Fesses contre Or: le Pacte du Leprechaun

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Summary

Nora, vingt ans, rêve de luxe : yachts, Birkin, jets privés. Influenceuse à 50k followers, sugar daddy généreux, libido insatiable. Un shooting au lac : elle croise un vrai leprechaun qui la mate comme un vicelard et laisse tomber des pépites d’or en fuyant. Elle revient les jours suivants, ses tenues de plus en plus osées. Le troisième jour, le leprechaun l’invite dans sa caverne. Saura-t-elle rentabiliser ses charmes pour empocher le pactole?

Status
Complete
Chapters
4
Rating
n/a
Age Rating
18+

Chapitre 1

Nora scrutait ses réseaux sur son iPhone 16 Pro Max – cadeau d’Alex pour ses vingt ans. Son dernier post tournait encore : selfie en body mesh blanc, short jean effiloché remontant haut sur les cuisses, sandales plateforme. 5 247 likes. Pas mal pour un mardi.

Mais pas assez. Pas comme les filles qu’elle suivait : yachts à Dubai, sacs Birkin en story, captions du genre « When he spoils you right 💅✨ ». Nora scrolla, le pouce rageur. Une influenceuse en bikini minuscule posait sur un balcon avec vue infinie sur l’océan, taguée #LuxLife #DaddyFunded. Nora sentit une pointe acide dans la poitrine.

C’était injuste qu’une meuf comme Demi Rose, avec son gros cul, cartonne avec des millions d’abonnés. Tandis qu’elle stagnait à 50000, malgré son corps de rêve, ses courbes parfaites, son ventre plat, sa peau bronzée, ses longs et soyeux cheveux châtain foncés avec des reflets blonds, et son visage de poupée aux yeux noisette.

Sa mère les avait sorties de la galère en épousant son beau-père. Il leur avait assuré un cadre de vie agréable : maison avec trois chambres, jardin et vue sur le lac, en périphérie de Folsom, Californie centrale.

C’était correct pour la plupart des gens, mais très insuffisant pour Nora.

Elle s’était dégoté son propre sugar daddy : Alex, 42 ans, proprio d’un magasin d’électronique à Folsom. BMW, Rolex, chemises cintrées. Il avait largué sa femme pour elle. Elle l’y avait poussé gentiment – larmes, promesses. Maintenant il était mordu. Et généreux.

Il lui parlait de plus en plus souvent de « construire quelque chose ensemble », et lui proposait de bosser avec lui au magasin. Nora frissonna. Bosser ? Dans un magasin d’électronique ? En portant le polo siglé du logo de la boutique ? Plutôt crever. Ou faire le trottoir. Donc en attendant de trouver mieux, elle continuait à vivre chez ses parents.

D’autant plus qu’au lit, Alex était certes fiable comme un bon vibro, mais Nora avait besoin de plus de piment. Et elle ne s’en privait pas. La semaine d’avant elle avait craqué pour un quaterback de la fac, bien baraqué. Il l’avait démontée pendant une heure dans sa voiture. Intense et sale. Parfait, surtout qu’Alex n’en saurait jamais rien.

Elle avait décidé de sécher la fac cet aprèm. Il faisait beau et les conditions étaient idéales pour un shooting au bord du lac.

Elle répondit au message d’Alex, qui voulait l’inviter à dîner : « Pas ce soir, bébé, j’ai un shooting tard. Mais merci pour le virement d’hier, t’es un amour 💕 Je t’embrasse fort ».

Il lui restait une bonne heure à tuer avant de partir au lac, pour pouvoir bénéficier de la meilleure lumière.

Wattpad, smut time. Un milliardaire dépensait des millions pour baiser une meuf le temps d’un week-end noyé dans le champagne ? Classique. Un alien ravageait une héroïne par tous les trous avec ses tentacules visqueux sur une exoplanète ? Ok, on est passé au niveau expert. Nora ricana : ridicule, mais addictif.

Elle partit pour le lac. Le sentier qui longeait la rive sentait la pinède. Personne autour. Parfait. Elle installa le trépied, lança l’enregistrement.

« Salut les bébés ! Aujourd’hui on parle glow-up naturel : comment avoir l’air riche sans tout claquer… »

Elle posa, cambra le dos, fit voler ses cheveux. Le soleil chauffait sa peau. Elle se sentait invincible.

