Chapitre 1 les souffles du pissenlit
Eliott aimait les après-midis calmes. Il était assis dans la bibliothèque, carnet à la main, à noter ce qu’il voyait. Les nuages, le vent qui bougeait les feuilles, le bruit des pas dans l’allée. Pour lui, chaque petit détail était un miracle.
Un souffle de vent fit s’envoler un pissenlit. Eliott tendit la main… et tomba sur une autre main.
« Oh… désolée ! » dit une voix claire avec un petit rire.
Il leva les yeux. Une fille tenait le pissenlit, comme si elle voulait le protéger du vent. Ses cheveux bruns bougeaient doucement, et ses yeux avaient cette intensité qui donnait l’impression que le monde s’arrêtait un instant.
« Ce… c’est rien, bafouilla Eliott. »
Elle sourit, un peu malicieuse. « Tu regardes toujours les plantes comme ça, ou c’est juste pour me surprendre ? »
Eliott rit un peu, nerveux. « Non… j’aime juste les petits détails. »
« Moi aussi, » dit-elle. « Les détails racontent des choses que les mots ne disent pas. »
Ils restèrent silencieux un moment. Le vent jouait avec le pissenlit, et ça semblait suffire. Un chat passa près d’eux, fit tomber un livre, et ils rirent tous les deux.
Rien de spécial. Juste eux, le vent, le pissenlit… et un monde un peu plus léger qu’avant.