Perdu & Retrouvé

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Résumé

Le fiancé de Lila l'abandonne le jour de leur mariage. L'amour de sa vie l'a quittée et cela l'a brisée. Cela l'a amenée à se remettre en question et à se demander si elle était assez bien. Le jour où il l'a abandonnée, elle s'est enfuie et s'est retrouvée sur un chemin de terre où un beau motard vient à sa rescousse. Que se passe-t-il ensuite ? Eh bien, vous devrez lire l'histoire pour le découvrir ;)

Statut :
Terminé
Chapitres :
20
Rating
4.8 88 avis
Classification par âge :
18+

Le point de vue de Lila et Logan

Note de l'auteur

Salut tout le monde :)

J'ai écrit les premiers chapitres il y a trèèès longtemps. J'ai fini l'histoire il y a un an, mais le début peut être un peu déroutant avec tous ces changements de points de vue. J'espère que vous survivrez :)

Je vous embrasse fort.

Tina.


— Où est-il ?

— Je suis sûre qu'il sera bientôt là, ma chérie, dit ma mère.

Ma sœur fait les cent pas dans la pièce en agitant les mains. — Il a intérêt !

Je me tords les mains en fixant l'horloge. — Il a vingt minutes de retard. Pourquoi n'est-il pas là ? Le nœud dans mon estomac se resserre. Je suis inquiète, vraiment inquiète. On frappe à la porte et mon père entre. — Ma puce, Henry a trouvé cette lettre. Elle t'est adressée.

Je m'approche de lui et il me la donne. Je vois mon nom sur l'enveloppe. C'est son écriture. C'est Christopher, mon fiancé.

J'ouvre l'enveloppe d'une main tremblante. Je sors le papier et je commence à lire.

Christopher : Lila, mon amour. Je suis tellement désolé. Je ne peux pas faire ça. J'ai des doutes depuis un moment et ça me prouve que je ne suis pas prêt. Je n'aurais pas dû laisser les choses aller aussi loin. Je ne peux pas t'épouser. J'espère que tu pourras me pardonner. Christopher.

Mes jambes lâchent et je tombe à genoux. Il... il m'a quittée ? Il m'a larguée le jour de notre mariage ? Le jour de notre putain de mariage ?

Les larmes me brûlent les yeux. Mon corps se met à trembler et j'ai du mal à respirer.

Ma mère s'approche et me demande : — Qu'est-ce qu'il y a écrit dans la lettre ?

Comme je ne réponds pas, elle se penche. Elle me prend la lettre des mains et la lit. Puis elle murmure : — Il n'a pas fait ça...

Les larmes coulent sur mes joues. Mon souffle se fait de plus en plus court.

— Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que ça dit ? demande ma sœur, Eliza. Maman lit la lettre à voix haute. Un silence de mort s'installe dans la pièce.

— QUEL FILS DE PUTE ! hurle ma sœur. Ma mère lui jette un regard noir et intervient : — Eliza, surveille ton langage !

— Tu es sérieuse ? C'est typiquement le genre de moment où les insultes sont de mise !

Serrant ma poitrine, je commence à hyperventiler. — Il... il m'a laissée tomber...

Je suis avec Christopher depuis cinq ans. Cinq. Putains. D'années ! Et il me quitte maintenant ?

Mon père m'aide doucement à me relever et me serre fort dans ses bras. Je suis vide. Mon corps est anesthésié et je n'arrive même pas à lui rendre son étreinte.

Soudain, la porte s'ouvre brusquement. Henry, le meilleur ami de Christopher, entre en trombe. — Qu'est-ce que la lettre disait ? Christopher vient de partir.

Ma respiration s'accélère encore plus.

— J'ai besoin d'air. Je... je dois sortir d'ici.

Mon père me lâche. Je cours immédiatement devant tout le monde pour sortir de l'église. J'étouffe. Je n'en peux plus, il faut que je m'enfuie.

