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Who IS The Monster

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Résumé

WHO IS THE MONSTER? Akane Clarke pensait que son entrée à l’université de Westbourne marquerait simplement le début d’une nouvelle vie. Entre ses études, ses responsabilités familiales et son désir d’offrir un avenir meilleur à ceux qu’elle aime, elle n’a pas vraiment le temps de se poser des questions. Mais dès son arrivée à l’université, une rencontre inattendue vient bouleverser ses plans : Noah Harrington, un jeune homme aussi mystérieux qu’intrigant. À ses côtés, elle découvre peu à peu un passé qui n’a jamais vraiment disparu, des liens oubliés et des émotions qu’elle ne comprend pas encore. Tandis que les amitiés se renouent et que de nouveaux sentiments commencent à naître, une question demeure : peut-on réellement connaître quelqu’un derrière les apparences ? Car parfois, le plus grand danger ne vient pas des inconnus… mais de ceux dont on pense tout savoir. Qui est le monstre ? Et que se cache-t-il derrière ce mystère ?

Genre :
Mystery
Auteur :
Akane
Statut :
il y a 3 jours
Chapitres :
1
Rating
n/a
Classification par âge :
13+

Chapter 1

WHO IS THE MONSTER?

Chapitre 1 — Une nouvelle étape

Je contemplais la lettre d’admission que je tenais entre mes mains, incapable de contenir le sourire qui illuminait mon visage.

J’avais encore du mal à croire que c’était réel.

J’avais été acceptée dans l’université que je rêvais tant d’intégrer, en Angleterre !

Mon cœur battait à tout rompre. Après tant d’efforts, de longues heures passées à étudier et de sacrifices consentis, j’avais enfin obtenu ce que je désirais depuis si longtemps.

J’avais envie de crier de joie, de bondir partout et de partager cette merveilleuse nouvelle avec les personnes qui comptaient le plus à mes yeux.

Ma première pensée se tourna naturellement vers ma mère.

Elle était encore au travail, mais je ne pouvais pas attendre davantage. Il fallait absolument que je lui annonce la nouvelle ! Je saisis mon téléphone pour composer son numéro lorsque, soudain, celui-ci se mit à sonner.

C’était Nadja.

Un sourire encore plus éclatant étira mes lèvres. Comme si elle avait deviné ce qui venait de m’arriver, elle m’appelait précisément au moment où j’avais le plus envie de partager mon bonheur.

Je décrochai aussitôt.

— Allô, Akane ! Alors, tu as été reçue ? demanda-t-elle d’une voix impatiente.

Je ne pus retenir plus longtemps ma joie.

— Oui ! Je suis acceptée ! m’exclamai-je, un immense sourire aux lèvres.

— Je suis tellement heureuse pour toi ! s’écria-t-elle. Comme ça, je ne serai pas toute seule à l’université !

Je laissai échapper un petit rire.

— Eh bien, moi aussi, je suis contente ! Qui aurait cru que deux amies du lycée seraient acceptées dans la même université ?

— Oui, c’est vrai…

Sa voix perdit soudain de son enthousiasme. Elle sembla hésiter avant de murmurer :

— Je crois que si tu n’avais pas été acceptée, je ne serais même pas allée à l’université…

— Hein ? Qu’est-ce que tu viens de dire ? Je n’ai pas bien entendu. Tu peux répéter ?

— Rien du tout ! J’ai simplement pensé à voix haute, répondit-elle précipitamment.

Je fronçai légèrement les sourcils, intriguée par sa réaction, mais décidai de ne pas insister.

— Bon, je crois que ma mère m’appelle. Je vais devoir te laisser. Bisous ! On se voit demain !

— D’accord ! Bisous, à demain !

Je raccrochai, toujours portée par l’euphorie de cette journée. Tout semblait me sourire, et j’avais hâte de découvrir ce que l’avenir me réservait.

Je repris mon téléphone et composai le numéro de ma mère. Après quelques sonneries, elle finit par décrocher.

— Allô, maman ! J’ai été acceptée dans l’université de mon choix ! annonçai-je presque en criant de joie.

