La sonnette
Kayle se réveilla en pleine nuit, c'est à dire à 3 heures du matin par le tintement de sa sonnette. Encore endormi, l'homme ne comprit qu'à moitié ce qu'il entendait mais s'habilla quand même. Il traversa son appartement dans le noir, avec pour seule lumière une lampe de poche trouvée sous son lit. Il ne tenait pas à réveiller ses voisins d'en dessous, donc il avança doucement dans l'ombre. Lorsqu'il fut arrivé à la porte d'entrée, il regarda par le judas, juste pour s'assurer que ce n'était pas un assassin, un tueur ou autre chose. Ce n'était pas possible, puisque personne n'en voudrait à un petit flic comme lui mais... quand même. Heureusement, ce n'était que son collègue, et meilleur ami, Will, qui semblait très préoccupé par quelque chose, mais quoi ? Qu'est ce qui faisait que son meilleur ami venait le déranger, lui, à 3 heures du matin ?
Il ouvrit la porte.
-" Will, il est 3 heures du matin qu'est ce que tu fiches à ma porte ?
- Kayle écoute moi.
- Je suis toute ouïe."
Will regarda autour d'eux, comme s'il se sentait observé.
-" Faut mieux que j'te le dise pas ici.
- Entre alors.
Il le fit entrer et referma la porte à clé, en prenant soin de refermer tous les volets de la pièce. Il alluma la lumière du salon et demanda:
-"Café ?
-Café.
Il prépara deux cafés et les posa sur la table basse à côté du fauteuil sur lequel était assis son ami Will. Il s'assit dans le fauteuil devant ce dernier et demanda :
-"Bon c'est pour quoi que tu me déranges ?
- Kayle je suis très sérieux.
- Moi aussi pourtant !
- Eh bien, tu n'en as pas l'air !
- Bon vas-y.
- C'est au sujet de Vicky, déclara Will avec un ton sérieux.
Le regard de Kayle se fit froid. Son coeur manqua un battement.
- Will, ne prononce pas ce n-, menaça Kayle en se levant
- Calme toi, mon vieux. On l'aurait aperçu en Angleterre, dans une ville loin du centre.
- Quoi ? Will ma fille est morte depuis dix ans c'est pas possible !
- Moi aussi je n'y croyais pas. Mais la personne que j'ai rencontré m'a donné une photo, regarde."
Son ami lui donna une photo sur laquelle on reconnaissait sa fille, de face, une tenue discrète dans une champ fleuri, admirant le paysage.
-"C'est elle, souffla t-il.
-J'étais sûr que tu la reconnaîtrais, approuva son ami.
- Et comment tu comptes aller en Angleterre ? On n'a même pas de billets.
- Justement. J'ai réservé un hôtel et un vol aller-retour pour un mois entier.
- Tu sais que je t'adore.
- Moi aussi mon vieux. Allez, fais tes valises. On part demain, huit heures.








