Cartel’s PRISONER

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Summary

Anastasia, 21 ans, pensait avoir trouvé un semblant de stabilité dans les ruelles chaudes de Madrid, entre son studio minuscule et son travail de serveuse dans un bar de nuit. Sa vie était simple. Discrète. Insignifiante. Jusqu'à ce regard. Celui d'un homme assis seul à la table du fond. Costume noir, montre en or, regard glacé. Alejandro Cruz Del Varela. Un nom qui fait trembler la pègre espagnole. Un nom que personne n'ose prononcer. Il ne parle pas. Il commande. Il ne demande pas. Il prend. Et ce soir-là, il décide que ce sera elle. Sans explication. Sans justification. Juste cette phrase, murmurée à l'oreille, alors qu'il la fait embarquer de force dans sa voiture : "Tu ne sais pas encore qui je suis. Mais tu vas m'appartenir." Anastasia se réveille dans un manoir aux murs immaculés, perdu au cœur de la ville. Elle est sa captive. Mais il ne lui fait pas de mal. Pas vraiment. Il la provoque. La contrôle. La teste. Mais il la protège aussi. Des autres. Du monde. Et parfois... de lui-même. Mais ce qu'Anastasia ignore encore, c'est que cet homme n'a jamais aimé. Et qu'un mafieux qui tombe amoureux, c'est encore plus dangereux qu'un tueur. Parce qu'Alejandro n'est pas venu pour lui briser le cœur. Il est venu pour le voler.

Genre
Romance
Author
Yasmine
Status
Ongoing
Chapters
1
Rating
n/a
Age Rating
18+

Chapter 1


Le verre glissa entre mes doigts tremblants et s’écrasa sur le sol dans un fracas de cristal brisé.

— Merde… soufflai-je en me baissant précipitamment, les joues brûlantes.

Ce n’était pas la première fois que je cassais quelque chose ce mois-ci. Mon patron, Rodrigo, m’avait déjà menacée deux fois de me virer si je ne faisais pas plus attention. Je m’en voulais. Mais ce soir-là, mon corps refusait de coopérer. Mes mains tremblaient, mes jambes vacillaient légèrement, et mon cœur battait si fort que je pouvais l’entendre cogner dans mes tempes.

Parce que je le sentais.

Ce regard.

Glacé. Lent. Tranchant comme une lame effleurant ma peau nue.

Je relevai la tête, mon genou encore posé au sol. Et mes yeux croisèrent les siens pour la première fois.

Il était assis seul, au fond du bar. Là où la lumière était tamisée. Là où personne ne venait jamais s’asseoir. Pourtant, lui… il était là. Tranquille. Immobile. Son costume noir épousait parfaitement son torse large, sa mâchoire était nette, trop nette, et sa peau hâlée semblait faite d’ombres et de feu. Une montre dorée brillait à son poignet. Un verre à peine entamé reposait devant lui.

Mais ce n’était pas tout ça.

C’était ses yeux.

Froids. Perçants. Et posés sur moi.

Je me redressai en vitesse, fuyant son regard. Mon cœur battait la chamade. Pourquoi je réagissais comme ça ? Ce n’était qu’un client. Juste un autre homme un peu trop bien habillé pour cet endroit miteux.

— Tu veux que je t’aide ? me demanda Martina, ma collègue, en ramassant les morceaux de verre.

— Non… non, ça va. Je gère, merci, murmurais-je.

Mais je ne gérais rien du tout.

Je n’arrivais plus à me concentrer. Chaque fois que je passais près du fond de la salle, mes yeux glissaient malgré moi dans sa direction. Et il était toujours là. À m’observer. Silencieux. Implacable.

Comme s’il attendait quelque chose.

À vingt-et-une heures quarante-sept, il demanda un deuxième verre.

À vingt-deux heures treize, il décrocha un appel, ne parla que deux mots et raccrocha.

À vingt-deux heures trente-sept… il se leva.

Et mon cœur s’arrêta.

Ses pas étaient lents. Contrôlés. Il avançait à travers la salle comme un prédateur qui ne voyait personne d’autre que sa cible.

Et j’étais cette cible.