Et puis elle sentit un regard.

Pas un regard normal. Un truc… affamé et... chelou !

Elle tourna lentement la tête.

Derrière un pin, à une dizaine de mètres, une petite silhouette verte. Chapeau haut-de-forme, barbe rousse, yeux écarquillés rivés sur elle. C’était un être minuscule – à peine un mètre de haut. Il la reluquait comme un vrai vicelard.

Nora cligna des yeux.

Le petit bonhomme sursauta comme s’il avait reçu une décharge. Ses joues virèrent au rouge tomate sous la barbe. Il recula d’un bond maladroit, trébucha sur une racine. Son sac en cuir s’ouvrit dans la chute.

De petits cailloux jaunes et scintillants – des pépites d’or, à tous les coups !, grosses comme des noix – dégringolèrent sur l’herbe dans un tintement à peine audible. Il lâcha un juron rauque dans une langue bizarre, se jeta à genoux pour tout ramasser, mains tremblantes, fourra les morceaux dedans à la va-vite, son chapeau de travers. Puis il détala dans les buissons comme un lapin paniqué.

Nora cria, moitié surprise moitié hilare :

« Hé ! Attends ! Reviens ! J’veux pas te faire de mal, juste… discuter ! Pour du contenu ! »

Une vidéo de cette espèce de lutin se vendrait à prix d’or – c’était le cas de le dire !

Mais il avait disparu.

Elle courut jusqu’à l’endroit. Rien. Quelques brins d’herbe aplatis, une odeur bizarre – mousse, tabac froid, métal chaud – et le bruit lointain de petits pas qui s’éloignaient en mode « je me suis fait griller. »

Son cœur battait la chamade. Pas de peur. D’excitation pure.

Elle avait vu de l’or.

Et surtout : il l’avait matée comme si elle valait plus que tout ce qu’il trimballait…

Elle ramassa son téléphone et arrêta l’enregistrement. Pas une image de lui. Évidemment. Mais elle savait ce qu’elle avait vu.

De retour chez elle, Nora claqua la porte, le souffle court. Elle grimpa dans sa chambre, jeta le trépied et le téléphone sur le lit, et s’assit en tailleur sur la couette.

« Ok, c’était quoi ce délire ? »

Elle revit la petite silhouette verte, le chapeau haut-de-forme, la barbe rousse, le regard affamé… et les pépites d’or qui avaient roulé comme des bonbons.

Elle attrapa son iPhone et tapa : « lutin vert or ».

Les résultats fusèrent : images d’un nain sadique, Wikipédia, folklore. Elle cliqua : « Leprechaun : petite créature humanoïde issue du folklore irlandais, accumule l’or dans des chaudrons. Malicieux, rusé, parfois lubrique. »

Nora s’esclaffa sur « lubrique ». Parfait pour son plan. Le lendemain, elle reviendrait. En mode appât. S’il aimait les courbes, il allait adorer le menu spécial... et allonger l’or !

Et ouais, c’est pas la taille qui compte chez un sugar daddy !

Le jour suivant Nora se prépara comme une fille qui part à la guerre, mais en mode sexy-casual. Legging moulant noir effet wet look qui collait à ses cuisses et mettait ses fesses en valeur, top décolleté rose pâle à fines bretelles, sneakers blanches pour la mobilité. Elle se regarda dans le miroir.

« Assez hot pour un lutin pervers, mais encore suffisamment discret pour pas trop affoler les promeneurs. »

Elle attendit son leprechaun pendant deux heures au même endroit, allant même jusqu’à l’appeler à voix haute. Mais rien. Elle rentra furieuse, mais pas vaincue.

« Demain, mode full pute. Si ça marche pas, j’arrête et je retourne à Alex. »

Le lendemain, Nora se leva avec un mélange de rage et détermination. Elle fouilla son placard comme une meuf en mission kamikaze.

« Ok, mode salope en chaleur. S’il résiste à ça, c’est qu’il est gay. »

Mini-short blanc taille basse ultra-court, string rouge vif qui dépassait largement sur les côtés, devant et derrière, impossible à rater. Crop top blanc minimaliste à lacets rouges croisés sur le ventre, presque un simple soutif, poitrine à moitié nue. Bottes noires mi-mollet à talons moyens. Maquillage glowy exagéré : contouring prononcé, gloss ultra-brillant, faux cils XXL. Piercing nombril scintillant, cheveux wavy lâchés, chaîne fine au ventre.

