Le survivant

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Summary

Quand un clan de lizartékes détruit son village et tue sa famille, le seul survivant de ce massacre n'a d'autres choix que de s'enfuir vers le village de Sía, vers un potentiel secours. Marchant avec une jambe blessée, sans eau, ni nourriture, à travers des hauts dénivelés, il combattra la faim, la soif, le froid et la peur, dans un difficile effort de se maintenir en vie. C'est ma première publication. Elle se déroule dans l'univers d'Éluquería, dans lequel j'écris une trilogie. N'hésitez pas à me donner vos conseils pour que je puisse m'améliorer et vous offrir de prochaines histoires incroyables. Bonne lecture ! Note : Couverture faite à l'aide de l'intelligence artificielle.

Status
Ongoing
Chapters
7
Rating
n/a
Age Rating
13+

Chapitre 1 : L'attaque

Qu’est-ce qui se passe ?C’était la seule pensée qu’il avait. Il savait qu’il avait très chaud, aux côtes, à la tête, au cœur, et surtout, surtout, à la jambe droite. Il était allongé sur le dos. Il ne savait pas comment il en était arrivé là. Sa maison à l’Éluquerienne, torchis, toit de paille et poutres en pins, était écroulée et en feu. Une des poutres lui écrasait la jambe, l’empêchant de bouger. À côté, sa sœur était étendue, en sang. Elle ne respirait plus.

Qu’est-ce qui se passe ? Il n’avait aucune réponse à sa question. Tournant avec difficulté la tête, il finit par en avoir une. Mais il lui fallut plusieurs minutes pour arriver à y croire. Son cerveau travaillait à toute vitesse pour trouver un moyen de sortir de sous la poutre et d’échapper à l’incendie. Mais il n’arrivait pas à comprendre ce qu’il voyait à côté. C’était si horrible, si affreux.

La population du petit village était rassemblée en son centre, agenouillée, ligotée autour d’un grand feu où brulaient leurs biens et leur bétail. Le tout était surveillé par une dizaine d’imposants lizartékes. Ces lézards bipèdes, de six à sept pieds de haut, armés d’armes rudimentaires mais d’une cruauté sans limite, possédant une queue impressionnante, arme fatale faisant oublier leurs petits bras, étaient les pires ennemis des Othlastékes, le peuple d’Éluquería.

Ils leur arrivaient parfois de faire des razzias sur les villages trop proches des montagnes où ils habitaient. Mais ils n’avaient aucune raison de venir là. Ils ne pillaient pas, brulaient juste tout ce qu’ils trouvaient. Contrairement aux fentracks, terribles loups d’une taille monstrueuse, ils ne mangeaient pas de chair humaine. Alors pourquoi ?

Il n’avait aucune réponse à cette question. Juste mal, très mal. Et par-dessus tout, il avait peur, maintenant. Sa sœur gisait morte à côté de lui mais ses parents étaient autour du feu, ainsi que Illia, sa fiancée. Vivants. Une bouffé d’espoir l’envahit. Ils pourraient peut-être s’en sortir ?

Soudain, un des lizartéke lança, tête vers le ciel, un cri guttural. Pendant des minutes, il continua de pousser ce cri, modulant les intonations, parlant sans doute dans l’hideux langage lizartéke. Il semblait menacer quelqu’un, quelque chose, peu importe. Ses intentions belliqueuses s’entendaient très clairement.

Longtemps après qu’il ait finit de pousser son cri, il résonnait encore dans la vallée.

Claquant sonorement sa mâchoire une fois son message délivré, le lizartéke se dirigea vers les prisonniers.Au vu de la déférence qu’il inspirait aux autres et de son physique encore plus imposant, il était probablement le chef de cette bande.

Il s’adressa aux villageois d’une voix horrible, menaçante et colérique. Impossible de savoir ce qu’il disait. Mais le ton agressif qu’il employait était l’une des choses les plus terrifiante que le survivant ait entendues.

Faites qu’ils ne me trouvent pas, s’il vous plait, pria-t-il aussi fort que possible. Il n’osait plus respirer. En revanche, ses tripes étaient tellement serrées que cela lui faisait très mal, et son cœur battait à lui arracher la poitrine. Des sueurs froides lui coulait sur le front, entrant dans son oreille gauche malformé. Il avait peur, si peur.

Un hurlement de rage résonna. Pour une quelconque raison, le chef de lizartékes avait perdu le peu de sang-froid qui lui restait. Il envoya sa queue musclée dans la tête de Chata, chef du village. Un énorme crac se fit entendre. La nuque s’était brisée. Immédiatement. D’un simple coup. Le survivant n’arrivait plus à respirer.

Le chef fit un signe à ses soldats. Ils sortirent leurs lames. En acier parfaitement forgé, d’une qualité supérieure, elles n’étaient pas à la portée d’un clan lizartéke. D’où venaient-elles ?

Mais ce n’étaient pas les épées qui préoccupaient le survivant. C’était vers qui elles se pointaient. À savoir vers les gorges de villageois. Avec horreur, il vit que chaque lizartéke se plaçait derrière un ou deux prisonniers, attrapant avec violence leurs cheveux pour les immobiliser. Non. Reflétant la lumière du feu, elles semblaient encore plus terrifiantes. Non. Le chef leva le bras. Les monstres appuyèrent les lames contre les gorges des villageois. Non. Quelques-uns tentèrent de se débattre. Sans succès. Non, non, non. Le chef cria le mot « Siats » « Mort ». Non, non, non, NON ! Le chef abaissa le bras. Dans toute la vallée résonna les hurlements.