Mariée pour rembourser

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Summary

Mon père m’a trahie. Pour effacer ses dettes, il m’a livrée comme une rançon vivante. J’aurais dû tomber entre les mains d’un monstre. Mais Jakub est intervenu. Jakub. Le grand frère de ma meilleure amie. Froid. Autoritaire. Dangereux. Il m’a sauvée… à sa manière. En m’imposant son nom. En me faisant sienne. Je n’ai pas choisi ce mariage. Je ne l’aime pas. Et pourtant, chaque fois qu’il me touche, mon corps me trahit. Prison ou protection ? Sauveur ou geôlier ? Tout ce que je sais… c’est que je lui appartiens désormais.

Genre
Romance
Author
CAROLE73
Status
Complete
Chapters
82
Rating
4.9 24 reviews
Age Rating
18+

CHAPITRE 1


⚠️ AVERTISSEMENT – CONTENU ADULTE ⚠️

📖 À lire avant de commencer le roman

Ce livre contient :

🔥 Des scènes sexuelles crues et explicites,

💍 Un mariage forcé,

🖤 De la domination psychologique et physique,

👋 Des fessées et punitions à caractère érotique.

Il s’agit d’une fiction.

Les situations décrites relèvent du fantasme littéraire et ne doivent jamais être reproduites dans la réalité.

💣 Si vous aimez les romances sombres, intenses, dominantes et sans filtre… alors bienvenue.

💋 Plongez.




CALI

La lumière bleutée de la veilleuse baigne la chambre de Léna d’une lueur douce, presque irréelle, comme un cocon suspendu hors du temps. Autour de moi, les filles gloussent comme des collégiennes, vautrées en désordre sur un amas de coussins moelleux, leurs cheveux emmêlés et leurs pyjamas trop courts révélant des bribes de peau sous la lumière tamisée. Une soirée pyjama ultra cliché, avec son lot de pop-corn éparpillé sur la moquette, de potins en cascade et de défis débiles qui dégénèrent toujours. À 18 ans, on pourrait croire qu’on a passé l’âge, mais il y a quelque chose de magique dans ces moments, un goût de nostalgie qui me réchauffe le cœur.

Chez Léna, ces soirées ont toujours une saveur particulière, un mélange de légèreté et de chaos qui me fait me sentir vivante.

Les rires fusent, rebondissant contre les murs tapissés de posters délavés. L’odeur sucrée du pop-corn se mêle à celle du vernis à ongles qu’Alex applique maladroitement sur ses orteils.

On est là, toutes les cinq, à refaire le monde entre deux éclats de rire, nos voix se chevauchant dans un brouhaha joyeux. Mais comme toujours, les choses prennent un tour plus audacieux quand les défis entrent en jeu.

— T’as jamais bu ? Sérieux ?!

La voix d’Alex, incrédule, coupe à travers le vacarme, et je sens tous les regards se tourner vers moi. Je hausse les épaules, un sourire gêné aux lèvres, mes joues chauffant légèrement sous leurs yeux moqueurs.

— Si, une fois… enfin, une gorgée. Du champagne, à un mariage, dis-je, tentant de minimiser l’affaire.

Elles échangent des regards complices, éclatent de rire et me pointent du doigt comme si j’étais une anomalie fascinante. Leurs rires me piquent, mais je les adore pour ça. C’est le jeu, après tout.

— OK, OK, très bien ! Donnez-moi une vraie action, vous allez voir de quoi je suis capable ! lancé-je, redressant le menton avec une assurance feinte.

Camille se penche en avant, ses yeux pétillant de malice.

— Va piquer une bouteille dans le bar du salon.

— Et bois une gorgée devant nous, ajoute Alex, un sourire en coin, ses ongles encore humides de vernis luisant sous la lumière.

Je hausse les épaules, jouant la bravade.

— Pff, pas de souci. J’ai 18 ans, je peux bien avoir un peu de cran, non ?

Léna pouffe, secouant la tête, ses boucles brunes dansant autour de son visage.

— Arrête tes conneries ! Si mon frère te chope, on va toutes se faire engueuler !

— T’inquiète, il me verra pas. Il doit être trop occupé à mater un truc chelou sur son ordi, dis-je avec un clin d’œil exagéré.

— Quoi, genre un porno ? lance Manon, les yeux écarquillés, déclenchant une nouvelle vague de rires.

— Bah, ouais, c’est pas ce que font les mecs quand ils sont seuls ? rétorqué-je, riant à mon tour, ma voix teintée d’une fausse assurance.