Au lac, elle installa le trépied et lança un teasing :

« Salut les bébés ! Glow-up extrême en mode nature sauvage… qui devine ce que je cache ? »

Poses ultra-sexy : penchée, cambrée comme une chienne, string qui remontait sous le soleil.

Un couple de promeneurs passa. La trentaine, tenue de rando. Nora remarqua les regards furtifs mais lubriques du mec sur son corps.

La meuf, l’air renfrogné, fit une réflexion désobligeante : « Elles sont vraiment partout, ces pétasses qui montrent leur cul sur les réseaux ! On peut même plus se balader tranquilles au bord du lac ! »

Nora murmura entre ses dents serrées : « Quand j’aurai le trésor du leprechaun, je me pavanerai en Ferrari devant toi juste pour te faire rager, sale pouilleuse ! »

Mais elle préféra ne pas aller au clash pour ne pas se distraire de son objectif en métal précieux.

Encore une heure d’attente. Soleil qui tapait, ennui, frustration.

Bordel ! Sapée comme une pute pour un gnome qui ghoste !

Elle se résigna à ramasser ses affaires.

« Tant pis. L’or c’était un rêve. Retour à la médiocre réalité. »

Elle se tourna… un petit sifflement discret retentit derrière les arbres.

« Psst… belle damoiselle ! Par ici… »

Nora pivota d’un bond.

Le leprechaun était tapi derrière un buisson, chapeau de travers, regard brillant.

« Pas ici, on pourrait nous voir. Approche, vite ! »

Elle courut le rejoindre. De près, il était encore plus petit. Redingote verte élimée, chapeau haut-de-forme cabossé, pantalon vert et court, lui arrivant en-dessous des genoux, chaussettes blanches hautes, souliers noirs à boucles dorées et barbe rousse touffue. Sous la redingote, il portait un gilet, également vert, fermés par des boutons dorés, et une chemise blanche. Elle l’observa avec un sourire charmeur.

« Waouh, ta tenue est trop classe – cette redingote verte et ce chapeau haut-de-forme ? Vraiment le style leprechaun parfait ! »

Le leprechaun bomba le torse, cligna des yeux, puis la détailla de haut en bas avec un sourire malicieux. Ses fesses rebondies tendaient le mini-short au point de faire craquer les coutures et le string remontait outrageusement sur ses hanches généreuses.

« Ah, damoiselle, certes vous flattez les guenilles d’un vieux savetier ! Mais par ma barbe, quel accoutrement portez-vous donc ? Ce fil rouge qui dépasse sur votre culotte… étrange coutume, ma foi, des dessous qui paradent au-dessus comme une invitation effrontée ! Bizarre, begorra, mais ventre-saint-gris, cela excite fort mon sang ancien, hi hi hi ! »

Nora éclata de rire.

« Merci… je crois ? T’as pas l’air de détester, en tout cas. »

Il rougit sous sa barbe, toussota.

« Point de moquerie, je vous prie. Je suis un être de bon goût, même si les modes d’aujourd’hui me dépassent. Mais allons au fait : j’ai cru comprendre que vous désiriez me voir ? »

Nora lui adressa un large sourire.

« Oui, je suis passionnée par le folklore irlandais », mentit-elle, « et je te trouve... grave mimi ! Je voudrais qu’on discute et que tu me racontes ton histoire. Qu’est-ce que tu fais en Californie ? »

« Je vous dirai tout, belle enfant », répondit le leprechaun, « Mais avant cela vous devez me jurer sur ce que vous avez de plus cher de n’en souffler mot à quiconque. »

Nora leva la main.

« Je te le jure. Secret total. »

Il hocha la tête.

« Bien. Suivez-moi en lieu sûr. Et éteignez ce maudit appareil, ce petit rectangle brillant que vous trimballez constamment. »

Nora hésita une seconde. Et si ce nabot était plus malfaisant qu’il n’en avait l’air ?… Mais l’or. Putain, l’or ! Ça valait le coup de prendre quelques risques.

« Attends ! Comment tu t’appelles ? »

« Finnegan, pour vous servir, ma jolie ! »

« Ok, petit père. Moi c’est Nora. Montre-moi le chemin. »