AU LOIN DE MA TERRE NATALE

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Summary

Description de l’œuvre : loin de ma terre natale — Une navigation entre racines et renouveau Ce roman poignant nous plonge dans l’histoire de Moussa Dia et Moustapha Fall, deux jeunes garçons originaires du Sénégal, porteurs d’espoir et de rêves d’un avenir meilleur. Animés par le désir de construire une vie différente, ils quittent leur terre natale pour s’installer en Belgique, terre d’opportunités mais aussi de défis. À travers leur quotidien, l’œuvre explore avec sensibilité les réalités de l’exil, les chocs culturels, et les adaptations nécessaires pour survivre et s’épanouir dans un monde nouveau. Moussa et Moustapha, chacun à sa manière, naviguent entre les valeurs de la tradition africaine — solidarité, respect des anciens, spiritualité — et les codes de la société occidentale, marquée par l’individualisme, la modernité et la quête de liberté.

Status
Ongoing
Chapters
6
Rating
n/a
Age Rating
13+

CH I : LE COMMENCEMENT DU RÊVE D'UN LENDEMAIN

Biographie de l’auteur :

Mamadou Dia Mbodji, jeune auteur prometteur originaire de la région de Ziguinchor au

Sénégal, incarne à travers son écriture la richesse et la diversité culturelle de sa terre

natale. Élevé par des parents profondément enracinés dans leurs traditions, il a grandi

bercé par les récits traditionnels de sa région, où légendes et réalités s’entrelacent

harmonieusement. Aujourd’hui, il s’efforce de capturer l’essence de cet héritage dans

ses œuvres, en explorant des thèmes universels comme l’identité, l’amour et la quête

de sens, tout en rendant hommage à la beauté de son pays natal. Avec un style à la

fois poétique et incisif, Mamadou Dia Mbodji aspire à toucher le cœur de ses lecteurs,

les invitant à explorer les nuances de la vie à travers son regard singulier.

Description de l’œuvre : loin de ma terre natale — Une navigation entre racines et

renouveau

Ce roman poignant nous plonge dans l’histoire de Moussa Dia et Moustapha Fall, deux

jeunes garçons originaires du Sénégal, porteurs d’espoir et de rêves d’un avenir

meilleur. Animés par le désir de construire une vie différente, ils quittent leur terre

natale pour s’installer en Belgique, terre d’opportunités mais aussi de défis.

À travers leur quotidien, l’œuvre explore avec sensibilité les réalités de l’exil, les chocs

culturels, et les adaptations nécessaires pour survivre et s’épanouir dans un monde

nouveau. Moussa et Moustapha, chacun à sa manière, naviguent entre les valeurs de

la tradition africaine — solidarité, respect des anciens, spiritualité — et les codes de la

société occidentale, marquée par l’individualisme, la modernité et la quête de liberté.

Le récit, à la fois intime et universel, interroge la notion d’identité, le poids de l’héritage,

et la capacité de résilience face à l’inconnu. Il nous montre comment ces deux jeunes

garçons, malgré les obstacles, parviennent à tisser des ponts entre deux mondes, à

réinventer leur place, et à faire de l’exil une force plutôt qu’une fracture.

Le roman a pour but principal de nous montrer les différences qui existent entre la

culture occidentale et la culture africaine à travers l'histoire des deux protagonistes.

Les personnages principaux :

Moussa Dia

Moussa est un jeune homme réfléchi, sensible et profondément attaché à ses racines

sénégalaises. Porté par un sens aigu de la famille et de la tradition, il incarne la force

tranquille de l’exil. Son regard sur le monde est marqué par la sagesse des anciens et

le respect des valeurs héritées de sa communauté. Pourtant, face à la réalité de la vie

en Belgique, il doit apprendre à conjuguer cet héritage avec les exigences d’une

société moderne, parfois déroutante. Son parcours est celui d’une quête d’équilibre

entre fidélité à soi et ouverture à l’autre.