Léna secoue la tête, hilare.

— T’es vraiment naze ! Allez, vas-y, miss courage, prouve-nous que t’es pas une poule mouillée !

Je me lève, un sourire en coin, le cœur battant un peu plus fort. En quittant la chambre, leurs rires me suivent comme une traînée de confettis, résonnant dans le couloir sombre. Mes pieds nus s’enfoncent dans la moquette épaisse, et je descends l’escalier à pas de loup, retenant mon souffle.

Le salon est immense, plongé dans un silence presque oppressant, seulement troublé par le tic-tac discret d’une horloge quelque part. Pas un bruit.

Le frère de Léna, Jakub, doit vraiment être en train de dormir… ou de mater un truc chelou sur son ordi, comme je l’ai dit tout à l’heure. Cette pensée me fait pouffer intérieurement, et je me sens comme une voleuse infiltrée dans un château, une héroïne de pacotille avec une mission à accomplir. Une seule idée en tête : remonter triomphante avec ma bouteille et voir la tête des filles quand je brandirai mon trophée.

J’atteins le meuble-bar, un imposant bloc de bois verni qui trône dans un coin du salon.

Mon cœur cogne plus fort, un mélange d’excitation et de nervosité. J’ouvre la porte, qui émet un grincement léger, presque accusateur, dans le silence. Les bouteilles s’alignent comme des sentinelles, leurs reflets ambrés et cristallins scintillant sous la lumière faible d’une lampe d’angle. Cognac ? Whisky ? Aucune idée, mais l’une d’elles, avec son étiquette dorée, a l’air suffisamment classe pour impressionner les filles. Je tends la main, mes doigts effleurant le verre froid, et je l’attrape, la brandissant comme un trophée.

Un sourire en coin étire mes lèvres. Allez, mission accomplie, il est temps de…

— Tu comptes faire quoi avec ça, exactement ?

Une voix grave, calme, mais froide comme une lame d’acier. Mon sang se glace, et je me fige, la bouteille toujours dans la main, mes doigts serrés autour du goulot. Lentement, je pivote, le cœur au bord des lèvres.

Jakub. Merde. Le grand frère de Léna.

Il est là, adossé au mur, bras croisés, sa silhouette massive se découpant dans la pénombre. Un simple bas de jogging gris, tombant bas sur ses hanches, torse nu, pieds nus.

Ses cheveux sombres, légèrement en bataille, encadrent un visage aux traits durs, mais ses yeux… Ses yeux me transpercent, un regard brun, presque noir, implacable, qui semble lire jusqu’au fond de mon âme.

Je ravale un rire nerveux, mordant ma lèvre pour ne pas craquer face à l’absurdité de la situation.

Il hausse un sourcil, attendant une réponse, son expression impassible.

— Je… je regardais juste, bafouillé-je, sentant mes joues s’enflammer sous son regard.

— Évidemment. Pose ça. Et monte.

Son ton est sans appel, tranchant comme un ordre militaire. J’ouvre la bouche pour protester, mais aucun mot ne sort. Mes mains tremblent légèrement, et dans un réflexe idiot, je me rends compte que je tiens toujours la bouteille en commençant à remonter l’escalier.

Derrière moi, ses pas lourds résonnent sur les marches, un écho menaçant qui fait vaciller mon assurance. Adieu, ma gloire de voleuse légendaire. Tout ce que je ressens maintenant, c’est une boule d’angoisse dans la gorge.

Il pousse la porte de la chambre de Léna sans frapper, et un silence tombe comme une enclume. Les filles, figées, échangent des regards paniqués. Quelques gloussements étouffés s’échappent, vite ravalés sous le poids de son regard.

— Fin de la fête. Tout le monde au lit, lâche-t-il, sa voix grave emplissant la pièce.

Les filles déguerpissent en chuchotant, ramassant leurs affaires à la hâte, leurs rires remplacés par une tension palpable. Moi, je reste plantée là, la bouteille toujours dans la main, le cœur battant à tout rompre. J’échange un regard furtif avec Léna, espérant qu’elle intervienne, qu’elle dise quelque chose pour me tirer de ce pétrin. Mais elle se contente d’une grimace, comme si elle savait que je suis seule face à la tempête.

— Toi. Tu descends avec moi, ordonne Jakub, son regard me clouant sur place.

Merde.

J’ouvre la bouche pour protester, mais son expression me coupe le sifflet. Je descends l’escalier derrière lui, ses pas lourds résonnant comme un compte à rebours. Il me désigne le meuble-bar d’un geste sec, son doigt pointé comme une arme.