Je soulève la jupe de ma robe de mariée et je me mets à courir dans la rue. Je ne sais pas où je vais. Je laisse mes jambes décider pour moi.

~~~~

Après avoir couru pendant je ne sais combien de temps, j'atterris sur un chemin de terre désert. Je m'arrête pour reprendre mon souffle. J'enlève mes talons et je les balance aussi loin que possible. Je tombe à genoux et je hurle de toutes mes forces : — POURQUOI TU M'AS FAIT ÇA ? JE N'ÉTAIS PAS ASSEZ BIEN POUR TOI ?

Je fonds en larmes, le cœur en miettes. Comment peut-on faire ça à quelqu'un qu'on aime ? Enfin, je croyais qu'il m'aimait...

C'est alors que j'entends des vrombissements sur le chemin. Des motos passent à toute vitesse. Je remarque que l'une d'elles s'arrête derrière moi.

— Hé, ça va, ma jolie ?

Je sursaute en entendant sa voix. — Oh, bordel de merde ! Il ricane et répond : — Pas tout à fait. Tu veux me dire ce que tu fous ici en robe de mariée ?

— Ça ne te regarde pas ! Laisse-moi tranquille !

Il s'appuie contre sa bécane et croise les bras, l'air amusé. — Je ne peux pas faire ça. Je craque toujours devant une demoiselle en détresse.

Je le fustige du regard, une vague de colère bouillonnant en moi. — VA TE FAIRE FOUTRE ! QU'IL AILLE SE FAIRE FOUTRE ! QUE TOUT LE MONDE AILLE SE FAIRE FOUTRE !

Je tire frénétiquement sur les rubans au dos de ma robe. Je l'arrache et la laisse tomber au sol. Puis je saute dessus de toutes mes forces et je l'envoie valser dans une mare de boue d'un coup de pied.

— Euh, ma jolie ?

Je tourne la tête brusquement vers lui. — QUOI ? Il a toujours cet air amusé et me pointe du doigt. Je réalise alors... Je suis plantée devant lui en simple sous-vêtements de luxe.

Je lève les bras au ciel. — Génial. Putain, c'est génial.

Il me dévisage de haut en bas avant d'enlever son blouson de cuir noir. Il me le tend. J'hésite un instant, je le prends et je l'enfile avant de marmonner : — Merci.

Il hoche la tête avec un petit sourire en coin. Puis il demande : — Alors, tu vas où comme ça ? Je soupire en secouant lentement la tête. — Je n'en sais rien. Laisse-moi tranquille.

— Non. Quel genre d'homme je serais si je t'abandonnais ici ? Ses yeux parcourent à nouveau mon corps, ce qui me fait rougir. Il ajoute : — Je peux te ramener chez toi ? Je secoue la tête aussitôt. — Non, je ne retourne PAS là-bas !

— D'accord. Où est-ce que tu veux aller alors ?

Je réfléchis en le regardant un moment. — Quelque part où on sert de l'alcool. Il rigole. — Je connais un endroit. Si tu te sens de supporter un bar rempli de bikers, je t'y emmène.

Je l'observe plus attentivement. Il a les bras couverts de tatouages. Ses longs cheveux bruns sont attachés en chignon. Il porte une barbe et a des yeux marron foncé. C'est un bel homme, mais je m'en fiche complètement pour l'instant.

— Ils sauront se tenir ? je demande.

— Probablement pas, mais ne t'inquiète pas. Je te protégerai, ma jolie. Il me fait un clin d'œil, et je lève les yeux au ciel. — C'est bon, on y va. Il me tend un casque. Je le mets et je désigne la moto. — Comment ça marche ?

Un sourire étire ses lèvres alors qu'il grimpe sur l'engin. Il me tend la main. Pour une raison inconnue, je la prends sans hésiter et il m'aide à monter derrière lui. Je n'ai pas vraiment peur. Il a un regard bienveillant, ça a l'air d'être un type bien. Après tout, il a proposé son aide. C'est peut-être un psychopathe, mais là, je m'en moque. J'ai juste besoin d'oublier ma douleur.

Il attrape mes mains et les enroule autour de sa taille. Puis il démarre. Le moteur rugit. Il me regarde par-dessus son épaule avec un sourire narquois. — Accroche-toi bien, ma jolie.