Moustapha Fall

Moustapha, à l’inverse de Moussa, est animé d’une énergie débordante et d’une

curiosité insatiable. Rêveur et ambitieux, il se projette sans cesse vers l’avenir et voit

en l’Europe un espace de liberté et d’opportunités. Plus audacieux, parfois mêmetéméraire, il se heurte de plein fouet aux obstacles de l’exil, mais c’est aussi ce

courage qui lui permet de s’adapter et de rebondir. Moustapha incarne le désir de

renouveau, la soif de réussite et la volonté de redéfinir son identité dans un monde en

perpétuel mouvement.


1 - Au cœur des terres du Sénégal, dans le village de Dagana, vivaient deux jeunes

hommes du nom de Moustapha Fall et Moussa Dia. Bien qu’ayant grandi dans un

confort modeste, ils nourrissaient tous deux le rêve de mener une vie d’aventure. En

effet, chacun d’eux avait obtenu un doctorat : Moussa Dia en médecine et Moustapha

Fall en droit. Animés par la quête d’une vie meilleure, l’idée de l’immigration vers

l’Europe s’était peu à peu installée dans leurs esprits. Cette aspiration était d’ailleurs

devenue le principal sujet de leurs conversations.

2 - Un jour, sous l’ombre du grand manguier du village, les deux amis, comme à leur

habitude, se regroupèrent avec leurs camarades pour partager un moment ensemble.

Ils se retrouvaient souvent à cet endroit, échangeant des conversations animées et

préparant parfois du thé entre eux. C’était ainsi un moment ordinaire dans la vie du

village de Dagana. Mais cette fois-ci, la journée fut différente pour Moustapha Fall.

Pensif, il repassait en lui-même les conditions de vie qu’il connaissait et se disait qu’il

voulait mieux que ce que le village pouvait lui offrir. Ce n’était pas par orgueil, mais par

ambition : celle de sortir sa famille de la situation difficile dans laquelle elle vivait.

3 - Au fond de lui, Moustapha se disait que Moussa, bien qu’un peu moins

enthousiaste, partageait sûrement cette pensée : celle de vouloir, lui aussi, sortir sa

famille de la situation difficile qu’elle vivait. Plus tard dans la soirée, alors que les deux

amis marchaient côte à côte sur le chemin du retour après le regroupement,

Moustapha interpella Moussa et lui dit :

Moustapha : Moussa, j’aimerais venir ce soir chez toi pour te faire part de quelque

chose qui me tient à cœur.

Moussa, remarquant le calme et la sérénité dans le regard de son ami, comprit qu’il

s’agissait d’un sujet important. Il répondit :

Moussa : D’accord, je viendrai te rendre visite aux alentours de vingt heures. On pourra

en discuter tranquillement.

4 - Quelques instants plus tard, aux alentours de vingt heures trente, Moussa arriva

chez son ami. Moustapha l’accueillit chaleureusement dans le salon, où un dîner

simple mais généreux les attendait. Après avoir partagé le repas dans une ambiance

paisible, Moussa, curieux, ne tarda pas à poser la question qui le brûlait :

Moussa : Alors, Moustapha, dis-moi… de quoi voulais-tu me parler ?

Moustapha, le regard empreint de détermination, leva les yeux vers lui et répondit

d’une voix calme mais ferme :

Moustapha : Moussa, j’aimerais que nous changions la vie de nos familles, pour leur

offrir enfin un avenir meilleur.

Surpris par la gravité de cette déclaration, Moussa fronça légèrement les sourcils avant

de demander :

Moussa : Comment donc allons-nous faire cela ?

5 - Moustapha, voyant la détermination briller dans les pupilles de son ami, lui expliqua

qu’il envisageait une immigration en Europe pour rejoindre la Belgique. Sous le poids

de cette déclaration, dans le silence de la nuit, Moussa lui répondit que c’était uneopportunité, mais que cela impliquait des coûts qu’il ne pourrait pas se permettre au vu

de leur niveau financier. Moustapha, avec un grand calme, regarda Moussa et lui dit

qu’il n’était pas dupe, qu’il savait bien que cela serait coûteux, mais qu’il avait un plan

en tête, soutenu par l’un de ses oncles maternels.

