Amour, lecture et petits chats

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Summary

Ally, gérante d'un librairie ésotérique fête ses 25 ans en voyage. Au retour de vacances, un nouveau restaurant est sur le point d'ouvrir à côté de sa boutique. Ce restaurant est tenu par Gina, une italienne très sympathique. 1er jet : ne pas faire attention aux fautes. Texte et titre susceptibles d'être modifiés. Texte publié sur Inkitt. © Azalia958, 2026. Toute copie ou diffusion hors de ce cadre est interdite.

Genre
Romance
Author
Azalia958
Status
Ongoing
Chapters
1
Rating
n/a
Age Rating
18+

Chapitre 1

Piou-piou, quelqu’un venait de passer devant le détecteur de mouvement qui ressemblait à un oiseau marron et jaune.

— Bonjour, bienvenue à la Caverne d’Ally Baba ! c’est moi, ajouta-t-elle d’une voix enjouée en se pointant du doigt. Je vous laisse regarder, si vous avez besoin d’un renseignement je suis là, s’exclama Ally à l’entrée d’une nouvelle cliente.

— Eh bien je suis à la recherche d’un jeu de tarot, est-ce que vous avez des exemplaires de démonstration ouverts? J’ai vu un article sur votre boutique dans la gazette du val d’Oise.

— Ah je ne savais même pas qu’il y avait un article sur ma boutique, merci de l’information, répondit Ally, ravie de cette publicité à laquelle elle ne s’attendait pas. Les tarots sont par ici, indiqua-t-elle en pointant une grande étagère noire au fond de la boutique.

— Merci je vais regarder, elle se dirigea vers l’endroit mentionné par Ally.

Ally n’avait rien d’autre à faire en cette fin d’après-midi que d’observer sa nouvelle cliente ouvrir les boites de tarot à la recherche de celui qui l’appellerait.

La jeune femme devait avoir a peu près le même age qu’elle, c’est à dire vingt-cinq ans tout au plus. Elle était tellement concentrée dans son action que machinalement elle remit ses cheveux derrière son oreille et Ally découvrit que celle-ci était en demi-pointe comme l’oreille des elfes dans le seigneur des anneaux, c’était un de ses films préférés voir même : le préféré, elle lui trouva tout d’un coup une certaine ressemblance avec Arwen ou bien Eowynn, elle ne savait plus trop. Ses cheveux blonds brillaient comme des milliers de petits soleils malgré la lumière tamisée de la librairie.

La femme revint vers elle après quinze bonnes minutes de manipulation envers les différents jeux qu’elle vendait.

— Je vais prendre celui-ci, lui dit-elle. Elle lui tendit une boite verte avec une femme aux cheveux auburn qui avait un croissant de lune sur la tête.

— Oh le light seer’s tarot, c’est un excellent choix ! approuva Ally tout en plongeant son regard dans les prunelles bleues de sa cliente.

Qu’est-ce qu’elle est belle cette femme, pensa-t-elle. Est-elle vraiment une elfe? Non ! Ça ne se peut pas, voyons Ally ! Les elfes ça n’existe pas dans la vraie vie ! Arrêtes de rêver ma pauvre fille, se sermonna-t-elle.

— Je vous dois combien?

— 24.90€, répondit-elle machinalement dans un sursaut en entendant la question, elle s’était perdue dans son regard et dans ses pensées, sa jolie voix l’avait soudainement ramenée à la réalité, vous voulez un sac?

— Non ça ira merci, je vais le mettre dans mon sac à main.

Ally lui rendit la monnaie sur le billet de 50€ qu’elle lui avait précédemment tendu.

— Bonne journée à vous, lui dit-elle avec un grand sourire.

— A vous aussi, l’inconnue lui rendit son sourire.

Quarante cinq minutes passèrent sans qu’aucun autre client ne franchisse la porte de sa librairie. Dix-huit heures, il était l’heure de fermer boutique.

Ally compta la caisse rapidement, son chiffre d’affaire du jour n’était pas bien élevé mais elle ne s’en souciait guère. A partir du moment ou elle aurait fermé la porte à clé de l’extérieur elle serait en vacances pour deux semaines.

Et quelle meilleure manière de finir en beauté sa dernière journée qu’en ayant fait la rencontre d’une telle personne.

Ally malgré ce qu’elle s’était dit plus tôt pensait vraiment avoir rencontré une vraie elfe, ou plutôt un ange, voilà c’était ça, c’était un ange : sans les ailes.

Après avoir apposé un mot sur la vitre de la porte côté intérieur précisant que la boutique serait fermée jusqu’au 7 septembre inclus, Ally ferma la porte de la boutique à clé et se dirigea vers le tabac situé à quelques mètres de là.

Comme tout les vendredis elle prit un ticket à gratter du signe de la vierge qu’elle gratterait une fois rentrée à la maison et un bulletin pour la loterie européenne en espérant que la grille qu’on lui avait attribuée serait enfin la grande gagnante. Elle ne cochait jamais les mêmes numéros car elle estimait que si elle devait gagner ça serait avec n’importe quel chiffre. Elle s’arrêta également à la boulangerie pour prendre quelques pâtisseries, ce qui ferait grandement plaisir à sa mère et à ses deux sœurs avec qui elle vivait.

Une fois ses achats effectués, elle repassa devant sa boutique, ainsi que devant le local d’à coté qui était abandonné depuis quatre ans, il s’agissait d’un restaurant chinois qui avait fait faillite à cause du confinement imposé par le gouvernement cette année là et depuis aucun commerce n’avait été ouvert à la place. Ally espérait qu’un jour un autre restaurant viendrait prendre sa place.

Après six cent cinquante mètres de marche, soit environ cinq minutes à allure vive, elle arriva devant sa maison.

Lorsqu’elle avait décidé d’ouvrir une librairie ésotérique grâce à l’argent que son papa lui avait légué à son décès elle avait eu la chance inouïe de trouver un local proche de chez elle, surtout que celui-ci dans son souvenir était déjà une librairie qui malheureusement avait fermé des années plus tôt — une aubaine pour elle finalement.

Bosser à moins de dix minutes de marche de son domicile était un vrai luxe dans ce monde impitoyable et Ally avait mit tout en œuvre pour que ce lieu ne lui passe pas sous le nez.

Ally ouvrit la porte de la maison et fut accueillie avec joie par un chien blanc crème tacheté de marron.

— Doucement ma belle… oui ma Aradia, je sais que tu es contente de me voir, mais arrête de me sauter dessus, dit elle en faisant semblant de gronder la jeune chienne.

— Ally c’est toi? Demanda une voix âgée depuis la cuisine.

— Oui c’est moi maman, j’arrive, lui répondit-elle en allant déposer son sac à main sur le premier poteau de l’escalier.

— Alors ça y est tu es en vacances?

— Ouiii je suis trop contente, s’exprima joyeusement Ally, j’ai trop hâte d’être à dimanche pour partir. Tiens j’ai pris ça à la boulangerie, tu peux le mettre au frigo s’il te plaît, c’est pour le dessert, dit-elle en tendant une boite carré à la femme aux cheveux grisonnants qui la regardait avec amour.