Je ne bougeai pas. Je ne pouvais pas. Mes doigts s’enroulèrent nerveusement autour du torchon que je tenais. Une odeur de cuir et de tabac froid se mêla à mon parfum bon marché quand il s’approcha du comptoir.

Il ne s’assit pas. Il ne parla pas. Il m’observa.

— Je peux… je peux vous aider ? demandai-je d’une voix plus faible que je ne l’aurais voulu.

Un silence.

Puis, il se pencha légèrement vers moi.

Son regard s’enfonça dans le mien, plus tranchant que jamais.

Et il murmura :

— Tu ne sais pas encore qui je suis. Mais tu vas m’appartenir.

Un frisson violent remonta le long de ma colonne.

— Pardon ?

Mais il ne répondit pas. Il se détourna lentement, comme si tout était déjà joué. Comme si mes mots n’avaient plus d’importance. Comme s’il m’avait déjà volée.

Je le regardai s’éloigner. Il sortit du bar sans un mot de plus.

Je crus que ce serait fini.

Mais ce ne fut que le début.

Minuit quarante-deux. J’avais fini mon service. Je sortis dans la ruelle derrière le bar, là où je laissais mon vélo. L’air de la nuit était lourd, moite, typique de Madrid en été.

Je venais d’enfiler mon casque quand j’entendis le bruit sourd d’une portière. Puis des pas. Plusieurs. Rapides.

Je n’eus pas le temps de me retourner.

Une main s’abattit sur ma bouche.

— Ne crie pas, me souffla une voix rauque à l’oreille.

Je tentai de me débattre, mais deux bras m’encerclèrent, me soulevèrent. Je criai à travers la paume contre mes lèvres. Personne n’entendit.

Le monde se mit à tourner. Mon cœur battait si vite que je crus mourir.

On me jeta à l’arrière d’un SUV noir. Les vitres teintées. Les sièges en cuir. Et lui.

Il était là. Assis. Calme.

Alejandro.

Il me regardait comme s’il venait de recevoir un cadeau précieux.

— Ne t’inquiète pas, Anastasia. Je ne vais pas te faire de mal.

Il connaissait mon prénom.

Je le fixai, tétanisée.

Et il ajouta, d’un ton bas et cruel :

— Mais tu ne rentreras pas chez toi ce soir. le sol dans un fracas de cristal brisé.


— Merde... soufflai-je en me baissant précipitamment, les joues brûlantes.


Ce n'était pas la première fois que je cassais quelque chose ce mois-ci. Mon patron, Rodrigo, m'avait déjà menacée deux fois de me virer si je ne faisais pas plus attention. Je m'en voulais. Mais ce soir-là, mon corps refusait de coopérer. Mes mains tremblaient, mes jambes vacillaient légèrement, et mon cœur battait si fort que je pouvais l'entendre cogner dans mes tempes.


Parce que je le sentais.


Ce regard.


Glacé. Lent. Tranchant comme une lame effleurant ma peau nue.


Je relevai la tête, mon genou encore posé au sol. Et mes yeux croisèrent les siens pour la première fois.


Il était assis seul, au fond du bar. Là où la lumière était tamisée. Là où personne ne venait jamais s'asseoir. Pourtant, lui... il était là. Tranquille. Immobile. Son costume noir épousait parfaitement son torse large, sa mâchoire était nette, trop nette, et sa peau hâlée semblait faite d'ombres et de feu. Une montre dorée brillait à son poignet. Un verre à peine entamé reposait devant lui.


Mais ce n'était pas tout ça.


C'était ses yeux.


Froids. Perçants. Et posés sur moi.


Je me redressai en vitesse, fuyant son regard. Mon cœur battait la chamade. Pourquoi je réagissais comme ça ? Ce n'était qu'un client. Juste un autre homme un peu trop bien habillé pour cet endroit miteux.


— Tu veux que je t'aide ? me demanda Martina, ma collègue, en ramassant les morceaux de verre.


— Non... non, ça va. Je gère, merci, murmurais-je.


Mais je ne gérais rien du tout.