La moto part en flèche. Il fonce sur le chemin de terre à toute allure, mais ça m'est égal. Je renverse la tête en arrière, ferme les yeux et respire un grand coup.

Soudain, je sens sa main sur ma cuisse, ce qui me fait sursauter. J'entends un petit rire vibrer dans sa poitrine tandis qu'il caresse ma peau de son pouce.

On finit par s'arrêter devant un bar miteux d'où s'échappent du rock bruyant et des éclats de rire. Il m'aide à descendre et à retirer mon casque. Mes boucles rousses se libèrent et encadrent mon visage. Il sourit.

— J'aime bien tes cheveux.

— Euh, merci.

Il descend de moto et me reluque encore, ce qui me fait rougir. Pourquoi diable ai-je jeté ma robe ?

— On va essayer de couvrir ce joli corps. Il remonte la fermeture du blouson, regarde mes jambes nues seulement habillées de bas, et s'accroupit. Il glisse ses doigts sous ma jarretière de mariage et la fait glisser lentement le long de ma jambe. Je déglutis. C'est vraiment gênant.

Je lève la jambe pour qu'il puisse l'enlever. Une fois debout, il la fourre dans la poche de son jean. Je hausse un sourcil.

Avant que je ne puisse lui demander de me la rendre, il me prend la main, entrelace nos doigts et m'entraîne vers le bar. À notre entrée, le silence se fait. Je jette un œil autour de moi.

L'endroit est plein de motards qui me dévorent des yeux. Je serre le blouson contre moi.

Il me conduit au comptoir et me hisse sur un tabouret. Je pousse un petit cri de surprise. Il sourit et s'assoit à côté de moi.

La serveuse s'approche. — C'est quoi ton poison, ma belle ? Je regarde les bouteilles derrière elle. Je vois qu'elle a mon alcool préféré. — Un whisky, s'il vous plaît.

Mon « sauveur » me regarde en souriant. — Une femme selon mon cœur. Mets-en deux.

— Ça marche.

Un type s'approche alors de nous. — Tiens, tiens. Qui avons-nous là ?

Mon sauveur me regarde avant de dire : — Où sont mes manières ? Moi, c'est Logan. Je hoche simplement la tête. — Lila. Il sourit en acquiesçant. — Joli prénom. Et ce déchet là, c'est Tommy.

Tommy me sourit. — Ravi de te rencontrer, Lila. Où est-ce que tu as déniché cette beauté, Logan ?

— Sur la route. Sois sage, Tommy.

— Oh, je suis juste poli.

Je lève les yeux au ciel.

La barmaid revient avec les verres. Je descends le mien d'un trait. — Encore un, s'il vous plaît.

— Bien sûr, ma grande. Journée difficile ? demande-t-elle. Je soupire. — On peut dire ça.

— Je peux faire quelque chose pour toi, chérie ? demande Tommy. Je le regarde avec mépris. — Non. Maintenant, dégage ! Tu n'as pas intérêt à me chercher aujourd'hui !

Il sourit de plus belle. — Oh, j'aime ça, elle a du tempérament. Je grogne entre mes dents : — Putain d'hommes.

Logan rigole. — Je pense que tu devrais la laisser tranquille, Tommy. Je parie qu'elle va te botter le cul si tu n'arrêtes pas. Tommy lève les mains en signe de reddition. — C'est bon, c'est bon. On se calme.

Il s'éloigne juste au moment où la serveuse revient avec un autre whisky. Je l'avale aussi sec. — Continuez de servir.

Elle me sourit et hoche la tête. Je me tourne vers Logan. — Merci de m'avoir aidée. Je ne sais pas où je serais allée sans toi.

— Tout le plaisir est pour moi. Ce n'est pas tous les jours que je peux secourir une aussi belle femme.

Je rougis encore en esquissant un sourire. Il m'observe un instant puis demande : — Tu vas faire quoi ? Tu as un endroit où dormir ?

Je soupire. — Je pourrais aller chez mes parents ou ma sœur, mais je n'ai pas la force de les voir pour l'instant.

— Hm. Écoute, je peux t'offrir un lit.

Je plisse les yeux. Il rit. — Je te promets, je ne tenterai rien. Je le regarde. Il a l'air gentil et sincère. Ce n'est pas mon genre d'homme, mais il y a quelque chose chez lui... Je me sens en sécurité. — D'accord. Merci.

— Pas de souci, ma jolie.