6 - Moussa, qui était assez perplexe par rapport aux propos de Moustapha, demanda à

ce dernier de lui expliquer plus clairement ce qu’il avait comme plan. Moustapha lui

annonça alors que depuis l’an dernier, lorsqu’il passait son doctorat, un de ses oncles

maternels lui avait remis une somme de un million et cinq cent mille francs. Et qu' il

aimerait utiliser cet argent pour qu’ils puissent partir en Belgique chercher des postes

de travail dans leurs domaines respectifs.

7 - Moussa, suite à cette déclaration, fut assez complexe. Selon lui, l’Europe est un

monde où il serait loin de sa terre natale et devrait faire face aux problèmes de racisme

qu’il pourrait rencontrer, ou encore s’adapter aux coutumes de vie occidentale, qui

seraient des choses nouvelles pour lui. Mais d’un autre côté, il se disait aussi que cela

n’était pas une mauvaise idée, car il pensait que peut-être, s’il obtenait un poste en

Europe, cela lui permettrait de subvenir aux besoins de sa famille grâce au salaire qu’il

obtiendrait.

8 - Il était hésitant, mais dans un coin de sa tête, l’ambition et l’espoir de sortir sa

famille de la pauvreté dans laquelle elle vivait lui servaient de motivation et lui

donnaient du courage pour partir dans cette aventure. Après un long moment de

réflexion et d’analyse, Moussa tourna son regard vers celui de Moustapha et lui dit que

ce qu’il envisage est ambitieux et que rien ne garantit qu’ils obtiendront ce qu’ils

cherchent. Mais qu’il est prêt à prendre le risque de ce challenge si cela peut garantir

un avenir meilleur pour sa famille.

9 - Moustapha, sous le poids des paroles de son ami, ressentit un soulagement de voir

que Moussa partageait et comprenait sa vision sur son plan. Moustapha, par la suite,

demanda à Moussa s’il avait sur lui les papiers qui lui seraient obligatoires pour qu’il

puisse naviguer sans contrainte. Moussa, d’un regard vif et déterminé, lui dit que oui,

en effet, il est en possession de son passeport et de sa carte d’identification nationale,

qui sont tous les deux valides. Moustapha lui dit que c’est une bonne chose en soi, car

au moins ainsi, ils gagneront du temps dans l ' élaboration du trajet .

10 - Moussa, l’esprit pensif, demande à Moustapha quand est-ce qu’ils devront partir ?

Est-ce dans un mois ou plus, peut-être même l’année prochaine, lui demande-t-il. Cela

fut une question à laquelle Moustapha, avec un peu de sagesse, lui dit qu’il ne sait pas

encore la date exacte de leur départ, mais lui dit qu’il est en train de faire les préparatifs

et qu’une fois prêt, il lui tiendra au courant de la suite des événements. Moussa, d’un

ton sincère, le remercie pour lui avoir proposé une telle chance qui pourrait changer

l’existence de sa vie.

11 - Moustapha, avec des paroles bienveillantes, rappelle à Moussa qu’ils furent amis

depuis leur plus jeune âge et qu’ils avaient enduré à eux deux les mêmes souffrances.

« Souviens-toi lorsque nous faisions ensemble le chemin vers l’école, parfois sans

avoir ni d’argent sur nous pour manger, ou encore quand il nous arrivait de travailler

dans les chantiers durant les vacances pour assurer certaines charges de nos

familles », lui dit-il. « Alors, en vue de cela, je peux dire que tu es comme un frère pour

moi, Moussa. » Moussa, rempli de positivité, remercie Moustapha pour cette

considération.12 - Sous les remerciements de son ami, Moussa fit signe qu’il allait rentrer chez lui

car il se faisait de plus en plus tard. Moustapha lui proposa de le raccompagner, ce à

quoi Moussa ne refusa pas. En chemin, Moustapha demanda à Moussa s’il savait

pourquoi il lui avait dit qu’il le considérait comme un frère. Moussa, intrigué par la

question de son ami, répondit qu’il n’en savait pas plus et que maintenant qu’il posait la

question, il aimerait bien connaître la raison. Moustapha lui dit que, dans les normes, la

famille n’est parfois pas constituée uniquement par des liens de sang ou de mariage.

Moussa, après un moment de réflexion, dit savoir maintenant la réponse. Moustapha,

en entendant cela, lui demanda de lui dire ce qu’il pensait.

