Terrae Orbis

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Summary

Des siècles après la destruction inévitable de la Terre, les humains se sont éparpillés aux quatre coins de l'univers mais seule une colonie a survécu ou tout du moins à perdu le contact des autres. Ses nouveaux habitants ont appelé cette planète Orbis. Lia a grandit dans ce monde. Pensant avoir comprit le système dans lequel elle vit, et répondant aux attentes de ce dernier, ses certitudes s'effondreront au cour d'une découverte d'Orbis ainsi que d'elle-même.

Status
Ongoing
Chapters
2
Rating
n/a
Age Rating
13+

Chapitre 1

«Terrae Orbis», un mot latin qui veut dire globe terrestre ou quelque chose comme ça, voilà le nom de l’endroit où l’on vit, c’est comme ça que les premiers des nôtres à y avoir mis les pieds l’ont appelé. Sans doute pour rappel à la Terre mais cette planète n’est qu’une pâle copie de celle qu’ils ont détruite... Je suis d’ailleurs en train d’admirer la beauté du coucher du nouveau soleil de cette planète. La couleur orangée de cette étoile est légèrement plus visible à l’œil nu que l’ancienne d’après ce que j’ai lu. Derrière la barrière de fils électriques nous pouvons apercevoir un désert qui surplombe une grande partie de l’horizon avec des nuages aux teintes semblables : une couleur or très vif. Je me demande si le reste de cette planète est aussi beau que ça...

? : Lia!

Je m’appelle Eulalia mais Inona adore m’appeler comme ça, c’est un prénom latin qui veut dire d’une personne qu’elle parle bien, enfin d’après nos tablettes. C’est assez drôle car je parle très peu mais un peu vrai puisque je n’ouvre la bouche pour ne dire que principalement quelque chose d’utile.

? : On part !

Elle est déjà essoufflée d’avoir si peu couru, Inona aurait dû m’écouter quand je lui disais de s’entraîner un peu plus.

Moi : De quoi est-ce que tu parles ?

Inona : La commandante nous envoie en mission !

Ses yeux d’un bleu vif semblent surexcités alors que ce qu’elle vient de me dire n’est en rien une bonne nouvelle. Elle dégage maladroitement une mèche brune de son front avant de reprendre plus calmement son souffle et de me donner un peu plus d’explications.

Inona : On va enfin pouvoir sortir !

Je ne la comprends vraiment pas, j’ai l’impression que nous n’avons pas assisté aux mêmes cours. Tout le monde sait que l’extérieur est dangereux alors pourquoi est-elle si contente ?

Elle me prend par la main avant que je ne me lève pour quitter mon endroit préféré et la suivre jusqu’au dortoir. Seules Adriana et Daphné préparent leurs sacs.

Inona : Ils nous envoient en nombre réduit, je suis sûr que c’est parce qu’ils nous font confiance !

Adriana : Bien sûr que non ! Ils veulent sans doute nous évaluer ou un truc comme ça, si on rentre vivants alors on validera notre année et on passera au grade supérieur.

Son explication est accompagnée d’un rapide touché sur sa médaille de meilleure élève alors qu’elle sourit à l’idée qu’elle vient d’évoquer. J’ai moi aussi la même décoration comme 6 autres élèves de deuxième année mais personne n’en est aussi fière qu’elle. Adriana s’implique presque autant que moi dans ses études, elle a même coupé ses cheveux roux pour qu’ils ne la gênent pas en un carré assez strict. Dès qu’elle parle de toute chose en lien avec notre école, on peut apercevoir ses yeux vert scintillés de fierté. Tout le contraire de Daphné, celle-ci est le genre de personne je-m’en-foutiste qui réussit tout de même à avoir de bonnes notes en révisant au dernier moment.

Daphné : Qu’est-ce que vous pensez qu’il y a à la limite du désert ? En plus de ceux qui ont fui, vous croyez qu’ils ont reconstruit toute une civilisation où un truc comme ça en mode...

Adriana : Ne nous sors pas une de tes références de film de science-fiction du 21ème siècle, c’est vraiment trop ringard ! Je suis sûr qu’ils sont déjà tous morts, ça doit bien faire 20 ans maintenant.

Inona : Pourquoi est-ce qu’ils nous envoient là-bas alors ?

Moi : Je crois qu’ils ont perdu le signal d’une des antennes que le gouvernement a fait construire.

Daphné : En quoi ça nous regarde ?

Moi : Une escouade est partie la réparer mais ils ont eu un problème je crois, leurs puces ne sont plus traçables.

Inona : Mais on est qu’en deuxième année, pourquoi ne pas envoyer de vrais soldats ?

Daphné : Ils veulent peut-être se débarrasser de nous.

Je sais qu’elle plaisante mais Inona semble la prendre au sérieux.

Moi : Ou tout simplement envoyé leurs meilleurs éléments pour aider des soldats. Ton délire complotiste va un peu trop loin là.

Daphné : C’est vrai qu’il n’y a aucune raison d’être méfiante avec des puces implantées dans nos corps !

Je soupire en finissant mon sac alors qu’Adriana ouvre la porte sur la commandante Beltrán.

Beltrán : Vous êtes prêtes ?