Je n'arrivais plus à me concentrer. Chaque fois que je passais près du fond de la salle, mes yeux glissaient malgré moi dans sa direction. Et il était toujours là. À m'observer. Silencieux. Implacable.


Comme s'il attendait quelque chose.


À vingt-et-une heures quarante-sept, il demanda un deuxième verre.

À vingt-deux heures treize, il décrocha un appel, ne parla que deux mots et raccrocha.

À vingt-deux heures trente-sept... il se leva.


Et mon cœur s'arrêta.


Ses pas étaient lents. Contrôlés. Il avançait à travers la salle comme un prédateur qui ne voyait personne d'autre que sa cible.


Et j'étais cette cible.


Je ne bougeai pas. Je ne pouvais pas. Mes doigts s'enroulèrent nerveusement autour du torchon que je tenais. Une odeur de cuir et de tabac froid se mêla à mon parfum bon marché quand il s'approcha du comptoir.


Il ne s'assit pas. Il ne parla pas. Il m'observa.


— Je peux... je peux vous aider ? demandai-je d'une voix plus faible que je ne l'aurais voulu.


Un silence.


Puis, il se pencha légèrement vers moi.


Son regard s'enfonça dans le mien, plus tranchant que jamais.


Et il murmura :


— Tu ne sais pas encore qui je suis. Mais tu vas m'appartenir.


Un frisson violent remonta le long de ma colonne.


— Pardon ?


Mais il ne répondit pas. Il se détourna lentement, comme si tout était déjà joué. Comme si mes mots n'avaient plus d'importance. Comme s'il m'avait déjà volée.


Je le regardai s'éloigner. Il sortit du bar sans un mot de plus.


Je crus que ce serait fini.


Mais ce ne fut que le début.



Minuit quarante-deux. J'avais fini mon service. Je sortis dans la ruelle derrière le bar, là où je laissais mon vélo. L'air de la nuit était lourd, moite, typique de Madrid en été.


Je venais d'enfiler mon casque quand j'entendis le bruit sourd d'une portière. Puis des pas. Plusieurs. Rapides.


Je n'eus pas le temps de me retourner.


Une main s'abattit sur ma bouche.


— Ne crie pas, me souffla une voix rauque à l'oreille.


Je tentai de me débattre, mais deux bras m'encerclèrent, me soulevèrent. Je criai à travers la paume contre mes lèvres. Personne n'entendit.


Le monde se mit à tourner. Mon cœur battait si vite que je crus mourir.


On me jeta à l'arrière d'un SUV noir. Les vitres teintées. Les sièges en cuir. Et lui.


Il était là. Assis. Calme.


Alejandro.


Il me regardait comme s'il venait de recevoir un cadeau précieux.


— Ne t'inquiète pas, Anastasia. Je ne vais pas te faire de mal.


Il connaissait mon prénom.


Je le fixai, tétanisée.


Et il ajouta, d'un ton bas et cruel :


— Mais tu ne rentreras pas chez toi ce soir.


Je n'arrivais pas à parler.


Ma gorge était serrée, comme nouée de peur, et mes membres tétanisés se refusaient à bouger. Mon corps semblait savoir ce que mon esprit refusait encore d'accepter : que ce n'était pas un cauchemar. Pas un mauvais film. Pas une hallucination.


C'était réel.


Je venais d'être kidnappée.


Et j'étais coincée à moins d'un mètre d'un homme que tout mon instinct me hurlait de fuir.


Mais je ne pouvais pas fuir. Les portes se verrouillèrent dans un clic sec.

Le silence, dans la voiture, était oppressant. Seul le bruit lointain de la ville, étouffé par les vitres blindées, vibrait à mes oreilles comme un souvenir qui s'éteint.


Je fixai Alejandro.


Il était là. Juste là. Imperturbable. Assis, une jambe croisée sur l'autre, son regard rivé sur moi, comme s'il me scannait, comme s'il m'étudiait. Comme s'il voulait... m'apprivoiser.


— Tu veux poser des questions, dit-il finalement. Je le vois dans tes yeux.


Je déglutis difficilement. Sa voix était grave, contrôlée, avec un accent espagnol à peine marqué, mais si... autoritaire.