13 - Moussa, avec sa sagesse, lui dit que oui, la famille n’est pas toujours un principe

de liens du sang ou de mariage. Car le premier rôle de la famille est de venir en aide à

ses membres et de toujours les soutenir dans l’ensemble de leurs projets. Mais dans la

vie, nous pouvons trouver des personnes qui jouent ce rôle aussi bien que certains

membres de la famille. Du fait de cela, nous pouvons les voir et les considérer comme

des membres de notre famille, même s’ils n’ont aucun lien de sang avec nous, lui dit-il.

Puis il se tourne vers Moustapha en lui demandant s’il a raison ou s’il a tort.

14 - Moustapha ne fut pas surpris que Moussa trouve sa question, du fait de la

circonspection qui faisait sa gloire. D’un ton calme, Moustapha lui annonce qu’il a, avec

certitude, trouvé la bonne riposte. Moussa, dans l’essence de ses paroles, lui confie

que les sentiments qu’il nourrit envers lui et le regard positif qu’il a eu sur lui sont une

chose réciproque. Car lui aussi le considérait comme son frère et compagnon, en vue

de tout ce qu’ils ont partagé. Moustapha, d’un hochement de tête, le remercie pour sa

bonne foi avant de lui faire signe de partir.

15 - Le lendemain, dans le village, tout le monde avait repris son train de vie habituel.

Les enfants chantaient, dansaient et jouaient ; les conducteurs de taxi et de charrette

vagabondaient sur les routes ; les anciens étaient assis, entretenant des discussions

autour du grand manguier. L’ambiance paisible et tranquille du village était au rendez-

vous. Mais pour Moustapha, la journée semblait marquée par le stress, car pendant

que le village vibrait de son animation, lui attendait l’appel de son oncle Oumar Fall, qui

devait lui annoncer une nouvelle qu’il espérait avec impatience, en lien avec son projet

d’immigration vers l’Europe.

16 - Pour Moustapha, le temps lui semblait long, presque interminable. Les minutes qui

passaient, il les percevait comme des heures, toujours dans l’attente de sa nouvelle.

Quelques heures plus tard, aux alentours de seize heures quarante, son mobile sonna.

Il regarda l’identifiant de l’appel : c’était l’appel tant attendu de son oncle Oumar Fall.

Ce dernier restait optimiste, en attendant d’avoir la confirmation de son oncle

concernant le projet d’immigration. Il prit le coup de fil et entama la conversation avec

son interlocuteur.

17 - Moustapha : Bonsoir Oumar, comment vas-tu ? Que me vaut l’honneur de ton

appel ?

Oumar : Je vais bien, par la grâce de Dieu ! Je t’appelle pour t’annoncer une bonne

nouvelle.

Moustapha , avec un ton chargé de suspense, laisse planer le doute sur la nouvelle

qu’on s’apprête à lui révéler.

Moustapha : Quelle est donc cette bonne nouvelle, mon oncle ?

Oumar : Comme tu le sais sûrement, c’est au sujet de l’immigration avec ton amiMoustapha . J’ai réussi à vous obtenir deux billets d’avion pour que vous puissiez partir

d’ici le mois prochain.

18 - Moustapha, le cœur soulagé par la nouvelle, reprit l’appel en remerciant Oumar.

Moustapha : C’est une excellente nouvelle, mon oncle ! Merci de nous offrir cette

chance, je t’en suis profondément reconnaissant.

Oumar : Je t’en prie. Il est de mon devoir d’aider ceux qui m’entourent afin qu’ils

puissent exploiter pleinement leur potentiel.

Avec son calme habituel, Oumar prit le temps d’expliquer à Moustapha les dernières

instructions concernant leur destination.

Oumar : Moustapha, vous allez prendre l’avion pour Bruxelles. Le vol est prévu pour le

20 septembre, c’est-à-dire dans un mois.

19 - Moustapha : D’accord, c’est compris. Je prends note des renseignements, Oumar.

Oumar : Très bien ! Je vais te donner le numéro de mobile de l’un de mes cousins,

Allasane. Il vit à Bruxelles et sera ravi de vous héberger, toi et Moussa, dès votre

arrivée sur les terres belges.

Moustapha : D’accord, Oumar. Merci encore pour cette opportunité !

