CHAPITRE 1
🥳 **Coucou ! Un Petit Mot de l’Autrice (Moi !) **
Salut à toi, cher futur lecteur ou chère future lectrice !
Première chose : MERCI ! Merci d'avoir mis le nez dans ce bazar que j'appelle mon livre. Ça me touche énormément.
Petite confession embarrassante : ceci est ma TOUTE première histoire (oui, oui, la première où je ne me suis pas arrêtée au troisième chapitre !).
Alors, soyez prévenus : si au début, les phrases semblent un peu marcher de travers ou si les scènes sont aussi fluides qu'un meuble IKEA à monter... je vous en prie, soyez HYPER indulgents. Pensez-y comme à une vieille voiture : elle a du mal à démarrer, elle tousse un peu, mais une fois lancée, elle roule ! Je vous promets que l'histoire prend de l'ampleur et s'améliore à chaque chapitre !
Bon, j'arrête de raconter ma vie. Sans plus tarder (ni plus de stress pour moi), je te souhaite une SUPER bonne lecture !
Et si jamais l'envie te prend (et que tu as quelques secondes), n'hésite surtout pas à laisser un petit vote (les étoiles et les pouces, ça booste le moral !) et des commentaires. Dis-moi ce que tu aimes, ce que tu détestes... même ce que tu mangerais si tu étais un de mes personnages.
Je lis absolument tout !
Encore mille mercis et bonne route !
Affectueusement Dorah.
Je déteste l’amour.
Pas la haine bruyante, non — quelque chose de plus profond. Silencieux, viscéral. Une peur tapie au creux du ventre, une ombre qu’on traîne sans jamais réussir à distancer. L’amour, pour moi, c’est une promesse de douleur déguisée en romantisme.
Et moi ? Je préfère rester debout dans mes talons aiguilles plutôt que de tomber dans ce piège.
C’est pour ça que je n’ai jamais laissé personne s’approcher trop près.
Trois ans déjà que j’ai pris les rênes d’H.P. Entreprise après la mort subite de mon père — un héritage imprévu et un poids immense sur les épaules. Mais j’ai tenu bon. Pas parce qu’on m’a aidée — surtout pas — mais parce que je suis faite pour ça : le contrôle, la stratégie, l’autorité froide d’un regard qui ne vacille pas face aux prédateurs du conseil d’administration.
Je porte des tailleurs noirs, ajustés comme des armures, et des robes rouges fendues comme des menaces muettes :
« Approche si tu oses… mais tu risques de te brûler. »
Ce matin j’ai une réunion avec un très grand homme d’affaires. Il a tenu à me rencontrer en personne — dit-il — il a « une très bonne affaire » pour moi.
Je soupire. Ces hommes d’affaires et leur envie de dévorer mon entreprise… Toujours les mêmes sous-entendus, les mêmes sourires en coin.
Trois ans de luttes, de méfiance, d’investisseurs à convaincre, d’hommes qui me prenaient pour une héritière capricieuse plutôt que pour une dirigeante. J’ai appris vite : me tenir droite, ne rien céder, ne jamais montrer la moindre faille.
Maintenant je suis aussi impitoyable qu’eux. J’attends de voir ce que cet homme va me proposer.
Puis, sans prévenir, la porte s’ouvre.
Il entre. Trop grand pour cette pièce feutrée. Costume noir parfaitement taillé, peau hâlée, cheveux noirs qui accrochent la lumière comme de l’acier poli. Ses yeux gris me cherchent aussitôt — froids, intrusifs — comme une lame qu’on poserait contre ma gorge. Un frisson me traverse, que je refoule aussitôt. Je n’ai pas le droit de laisser quoi que ce soit m’affecter avant une négociation.
L'homme s'approcha de mon bureau d'un pas nonchalant mais déterminé, comme un félin sur sa proie. Il me fixait sans ciller, les mains dans les poches, comme s'il était propriétaire des lieux.
Une voix profonde et rauque rompit le silence :
— Lyn O'Connel, je présume ?"
— Monsieur Stevenson, j’imagine, répondis-je d’un ton neutre, presque indifférent.
— Prenez place, nous allons pouvoir commencer.
Il acquiesça à peine et tira la chaise face à mon bureau. Il s’assit avec une grâce féline, croisant les jambes avec une désinvolture étudiée. Son regard acéré resta accroché au mien, comme s’il essayait de déchiffrer la moindre fissure dans mon masque de glace.
Je décidai de prendre les devants, brisant le silence lourd qui s’installait.
— Alors, monsieur Stevenson, de quelle affaire souhaitiez-vous me parler ?
Il eut un sourire léger, presque insolent, comme si ma volonté de cadrer la rencontre l’amusait.
— Directe et professionnelle, constata-t-il en penchant légèrement la tête. J’apprécie.
Il sortit une enveloppe épaisse qu’il posa sur le bureau avec un calme presque théâtral. Un geste simple, mais lourd de sous-entendus — comme un ultimatum silencieux. Le logo Stevenson Holdings s’y affichait en relief. Je ne bougeai pas. Pas encore.
— Vous me convoquez pour un simple contrat ? fis-je, les sourcils arqués avec une pointe de sarcasme. Vous auriez pu l’envoyer par courrier comme tout le monde.
— Ce n’est pas un contrat, corrigea-t-il en prononçant mon prénom comme s’il le goûtait, lentement, dangereusement. C’est une alliance.
