Les bafouille commencent
Au début, quelques paroles entremêlées, puis des écrits un peu fous...
14 novembre : le magnétisme
Il y a peine deux semaines, je sors mes poubelles, dans le couloir sombre, je stoppe. Une énergie, je connais cette aura, elle est rare ; des pas sûrs, qui descendent et cette voix « pensez à allumer la lumière, c'est dangereux, risque de chute.» En rez de chaussée, j'y vois pour circuler, nous n'avons pas eu la même formation, je lui réponds « vous descendez effectivement, c'est mieux ! » je l'ai troublé, je le sens, quand il file à l'extérieur...nous nous reverrons, j'utilise mes autres sens dans le noir, « regarde-le
calendrier, je pratique, tu as bousculé ma protection. » En définitif rien de grave juste un
doute et un défilé de techniciens. Je t'ai senti le jour du sabbat, toi aussi trop de monde, il faut que je m'isole. Cette manie que
certaines personnes ont de me toucher comme si c'était un présent ; je ne t'ai pas trouvé où tu m'as évité ? Aujourd'hui, nous croisons, fait involontaire ou destiné, je te perçois avant toi, nos regards se croisent, tu es déstabilisé, mon sourire, un salut discret tu montes dans ton
véhicule et démarre...
16 novembre : le bain infusé
Je me suis plongée dans un bain, infusé de lavande, pétales de rose et t...peu importe, j'avais besoin de me nettoyer au propre comme au figuré. Un moment pour moi, je sens mon côté « guerrière » qui se réveille. La méditation juste avant, je suis prête, je me
revisite, j'ai claqué des portes ce n'est pas pour les ouvrir juste tourner une page pour accueillir un projet ou une histoire
17 novembre : un début de semaine
Réveil matinal sur le rythme latino, un groupe suivi, de danseurs bien musclées, diffusé
la nuit, le matin, ça réveille et donne envie de se déhancher. Heureusement, car la pluie
et la fraîcheur matinales nous fais pester...c'est lundi, sur les plages outre atlantique,
c'est la nuit...une douche, et la semaine commence.
18 novembre : moi 🐈⬛
En couple avec « moi », il me laisse m'étirer de tout mon long...il me prépare mon café,
vérifie que l'eau de la douche est bien chaude pour me réveiller doucement...j'ai un rendezvous ce matin, je stresse un peu, comme d'habitude... Après ce moment, mon angoisse se calme, je vais porter ce masque, le sourire dessiner
comme une protection. Comme les félins, j'observe et analyse avant de bondir. Je m'évade
enfin, je choisis une pause légère, une détente avec lui, je ne retire pas mon masque tout de
suite encore un peu de mystère, je vais prendre la position du chat, quelques coups de griffes
et je me repose.
20 novembre : glacée 🌬
Le froid pénètre petit à petit, le café réchauffe mieux que le soleil. Imprévus, mais c'est
la vie. Je souris, depuis ce matin, j'ai trois sites de rencontres sur mon FB qui s'affiche ;
comme à leur habitude, des très beaux profils, puis en fait, la réalité est beaucoup
moins attrayante, hommes ou femmes. Peu importe, je ne suis pas intéressée, ma
liberté est beaucoup plus sympa. Heureusement, le quotidien est plus simple malgré le
froid, mon café m'attend...et mon lit m'observe.
21 novembre : belle Estelle ciao
Cette nuit, enfin la fin, je suis sur une place claire sur ses marches beiges, des hommes
avec pantalons et blousons de la même teinte, un environnement serein, sous un ciel
bleu. Je croise à un moment, cet homme, vielle connaissance, très lointaine qui
m'apostrophe « tiens, t'es là toi ? Qu'est-ce que tu fais là ? » Je suis perdue, je ne
connais pas cet endroit et pourtant je suis bien. Je balaye du regard l'environnement et
lui répond « je ne sais pas. » Je commence à entendre les notes de Bella ciao (Yves
Montand) ; l'environnement lumineux et serein devient obscur brutalement ! Quand j'ouvre les yeux, je distingue les chiffres malicieux de mon réveil et la musique qui l'accompagne ...retour à la réalité brusque.
22 novembre : Estelle ❄️
La nuit est encore présente au réveil, quelques morceaux de cotons vite effacés
dansent légèrement. J'enfile ma cape bientôt c'est l'hymne de Tino Rossi qui me viendra mlen tête, mais ce matin c'est la lambada (Kaoma). Une dance avec le soleil, il est où d'ailleurs ? Je suis sûr que la mélodie entraîne le corps dans son rythme. J'ai presque le
sourire à cette pensée, il manque juste des danseurs couleur chocolat...au lait...mon esprit m'entraîne déjà de l'autre côté de la terre, un endroit joyeux sans les actualités anxiogènes. Je vais laisser envahir ma salle de bain du monoï et continuer de rêver.
23 novembre : Estelle farniente
Le dimanche méditation, c'est le moment yoga, procrastination ou l'art d'être avec soi,
je préfère voir mes doigts danser sur le clavier. Je trouve la réponse à une question, je cherchais un synonyme. Ce sera pour plus tard. Un petit tour cet après-midi, parmi les décorations de Noël , la gaîté revient, du rouge, du blanc, du vert et les mélodies de
Noël. Il est déjà tard quand je regarde mon petit père Noël danser, le dimanche soir est
toujours triste , « douce nuit » envahit mon esprit...
28 novembre : brille Estelle
J'aurais voulu jeter des assiettes au sol, mettre sa valise dehors...j'étais déjà partie dans
ma tête. Aujourd'hui, en mode superficiel, lunettes de soleil, mon rouge à lèvres, je
pense à moi. J'apprécie ma solitude, des moments frivoles où je laisse le côté sérieux
dans mon armoire. Je profite des instants ensoleillés. C'était hier, la pluie tambourine sur mes fenêtres. Enroulée dans ma cape, je préfère mon café et griffonner quelques mots ici et là...fin novembre...déjà.