Oumar : Je t’en prie, Moustapha. Mais souviens-toi d’une chose : dans la vie, personne

n’est supérieur à une autre, et trop d’orgueil peut causer ta chute. Tâche de toujours

rester honnête et courtois avec chaque personne que tu croiseras sur ton chemin.

20 - Moustapha lui dit qu’il comprend et lui promet de retenir ce sermon de vie, avant

de remercier Oumar pour ses conseils, de lui dire au revoir et de mettre fin à l’appel.

Maintenant qu’il a obtenu la date exacte de leur immigration, Moustapha appelle donc

son ami Moussa afin de lui faire parvenir à son tour la bonne nouvelle. Il lance l’appel

et Moussa répond avec un ton amical en lui demandant ce qui lui vaut l’honneur de cet

appel. Moustapha, quant à lui, l’informe que dans un mois ils pourront prendre la route

pour se rendre en Belgique et commencer cette nouvelle aventure qu’ils s’étaient

promise. Moussa, en liesse et avec un ton gai, lui dit qu’il est heureux d’apprendre

cette bonne nouvelle.

21 - Moustapha, de l’autre bout du fil, lui dit de se préparer pour partir mais de ne pas

faire de bruit autour car certaines rumeurs ne sont pas bonnes à entendre. Moussa lui

dit comprendre ce qu’il raconte car il savait que dans le milieu où ils étaient, la nouvelle

de leur immigration n’aurait certainement pas fait plaisir à tout le monde. Moussa

rajoute aussi qu’il a raison et insiste aussi sur la prudence en lui disant qu’on ne sait

pas qui a l’intention de nuire, car aujourd’hui beaucoup trop de monde font semblant

d’être des personnes avec de bonnes intentions.

22 - Moustapha lui donne raison en affirmant les propos de son ami, en lui disant qu’ils

doivent continuer de garder la routine quotidienne de leur vie au village comme si rien

n’allait se passer, afin de ne pas raviver des suspicions au sein des habitants du

village. Moussa lui dit que c’est entendu et met ainsi fin à l’appel. Le lendemain, dans le

village de Dagana, tout semblait suivre son cours habituel. Les enfants, comme

toujours, jouaient et dansaient, les anciens toujours dans leurs discussions matinales

autour du grand manguier.

23 - Pour Moustapha et Moussa, eux aussi, comme ils se l’étaient dit, continuaient de

tourner autour de leur routine de vie au village. Moussa, comme à sa pratique matinale,

faisait du sport dans le terrain de football du quartier, puis entamait ses courses dansles boutiques, pour enfin le soir rentrer chez lui. Chez Moustapha, la situation fut

similaire, car lui aussi se livrait à ses propres occupations du quotidien sans pour

autant attirer l’attention sur sa personne. Les deux amis, ainsi, ne laissaient paraître

aucun doute sur eux.

24 - Tandis que les semaines se succédaient, Moussa et Moustapha continuaient de

vivre dans l’intérêt de leurs occupations. Toujours plus le temps passait, plus le jour

tant attendu pour nos deux jeunes protagonistes fut venu. Moussa et Moustapha, avant

de se rendre à l’aéroport, se recueillirent d’abord chez leurs parents pour qu’ils leur

fassent des vœux de protection. Ensuite, ils se rendirent chez les anciens pour qu’ils

puissent obtenir de leurs conseils de sagesse, dont ils font preuve par les

connaissances qu’ils eurent de leur vie. Une fois qu’ils eurent sur eux les bénédictions

de leurs parents et pris en note les conseils des anciens.

25 - Les deux amis se disent qu’il est temps pour eux de partir. Ils disent au revoir à

leurs familles avant de prendre le taxi pour se rendre à l’aéroport de Blaise Diagne.

Après un court moment d’attente entre les murs de l’aéroport, aux alentours de quinze

heures, Moussa et Moustapha avaient pris place dans l’avion afin de se rendre à

Bruxelles comme convenu. Ils se sentirent d’abord nerveux dans le vol, puis peu à peu,

ils reprirent leur calme. Après un long moment de vol, les deux protagonistes arrivèrent

sur les terres belges pour y vivre une nouvelle aventure.