— Je suis vraiment heureuse pour toi, ma chérie ! Tu as énormément travaillé pour en arriver là. Et dire que tu n’aimes même pas étudier… Tu as peut-être fourni tous ces efforts uniquement pour rester avec ton amie Nadja ! lança-t-elle d’un ton taquin.

Je grimaçai, bien qu’elle ne puisse évidemment pas me voir.

— Pas du tout ! Je voulais vraiment intégrer cette université ! protestai-je.

— D’accord, d’accord, je te crois ! répondit-elle en laissant échapper un léger rire. Félicitations, ma chérie. Je suis très fière de toi. Tu le mérites amplement.

Sa voix se fit ensuite plus douce.

— Tu as toujours travaillé dur. Tu m’aides à la maison, tu prends soin de tes petits frères… Parfois, je me demande si je ne te fais pas porter trop de responsabilités.

Mon sourire s’estompa légèrement.

Je savais combien maman travaillait pour subvenir à nos besoins. Je savais également qu’elle s’inquiétait souvent de tout ce qu’elle me demandait d’assumer.

Pourtant, je ne voulais pas qu’elle ait l’impression que ses enfants représentaient un fardeau pour moi.

— Si tu penses que m’occuper de mes frères ou t’aider à gérer les dépenses de la maison a déjà été un poids pour moi, tu te trompes, maman, répondis-je avec sincérité. Je suis heureuse de pouvoir t’aider.

Je marquai une courte pause avant de poursuivre :

— Et puis, je sais que mon comportement t’a certainement causé bien des soucis…

Une grimace m’échappa tandis que je repensais à toutes ces fois où mon impulsivité m’avait attiré des ennuis.

— Mais je suis contente d’avoir été acceptée dans cette université. Je pourrai trouver un emploi respectable, t’aider davantage avec les petits et, un jour, tu pourras enfin arrêter de travailler autant. Tu auras le droit de te reposer, toi aussi.

Un silence accueillit mes paroles.

Puis maman reprit la parole, sa voix empreinte d’une tendresse qui me réchauffa le cœur.

— Tu es vraiment adorable, ma chérie. Ton père serait tellement fier de toi s’il était encore là. Je crois que tu as hérité de son tempérament.

Je baissai les yeux.

L’évocation de mon père faisait toujours naître en moi une sensation étrange, un mélange de douceur et de tristesse. C’était comme si un souvenir heureux venait soudain me rappeler l’absence de quelqu’un que je ne pourrais jamais retrouver.

— Oui… Il me manque beaucoup, murmurai-je.

— À moi aussi… commença maman.

Sa phrase fut interrompue par une voix que j’entendis faiblement à travers le téléphone.

— Oui, j’arrive tout de suite ! Je termine juste avec ma fille !

Je me redressai légèrement.

— Maman ? Il y a un problème ?

— Non, non ! C’est simplement le devoir qui m’appelle, répondit-elle d’un ton embarrassé.

Je souris doucement.

— D’accord. Je vais te laisser travailler, alors.

— Très bien, ma chérie. Je t’aime très fort.

— Moi aussi, maman.

Nous raccrochâmes.

Je demeurai quelques instants les yeux rivés sur mon téléphone avant de pousser un léger soupir.

J’aurais aimé prolonger cette conversation, lui raconter encore mille choses et profiter un peu plus de sa présence, même à distance. Mais je savais qu’elle devait retourner à son travail.

— Grande sœur…

Je tournai la tête.

Leon se tenait près de moi, l’air quelque peu hésitant.

— Oui, Leon ?

— J’ai un peu faim…

Je jetai un coup d’œil à l’heure avant de me lever.

— D’accord, j’arrive ! Je vais préparer le dîner.

Il sembla vouloir ajouter quelque chose, mais se ravisa.

Je fis quelques pas en direction de la cuisine, puis me retournai vers lui.

— Au fait, Leon, sais-tu où se trouve Léna ?

— Elle est en haut. Elle fait ses devoirs.

— Très bien. Dis-lui que, lorsqu’elle aura terminé, elle pourra venir me les montrer.

— D’accord, grande sœur.