Je ne trahis qu’un battement de cils. Une alliance. Le mot sonnait comme une menace enveloppée d’or.
Il fit glisser l’enveloppe vers moi sans jamais détourner ses yeux des miens.
— Une fusion partielle entre nos groupes, expliqua-t-il, dans les nouveaux marchés asiatiques. Technologie verte, intelligence artificielle appliquée aux infrastructures urbaines. Vos équipes ont accompli des merveilles avec HPE-Aurora. J’ai besoin de ça… mais je préfère posséder ce que je veux plutôt que le voler en douce.
Sa voix avait cette lenteur dangereuse, roulante, comme un orage qui approche.
Je croisai les jambes avec une lenteur calculée, relevant le menton — non pas parce qu’il m’impressionnait, mais pour refuser d’être happée par cette aura sombre qu’il irradiait.
— « Alliance » est un mot galvaudé dans votre bouche, Stevenson.
— Et dans la vôtre ? répliqua-t-il, son demi-sourire insolent accroché aux lèvres.
Je me penchai légèrement en avant, les coudes posés sur le bureau, le menton posé sur mes doigts.
— Chez moi, un mot a du poids. Pas besoin de cynisme pour le rendre crédible.
Le silence retomba, dense. Chargé.
Il me fixait comme s’il cherchait à lire au-delà de mes yeux, à sonder ce que je cachais derrière mon masque de dirigeante. Puis il lâcha, bas, presque intime :
— Vous ne croyez pas à l’alliance. Ni aux accords. Ni à rien qui ressemble de trop près à une promesse humaine.
Son ton avait changé. Ce n’était plus celui d’un négociateur. C’était personnel. Dangereusement personnel.
— Je me trompe ? murmura-t-il, et sa voix était douce… sans douceur.
Un frisson discret me traversa. Comme une porte verrouillée depuis des années qui grinçait de nouveau sur ses gonds. Mais je ne répondis pas. Pas tout de suite.
À la place, j’ouvris lentement l’enveloppe. Les papiers étaient impeccables : diagrammes de flux, contrats de collaboration, feuilles de conditions… Tout ce que j’avais toujours recherché en trois ans de lutte acharnée pour sauver l’héritage de mon père.
— Bien pensé, dis-je en consultant les documents d’un ton neutre. Vous connaissez mes priorités.
Il ne répondit pas. Ses yeux gris me fixaient toujours, silencieux, comme une question suspendue.
— Mais ? souffla-t-il enfin.
Je haussai légèrement une épaule, comme pour chasser un insecte invisible.
— Mais j’ai des conditions.
— Je vous écoute.
— Pas de contrôle majoritaire. Pas de prise de pouvoir déguisée. Vous obtenez quarante pour cent. Pas un de plus.
Il inclina légèrement la tête, impassible.
— Ensuite ? dit-il, comme s’il devinait déjà que je n’allais pas m’arrêter là.
— L’accès à vos bases IA doit être réciproque. Pas d’informations filtrées, pas de portes closes. Je veux les algorithmes bruts du projet Erebos — celui que tout le monde croit abandonné, mais que vos équipes font tourner en sous-sol depuis six mois.
Le silence s’abattit, tranchant.
Ses yeux gris se durcirent d’une fraction à peine. Son visage resta de marbre. Pas un battement de paupières, pas un tic. Rien qu’un regard froid, calculateur, qui me traversait comme pour jauger ma capacité à plonger dans des eaux plus noires encore que celles des affaires.
Puis, enfin, un sourire imperceptible effleura ses lèvres. Pas amusé. Satisfait.
— Personne ne sait pour Erebos, Lyn O’Connel… murmura-t-il. Personne en dehors des salles blindées.
Je soutins son regard, glaciale.
— Et pourtant.
Un éclair passa dans ses yeux — agacement, amusement, impossible à trancher.
— Et pourtant, répéta-t-il, votre nom s’ajoute à une liste d’exceptions qui ne devrait même pas exister. Alors je pose une condition à votre condition, mademoiselle O’Connel.
Ma main se crispa sur le stylo posé près de l’enveloppe. Mais je hochai à peine la tête, signe muet qu’il pouvait continuer.
— Vous venez dîner avec moi ce soir.
Le ton n’était pas celui d’une invitation. C’était un ultimatum déguisé.
— Pas de restaurant. Pas de public. Ma résidence privée. Vingt heures. Vous verrez Erebos en direct. Pas un PDF confidentiel qu’on arrache aux archives.
Je me redressai lentement, les yeux plissés.
— Ce que je veux dire, c’est que je ne fais pas de dîners galants pour sceller des accords, Stevenson. Je négocie des chiffres, pas des politesses mondaines.
Il se leva. Lentement. Fit le tour du bureau avec une aisance tranquille, comme un prédateur certain que sa proie n’a nulle part où fuir.
Il s’approcha si près que sa voix effleura mon oreille, basse, sombre :
— Il ne s’agit pas de politesse. Et certainement pas d’un dîner galant.
Un souffle de silence. Puis, plus bas encore :
— C’est une épreuve.
Et sans un mot de plus, il sortit.
Je restai immobile, figée.
Pas par peur.
Mais parce qu’une seule pensée martelait en boucle dans ma tête :
Depuis quand quelqu’un ose me défier ainsi ?
… Et pire encore —
Depuis quand ça m’excite autant ?
La suite au prochain chapitre !