— Remets-la. Nickel. Alignée. Comme si t’avais rien touché.

Je m’exécute, les mains tremblantes, reposant la bouteille à sa place exacte, veillant à aligner l’étiquette avec une précision presque maladive. Le verre cliquette légèrement contre l’étagère, trahissant mon anxiété. Je me redresse, tentant de reprendre contenance, mais son regard pèse sur moi, écrasant.

— Tu te prends pour qui ? lâche-t-il, sa voix toujours calme, mais avec une pointe d’acier qui me fait frissonner.

— Une fille qui voulait s’amuser, OK ? C’est pas un drame, si ? dis-je, tentant de garder un ton assuré, mais ma voix vacille, trahissant ma nervosité.

Je n’ose pas le regarder dans les yeux. Jakub, je le connais depuis toujours. Le grand frère de Léna, toujours à râler pour un rien, à bricoler dans le garage ou à conduire sa vieille bagnole qui sent l’essence. Mais là, dans la pénombre du salon, il est différent. Plus grand, plus imposant, plus… menaçant. Et je me sens minuscule, minable, prise en flagrant délit.

— Moi, je ne vois qu’une fille mal élevée, ouais, répond-il, son ton glacial. Et tu sais ce qu’on fait aux filles mal élevées ?

Je roule des yeux, jouant la bravade pour masquer ma panique.

— Quoi ? Tu vas me mettre au coin ? Me piquer mon téléphone ? Me faire écrire des lignes, genre je ne dois pas toucher aux bouteilles ?

Il me coupe, sa voix tranchante comme un rasoir.

— Non. Je vais te mettre une fessée.

Les mots tombent comme un coup de tonnerre. Je le fixe, incrédule, cherchant une trace d’humour dans ses yeux sombres. Rien. Pas un sourire, pas une lueur d’amusement. Juste ce regard, implacable, qui me cloue sur place.

— T’es sérieux, là ? murmuré-je, ma voix tremblante malgré moi.

— Très.

Et là, mon corps me trahit. Un frisson me parcourt, suivi d’une chaleur traîtresse qui s’installe dans mon ventre, puis plus bas, entre mes jambes. Un picotement brutal, inexplicable, qui me fait serrer les cuisses instinctivement.

Je le connais, bordel.

C’est Jakub, le mec qui m’a engueulée cent fois pour avoir laissé des miettes sur la table ou pour avoir mis la musique trop fort. Mais là, l’idée de me retrouver sur ses genoux, vulnérable, corrigée comme une gamine… Ça me fait un effet que je refuse d’admettre.

Mon cœur cogne, ma bouche s’assèche, et je sens mes joues s’enflammer.

— C’est ridicule, dis-je, croisant les bras pour cacher mon trouble.

— C’est éducatif, corrige-t-il, s’asseyant sur le canapé avec une assurance qui me désarme. Il tapote ses cuisses, un geste simple mais chargé d’autorité.

— Viens. Tu sais que tu le mérites.

Je reste figée, partagée entre l’envie de rire, de fuir, ou de hurler. Ça doit être un cauchemar. Je vais me réveiller, c’est sûr. Mais son regard ne vacille pas, et la réalité me rattrape.

— Tu veux que je t’y mette moi-même ? demande-t-il, un sourcil levé, sa voix basse mais menaçante.

Un rire nerveux m’échappe. Je veux dire non, vraiment. Mais il ajoute, implacable :

— Soit tu viens sur mes genoux, soit j’appelle tes parents. À toi de choisir.

Je déglutis, la panique montant d’un cran. S’il appelle mes parents, je suis foutue. Privée de sortie jusqu’à la fin de mes jours, privée d’argent de poche, humiliée pour l’éternité. J’aurais beau expliquer que c’était pour rire, ils ne me croiraient pas. Pas avec une bouteille de whisky à 200 euros dans les mains.

— Tu penses que ton père dirait quoi s’il apprenait que sa gentille fille vole une bouteille pendant une soirée pyjama ? insiste-t-il, sa voix douce mais venimeuse.

Mes jambes avancent, comme aimantées, malgré moi. Je ne sais pas pourquoi. La honte me brûle, mais je n’ai pas le choix. Jakub tend la main, m’attrape par le bras, et avant que je réalise, je me retrouve sur ses genoux, le cœur en panique, l’orgueil en miettes. Le tissu de son jogging est rugueux sous mon ventre, et son odeur – un mélange de savon, de sueur et d’une pointe de moteur – m’enveloppe, ajoutant à ma confusion.