Je lui adressai un sourire avant de rejoindre la cuisine.

La soirée était déjà bien avancée, et il me restait encore beaucoup à faire : préparer le repas, vérifier les devoirs des jumeaux et m’assurer qu’ils se coucheraient à une heure raisonnable.

Une fois le dîner prêt, j’appelai les deux enfants.

— Leon ! Léna ! Vous pouvez venir dîner !

Ils arrivèrent quelques instants plus tard et prirent place à table.

Léna jeta un regard vers la porte avant de se tourner vers moi.

— Maman n’est pas encore rentrée ? demanda-t-elle d’une petite voix.

Je sentis mon cœur se serrer légèrement.

— Non, elle rentrera plus tard dans la soirée. Allez, mangez avant que le repas ne refroidisse.

— D’accord…, répondirent-ils presque à l’unisson.

Je les observai commencer à manger.

Ils étaient encore si jeunes. Même s’ils essayaient de ne rien laisser paraître, je savais que l’absence de notre mère leur pesait.

Ils sont encore petits. C’est normal que cela les affecte lorsque maman n’est pas là.

Je soupirai intérieurement avant de reporter mon attention sur le repas.

Je devais faire de mon mieux pour eux.

---

Quelques heures plus tard, j’étais assise à côté de Léna, penchée sur son cahier.

— Regarde, ici, tu as fait une erreur de calcul. Le résultat n’est pas dix, mais douze.

Elle observa attentivement son exercice.

— Hmm… Je comprends, murmura-t-elle.

Je lui expliquai de nouveau la méthode, puis la laissai terminer son calcul.

— Voilà. Termine cet exercice, puis tu pourras aller te brosser les dents avant de te coucher. Leon, toi, tu peux déjà y aller.

— D’accord, grande sœur ! répondit-il avant de quitter la pièce.

Léna, quant à elle, resta assise quelques instants, les yeux baissés sur son cahier.

— Akane…

Je tournai la tête vers elle.

— Oui ?

Elle hésita, comme si elle cherchait les mots justes.

— Tu pourras me réveiller si maman rentre ?

Je la regardai avec surprise.

— Pourquoi ? Tu veux vraiment la voir ce soir ?

Elle hocha doucement la tête.

— Oui… Je veux la voir avant de dormir.

Je ressentis un pincement au cœur.

Moi aussi, j’aurais aimé la revoir. Depuis le début de la journée, j’avais tant de choses à lui raconter. Je voulais lui parler de mon admission, lui montrer à quel point j’étais heureuse et, tout simplement, passer encore un peu de temps avec elle.

— D’accord… Je verrai si je peux te réveiller, répondis-je.

Léna releva aussitôt la tête.

— Il le faut ! Je veux vraiment la voir !

Je fronçai les sourcils.

— Hé, pas besoin de crier ! Maman risque de ne pas apprécier si je te réveille en pleine nuit.

Elle baissa les yeux.

— D’accord, je comprends…

Je regrettai presque aussitôt le ton que j’avais employé. Après tout, elle ne faisait que demander à voir notre mère.

Je posai doucement une main sur sa tête.

— Allez, termine tes devoirs, puis va te brosser les dents et te coucher. D’accord ?

— Hmm… D’accord, Akane.

Je la regardai ranger ses affaires avant de me lever à mon tour.

La journée avait été longue.

J’avais reçu la nouvelle que j’attendais depuis si longtemps, partagé ma joie avec Nadja et annoncé à maman que j’avais été acceptée dans l’université de mon choix. Pourtant, malgré tout ce bonheur, je me sentais épuisée.

Je jetai un dernier regard vers la porte, espérant apercevoir maman rentrer.

Puis je poussai un soupir.

— Je crois que je vais aller me coucher, moi aussi…

Je me dirigeai vers ma chambre, avec une seule envie : pouvoir revoir ma mère avant que la nuit ne s’achève.

Demain serait peut-être le début d’une nouvelle étape de ma vie.

Mais, pour l’instant, je n’aspirais qu’à une chose : retrouver, ne serait-ce qu’un instant, la chaleur de ma famille.

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