et en déposant un baiser sur sa joue. Un jour tu rencontreras un type génial, gentil, talentueux comme toi, et plein d’humour, un gars qui ne cherchera pas à jouer avec tes sentiments et sera sincère !

Cindy se mit à rire et dit :

— Arrête, Laure, je n’envie pas vos situations à toutes les deux. Vous, vous languissez de types qui ne vous voient pas ! On conditionne les petites filles à croire au prince charmant sur son beau cheval blanc. Mais moi je sais que si je le croise un jour, celui-là… Je lui piquerai son cheval et fuirai, loin de lui ! Dit-elle avec humour.

Ses deux amies sourirent à cette déclaration, puis soudain le visage de Laure s’illumina :

— Lisa, tu devrais peut-être lui présenter ton frère, s’écria-t-elle soudain.

Les deux jeunes filles se regardèrent complices, et Cindy se mit à rire nerveusement. En trois ans d’amitié avec Marie-Élisabeth , Cindy n’avait encore jamais vu Jérôme, le frère de cette dernière.

Même si elle était allée chez Lisa à plusieurs reprises et y avait fait la connaissance de ses parents et petites sœurs, Jérôme n’était jamais présent dans ces moments-là. Cependant, elle avait souvent entendu parler du jeune pompier.

Laure, en revanche, qui connaissait Lisa et sa famille depuis sa plus tendre enfance. Leurs mères étaient même collègues, médecins généralistes dans le même cabinet du centre d’Angers.

— Mon frère est une perle ! Il te plairait sûrement… Dit Lisa avec un sourire éclatant.

Avant de sortir son portable pour chercher une photo de ce dernier qu’elle présenta à Cindy.

Cette dernière se retrouva devant la photo d’un jeune homme châtain clair aux yeux sombres, ses traits rieurs et un charme certain l’interpellèrent immédiatement. Il semblait d’un caractère enjoué et jovial, cela se lisait sur ses traits…

Cindy rendit néanmoins rapidement le portable à son amie, ne s’attardant pas sur ce garçon dont elle entendait souvent parler en bien.

— Laisse tomber… Lisa, je ne doute pas que ton frère soit génial ! Mais mon cas n’est pas désespéré au point de me faire « caser » par les copines, quand même ! J’ai 20 ans aujourd’hui et encore quelques années avant de m’inquiéter...

— Tu es ambitieuse, et c’est super Cindy ! Mais ce n’est pas parce que tes parents ont divorcé que tu dois penser que l’amour est un conte de fées pour fillette rêveuse… La sermonna Laure.

— Je n’ai pas dit ça ! Dit Cindy en riant. Allez les filles on se remet en route ? Je commence à avoir un petit creux, moi ! Dit-elle coupant court au sujet.

La balade dura environ une heure et demie. À leur retour, les filles étaient un peu fatiguées mais ravies de leur escapade. Elles donnèrent à manger à leurs chevaux et les brossèrent soigneusement avant de les ramener aux écuries.

Il était déjà 13 heures, et les filles avaient bien faim. Elles décidèrent de se rendre au Flunch pour déjeuner. Alors qu’elles étaient quasiment arrivées au restaurant, Marie-Élisabeth reçut un appel de son frère. Elle s’arrêta sur le bord du trottoir et discuta quelques minutes.

Quand elle raccrocha, elle expliqua à ses amies que son frère lui ramenait Juliette, sa sœur cadette, qu’il s’était engagé d’abord à garder, mais qu’un imprévu l’obligeait à la lui confier pour l’après-midi.

— Pas de problème, sourit Laure. Ta frangine est adorable, on lui paiera une glace, elle va être ravie.

Il nous rejoint au restaurant, il m’a demandé de lui prendre une boisson !

Cindy ne dit rien, elle aussi adorait la petite Juliette, une fillette de 11 ans à l’esprit vif et intrépide. Quant à Jérôme, la photo qu’elle avait vu une heure plus tôt avait éveillé son intérêt et elle était finalement intriguée à l’idée de faire sa connaissance.

Elles entrèrent dans le Flunch, prirent chacune un plateau, et commencèrent à choisir leur entrée et leur dessert avant de passer en caisse pour commander leur plat principal. La file d’attente était assez longue, et des effluves de viandes grillées et de frites venaient titiller leurs narines, ouvrant un peu plus leur appétit.

Alors qu’elles étaient dans la file d’attente en caisse, les trois amies discutaient joyeusement de leur matinée passée au centre équestre. Laure parlait des concours qu’elle avait remportés avec Havane quelques années plus tôt, et de ses rêves d’enfant de participer à des concours professionnels qu’elle avait abandonnés une fois parvenue à l’âge adulte.

— Lisa ! Les interrompit, une voix masculine.

Un frisson parcourut instantanément l’échine de Cindy à cette voix sensuelle et rieuse. Elle tourna la tête pour regarder le jeune homme qui arrivait vers elle.

Il était vêtu d’un sweat blanc et d’un pantalon de toile beige, grand avec une classe indéniable. Des cheveux courts châtain clair coiffés en arrière et des yeux marron espiègles.

Quand leurs yeux se croisèrent, une drôle d’impression envahit Cindy, l’impression que le temps suspendait soudain sa course, que les voix parvenaient de manière étouffée à ses oreilles. Et que le jeune homme qui entrait était entouré d’une aura, tel un être de lumière venu la visiter.

Ses yeux presque noirs dans la lumière artificielle du restaurant se posèrent sur sa silhouette avant de la fixer dans le fond des yeux.

« Merde, il est trop beau! » songea-t-elle tandis qu’un magma de sensations confuses naissait sous ce regard ténébreux, tel un feu d’artifice.

Jérôme arriva à leur hauteur et posa une bise sur la joue de sa Lisa, puis celle de Laure. Enfin, il fit un grand sourire à Cindy

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