— T’es complètement dingue, tu sais ? murmuré-je, la voix tremblante, tentant de sauver ce qui reste de ma dignité.

— Et toi, tu m’insultes maintenant ? répond-il, une pointe d’amusement dans la voix.

Mes joues s’enflamment davantage.

— Écoute, on peut trouver une autre solution…

J’essaie de négocier, mais il soupire, posant une main ferme sur mon dos pour m’immobiliser. Je me tortille, désespérée, la honte me submergeant. Si une des filles descendait maintenant, je crois que je mourrais sur place.

Et puis, sans prévenir, il baisse mon shorty. D’un geste naturel, presque détaché, il expose ma peau nue à l’air frais du salon. Un gémissement étouffé m’échappe, et je panique, mon souffle se coupant net.

La chaleur entre mes cuisses s’intensifie, et je prie pour qu’il ne le remarque pas.

La première claque résonne. Sèche. Précise. Pas trop forte, mais assez pour envoyer une onde de choc à travers mon corps. Je veux protester, mais ma voix reste coincée dans ma gorge. Deuxième claque. Troisième. Sa paume se fait plus lourde, plus assurée, chaque impact vibrant jusqu’au creux de mon ventre.

Entre mes cuisses, c’est le chaos – une chaleur incontrôlable, un mélange de douleur, de honte et de quelque chose d’autre, quelque chose que je refuse d’admettre.

— Tu vas dire pardon ? demande-t-il, sa voix grave, presque trop calme, comme s’il maîtrisait chaque seconde de ce moment.

— Va te faire foutre, soufflé-je, la gorge serrée, ma voix à peine audible.

Pourquoi je le provoque encore ? Je devrais me taire, faire profil bas, mais c’est plus fort que moi. Une part de moi veut le défier, tester jusqu’où il ira.

Il s’arrête. Un silence lourd s’installe, si épais que je l’entends presque. — Tu vas y réfléchir, Cali. Parce que la prochaine fois… ce sera la ceinture.

Les mots me glacent, mais la chaleur dans mon corps ne s’éteint pas. J’essaie de glisser une main entre lui et moi, pour me protéger, pour reprendre un semblant de contrôle, mais il immobilise mes poignets sans effort, sa poigne ferme et implacable. Les larmes montent, brûlantes, un mélange de douleur, de honte et d’une étrange excitation que je ne comprends pas. Il reprend, frappe après frappe, descendant un peu plus bas, sur le haut de mes cuisses, là où la peau est plus sensible. Chaque claque fait mal, mais je mords mes lèvres pour ne pas crier. Pas question que les filles m’entendent. Pas question de lui donner cette satisfaction.

Puis il s’arrête, sa main reposant un instant sur ma peau brûlante, comme pour marquer son territoire.

— T’as compris la leçon ?

Je déglutis, incapable de répondre, ma gorge nouée par l’émotion. Une dernière claque, plus forte, me fait sursauter, et un gémissement m’échappe malgré moi.

— Réponds, vilaine fille. Et regarde-moi, ordonne-t-il, sa voix basse, vibrante d’autorité.

Je tourne la tête, les joues trempées, les yeux embués de larmes. Son regard me transperce, sombre, intense, mais il y a une lueur là-dedans, quelque chose qui n’est pas que de la colère.

— Oui… j’ai compris, murmuré-je, ma voix brisée. Je recommencerai plus.

— Bien, dit-il simplement, son ton adouci, mais toujours ferme.

Il me redresse d’un geste, avec une facilité déconcertante, comme si je ne pesais rien. Je remonte mon shorty à la hâte, mes doigts tremblants, le visage en feu. Sans un mot, je fuis vers l’escalier, mes jambes vacillantes, mon cœur battant à tout rompre. Je claque la porte de la chambre derrière moi, m’effondrant contre le mur, le souffle court. Les filles dorment déjà, ou font semblant, et je remercie le ciel pour ce répit.

Mais dans mon ventre, ça palpite encore. Une chaleur sourde, un frisson qui ne s’éteint pas. Comme si quelque chose, là-dedans, venait de s’éveiller. Une part de moi que je ne connais pas, une part qui me terrifie et m’attire à la fois.

Jakub.

Son regard.

Sa voix.

Sa main.

Tout ça s’est gravé en moi, et je sais, au fond, que je ne pourrai pas l’oublier.