— Qu'est-ce que vous voulez ? réussis-je à articuler, la gorge serrée.


Un sourire fugace étira le coin de ses lèvres. Pas un sourire chaleureux. Plutôt... le genre de sourire qu'un serpent ferait avant de mordre.


— Toi, répondit-il simplement.


Mon cœur fit un bond si brutal que je crus qu'il allait s'arrêter.


Je me plaquai contre la portière, le plus loin possible de lui, mes doigts agrippant le cuir du siège.


— Vous êtes fou, soufflai-je. Laissez-moi sortir. Laissez-moi partir maintenant et je... je dirai rien à personne.


Il pencha légèrement la tête. Un silence. Puis :


— C'est mignon que tu croies encore avoir le choix.


Une larme roula sur ma joue. Je l'essuyai vite, furieuse contre moi-même. Je ne voulais pas qu'il me voie pleurer. Je ne voulais pas qu'il pense qu'il avait déjà gagné.


Mais il le savait déjà.


— Tu as peur, dit-il. Mais tu n'as pas besoin d'avoir peur de moi. Pas tant que tu fais ce que je dis.


— Pourquoi moi ? demandai-je. Je suis personne. Juste une serveuse. Je n'ai rien, je ne vaux rien...


Il s'avança d'un demi-siège. Ses yeux, sombres, brûlaient de quelque chose que je ne comprenais pas encore.


— Tu n'es pas personne, Anastasia. Tu ne l'as jamais été.


Il savait. Mon prénom. Mon âge. Où je travaillais. Où j'habitais.


Combien de temps m'observait-il ?


Le SUV ralentit. J'entendis le grincement d'un portail qu'on ouvrait. Puis le véhicule pénétra dans une allée privée bordée de cyprès sombres.


Mon estomac se serra.


Je n'allais pas rentrer chez moi.

Je n'allais pas revoir mon lit, mes livres, mon vieux plaid en laine ni le collier de ma mère accroché au miroir.


Ma vie venait de s'éteindre.

Et une autre venait de commencer. Une que je n'avais jamais choisie.


Les portes de la voiture s'ouvrirent brusquement.


Deux hommes en costume nous attendaient. Armés. Silencieux. Alejandro descendit, contourna la voiture, ouvrit ma portière. J'étais figée. Il tendit la main.


— Tu peux sortir seule... ou je peux te porter.


Ma gorge se serra de colère.


— Allez tous au diable, crachai-je.


Il haussa un sourcil, amusé. Puis... il me souleva comme si je ne pesais rien.


— Très bien.


Je me débattis, en vain. Son torse contre moi était chaud, ferme, immobile. Comme du marbre vivant. Il ne dit pas un mot, ne me regarda même pas. Il monta les marches d'un grand manoir, aussi silencieux qu'un fantôme, et franchit la porte.


L'intérieur était froid.


Pas dans la température. Dans l'ambiance. Tout était blanc, beige, luxueux mais impersonnel. Pas de cadres. Pas de chaleur. Pas de vie.


Il m'emmena dans une pièce à l'étage. Une chambre immense. Un lit à baldaquin. Un miroir doré. Des rideaux opaques.


Il me déposa lentement au sol.


— Cette chambre est à toi maintenant, dit-il. Tu ne quittes pas cet étage sans mon autorisation. Si tu essaies... on t'en empêchera.


Je le fixai, tremblante.


— Pourquoi... pourquoi vous faites ça ?


Il s'approcha, à quelques centimètres de moi. Son regard était différent, maintenant. Moins glacé. Plus... possessif.


— Parce que je t'ai vue, dit-il doucement. Et je n'ai plus pu t'oublier.


Il effleura ma joue du bout des doigts. Un geste presque tendre, mais tellement hors du réel que j'en eus des frissons.


— Repose-toi, Anastasia.


Puis il tourna les talons et sortit, refermant la porte à clé.


Je restai seule, debout au milieu de la pièce, le souffle court, les jambes prêtes à flancher.


Et ce fut là que je compris.


Je n'étais pas une prisonnière au sens classique du mot.

J'étais son obsession.


Et les barreaux de cette prison... étaient faits de désir, de pouvoir, et de danger.