Primavera à Manhattan

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Summary

Quand Deva, propriétaire d'un café, italienne au caractère bien trempé, croise le regard glacial de Jino, puissant héritier d’un empire cosmétique, la tension est immédiate. Deux mondes que tout oppose, une ville qui ne dort jamais… Et une attirance qui, lentement, devient impossible à nier. Mais entre blessures, jeux de pouvoir et désirs inavoués, jusqu’où iront-ils avant de se brûler ? Ce qui est sûr ! C'est une histoire que ni le printemps ni Manhattan n'étaient prêts à accueillir.

Genre
Romance
Author
Soerin
Status
Ongoing
Chapters
19
Rating
5.0 1 review
Age Rating
18+

Americano

Les rideaux de lin dansaient doucement dans la brise du matin.

Le soleil new-yorkais perçait à travers les vitres du Primavera, s'étalant sur les carreaux anciens du sol et les pots de basilic accrochés au mur. Une odeur de café fraîchement moulu, de viennoiseries chaudes et de fleurs de citronnier enveloppait l'espace.

Deva, les cheveux roux relevés à la va-vite dans un chignon fou, battait la cadence du matin derrière son comptoir. Elle chantonnait doucement Volare, un torchon sur l'épaule, tandis que Leandro, comme tous les jeudis, critiquait les choix vestimentaires d'une cliente tout en étalant de la confiture sur une brioche.

- Franchement, un trench beige et des Crocs ? New York me fatigue, souffla-t-il en roulant les yeux.

Deva esquissa un sourire, sans répondre. Elle aimait ces matins-là, bruyants, vivants, familiers.

Jusqu'à ce que la clochette de la porte sonne. Mais cette fois, le temps sembla ralentircomme si l'hiver avait balayer le printemps.

Un homme entra, costume noir, allure de faucon, regard vissé à son téléphone. Il ne leva pas les yeux. Il avança droit jusqu'au comptoir, dans une indifférence glacée, puis s'arrêta.

- Un grand Americano. À emporter.

Deva cligna des yeux, attendant... un regard, un "bonjour", un signe de civilité. Rien. Il était déjà reparti sur son écran, les doigts qui dansaient sur le clavier de son téléphone comme s'il dirigeait une armée invisible.

Elle plissa les yeux. Puis s'approcha du comptoir.

- Bonjour à vous aussi, monsieur Frost, dit-elle en posant les mains sur ses hanches.

Pas de réaction.

- Non ? Toujours pas ? C'est quoi la prochaine étape ? Un claquement de doigts ?

L'homme releva lentement les yeux, deux perles sombres, perçantes, sans émotion. Il la détailla. Une seconde. Deux. Puis haussa un sourcil.

- Je suis pressé, dit-il simplement, d'un ton plat.

- Moi aussi, répliqua-t-elle sèchement. Pressée qu'on me parle correctement. Ici, on commande avec un sourire, pas comme à Wall Street.

Un silence tendu s'installa. Dans le coin, Leandro s'était figé, les lèvres entrouvertes, savourant déjà le clash imminent.

L'homme rangea son téléphone, presque théâtralement.

- Très bien, dit-il.

- Très bien, quoi ? lança-t-elle.

- Très bien... Bonjour.

Il eut un sourire, bref, calculé. Un sourire d'homme habitué à obtenir ce qu'il veut, pas à qu'on lui résiste.

- Voilà, c'est mieux, souffla Deva, se retournant pour préparer le café.

- Vous devriez être plus aimable avec les clients, poursuivit-il calmement.

- Et vous, plus aimable avec les humains tout court.

Elle tendit le gobelet, sans serviette, sans couvercle, sans un mot de plus. Il le prit, frôlant ses doigts. Aucun des deux ne recula.

- Vous êtes toujours aussi... piquante dès le matin ? demanda-t-il, amusé.

- Uniquement avec ceux qui pensent que leur téléphone est plus important que les gens.

- J'ai un nom, vous savez.

- Tant mieux pour vous.

Il éclata d'un rire bref. Étrangement sincère. Puis sortit... sans ajouter un mot. Mais juste avant de franchir la porte, il se retourna.

- Vous verrez, on se recroisera, mademoiselle Primavera.

Et il disparut.

Deva resta figée quelques secondes, les joues rougies d'agacement.

- Qui c'est ce mec ? murmura-t-elle.

- Ce mec ? Je le connais, dit Leandro, les yeux écarquillés.

Il s'approcha, baissant la voix comme s'il s'agissait d'un nom sacré.

- C'est Won Jino. Le PDG de Muse. Et... l'héritier du groupe Won Cosmetics.

Deva cligna des yeux. Puis leva les bras au ciel.

- Eh bien ! Même les PDG ne savent pas dire bonjour...

Bonjour à tous ! Je tiens tout d'abord à vous remercier si vous avez décidé de lire mon histoire cela me ravi et me donne du baume au cœur et m'encourage à continuer l'histoire. J'avais très hâte d'écrire cette histoire je l'imagine depuis le lycée mais j'ai jamais osé la publier. Elle met en lumière deux culture que j'apprécie énormément et qui m'intéresse et que j'apprends (je parle anglais et j'apprends l'italien). Je suis vraiment contente de la partager avec vous ! Bref j'arrête de parlé passons au prochain chapitre ! -

Soerin