LE PAPILLON NOIR

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Summary

Un thriller psychologique sombre, poétique et inspiré de l’univers réel de Rodney Alcala. Dans une ruelle oubliée, une boutique de fleurs semble hors du temps. Parmi les parfums de lilas, de violette et de pivoine, Elric Mervil compose des bouquets… comme d’autres préparent des funérailles. Fleuriste silencieux et méthodique, Mervil est un homme sans passé apparent. Mais dans l’ombre de ses gestes délicats, se cache un tueur au regard vide, qui transforme ses meurtres en véritables compositions florales. Ses victimes sont retrouvées allongées, ornées de pétales et d’ailes de papillons noirs, dans des mises en scène aussi magnifiques que glaçantes. Mais lorsqu’il tue Aude Marceau, il frappe sans le savoir le cœur de celui qui deviendra son chasseur : Nils Marceau, détective privé et frère de la victime. Pour Nils, ce n’est plus une enquête : c’est une descente dans l’horreur. Une immersion dans l’esprit d’un monstre qui ne tue pas pour la haine… mais pour l’art. Chaque meurtre est un message. Chaque scène est une poésie sanglante. Et plus Nils approche de la vérité, plus il réalise que pour comprendre Mervil… il devra entrer dans sa logique. Voir comme lui. Ressentir comme lui. Mais peut-on traquer un artiste du crime… sans devenir une partie de son œuvre ? ⸻ 💀 « Le Papillon Noir » est un court roman intense, psychologique et esthétique, où le sang se mêle à la beauté, e

Status
Ongoing
Chapters
15
Rating
n/a
Age Rating
16+

Chapitre 1 - Une odeur de violette


Elric Mervil passait ses journées entourées de silence et de fleurs.

Sa boutique, petite et désuète, sentait le passé. Des bouquets alignés

comme des soldats dormaient derrière la vitrine. Lilas, pivoines,

œillets.

Il avait une manière bien à lui de composer ses arrangements : il

fermait les yeux, touchait les tiges, et laissait ses doigts parler. Il ne

parlait jamais trop, mais ses mains, elles, disaient tout.

Ce matin-là, une cliente lui sourit. Elle s’appelait Aude. Elle achetait

des violettes. En prenant sa commande, elle effleura ses doigts :

Vous avez des mains douces, monsieur Mervil.

Il baissa les yeux. Elle ne vit pas le frisson qui traversa sa nuque.

Elles ne le seront plus demain.