~~~~

Point de vue de Logan.

Mes potes et moi, on rentrait d'une longue virée à moto, juste pour le plaisir de rouler. Quand j'ai vu Lila en plein milieu de la route dans sa putain de robe de mariée, j'ai été intrigué. Je me suis arrêté.

Elle était furax et quand elle a viré cette robe... Wow. Elle avait un corps de rêve. Surtout dans ces dessous sexy.

Je ne pouvais pas la laisser là, au milieu de nulle part. Je suis content qu'elle ait accepté de me suivre.

Une fois au bar, elle a descendu les verres les uns après les autres. La gamine tient bien l'alcool, mais elle a fini par s'écrouler. J'ai emprunté le pick-up de Tommy pour l'emmener chez moi. C'est un bon gars, mais c'est un vrai queutard.

Je l'ai conduite chez moi et je l'ai portée jusqu'à ma chambre. En la posant sur le lit, j'ai écarté une mèche de ses cheveux roux de son front. Elle est putain de belle.

Je me suis assis sur une chaise avec une bouteille d'eau pour veiller sur elle le reste de la nuit. Au petit matin, je suis allé m'écraser sur le canapé du salon devant un film d'action. Je me suis vite endormi.

Là, je viens de me réveiller, la télé tourne encore. Je regarde ma montre : il est midi. Je me lève, je prends des cachets pour la tête et de l'eau, puis je retourne dans la chambre. Elle a repoussé la couette en dormant. Son corps est magnifique dans cette putain de lingerie.

Bordel de merde. Elle est encore plus canon qu'hier.

Je remonte la couverture jusqu'à sa taille. Je m'assois et je caresse doucement son bras. — Lila ? Lila, il faut se lever.

Elle grogne : — Encore cinq minutes, maman.

Je ris doucement en secouant la tête. — Lila, réveille-toi. Elle grogne à nouveau en ouvrant les yeux. Elle se prend la tête entre les mains. — Merde.

Je ricane et elle me fusille du regard. Je lui prends la main pour l'aider à s'asseoir. Elle gémit. — Putain, ma tête.

Je retiens un sourire en lui tendant les cachets et l'eau. — Tiens, prends ça. Elle me jette un œil et murmure : — Merci. Elle avale les pilules et siffle la bouteille d'un coup. Elle soupire : — Qu'est-ce qui s'est passé hier soir ?

— Tu as vidé tout le stock de whisky du bar, je lui dis. Elle râle : — Oh non... Je n'ai pas fait de conneries, au moins ? Un sourire en coin me vient. — Eh bien, tu as dansé sur le bar. Elle a l'air horrifiée et se cache le visage. — Oh mon Dieu. Tu m'as arrêtée, j'espère ?

Mon sourire s'élargit. — Pas du tout. C'était sexy à mort. Et c'était vrai. J'ai eu une trique d'enfer rien qu'en la regardant.

Elle plisse les yeux. — Pervers. Je hoche la tête en riant. — Coupable.

Je me lève et je vais chercher un t-shirt et un jogging dans mon placard. — Mets ça. Si tu veux prendre une douche, la salle de bain est au bout du couloir. Elle me sourit faiblement. — Ça me ferait du bien, oui.

Je lui rends son sourire. — Ça marche. Je prépare le petit-déjeuner pendant que tu te laves. Je m'apprête à sortir, mais elle m'arrête : — Attends.

— Encore merci pour tout ça, dit-elle. Je souris à nouveau. — Tout le plaisir est pour moi, ma jolie.

Je lui fais un clin d'œil avant de sortir. Peu après, j'entends la porte de la salle de bain se fermer. Ce que je ne donnerais pas pour être là-dedans avec elle.

~~~~

Point de vue de Lila.

Je suis sous la douche, chez Logan j'imagine. Je suis morte de honte, mais aussi très reconnaissante. Je ne pouvais pas rentrer dans l'appartement que je partageais avec Christopher hier soir. Logan m'a donné exactement ce qu'il me fallait : de l'alcool et un lit.

Je termine ma douche et je me sèche. Son gel douche sent bon. Une odeur d'homme, j'aime beaucoup ça.

J'enfile le t-shirt et le jogging qu'il m'a prêtés. En sortant, j'entends des voix. Je suis le bruit jusqu'à la cuisine. Logan est devant les fourneaux, il fait cuire des œufs et du bacon. Tommy est assis à la table.

— J'espère que tu as faim, ma jolie, lance Logan. Je souris un peu. — Je pourrais manger un bœuf.

Tommy se tourne vers moi avec un petit sourire. — Désolé Logan, je ne savais pas que tu avais de la compagnie.

— Et oui, cette beauté m'a tenu compagnie toute la nuit. Il me fait un clin d'œil. Je plisse les yeux. — Comme j'étais dans le coma, j'ai peur de demander ta définition du mot « compagnie ».

Il éclate d'un rire franc. Je ne peux pas m'empêcher de sourire à mon tour.

Je m'assois en face de Tommy. Logan nous sert et s'installe à côté de moi.

— À part ta gueule de bois, ça va aujourd'hui ? me demande-t-il. Je soupire en secouant la tête. — Je ne sais pas trop...

— Pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe ? demande Tommy.

Je repense à hier, à cette lettre laconique de Christopher. Il m'a quittée comme ça. Le putain de jour de notre mariage !

Les larmes me montent aux yeux. J'essaie de les retenir, mais quelques-unes s'échappent. Logan se met à me masser doucement le dos. C'est apaisant. Ça me fait du bien, même si je ne le connais pas.

— C'est bon, Lila. Tu n'es pas obligée de nous raconter.

Je prends une grande inspiration et je dis d'une voix tremblante : — Non, ça va. Mon fiancé m'a quittée hier. C'était... Je renifle. C'était le jour de notre mariage.